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Mise en ligne 22 avril
STUDIO, WOUNDS AND BATTLES, DESIRE IS THE REITERATION OF HOPE
Cathy de Monchaux
Du 03/04/2026 au 13/09/2026
Le Palais de Tokyo propose la première rétrospective de Cathy de Monchaux, figure majeure de la scène artistique britannique à travers un ensemble d’une cinquantaine d’œuvres datant de 1984 à aujourd’hui. L’exposition nous tiraille entre désirs et dangers épidermiques, réunissant des dessins techniques, des archives d’œuvres détruites, des sculptures et installations, verticales ou horizontales, au mur ou au sol ; l’artiste malmène les repères, en particulier de la phallocratie du langage philosophique et artistique, un « privilège accordé à la rectitude […] à la symbolique du phallus et du même coup réduction de la femme à la matière-matrice, à la mère, au vagin-utérus »1.


Mise en ligne 19 mars
LA MODE AU MOYEN ÂGE
(8 avril 2026 – 7 mars 2027)
L’aristocratie de la fin du Moyen Âge est l’instigatrice d’un renouvellement et d’une diversité des vêtements et des accessoires.
Ce sont là les prémices des phénomènes de mode tels que nous les connaissons aujourd’hui.
L’exposition rend compte, du bout des poulaines à la pointe du chaperon, de l’évolution de la silhouette à cette époque.
Autour de l’exposition :
Cycle de conférences, concerts, ateliers, visites guidées …
Programmation disponible début avril
Commissaire de l’exposition :
Nadège Gauffre Fayolle, chercheuse indépendante, spécialiste du fait vestimentaire au Moyen Âge et membre de l’AFET


Mise en ligne 1er avril
Sous toutes les coutures - Le vêtement au travail
Du 8 avril au 22 septembre 2026
Le musée consacre une grande exposition aux vêtements de travail. Plus de deux siècles d’histoire sociale, technique et esthétique s’y dévoilent : des premiers uniformes aux créations de haute couture, en passant par les vêtements de protection — apparus tardivement — et par les tenues destinées aux femmes, plus tardives encore. Une exploration sensible et documentée de ces habits qui racontent notre rapport au travail, au pouvoir et aux identités.
Endosser un uniforme, enfiler un bleu de travail ou porter la tenue d’une entreprise : des gestes simples, mais chargés de sens. Le vêtement professionnel fait la synthèse des évolutions de la société — hiérarchies, conquêtes sociales, transformations du travail, affirmation des droits et des aspirations individuelles. L’exposition Sous toutes les coutures - Le vêtement au travail met en lumière cette dimension en révélant un ensemble exceptionnel de pièces historiques et contemporaines. Elle se déploie en trois grands axes : « parures d’autorité », « parures de protection » et « 1990-2025 : une nouvelle ère ».


Mise en ligne 13 mai
Les grands âges
Du 8 avril 2026 au 3 janvier 2027
Cette nouvelle exposition à découvrir au Musée de l’Homme est le fruit de la rencontre entre Samuel Pavard, biodémographe et spécialiste du vieillissement au Muséum, et Nikos Aliagas, artiste photographe.
Cette exposition, à la croisée de l’art et de la science, propose de mettre en lumière la vieillesse en tant que réalité biologique, démographique et sociale,
à travers une série de photographies.
Derrière l’objectif, l’artiste Nikos Aliagas
capture des scènes du quotidien et réalise des portraits saisissants. Quelques-unes de ses plus belles photographies mêlées aux réflexions scientifiques du chercheur Samuel Pavard
sont à découvrir dans le Foyer Germaine Tillion (250 m²).
En croisant leurs regards à la fois lucides et délicats sur les grands âges, l’exposition invite à s’interroger sur notre rapport au temps, sur la place que nous accordons aux personnes âgées dans nos sociétés et sur les liens que les différentes générations tissent entre elles.
Elle compare la longévité humaine
à celle du reste du vivant et éclaire le public sur la place fondamentale qu’ont occupée les plus âgés
dans l’histoire de notre espèce pour son évolution cognitive, sociale et culturelle.
Alors qu’aujourd’hui de nouvelles classes d’âge émergent, illustrées par la proportion grandissante des centenaires et plus, l’exposition questionne la réalité complexe de la vie aux grands âges ainsi que les nouvelles représentations de la vieillesse dans nos sociétés contemporaines.
Enfin, en valorisant le lien qui existe entre la question des grands âges et celle de la santé de notre planète,
elle réaffime la légitimité de notre désir collectif de vivre des vies plus longues malgré un monde en proie à des changements environnementaux brutaux.

Mise en ligne 13 mai
Mémoires du Paysage - Caroline Bouyer & Ariane Fruit
Du 12 avril au 20 septembre 2026
Musée d'Art et d'Histoire Louis-Senlecq 31 Grande rue 95290 L'Isle-Adam
Le musée d’Art et d’Histoire Louis-Senlecq organise du 12 avril au 20 septembre 2026, une exposition temporaire consacrée à l’œuvre gravé et dessiné de Caroline Bouyer et d’Ariane Fruit.
Les gravures de Caroline Bouyer, représentant les abords de voies ferrées, les chantiers parisiens, les portes du périphérique ou encore les hauts fourneaux de Dunkerque, entrent en dialogue avec les œuvres d’Ariane Fruit, qui évoquent des vues nocturnes de Paris, les paysages de la petite ceinture et l’interminable rue de Rome.
Les espaces industrialo-urbains, laissent ensuite place à l’immensité des forêts canadiennes et aux plages et falaises normandes, dessinées et gravées par Ariane Fruit. L’exposition se poursuit avec les dessins gravures de Caroline Bouyer où le végétal côtoie le minéral dans de savantes compositions oniriques.
À travers ce parcours réunissant plus d’une centaine d’œuvres, les deux artistes offrent une réflexion croisée sur la transformation des territoires et la mémoire des lieux, entre observation documentaire et imaginaire poétique.


Mise en ligne 27 mai
Frontière
Du 14 avril 2026 au 2 janvier 2028
Du 14 avril 2026 au 2 janvier 2028, la Cité des sciences et de l’industrie présente Frontière, nouvelle exposition temporaire visant à faire comprendre le monde d’aujourd’hui à travers la frontière et son impact dans nos sociétés. Béatrice von Hirschchausen, directrice de recherche CNRS / Géographie-cités et Camille Schmoll, directrice d’études EHESS / Géographie-cités sont membres de la commission scientifique qui a accompagné la création de cette exposition.
Les frontières façonnent notre monde. On les franchit, on les défend ou on les redoute. Quel est leur statut ? Que représentent-elles ? Quels impacts sur les populations ? En explorant le concept de frontière, l’exposition de la Cité des sciences et de l’industrie livre des clés de compréhension et d’analyse du monde d’aujourd’hui.
Jouer cartes sur table pour révéler la frontière dans toute sa diversité et ses réalités !
Frontière met en lumière l’impact de cet objet artificiel sur le monde réel et nos sociétés à partir d’exemples concrets. Zone de tri et de contrôle, de ressources ou d’inégalités, lieux de coopération et d’échanges, de conflit ou de refuge. Autant de spécificités que dévoile la dizaine d’îlots du parcours. Tout en s’appuyant sur une large variété de médiums, l’exposition fait la part belle à la géographie et aux études de terrain.
À travers le regard de scientifiques, anthropologues, penseuses et penseurs, artistes, citoyennes et citoyens qui interrogent les limites, les inégalités et les liens entre les peuples, Frontière vous plonge au cœur de l’actualité et des enjeux sociétaux et politiques majeurs. Une expérience qui invite à réfléchir, ressentir et repenser notre rapport à l’espace, à l’autre et au monde.
Parcours de l’exposition
Le parcours révèle la frontière dans toute sa diversité : elle peut être lieu de ressources et de richesses, espace de tri des personnes ou de contrôle des données, zone de conflits ou de paix, ou encore limite maritime. Construite par des choix politiques ou résultant de rapports de force, la frontière n’a rien de naturel.
À travers une variété de situations et de contextes, chaque exemple présenté illustre les multiples facettes d’un mot qui recouvre des réalités totalement différentes selon les territoires et les enjeux.
Le parcours adopte une approche fragmentée, faisant découvrir des frontières singulières et d’autres universelles. Il réunit une grande diversité de médiums (cartes, analyses, photographies et œuvres) qui offrent autant de regards croisés sur la frontière. Géographes, artistes, citoyennes et citoyens y apportent chacun leur perspective, révélant la richesse et la complexité de cet objet d’étude et de représentation.
L’entrée de l’exposition plonge immédiatement le public dans l’expérience d’un passage de frontière grâce à un garde-frontière doté d’une intelligence artificielle.
Les visiteurs peuvent interagir avec l’IA et vivre un contrôle fictif, créant un moment à la fois immersif et dystopique.
Le parcours se compose de dix îlots thématiques :
• Mexique – États-Unis, la frontière XXL
• Venezuela – Colombie, une frontière aux mains des gangs
• Cyberespace : des frontières invisibles
• L’Europe, un projet de paix
• L’Europe, des frontières mortelles
• Les limites maritimes : mais où sont-elles ?
• Corée du Nord – Corée du Sud : la zone démilitarisée la plus militarisée du monde
• Géorgie – Russie, une frontière menaçante
• Cameroun – République centrafricaine, les effets d’une frontière humanitaire
• Niger – Algérie, une frontière de sable
Le parcours se conclut par un film de 30 minutes. Il rassemble les thématiques de l’exposition pour en offrir une vision globale, remettre en question les idées reçues et enrichir la compréhension des concepts transversaux liés aux frontières. Ce film pose un regard engagé, nourri de points de vue pluriels, notamment féminins, et invite les visiteurs à élargir leur perception des frontières tout en facilitant la mémorisation des éléments clés du parcours.
Avec cette exposition, le public découvre comment les frontières traduisent et interrogent les grands enjeux politiques, sociaux et environnementaux, tout en explorant les tensions et équilibres qui façonnent notre monde.
Informations pratiques
15 € | 12 € |
Conseillée à partir de 12 ans
Exposition trilingue (français, anglais, espagnol)
Ouverture de 10h à 18h du mardi au samedi et de 10h à 19h le dimanche


Mise en ligne 16 avril
Pulsions
Jean Dubuffet, les dernières années (1974-1985)
16-04-2026 / 24-10-2026
Fondation Dubuffet, Paris, France 137 rue de Sèvres
La Fondation Dubuffet présente l’exposition « Pulsions. Jean Dubuffet, les dernières années (1974-1985) » réunissant plus de 150 oeuvres.
En 1974, après avoir mis un terme au cycle de L’Hourloupe, Jean Dubuffet, alors âgé de plus de 70 ans, entame un nouveau chapitre de sa création. Au cours de dix années d’intense production, il explore des voies plastiques inédites, naviguant librement entre figuration et non-figuration.
Entre 1974 et 1985, il réalise plus de 1500 peintures et 1000 dessins, organisés en une vingtaine de séries. Cette période tardive témoigne de la liberté du geste et de l’audace constante qui caractérise la pratique de Jean Dubuffet.
Horaires
- Du lundi au vendredi, de 14h à 18h
- Fermeture les jours fériés et le vendredi 15 mai 2026

Mise en ligne 17 juin
Colette, une grande sœur
Du samedi 18 avril 2026 au dimanche 31 octobre 2027
Des années 1900 à la mort de Colette, en 1954, Jean Cocteau et Colette ont entretenu une relation d’amitié et de complicité artistique et intellectuelle tout à fait singulière. Entre la terrienne et le funambule, comment imaginer qu’une telle amitié ait pu exister ?
L'exposition Colette, une grande sœur est l’occasion d’en découvrir les multiples facettes. Elle débute par l’évocation de leur première rencontre au Palais de Glace des Champs-Élysées en 1903, lorsque Cocteau, jeune adolescent, découvre une Colette en tenue de cycliste, adepte des loisirs et des lieux parisiens de Belle Époque. Avant d’en être l’ami et le complice, Cocteau est fasciné par une jeune femme qui s’affranchit des conventions sociales et exerce sa liberté, quitte à provoquer le scandale. Puis, dans les années 30, leur proximité se renforce, lorsque Colette devient une écrivaine désormais reconnue Grâce à leur voisinage du Palais-Royal à Paris, leur amitié se fortifie par de fréquentes visites, des promenades dans ce jardin « pour adultes », des échanges de lettres affectueuses. Observant le déclin de son aînée, Cocteau devient pendant les dernières années de Colette une présence attentive et aimante, tandis qu’elle reconnaît en Cocteau le poète qui ose tout.
Un catalogue accompagne cette exposition, et permet, grâce aux contributions de deux universitaires, Nicole Ferrier-Caverivière et David Gullentops, de mieux appréhender ce qui rapproche et ce qui fascine ces deux monstres sacrés.
L’exposition présente des dessins, des photographies, des lettres, des citations, qui, au fil des années, témoignent de cette amitié. Au centre du dispositif, seront présentés le Portrait de Colette au charbon et à la farine, exceptionnellement prêté par le Musée national d’art moderne (Centre Pompidou), et l’extrait du documentaire de Yannick Bellon où nos deux compères devisent de tout et de rien.
Exposition présentée du 18 avril au 1er novembre. Ouverture du jeudi au dimanche, de 11 H à 18 H. La visite de l’exposition est intégrée à la visite de la Maison, accompagnée d’un médiateur.
Réservation conseillée.


Mise en ligne 6 mai
Diseuses de silence
Du 18 avril au 13 décembre 2026
L’Espace Monte-Cristo présente Diseuses de silence, une exposition qui propose une vision actuelle de notre histoire contemporaine et collective à travers les voix de 21 sculptrices françaises et internationales. Telles des Shéhérazade modernes, ces artistes donnent vie à nos récits communs et, à travers leurs œuvres choisies au sein de la Collection Fondation Villa Datris, nous transmettent un héritage, le nôtre.
Ensemble, elles explorent les recoins les plus oubliés de nos mythologies et comblent les lacunes des narrations contemporaines avec leurs féroces icônes de la création, telles les Vénus de Prune Nourry et la gardienne de Jeanne Vicerial. Grâce à leurs voix, comme celles de Niki de Saint-Phalle et Suzanne Husky, elles préviennent des luttes encore à mener et des acquis toujours à préserver, pour ne pas reproduire les errances du passé. Lorsque, telles Andrea Bowers et Miss.Tic, elles démantèlent, brique après brique, le mur du silence auquel nous sommes confronté·es, c’est pour mieux faire entendre l’histoire que nous devons réécrire aujourd’hui.
Avec la Carte blanche qui lui est dédiée, L’Isthme noir, Yosra Mojtahedi nous ouvre les portes d’un monde où chaque symbole nous renvoie à la Terre Mère et à une redécouverte des corps, comme une fusion entre humain et nature, créant un paysage immersif en quête d’une harmonie totale. Tel un cosmos, ce lieu de mémoire et de transformation déploie le mystère de nos origines. Ce futur hérité témoigne de ce qu’il reste encore à écrire.
Ce parcours, construit autour de conversations entre les œuvres, est ponctué d’installations contemplatives et de mises en scène joyeuses, afin d’accompagner le public dans la découverte de récits poignants et inspirants. Expérience sensible et fédératrice, l’exposition souhaite donner de la force à celles et ceux qui désirent changer le cours des choses.

Mise en ligne 16 avril
Van Gogh influenceur. Héritages en mouvement
Du 18/04/26 au 03/01/27
Rue de Léry. Parking : Chemin des Berthelées 95430 Auvers-sur-Oise
Description
Du 18 avril 2026 au 3 janvier 2027, le château d’Auvers-sur-Oise accueille Van Gogh influenceur | Héritages en mouvement, une exposition originale qui propose un regard contemporain sur l’un des artistes les plus emblématiques de l’histoire de l’art. Plus qu’un peintre, Vincent van Gogh apparaît ici comme un véritable influenceur avant l’heure, dont l’œuvre continue d’irriguer la création artistique bien au-delà de son époque.
Un dialogue entre passé et création contemporaine
Peintres, plasticiens, photographes et artistes d’aujourd’hui s’emparent de l’héritage de Van Gogh pour en révéler toute la modernité. Styles, couleurs, gestes, regards portés sur le monde : l’exposition explore les multiples filiations artistiques nées de son œuvre, dans un parcours immersif et dynamique. À travers ces réinterprétations, le génie de Van Gogh se raconte autrement, en mouvement, vivant et résolument actuel.
Auvers-sur-Oise, lieu emblématique de Van Gogh
Présenter cette exposition au château d’Auvers-sur-Oise prend tout son sens. C’est ici, dans ce village mythique du Val-d’Oise, que Van Gogh a vécu ses derniers mois et laissé une empreinte indélébile. Il repose aujourd’hui aux côtés de son frère Théo, dans le cimetière du village, non loin de l’église Notre-Dame de l’Assomption qu’il a immortalisée dans une de ses toiles les plus célèbres.


Mise en ligne 30 avril
Jardins des Lumières, 1750-1800
Exposition du 5 mai au 27 septembre 2026 au Grand Trianon
Au printemps 2026, se tiendra au Grand Trianon l'exposition Jardins des Lumières, 1750-1800, une découverte inédite du jardin paysager au XVIIIe siècle. Réunissant près de 160 œuvres parmi lesquelles peintures, dessins, mobilier, projets d’architecture et costumes, le parcours mettra en lumière, à travers une scénographie spectaculaire, la naissance d'un art du paysage affranchi des règles du jardin à la française, célébrant l'irrégularité, la fantaisie et l'évocation philosophique de la nature. En dialogue étroit avec les jardins commandés par Marie-Antoinette au Petit Trianon, l’exposition offrira une relecture sensible de sites emblématiques que le public pourra découvrir ensuite, tels que le Belvédère, le temple de l’Amour et le Hameau de la Reine.
des jardins d'illusion
L'exposition retrace les débuts du landscape garden, pleasure garden ou picturesque garden, une mode qui naît en Angleterre dans les années 1730 et qui traduit une nouvelle manière de penser le jardin. Loin du tracé géométrique du jardin à la française, les jardiniers et architectes imaginent des tracés sinueux, d'apparence libres mais savamment orchestrés, dans lesquels reliefs, cours d’eau, grottes et fabriques dessinent un monde en miniature. Ces compositions paysagères sont alors communément appelées « jardins anglo-chinois » ou « jardins anglais ». Les toiles d'Hubert Robert permettront aux visiteurs de se plonger dans ces décors capables de susciter l'émotion, la surprise et la contemplation.
Ces paysages sont pensés comme des espaces de voyage et de découverte. Les références à l’Antiquité, à l’Orient, aux cultures européennes et aux civilisations lointaines nourrissent une mise en scène sensible. Des maquettes anciennes en forme de pyramides, de temples et de pagodes chinoises illustreront la multitude d'univers convoqués en un lieu.
En effet, le jardin se conçoit désormais comme une promenade qui permet de voyager de la Rome ou de la Grèce antiques à la Chine, de la montagne à la ferme, de parcourir l’histoire des nations de l’Égypte aux Saxons, ou encore d’évoquer les hommes illustres antiques ou contemporains.
À travers la découverte d'objets décoratifs, de dessins et de plans d'inspiration orientale, le public pourra se figurer l'influence majeure qu'a l'ailleurs sur l'imaginaire de la société du XVIIIe siècle.
Reflets des idées des Lumières, les jardins incarnent également une nouvelle relation au monde et à la nature. L’influence de Rousseau est omniprésente : ses descriptions de la nature à Ermenonville, les débats sur l’éducation, la promenade, la méditation ou la rêverie imprègnent ces espaces. Le paysage devient ainsi un langage, un espace de réflexion autant qu’un lieu d’émotion.
L'art du paysage s'invitait aussi jusque dans l'intimité. Ainsi, à travers la réunion exceptionnelle de quatre toiles d’Hubert Robert prêtées par le Metropolitan Museum of Art de New-York, l'exposition restituera le décor de la salle de bain du château de Bagatelle afin de plonger le visiteur dans l’atmosphère spectaculaire et immersive de cette pièce.
Vie au jardin
La seconde partie de l’exposition invitera le public à entrer dans l’intimité de ces paysages habités, où se joue une transformation des modes de vie aristocratiques à la fin de l’Ancien Régime.
Ces jardins favorisent l’émergence d’une vie de campagne élégante et largement fantasmée. Les usages évoluent tout comme les apparences : vêtements plus légers, chapeaux de paille tressée, mobilier de jardin, accessoires adaptés à la vie extérieure, comme en témoignent les portraits peints par Élisabeth Vigée Le Brun et George Romney. Le jardin devient un espace de sociabilité raffiné, où se mêlent intimité, représentation et liberté.
Véritables laboratoires de création, les fabriques et leurs décors donnent naissance à des formes inédites de mobilier et d’objets. Inspirées de l’Antiquité, de l’exotisme ou du monde rustique, ces pièces hybrides traduisent une inventivité sans précédent. Table en bambou pour la pagode de Chanteloup, tabouret de concrétions de grotte conservé au Bowes Museum ou encore les chaises de roseaux pour la Chaumière aux coquillages de Rambouillet seront présentés dans l'exposition. Ils témoignent du prolongement de l’esthétique du paysage dans les usages quotidiens où s’estompe la frontière entre nature, architecture et arts décoratifs.
La dernière partie de l'exposition sera consacrée au jardin en tant que scène festive, cadre de fêtes somptueuses. Illuminations, spectacles, et jeux nocturnes transforment les paysages en décors éphémères, propices à l’émerveillement et à l’illusion. Les peintres Claude-Louis Chatelet et Louis-Nicolas de Lespinasse saisissent ces instants suspendus, où le jardin devient le théâtre d’un art de vivre hédoniste, joyeux et profondément moderne, comme en témoignent par exemple les fausses éruptions volcaniques de Worlitz.
Le prêt exceptionnel par la Banque de France de la célèbre Fête à Saint-Cloud (1755-1780) de Jean-Honoré Fragonard, et de deux autres toiles de la National Gallery of Art de Washington du même ensemble réunies pour la première fois, évoquent ces instants de plaisirs baignant dans une atmosphère irréelle et enchantée. Ces magistrales compositions témoignent de ce plaisir de vivre qui caractérise la fin de l'Ancien Régime.
Se promener dans un jardin anglais : le domaine de Trianon
Le Domaine de Trianon offre un témoignage remarquable de l’art du jardin anglais au XVIIIe siècle : admirablement préservé, il conserve l’essentiel des codes du jardin paysager, dont il incarne encore aujourd’hui le charme rustique et l’esprit poétique.
Dès 1774, année de son accession au trône, la reine Marie-Antoinette a un grand projet pour le Petit Trianon : la création d'un jardin anglais. Son architecte Richard Mique, et le jardinier Antoine Richard réalisent des travaux considérables pour composer un nouveau paysage de lacs, de montagnes, de grottes et de rivières. En 1776, la première fabrique construite prend la forme d'un manège d'inspiration chinoise dans laquelle les proches de la reine s'adonnent au jeu de bague. À sa suite seront créés le temple de l'Amour, le Belvédère et le Hameau de la Reine, véritables symboles du jardin paysager.
La reine évolue dans ce décor de théâtre avec une société choisie. Elle en fait un lieu de plaisirs et d’amusements, de promenades et de fêtes, lui permettant de prendre ses distances avec l'étiquette. Chaque membre de la famille royale créera ensuite sa propre folie, Mesdames à Bellevue et à l’Ermitage de Versailles, le comte d’Artois à Bagatelle ou encore le comte de Provence du parc de Balbi.
L’exposition se concluera en invitant le visiteur à prolonger son parcours dans les jardins de Trianon pour qu’à son tour il puisse se perdre dans les recoins sinueux du jardin paysager. Elle évoquera également les jardins anglais qui se laissent encore contempler aujourd’hui, tels qu’Ermenonville, le Désert de Retz ou le parc de Bagatelle.


Mise en ligne 26 mai
Maurice Denis collectionneur : une immersion dans l’intimité d’un artiste
Du 7 mai 2026 au 31 janvier 2027
le Musée départemental Maurice Denis propose une exposition inédite consacrée à la collection personnelle du peintre. Intitulée « Maurice Denis collectionneur », elle invite le public à découvrir une facette méconnue de l’artiste : celle d’un amateur éclairé, passionné par les œuvres de ses contemporains et de ses maîtres.
Une collection exceptionnelle au cœur des avant-gardes
Au fil de son existence, Maurice Denis a réuni un ensemble remarquable d’œuvres signées par de grandes figures de l’histoire de l’art telles que Paul Gauguin, Vincent Van Gogh, Paul Cézanne ou encore Odilon Redon. Le parcours met également en lumière le rôle central du groupe des Nabis, avec des artistes comme Pierre Bonnard, Paul Sérusier ou Édouard Vuillard, qui occupaient une place privilégiée dans son cercle artistique et amical. Cette collection, dévoilée pour la première fois dans son ensemble, constitue un témoignage précieux des échanges et des influences au tournant du XXe siècle.
Une reconstitution sensible de l’univers de Maurice Denis
Grâce à des archives, des photographies et un travail de reconstitution, l’exposition propose une immersion dans les différents lieux de vie de l’artiste, notamment sa demeure de Saint-Germain-en-Laye. Les œuvres dialoguent avec le mobilier et les objets d’époque, restituant l’atmosphère singulière d’une maison d’artiste. Peintures, sculptures, estampes japonaises et documents inédits composent un parcours riche de près de 150 pièces, offrant un regard sensible et intime sur les goûts, les amitiés et les convictions esthétiques de Maurice Denis.
Cette exposition s’adresse à tous les publics, amateurs d’art comme curieux, et constitue une occasion unique de découvrir une collection exceptionnelle dans un cadre patrimonial remarquable.


Mise en ligne 27 mai
LA NATURE N’EST PAS UN DÉCOR - De Monet aux artistes contemporains
8 mai 2026 - 18 octobre 2026
A La Ferme Ornée
Organisée par la Maison Caillebotte, pour la Ville de Yerres, sous le commissariat de Valérie Dupont-Aignan, l’exposition «La nature n’est pas un décor» propose une traversée sensible et picturale du paysage.
L’exposition est née du désir de faire dialoguer des oeuvres de Claude Monet, à l'occasion du centenaire de sa disparition avec celles d'artistes contemporains, déjà liés à la Maison Caillebotte pour y avoir exposé et aimé le lieu. Tous partagent une même exigence, peindre au plus près de la sensation, révéler les forces invisibles à l’oeuvre dans la nature. Donner forme à ce qui échappe au regard immédiat.
De Claude Monet aux artistes contemporains, l’exposition réunit une soixantaine d’œuvres de : Jacques Truphémus, Markus Lüpertz, Érik Desmazières, Malgorzata Paszko, Evi Keller, Charlotte de Maupeou, Ronan Barrot, Youcef Korichi.
Un thème inscrit dans l’histoire du lieu
Présenter une exposition consacrée au paysage à la Maison Caillebotte s’impose naturellement. Au XIXe siècle, la propriété fut la résidence de la famille Caillebotte et le parc paysager devint l’atelier de plein air de Gustave. Son ami proche Claude Monet fréquenta également les lieux et s’en inspira, quelques années plus tard à Giverny, pour imaginer son célèbre bassin d’eau et sa passerelle.
Le domaine lui-même constitue un paysage. Le parc, dessiné « à l’anglaise » en 1824 après l’acquisition de la propriété par Pierre-Frédéric Borrel, fut conçu comme une promenade ponctuée de fabriques ornementales. Dans l’esprit romantique du début du XIXe siècle, la nature y est idéalisée et mise en scène : vallons, rocailles et perspectives composent un paysage pittoresque animé par la présence de la rivière.
Monet et les artistes contemporains : un dialogue
Assis au bord du bassin de son jardin à Giverny, Claude Monet découvre ce qui deviendra l’une des révolutions majeures de la peinture : le miracle des Nymphéas. Dans sa quête incessante de la lumière, il dissout progressivement les frontières de l’espace pictural. La peinture n’est plus une « fenêtre » ouverte sur une scène, mais un espace immersif dans lequel le spectateur est invité à entrer.
La peinture ne cherche plus à représenter le monde, mais à en restituer la vibration, la matière et la lumière. Par ce geste radical, Monet ouvre la voie à la peinture moderne et élargit considérablement le champ des possibles.
À travers une soixantaine d’œuvres, le parcours de l’exposition se déploie en neuf salles, chacune consacrée à un artiste contemporain répondant à sa manière aux questions ouvertes par Monet.
Le paysage y est entendu dans un sens large : il englobe campagnes, jardins et espaces naturels, sans exclure le paysage urbain.
Dialoguent avec les Nymphéas de Monet les profondeurs telluriques d’Evi Keller, l’intimité lumineuse de Jacques Truphémus, la mémoire et la forme chez Markus Lüpertz, les atmosphères suspendues de Malgorzata Paszko, l’hyper-perception de Youcef Korichi, les paysages gravés d’Érik Desmazières, la puissance de la couleur chez Charlotte de Maupeou ou encore la densité picturale de Ronan Barrot.
Sans filiation stylistique apparente, ces œuvres se répondent pourtant. Toutes partagent avec Monet une même liberté face à la nature et à sa représentation.


Mise en ligne 17 juin
Images de la rafle du «billet vert».
Une découverte exceptionnelle pour l’Histoire exposition
dimanche 10 mai 2026 => jeudi 31 décembre 2026
Mémorial de la Shoah, septembre 2020. Deux collectionneurs se présentent au service de la photothèque avec cinq planches-contacts photographiques contrecollées sur de grandes feuilles cartonnées. Parmi ces photographies, seuls dix sont déjà connues des spécialistes du sujet et ont été publiées. Elles sont marquées d’une croix sur les planches originales. Les autres sont inédites. Il s’agit-là du reportage complet.
Un ensemble exceptionnel de 98 images revient au grand jour, 80 ans après les faits. Ce reportage documente la première arrestation massive de Juifs en France, la rafle du 14 mai 1941 dite du « billet vert », ordonnée par l’Occupant et organisée par les autorités françaises.
Aujourd’hui, une exposition et un livre proposent au public de participer à l’enquête qui a permis de retrouver l’identité du photographe, Harry Croner, et de comprendre son «regard » sur ces événements tragiques, regard sur lequel la censure allemande s’est abattue, condamnant ces photographies historiques à un oubli de plus de 80 ans.


Mise en ligne 23 avril
Plumes du paradis
Voyages d'un oiseau extraordinaire de Nouvelle-Guinée
12 mai 2026 => 08 nov.2026
Galerie Germain Viatte
Des forêts de Nouvelle-Guinée aux tableaux des grands maîtres de l’école du Nord, une traversée fascinante sur les traces des oiseaux de paradis, créatures flamboyantes qui captivent le monde depuis cinq siècles.
Cette exposition retrace la circulation des plumes et des représentations des oiseaux de paradis, oiseaux- artistes faiseurs d’enchantement originaires des forêts luxuriantes de Nouvelle-Guinée. Objet de convoitise, de contemplation et d’inspiration, ces êtres spectaculaires ont traversé les époques et les continents.
Réunissant près de 190 œuvres – parures, peintures, spécimens naturalisés, pièces et accessoires de mode, objets d’art et ouvrages illustrés, le parcours croise les regards de l’histoire naturelle, de l’art, de l’ethnologie, de la mode et de l’écologie. Il éclaire la manière dont ces oiseaux ont été collectés, représentés, admirés ou transformés au fil du temps, en Océanie, en Asie et en Europe.
Conçue en collaboration avec des scientifiques, universitaires et artistes de Nouvelle-Guinée, l’exposition propose des lectures locales contemporaines. Elle invite à repenser nos liens avec le vivant et les savoirs en tenant compte des enjeux impérieux de ce siècle, et à découvrir ces plumes éclatantes sous un regard renouvelé.


Mise en ligne 6 juin
La Mode en majesté. Haute couture et tradition à la cour de Thaïlande
du 13 mai au 1er novembre 2026
Le musée des Arts décoratifs présente une exposition inédite sur l’évolution du vêtement à la cour thaïlandaise, avec des pièces issues de la collection royale.
Réunissant plus d’une centaine de tenues et d’accessoires exceptionnels, l’exposition présente les garde-robes royales, mettant en avant les huit formats de costumes traditionnels thaïlandais conçus par Sa Majesté la Reine Sirikit en collaboration avec une équipe d’historiens et de créateurs locaux thaïlandais. De plus, l’exposition met en lumière l’histoire unique du dialogue culturel et artistique, marquée par plus de trente années de collaboration entre Sa Majesté la Reine Sirikit et le créateur de mode Pierre Balmain, puis poursuivie avec les maisons Balmain et Lesage.
Cette exposition est organisée en collaboration avec le Queen Sirikit Museum of Textiles (QSMT) en Thaïlande et The Sustainable Arts and Crafts Institute of Thailand (SACIT). L’exposition s’inscrit dans le cadre des célébrations du 340e anniversaire de la première relation diplomatique et du 170e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la Thaïlande.


Mise en ligne 26 janvier
Youssef Nabil
De rêver encore
Du 19 mai au 13 septembre 2026
Depuis les années 1990, le photographe-vidéaste franco-égyptien Youssef Nabil, né en 1972, construit une œuvre à l'identité visuelle très forte, à laquelle le musée d'Orsay a contribué de manière déterminante. Sa première visite en France et la découverte des collections du musée en 1992, demeurent une source d'inspiration qui imprègne son travail depuis plus de trente ans, comme en témoigne l'autoportrait The Dream (2021), en filiation avec Le Rêve de Puvis de Chavannes. Avec cette exposition, Youssef Nabil est le premier artiste contemporain à investir les salles orientalistes et offre l'occasion de mettre en perspective ses œuvres avec celles qui l'ont marqué, lesquelles constituent, avec le symbolisme, le cœur de ce rapprochement esthétique.
Les tirages argentiques en noir et blanc rehaussés selon une technique ancienne de colorisation à la main par Youssef Nabil, évoquent l'Égypte glorieuse et fantasmée de son enfance – pays de naissance de l'artiste – et convoquent des ambiances visuelles aux tons veloutés. Son œuvre, qui emprunte aux registres du rêve et de la nostalgie, cherche à s'extraire de questions purement identitaires pour incarner un monde méditerranéen sans frontières, fantasmé et idéalisé.
L'Égypte est, aux yeux de l'artiste, le cadre d'un orientalisme sensuel et consenti, avec des images qui en reprennent les codes : des couleurs chaudes acidulées, baignant dans une atmosphère paisible faite de désirs et de rêves, mettant en scène un Orient libre, sans interdit ni censure. Outre l'orientalisme, l'esthétique des décors épurés convoquant les bleus et les blancs unis dans des effets de transparences reflètent les influences symbolistes de l'artiste. Les thématiques de l'exil, de la renaissance et du rêve sont omniprésentes dans son travail. Les postures de dos de ses autoportraits, pourtant sans visage, sont teintées de mélancolie et entretiennent un parfum de mystère.
Le titre de l'exposition « De rêver encore (To Dream Again) » met en avant la place centrale du rêve dans l'œuvre de Youssef Nabil, mais aussi dans les courants orientalistes et symbolistes auxquels elle se rattache.
La citation retenue, extraite de l'Acte III, scène 2 de La Tempête de William Shakespeare, conclut le monologue du personnage de Caliban. Ce passage, devenu emblématique de la littérature anglo-saxonne, est attribué à ce personnage métis et asservi, souvent interprété comme un symbole des populations autochtones en Méditerranée colonisées par les Européens du Nord. Son lyrisme surprend par le contraste avec l'argot habituellement utilisé par Caliban dans la pièce.
La scène est illustrée par Odilon Redon, dont l'œuvre emblématique
Sommeil de Caliban est présentée dans l'exposition.


Mise en ligne 22 mai
Daido Moriyama – Lettres d’amour à la photographie
Du 20 mai au 4 octobre 2026
Fondation Henri Cartier-Bresson 79, rue des Archives 75003 Paris
Pour Daido Moriyama, la photographie est vivante, bien vivante. Depuis le début des années 1960, c’est-à-dire depuis qu’il a commencé à entretenir avec cette forme sensible d’enregistrement du monde une relation quotidienne quasi-existentielle, il ne cesse de s’adresser à elle sous la forme de projets, d’images ou de textes qui ont, à chaque fois, valeur de déclarations. En 1972, son livre Shasin yo sayonara [Adieu photographie] déconstruit les règles admises des bonnes pratiques photographiques. À la même époque, il publie régulièrement dans la presse spécialisée japonaise (Asahi Camera, Provoke, Shashin Jidai , etc.) des essais photographiques qui sont autant de manifestes. Il multiplie également les pèlerinages photographiques dans les pas du tout premier photographe, le français Nicéphore Niépce. Nombre de ses images, prises au jour le jour, constituent par ailleurs des formes de mises en abyme du médium. Elles lui tendent un miroir. L’exposition de la Fondation Henri Cartier-Bresson n’est pas une rétrospective traditionnelle avec son enchaînement de chefs-d’œuvre organisés chronologiquement. Elle repose sur un parti pris curatorial marqué, en proposant de suivre le fil rouge de l’obsession de Moriyama pour la photographie elle-même.


Mise en ligne 13 mai
Patrimoines en résistance
De Tombouctou à Odessa
Du mercredi 20 mai 2026 Au samedi 2 janvier 2027
L’exposition réunit un ensemble exceptionnel de documents graphiques, d'oeuvres d’art contemporaines et de répliques numériques des sites perdus. À la manière d’un grand reportage, l’ensemble tisse un récit documenté, visuel et sensible, où se croisent les regards des acteurs et témoins, des architectes et des artistes.
De Tombouctou à Odessa, de Bâmiyân à Gaza, les conflits armés font du patrimoine une cible privilégiée. Face à ces destructions, l’exposition Patrimoines en résistance interroge les gestes d’effacement, mais aussi les formes de résistance et de réparation qui permettent de penser l’avenir à partir des ruines.
En 2012, la destruction des mausolées de Tombouctou, inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, marque un tournant historique : pour la première fois, l’anéantissement volontaire de monuments culturels est qualifié de crime de guerre par la Cour pénale internationale. Une mobilisation internationale sans précédent s’engage alors pour reconstruire les sites détruits, en s’appuyant sur les fouilles archéologiques et la mémoire des artisans maliens.
Si la guerre a toujours entraîné des destructions, le début du XXIᵉ siècle révèle une intensification et une systématisation des atteintes portées au patrimoine culturel et naturel. L’exposition met en lumière cette réalité contemporaine et pose une question essentielle : comment la guerre révèle-t-elle ce qui est irrémédiablement perdu, tout en faisant émerger les gestes de résistance qui rendent possible une réparation future ?
À travers un ensemble remarquable de cartes, textes, maquettes, photographies, vidéos, œuvres contemporaines et répliques numériques réalisées par Iconem, l’exposition propose un parcours en trois séquences. Conçue comme un grand reportage, elle tisse un récit documenté, visuel et sensible, croisant les regards d’architectes, d’artistes, de chercheurs, d’acteurs de terrain et de témoins.
L'exposition, en mettant à distance le tumulte du monde, offre au visiteur un temps de réflexion indispensable face au flot d'informations en continu.
Effacer
La destruction du patrimoine prend aujourd’hui des formes multiples : dynamitage de sites emblématiques, bombardement massif de villes, abandon délibéré de territoires, pillage et trafic de biens culturels. Cet effacement touche aussi les patrimoines ordinaires et immatériels, à travers les déplacements de populations, le « nettoyage culturel », l’urbicide, le ruricide ou l’écocide. Loin de l’image d’une guerre « propre », ces pratiques révèlent l’ampleur des violences infligées aux lieux et aux sociétés.
Résister
Face à l’effacement, des formes de résistance émergent. Aux côtés des grandes institutions internationales, ONG, associations, collectifs de citoyens, d’architectes et de chercheurs agissent pour
protéger,
documenter et
transmettre le patrimoine menacé. Sur les terrains de conflit, chaque geste du quotidien, chaque récit, devient un acte de résistance, contribuant à préserver la mémoire et à soutenir la survie physique et psychologique des populations.
Réparer
Au XXIᵉ siècle, la réparation post-conflit dépasse la seule reconstruction matérielle. Elle engage une approche globale, attentive aux territoires, aux corps et aux esprits. Réparer, c’est aussi « refaire société », reconstruire des liens, transmettre des savoirs et inscrire la mémoire au cœur des processus de renaissance. Le patrimoine devient alors un levier essentiel pour penser un avenir commun, en continuité avec le passé et le vivant.
Cette exposition traite de zones de conflit et présente des œuvres susceptibles de choquer les personnes sensibles et les enfants de moins de 12 ans.


Mise en ligne 30 mai
L'Eau primordialeLeçons de Mésopotamie
Exposition
20 mai 2026 – 15 mars 2027
Traversé par les deux seuls fleuves connus du paradis biblique, dont l'importance et les dangers ont pu inspirer le mythe du déluge, la Mésopotamie antique est aussi la terre où fut inventée et développée pour la première fois l'irrigation. Ces premières expériences de maîtrise de l'eau par l'homme, à travers la transformation artificielle de son environnement naturel, ont suscité l'invention et le développement en Mésopotamie des premiers ouvrages hydrauliques connus (premiers canaux, ponts, aqueducs, réseaux de canalisations, lacs artificiels, etc.). Ils furent sources de changements pour le territoire et ses habitants dont on montrera les atouts et les faiblesses à long terme. Reposant volontairement sur les seules collections du Louvre, dont la richesse rend possible un tel projet, l'exposition s'insère au sein des salles permanentes du département pour y interroger l'ensemble des antiquités orientales sous l'angle de l'eau et de ses leçons environnementales d'hier à aujourd'hui.


Mise en ligne 1er mai
Mondes en commun 2026
Poursuivre l'inventaire d'Albert Kahn
Du 23 mai au 20 septembre 2026
Pour sa troisième édition, le festival invite 11 photographes internationaux à présenter leur travail autour de la thématique de l’inventaire visuel du monde cher à Albert Kahn. Documentaires, scientifiques, poétiques ou décalés, les inventaires sélectionnés nous font voyager au travers du globe, révélant chacun une vision singulière et sensible de notre planète.
Comme les opérateurs des Archives de la Planète, les artistes de cette édition tentent de capturer les permanences et les transformations du monde contemporain, ses émerveillements, mais aussi ses inquiétudes. Présentées principalement en extérieur, les séries forment un parcours dans le jardin à scènes paysagères d'Albert Kahn tout autant qu’une constellation d’expositions monographiques.
Cette année, en lien avec l’exposition temporaire « Bénin Aller-retour », présentée au 1er étage du musée jusqu’au 14 juin, le festival met à l’honneur la scène béninoise à travers le travail du photographe Léonce R. Agbodjélou, également lauréat du prix des Amis du musée.
Grâce au partenariat entre le réseau Lux et la RATP, vous pourrez retrouver la série de Léonce R. Agbodjélou dans plusieurs stations du métro parisien du 3 juin au 31 août 2026.

Mise en ligne 22 mai
Chagall, la couleur avant tout
23 mai 2026 @ 0 h 00 - 13 septembre 2026 @ 23 h 59
Imp. de l'Abbaye, 78120 Clairefontaine-en-Yvelines
à travers une sélection de lithographies, autour de la série « Daphnis et Chloé », l’exposition révèle en Chagall un poète rêveur et humaniste, inspiré par les grands récits antiques, bibliques et littéraires.


Mise en ligne 22 mai
Leonardo Cremonini. Le regard en miroir
27 mai - 4 octobre
espace Richaud et musée Lambinet
Avec 130 oeuvres réunies, l’espace Richaud et le musée Lambinet consacrent une rétrospective à l’artiste italien Leonardo Cremonini (1925-2010), connu pour « sa peinture mystérieuse et séduisante ».
Pour célébrer le centenaire de la naissance de Leonardo Cremonini (1925-2010), l’espace Richaud s’associe pour la première fois au musée Lambinet pour organiser de mai à octobre la plus grande rétrospective consacrée à l’artiste italien en France depuis trente ans.
Près de 130 œuvres réparties sur deux sites, son commissariat sera assuré par Lydia Harambourg, spécialiste de la scène artistique française de la seconde moitié du XXe siècle, et Tancrède Hertzog, spécialiste de l’œuvre de l’artiste, associés à Pietro Cremonini, fils du peintre.
Plus de quatre-vingt tableaux à l'espace Richaud
L'exposition parcourra toute la carrière de l’artiste, de ses premières armes à Paris, avec ses peintures sur la triple thématique du minéral, du végétal et de l’animal, jusqu’aux œuvres plus méditatives de la fin de sa carrière, en passant par les grands formats aux coloris acidulés qui ont fait sa renommée à partir des années 1960.
L'exposition se poursuit au musée Lambinet : un dialogue entre ancien et moderne
Au musée Lambinet, en écho au fort intérêt que Cremonini nourrissait pour la peinture ancienne, plusieurs tableaux de l’artiste seront accrochés au sein du parcours permanent. Exposés aux côtés d’œuvres choisies au sein des collections et appartenant à divers siècles et écoles, ils établiront avec elles un dialogue entre ancien et moderne. Un ensemble d’œuvres sur papier de l’artiste (dessins et aquarelles) sera également exposé en deux temps au sein du cabinet des arts graphiques du musée.


Mise en ligne 10 juin
Exposition
Croire et guérir. Et délivrez-nous du mal
27 mai 2026 - 15 novembre 2026
L’exposition Croire et guérir. Et délivrez-nous du mal s’appuie sur un ensemble exceptionnel de 285 pièces provenant de l’ancien hôtel-Dieu et de l’apothicairerie de Saint-Denis, conservées au musée. Elle propose une plongée dans l’histoire des pratiques de guérison, de leurs imaginaires et des savoirs qui les ont façonnées, du Moyen Âge jusqu’à aujourd’hui. En tirant parti de la singularité architecturale et spirituelle du lieu, l’exposition raconte à travers des exemples empruntés à de multiples cultures, le phénomène de guérison dans ses dimensions religieuses, magiques, médicales et scientifiques. Elle interroge les liens entre les nombreuses formes de croyances et les différents modes de soin présents dans nos sociétés contemporaines.
Le dossier de presse est téléchargeable en cliquant ici
Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture. Elle est conçue en partenariat avec le MUCEM et le musée du quai Branly – Jacques Chirac.


Mise en ligne 27 mai
Exposition "C'était Paris en 1970"
Du lundi 1er juin au mercredi 7 octobre 2026
Bibliothèque historique de la Ville de Paris
La Bibliothèque historique vous propose une nouvelle exposition autour de son fonds photographique "C'était Paris en 1970". Plongez dans le Paris des années 70 à travers les photographies d'amateurs de l'époque.
Du 1er juin au 7 octobre 2026, la Bibliothèque historique consacre une exposition au fonds photographique « C’était Paris en 1970 », issu du concours du même nom.
Au printemps 1970, la Ville de Paris et la Fnac lancent un grand concours dans le but avoué de constituer des archives photographiques de la capitale aussi précises et complètes que possibles. Pour l’occasion, Paris est divisé en 1755 carrés virtuels de 250 mètres sur 250 mètres ; chaque carré pouvant être tiré au sort par un photographe amateur en vue d’effectuer un reportage. La Bibliothèque historique est désignée pour recevoir la riche production du concours, suscitée en quelques semaines, soit 30 000 diapositives couleur et 70 000 tirages noir et blanc.
L’exposition met à l’honneur ce fonds pléthorique, instructif et émouvant, à la fois nostalgique des années 1960 et annonciateur de la modernité des Seventies. Elle est une invitation à se plonger dans ces archives visuelles, témoins d’un Paris en partie disparu : des rues où les enfants sautent à l’élastique et jouent librement au gendarme et au voleur, où les vieux se retrouvent sur un banc le temps d’une belote, où l’on rencontre des boulistes dans chaque square et terrain vague. Une ville où règne la voiture sous l’œil vigilant des « contractuels » et sous laquelle un dédale de souterrains accueille les lignes du Métro et du jeune RER. Une ville en chantiers, tout en démolition, construction et restructuration, dans laquelle on s’inquiète de l’expropriation comme du temps d’Haussmann. Une ville enfin où l’information et la politique se lisent dans la presse imprimée, distribuée partout, et sur les murs, couverts d’affiches et de graffitis.
Aux côtés des retirages d’exposition, le public aura accès à l’intégralité des photographies numérisées et pourra ainsi se promener dans les différents quartiers de la capitale. Un dispositif immersif permettra de visualiser une sélection de diapositives dans des conditions comparables à celles pratiquées dans les années 1970.
Entrée libre et gratuite


Mise en ligne 6 août
Gianni Versace
Retrospective
5 juin => 31 octobre
Figure flamboyante et visionnaire de la mode internationale, Gianni Versace a marqué son époque par une esthétique audacieuse où se rencontrent glamour, sensualité et opulence baroque.
À partir du 5 juin et pendant tout l’été 2026, Paris, capitale mondiale de la mode, accueille au musée Maillol la première grande rétrospective française consacrée au créateur depuis 1986.
Gianni Versace Retrospective rassemble près de 450 pièces exceptionnelles : créations et silhouettes originales, accessoires, croquis, objets décoratifs, photographies, vidéos et interviews rares offrent un panorama complet de l’œuvre de Gianni Versace.
Dans une scénographie résolument pop signée Nathalie Crinière, le parcours retrace toute une carrière dédiée à la création et révèle les multiples inspirations qui ont façonné l’univers de Versace : ses débuts dans l’atelier familial en Calabre, l’iconographie de la religion catholique, l’inspiration du statuaire grec, de l’Opéra italien, ou encore sa fascination pour le baroque et ses imprimés opulents.
Déjà saluée à Londres, Berlin et Malaga, ainsi que dans plusieurs villes d’Europe, l’exposition trouve aujourd’hui naturellement sa place à Paris, où la mode s’affirme comme un langage artistique et culturel à part entière. Sa présentation parisienne intervient dans une temporalité particulièrement symbolique, à l’aube du 30ème anniversaire de la disparition du créateur et de ce qui aurait été son 80ème anniversaire.
L’exposition est une production Dreamrealizer, elle n’est pas liée à la société Gianni Versace S.r.l., ni associée à celle-ci ou à la famille Versace.


Mise en ligne 6 août
Giacometti surréaliste
Des objets comme des sculptures
Du 05 juin au 01 nov. 2026
L’exposition « Giacometti surréaliste. Des objets comme des sculptures », présentée cet été à l'Institut Giacometti, propose un regard singulier sur la période surréaliste de Giacometti, qui s’étend de 1929 à 1935.
Si les œuvres surréalistes de l’artiste sont aujourd’hui connues, on sait moins qu’il s’est engagé en parallèle dans la création d’objets d’art décoratif – luminaires, chenets ou vases – pour Jean-Michel Frank, grand décorateur parisien. Longtemps considérées comme distinctes, ces deux pratiques sont ici mises en regard. L’exposition révèle combien elles s’entrelacent et s’enrichissent mutuellement, dans leurs formes, leurs thématiques et jusque dans les principes mêmes de leur conception.
Commissaire d'exposition : Laura Braverman


Mise en ligne 5 juin
Napoléon à Chantilly
Du 6 juin au 4 octobre
A priori, on ne penserait pas trouver des souvenirs napoléoniens au musée Condé, dont le nom rend hommage à la dynastie des princes de Condé, dont le dernier représentant, le duc d’Enghien, a été fusillé sur ordre de Bonaparte, alors premier consul.
En réalité, dans la droite ligne réconciliatrice de son père le roi Louis-Philippe, le duc d’Aumale s’est intéressé à la personne de l’Empereur et à son histoire, et a réuni représentations, souvenirs historiques, archives et ouvrages dont un grand nombre sont peu connus ou n’ont jamais été montrés au public. Alors que
Caroline Murat, sera mise en valeur au Jeu de Paume, le cabinet des livres exposera les souvenirs méconnus et parfois extraordinaires de son illustre frère.


Mise en ligne 14 juin
La photographie en toutes lettres
10.06.2026 => 13.09.2026
Du 10 juin au 13 septembre 2026, la MEP présente une exposition collective réunissant 36 artistes issu·es de la Collection d'entreprise Neuflize OBC et des collections de la MEP. Pensée comme un abécédaire accessible à tous les publics, La photographie en toutes lettres tisse des correspondances inattendues entre les œuvres. Chaque association ouvre une porte, contredit les évidences et invite chacun·e à construire sa propre lecture, entre réminiscences intimes et imaginaires partagés. Autant de fragments qui composent les petits récits de la grande histoire de la photographie, dans une expérience à la fois joueuse, libre et empreinte de nostalgie.
Qu’ont en commun l’adolescence, les contes, les musées ou encore la Bourgogne ?
Réalisée à l’occasion du bicentenaire de la photographie, l’exposition La photographie en toutes lettres est conçue en étroite collaboration avec la Collection d’entreprise Neuflize OBC. Elle réunit des œuvres issues de ce fonds, mises en dialogue avec celles des collections de la MEP, offrant ainsi un regard croisé sur la richesse de ces deux ensembles photographiques. Loin de toute histoire linéaire, elle déploie une lecture faite d’associations, de rencontres et de glissements, où les œuvres dictent leur ordre, indépendamment de toute chronologie ou hiérarchie.
Chaque lettre devient un mot, chaque mot convoque un ensemble d’œuvres qui conversent entre elles de manière parfois surprenante. Ici, le Journal LIFE croise la pub Kodak, des Noctambules se retrouvent au Musée et le Simulacre négocie avec la Vérité. Ces rapprochements révèlent l’identité de la Collection d’entreprise Neuflize OBC – ancrée dans la création contemporaine, mais dont les racines plongent dans les avant-gardes des années 1920.
De Rineke Dijkstra à Bernard Plossu, d’Agnès Geoffray à Florence Henri, les nombreux·ses artistes réuni·es dans l’exposition témoignent de multiples façons de voir, de montrer et de penser l’image photographique.
S’inspirant de Ways of Seeing de John Berger (1972), l’exposition reprend à cet ouvrage fondateur l’idée que « le voir précède le mot » : nous percevons d’abord le réel avant de le nommer et de le conceptualiser. C’est ce principe qui structure ce parcours, où le décalage et l’énigme priment sur la démonstration. Chaque salle propose une association qui s’impose avant toute explication. Chaque entrée de ce lexique est accompagnée de textes, de citations et d’anecdotes qui éclairent, sans jamais l’épuiser, la pluralité des récits que porte la photographie.
La photographie en toutes lettres s’inscrit dans un partenariat de longue date entre la MEP et la Fondation d’entreprise Neuflize OBC, fidèle soutien de l’institution depuis près de trente ans.
Commissariat par Clothilde Morette.


Dernier ajout
Mise en ligne 9 septembre
Paris, Ouvert la nuit
11 juin — 3 octobre 2026
Pour cette exposition, la galerie Roger-Viollet a sélectionné des images couvrant la période 1900-1970, majoritairement en noir et blanc, illustrant parfaitement le contraste entre la densité du noir et la blancheur franche des lampes électriques.
70 tirages contemporains proposés en édition limitée à 30 exemplaires.
À l’approche du solstice d’été, la galerie Roger-Viollet inaugure une nouvelle exposition consacrée à la nuit dans la « Ville lumière », surnommée ainsi en raison de deux évènements marquants de l’histoire des sciences et techniques : c’est à Paris qu’a été installé le premier éclairage public en 1667 et qu’ont eu lieu les premiers essais d’éclairage électrique en 1843.
Outre le fait que ce progrès technique a permis une plus grande sécurisation des rues, diminuant ainsi les espaces sombres et permettant un meilleur contrôle policier, il a aussi contribué à développer de nouveaux comportements en permettant aux habitants de rester hors de chez eux après le coucher du soleil, pour se divertir évidemment et aussi consommer dans les commerces restés ouverts à des heures plus tardives.
Pour la photographie, cette source artificielle de lumière est évidemment une opportunité d’explorer cette autre face du réel, longtemps restée le domaine privilégié de quelques audacieux noctambules en maitrisant les codes.

Mise en ligne 24 juin
Exposition
Enki Bilal
11 juin => 1er novembre
Un lieu dédié à la création contemporaine
Le Fonds Enki Bilal se situe au 22 rue Charlot dans le 3ᵉ arrondissement, au cœur du Marais à Paris. Imaginé par Jean-Baptiste Barbier, ce lieu de 260 m² dépasse le seul univers de la bande dessinée pour s’affirmer comme un espace de référence à la croisée des arts, bande dessinée, cinéma, art contemporain et arts graphiques.
Enki Bilal déploie depuis plus de cinquante ans une œuvre plurielle, à la croisée du cinéma, de la bande dessinée, de la peinture et de l’écriture. Artiste inclassable et observateur lucide des bouleversements du monde contemporain, Enki Bilal interroge les grandes tensions de notre époque et esquisse des futurs plausibles, souvent prophétiques, nourris d’une réflexion prospective.


Mise en ligne 10 juin
Hugo et l'architecture
De la pierre à la plume
11 juin au 22 nov. 2026
A la suite de Hugo décorateur actuellement présentée à la Maison de Victor Hugo, cette exposition explore les liens entre Victor Hugo et l’architecture, mettant en évidence la manière dont elle se déploie dans son œuvre littéraire et graphique. Ecrivain romantique, dramaturge accompli, poète engagé, artiste visionnaire et décorateur, Victor Hugo entretient un rapport privilégié et incontournable à l’architecture qui l’a toujours profondément inspiré. Eglises, cathédrales et châteaux noircissent ses carnets et donnent sens à ses récits.
A l’instar de la première moitié du XIXe siècle où littérature et architecture sont étroitement associées, où la question du patrimoine devient centrale, le poète se place en ardent défenseur du patrimoine à la suite de son célèbre plaidoyer « Guerre aux démolisseurs » en 1825. Son œuvre la plus célèbre sur ce sujet reste bien sûr le roman Notre-Dame de Paris, véritable manifeste esthétique publié en 1831, dans lequel il développe sa conception particulière de l’architecture où la cathédrale, monument grandiose, renvoie aussi bien à l’histoire qu’à l’écriture. Dans le fameux chapitre « Ceci tuera cela », l’écrivain fait une analogie entre les pierres et les mots. Tous deux matériaux de construction, la littérature est une architecture de mots comme l’architecture est une écriture de l’histoire.
Cette présence de l’architecture se retrouve dans d’autres romans avec une place importante laissée aux édifices qui échafaudent et ponctuent le récit.
Cet intérêt pour le motif architectural irrigue également tout son œuvre graphique. Châteaux et donjons, ruines et chaussées, églises et cathédrales, forteresses et escaliers… forment très tôt l’iconographie principale de ses carnets de croquis et de ses dessins.
Le sens de l’observation et l’imaginaire de Victor Hugo se déploient à travers des monuments réels ou rêvés, célèbres ou intimes, précis ou visionnaires, immenses et minuscules, grandioses ou modestes. Cette approche concerne aussi une architecture personnelle à Hauteville House, sa maison pendant l’exil à Guernesey, où il expérimente une vision architecturale en trois dimensions.


Mise en ligne 24 juin
FRAGILE BEAUTÉ
Photographies de la collection de Sir Elton John et David Furnish
Du 12 juin au 27 septembre 2026
Célébrant plus de 30 ans de collection, l’exposition rend hommage à la passion de Sir Elton John et David Furnish pour la photographie reflétant à la fois leur goût personnel et leur regard unique en tant que collectionneurs. Sélectionnées parmi leur collection de plus de 7000 images, les photographies présentées sont des images emblématiques qui explorent la connexion entre la force et la vulnérabilité inhérentes à la condition humaine.
Racontant une histoire de la photographie moderne et contemporaine, l’exposition réunira une sélection exceptionnelle des photographes les plus importants au monde avec des œuvres datant de 1950 à nos jours. Adapté de l’exposition présentée au Victoria and Albert Museum entre mai 2024 et janvier 2025, le parcours explorera, à travers cinq sections thématiques, des sujets tels que le désir, la mode, les célébrités, l’affirmation des identités et le photojournalisme. Parmi les artistes présentés, on retrouvera Robert Mapplethorpe, Harley Weir, Irving Penn, Diane Arbus, Ai Weiwei, Herbert List, et bien d’autres, ainsi qu’une installation monumentale de 149 tirages de Nan Goldin tirés de sa série Thanksgiving.
Avertissement : les contenus de certaines photographies présentées dans cette exposition pourraient heurter la sensibilité du public, notamment des plus jeunes.


Mise en ligne 27 juin
MADELEINE DE SINÉTY
Une vie
Du 12 juin au 27 septembre 2026
Cette exposition, qui met en lumière plusieurs séries de photographies totalement inédites, est la première rétrospective consacrée à Madeleine de Sinéty (1934-2011), dont l’œuvre a été peu montrée de son vivant: seul son travail en noir et blanc avait été partiellement dévoilé, notamment lors d’une exposition à la Bibliothèque nationale de France en 1996 et d’une autre aux Etats-Unis, au Portland Museum of Art dans le Maine en 2011.
Son œuvre, solitaire, construite à l’écart des commandes et des publications, s’est entremêlée à son quotidien et à ses allers-retours entre la France et les États-Unis. Née dans un château du Val de Loire détruit par un incendie quand elle avait quatorze ans, Madeleine de Sinéty commence son parcours artistique à Paris au milieu des années 1960 en tant que dessinatrice de mode pour des magazines. L’envie de créer semble l’avoir toujours animée; elle aurait pu écrire ou peindre, mais c’est la photographie qui conjugue le plus grand nombre de ses aspirations et qui l’emporte. Après des études à l’École des arts décoratifs de Paris, elle commence à photographier en autodidacte, en couleurs comme en noir et blanc. Timidement d’abord, en 1970, avec des images de son quartier – celui de la gare Montparnasse, alors en pleine mutation -, puis dans les rues de New York, où elle séjourne à plusieurs reprises avec son mari Daniel Behrman, journaliste américain rencontré à Paris; autour des trains à vapeur, enfin, une passion d’enfance qu’elle prolonge ainsi avec ce médium. C’est aussi là qu’elle trouve une autre distance avec ses sujets : elle se lie d’amitié avec des cheminots, réalise leurs portraits, partage leurs temps de repos et découvre les réalités du monde ouvrier.
La production de Madeleine de Sinéty est le plus souvent indissociable de sa vie de tous les jours : dans le petit village de Poilley en Bretagne – où elle s’installe dans les années 1970 et réalise plus de 50000 clichés sur une dizaine d’années -, comme à Rangeley aux États-Unis, lieu de résidence des vingt-cinq dernières années de sa vie. Elle y photographie de l’intérieur les communautés qui l’ont adoptée – proches, familles, amis et connaissances -, les activités et événements, ainsi que le rythme des saisons. Dans un constant souci de documenter et de témoigner, elle capture les coutumes, gestes, lieux, pratiques – pour beaucoup amenés à disparaître -, tentant, jour après jour et avec un brin de nostalgie, d’en retenir la grâce fugitive et les couleurs fragiles. Cette soif de mémoire et de souvenirs se retrouve dans le journal intime qu’elle a tenu à divers moments de sa vie et dont quelques extraits sont présentés dans l’exposition, en contrepoint de ses photographies.


Mise en ligne 19 août
L'Espace entre nous
Dans la collection du Wilson Centre for Photography
DU 19 JUIN 2026 AU 3 JANVIER 2027
À l’occasion du Bicentenaire de la naissance de la photographie, LE BAL consacre pour la première fois une exposition à une collection : celle du Wilson Centre for Photography, constituée par Michael et Jane Wilson. À travers cet ensemble rare de 120 tirages, pour la plupart d’époque, l’exposition explore le lien parfois trouble, parfois lumineux, toujours instable, qui unit celui qui photographie à celui qui est photographié.
Rencontre fugitive, rencontre préméditée : de la saisie sur le vif à la mise en scène collaborative, l’exposition interroge la relation qui se noue, au moment de la prise de vue, entre le photographe et son sujet. Que révèle l’image de la position respective de ces deux corps ? De leur complicité, de leur face-à face, du pacte silencieux scellé par le regard de l’un sur l’apparence de l’autre ?
L’exposition met en valeur des oeuvres iconiques et d’autres moins connues, des années 1920 à nos jours, dans un parcours sensible qui privilégie les rebonds, les affinités et les contaminations entre les images.
« Avec toujours, au centre de chaque photo, cette petite lutte des consciences entre qui révèle et qui se dévoile, dont le portrait photographique a toujours été la scène privilégiée. » – Bertrand Schefer
Avec :
Lola Álvarez Bravo, Manuel Álvarez Bravo, Bill Brandt, Josef Breitenbach, Horace Bristol, Esther Bubley, Elinor Carucci, Mark Cohen, John Coplans, Gregory Crewdson, Imogen Cunningham, Bruce Davidson, Rineke Dijkstra, Walker Evans, Leonard Freed, Lee Friedlander, David Goldblatt, John Gutmann, Birney Imes, Graciela Iturbide, Sarah Jones, André Kertész, Chris Killip, Dorothea Lange, Sergio Larraín, Richard Learoyd, Danny Lyon, Robert Mapplethorpe, Roger Mayne, Susan Meiselas, Tina Modotti, Daidō Moriyama, Nicholas Nixon, Alexander Rodchenko, August Sander, Tomoko Sawada, Chris Shaw, Aaron Siskind, Graham Smith, Louis Stettner, Issei Suda, Yutaka Takanashi, Shoji Ueda, Weegee, Francesca Woodman.


Mise en ligne 26 août
Florian Krewerwoven thin*
Du 19 juin 2026 au 04 janvier 2027
Le Musée d’Art Moderne de Paris présente Florian Krewer : woven thin* , première exposition personnelle de l’artiste en France. Organisée suite au don de plusieurs œuvres de l'artiste au musée, cette exposition, au cœur du parcours des collections, se veut une plongée dans l'univers pictural de l'artiste allemand basé depuis 2020 à New York.
La pratique de Krewer est profondément autobiographique, nourrie par une confrontation directe avec le monde qui l’entoure, dans toute sa beauté brute comme dans sa violence. Puisant à la fois dans son expérience vécue et dans son imaginaire, la galerie de personnages qui peuple ses paysages et intérieurs éthérés est dépouillée de tout contexte et semble mener une existence autonome. Danseurs, performeurs, animaux et figures solitaires traversent des paysages urbains en mutation. Ils apparaissent détachés, comme libérés de la gravité du monde physique et de ses contraintes sociales. Dans cet univers en apesanteur, les peintures de Krewer célèbrent des moments d’intimité et une résilience collective au milieu d’un environnement le plus souvent hostile. Au Musée d'Art Moderne de Paris, sont exposées seize toiles monumentales récentes, dont certaines inédites. Accrochées de manière resserrées, elles produisent un panorama pictural dense qui reflète l'intensité de la pratique de l'artiste.
Florian Krewer (né en 1986 à Gerolstein, Allemagne) a étudié la peinture à la Kunstakademie de Düsseldorf. Parmi ses expositions institutionnelles récentes figurent Nice Dog, M WOODS Museum, Pékin (2023) ; everybody rise, Aspen Art Museum (2023) ; et Es liebt Dich und Deine Körperlichkeit ein Verwirrter, Kunsthalle Düsseldorf (2022). Ses œuvres sont présentes dans les collections du Musée d’Art Moderne de Paris ; du Musée national d'art moderne - Centre Georges Pompidou, Paris ; du Metropolitan Museum of Art, New York ; du Hammer Museum, Los Angeles ; du Los Angeles County Museum of Art ; et de l’Albertina Museum, Vienne. En 2022, Krewer a reçu le Prix Jean-François Prat du fonds de dotation Bredin Prat. Il vit et travaille dans le South Bronx, à New York.
L’exposition sera accompagnée d’un catalogue publié par la galerie VeneKlasen, dont la parution est prévue en octobre 2026.
Avec le soutien de Arif et Dianne Suherman et de The Kiki Collection.
*Finement tissé


Mise en ligne 26 août
Affinités
Les merveilles des arts de l'Islam aux Objets d'art
24 juin – 31 décembre 2026
Les affinités sont à la fois des liens de parenté et de voisinage, c’est le terme adéquat pour évoquer la relation des arts de l’Islam avec le département des Objets d’art. Non seulement ces œuvres ont circulé depuis le Moyen Âge entre Orient et Occident, mais elles ont inspiré, par leur technique ou leur décor, les arts décoratifs européens. Pendant plus d’un siècle, les arts de l’Islam furent montrés au département des Objets d’art. C’est ce dialogue entre ces deux collections que l’exposition se propose de renouer aujourd’hui, autour de trois thématiques transversales : la lumière, la couleur et la sculpture.
Pensée comme une déambulation dans les salles du département des Objets d'art, Affinités. Les merveilles des arts de l’Islam aux Objets d’art raconte les grandes innovations techniques et esthétiques en terres d’Islam, ainsi que leur réception fascinée en Europe et dans les collections françaises. La sélection d’une cinquantaine d’objets du département des Arts de l’Islam, du IXe au XVIIe siècle, de matériaux et provenances très divers, permet d’aborder l’enchantement par les matériaux et l’émerveillement par les objets en terres d’Islam. Car ces œuvres relèvent des ‘Aja’īb - mot arabe qui désigne les merveilles, celles de la nature et celles des arts visuels.
Cette exposition accompagne la fermeture pour rénovation du département des Arts de l’Islam afin de rendre accessibles au public du musée du Louvre des œuvres majeures de la collection des arts de l’Islam.
Afin de permettre la maintenance des espaces d’exposition et l’entretien des collections du musée, les salles de l’exposition pourraient être amenées à fermer les mercredis.


Mise en ligne 23 mai
Marc Bloch, l’esprit de l’Histoire
25 juin 2026 => 10 janvier 2027
À l’occasion de l’entrée au Panthéon de Marc Bloch,
historien et résistant,
le Centre des monuments nationaux présente l’expositionMarc Bloch, l’esprit de l’Histoire à partir du 25 juin 2026,
et propose une programmation autour du Grand homme
dans plusieurs de ses monuments dans toute la France,
jusqu’en décembre 2026
Le Panthéon sera exceptionnellement ouvert gratuitement du jeudi 25 juin au dimanche 28 juin
2026 afin de permettre à un large public de venir rendre hommage à Marc Bloch.
En dehors de cette période, l'exposition est librement accessible après acquittement du droit
d'entrée dans le monument
L’exposition
Marc Bloch, l’esprit de l’Histoire, dont le commissariat est assuré par Yann Potin, historien et conservateur en chef du patrimoine aux Archives nationales, propose aux visiteurs de retracer le parcours intellectuel, scientifique et humain d’un historien dont l’œuvre et l’engagement continuent d’éclairer notre rapport au passé et au présent.
À travers une riche sélection de documents, photographies, objets et ouvrages – issus des Archives nationales, des archives de la famille Bloch, du Service Historique de la Défense (SHD), du Centre d’histoire de la résistance et de la déportation de Lyon (CHRD) et de collections privées - le visiteur est invité à découvrir ou redécouvrir la vie d’un historien qui fut également un combattant et un grand résistant. Le parcours de l’exposition, à la fois chronologique et thématique, est structuré en 3 grandes sections. L’exposition s’attache ainsi à montrer comment Marc Bloch a pu, sa vie durant, mettre en accord son discours et ses actes, son engagement de citoyen-combattant et son travail d’historien, jusqu’à
l’expérience de la clandestinité et du sacrifice.


Mise en ligne 24 juin
Drôles de vols – caricaturer les expériences aériennes
début : 27 juin 2026 à 10h00 fin : 3 janvier 2027 à 18h00
Du 27 juin 2026 au 3 janvier 2027, le musée de l’Air et de l’Espace invite ses visiteurs à découvrir l’histoire des ballons et des avions à travers le regard espiègle, humoristique ou parfois satirique, des caricaturistes. Qu’ils soient simples curieux ou amateurs éclairés, rêveurs ou fervents passionnés, les visiteurs de la nouvelle exposition temporaire « Drôles de vols – caricaturer les expériences aériennes » peuvent savourer à loisir la virtuosité et la malice de grands dessinateurs tels que Cham, Daumier, Reiser, Coco, Camille Besse ou Riss.
Objet de fascination, l’aventure aérienne, depuis les premiers envols de ballons à la fin du XVIII siècle jusqu’aux essais actuels d’avion solaire, fait l’objet de nombreuses représentations. À un registre héroïque répond une approche parodique. La nouveauté de ces expériences suscite étonnement et moqueries, qui raillent tour à tour la forme des fuselages, la crédulité des foules ou encore l’orgueil de certains inventeurs. L’exposition « Drôles de vols – caricaturer les expériences aériennes » présente la longue histoire des inventions aéronautiques, que les caricaturistes ont contribué à diffuser auprès du grand public. Au fil de son parcours, le visiteur découvre toutes les nuances du rire allant de la valorisation des pilotes à la propagande nationaliste lors de conflits armés, jusqu’à l’expérience du voyage à l’ère du tourisme de masse.
Déployée en quatre parties chrono-thématiques, l’exposition commence par « Rire de la nouveauté et des péripéties des premiers envols » en montrant notamment des dessins satiriques qui prennent pour sujets des ascensions de ballons, mises en spectacle depuis Louis XVI jusqu’au Second Empire. La
seconde partie « Le ballon, motif récurrent d’une presse satirique en plein essor » aborde la façon dont les vols en ballon ont été détournés à des fins de critique politique. Puis « L’aviation naissante valorisée par la caricature » évoque comment les dirigeables et premiers avions ont nourri les imaginaires mais
aussi la naissance du motif du pilote lors de la Grande Guerre. Enfin, la dernière partie « L’industrie aéronautique, cible féconde de la caricature » traite de la perception du rôle de l’aviation en temps de guerre mais aussi comment elle reste un sujet actuel pour les dessinateurs et caricaturistes.
Les collections d’arts graphiques du musée de l’Air et de l’Espace sont mises à l’honneur, complétées par des prêts issus d’autres institutions telles que le Musée Mode & Dentelle (Bruxelles), la Contemporaine (Nanterre) ou le musée Tomi Ungerer, Centre international de l’Illustration (Strasbourg). « Drôles de vols – caricaturer les expériences aériennes » donne à voir des représentations de l’histoire aéronautique sur des supports variés (estampes, journaux, cartes postales,
assiettes, éventails) tout en soulignant leur valeur artistique ; ainsi, le public pourra découvrir ou redécouvrir de grands dessinatrices et dessinateurs tels que Cham, Daumier, Reiser, Coco, Camille Besse ou Riss.


Mise en ligne 6 août
Versailles à Morellet
Du 30 juin au 1er novembre 2026
Dans le cadre de 100 x Morellet, célébration du centenaire de la naissance de François Morellet, organisé à l’initiative du Centre Pompidou en collaboration avec l’estate Morellet, le château de Versailles présentera six œuvres majeures de l'artiste qui dialogueront avec les décors des Grands Appartements et les perspectives du jardin.


Mise en ligne 4 juillet
Du mercredi 1 juillet 2026 au lundi 30 novembre 2026
Exposition : Figures de l’amitié franco-américaine
Cette exposition sous les arcades de la cour d’honneur présente les parcours croisés de 16 personnalités françaises et américaines, rendant hommage à ceux qui ont œuvré à une amitié diplomatique ou à une alliance militaire forte. Parmi eux : le marquis de La Fayette, Jérôme-Napoléon Bonaparte, Georges Clemenceau, Joseph Joffre, Alexander Calder, Joséphine Baker.
Informations pratiques :
Panneaux en accès libre sur les piliers de
la cour d'honneur des Invalides
Exposition : Du Marquis à la Task Force Lafayette
En 1777, un jeune officier français, le marquis de la Fayette, débarque en Caroline du Sud pour se joindre aux insurgés américains contre le Royaume-Uni. En 2009, une brigade des forces françaises est nommée "Task Force Lafayette", montrant alors l’importance de l’officierdans l’histoire militaire de la France. Cette exposition présente une trentaine d’objets issus des collections du musée de l’Armée, qui témoignent du lien fort entre la France et les Etats-Unis depuis la Révolution américaine.
Informations pratiques :
Exposition au
corridor de Valenciennes accessible avec le billet d’entrée du Musée


Mise en ligne 1er juillet
Animalia
Bestiaire de la Collection Al Thani
Du 1er juillet 2026 au 10 janvier 2027
La Collection Al Thani à l’Hôtel de la Marine propose une exposition qui examine comment, à différentes époques et dans diverses régions du monde, les cultures ont été fascinées par le royaume animal et s’en sont inspirées.
À travers plus de 120 œuvres de la Collection Al Thani, dont un grand nombre est dévoilé à Paris pour la première fois, l’exposition explore les représentations de créatures réelles et imaginaires issues de civilisations réparties sur quatre continents, du IIIe millénaire av. J.-C. au début du XXe siècle.
Parmi les œuvres phares figurent une statuette votive laconienne en bronze représentant un cheval de la période géométrique (Grèce, 750-730 av. J.-C.), une imposante boucle de ceinture (daigou) en forme de tigre réalisée en Chine à l’époque des Royaumes combattants (475–221 av. J.-C.), un pommeau de canne en forme de tête de serpent créé par la maison Fabergé (vers 1890) ainsi qu’une sculpture en bois figurant l’oiseau primordial de la cosmogonie sénoufo (vers 1900).


Sur les traces des dinosaures
16 juillet => 31 décembre
Prêts pour un voyage de 140 millions d’années sur les traces des dinosaures du Crétacé ? Suivez le quotidien des paléontologues sur un chantier de fouilles, et apprenez-en plus sur les formidables découvertes du célèbre site paléontologique d'Angeac-Charente !
Un patrimoine unique à découvrir
Les collections paléontologiques du Musée d’Angoulême s'exposent dans la Grande Galerie de l'Évolution du Muséum ! Savez-vous que c'est dans cette région, l'Aquitaine, que l'un des plus grands dinosaures connus au monde y a été découvert ?
Il y a 140 millions d’années, le nord de l'Aquitaine était couvert de marécages, de lagunes et de cours d’eau. Depuis le début des années 2000, les recherches paléontologiques ont mis en évidence en Charente et en Charente-Maritime des écosystèmes fossiles riches en faunes et flores de la fin du Jurassique et du début du Crétacé.
Le Musée d’Angoulême abrite ainsi des collections paléontologiques remarquables issues de ces découvertes : plus de 10 000 ossements identifiés, 70 000 fragments d’os et 80 000 microrestes (ossements dont la taille est inférieure à 10 mm), essentiellement de dinosaures et de crocodiles. Il s'agit du plus bel ensemble paléontologique du Crétacé inférieur existant en Europe.
L'exposition
Où trouve-t-on des dinosaures ? Comment s'opère un site de fouilles paléontologiques ? Et après, avec quels outils les paléontologues préparent-ils les fossiles ? Comment étudient-ils les spécimens récoltés en laboratoire ?
En parcourant l'exposition Sur les traces des dinosaures, plongez dans cet environnement disparu où crocodiles, tortues, poissons, petits mammifères et troupeaux de dinosaures vivaient.
Découvrez un ensemble de sites paléontologiques unique en France, allant de l’île d’Oléron jusqu’à Angeac-Charente. Squelettes, reconstitution du paysage, film, autant d’éléments pour un grand voyage à la limite entre Jurassique et Crétacé !
(Re)découvrez des spécimens des collections du Muséum, en résonance avec les collections du Musée d’Angoulême.
Au fil du parcours, admirez aussi les illustrations de Pierre Mazan. L'auteur de bande dessinée illustre chaque année et depuis son ouverture, les coulisses des fouilles d'Angeac-Charente, devenu le plus grand gisement de dinosaures d’Europe.

Mise en ligne 27 août
André Masson
Les mots de tes couleurs
du 5 septembre au 29 novembre 2026
Moulin de Villeneuve Rue de Villeneuve 78730 Saint-Arnoult-en-Yvelines
Figure majeure du surréalisme et ami intime d’Aragon, André Masson explore l’automatisme et le geste libre. Dans ses dessins comme dans ses peintures, la ligne jaillit, la couleur surgit comme une énergie, donnant à son œuvre une force vitale, violente et poétique.


Mise en ligne 3 septembre
Éternel Tintoret
Du 11 septembre 2026 au 24 janvier 2027
Du 11 septembre 2026 au 24 janvier 2027, le musée Jacquemart-André met à l’honneur l’un des principaux acteurs de la Renaissance italienne, Jacomo Robusti, dit Tintoret (1518/19-1594). Cette exposition présente pour la première fois en France un panorama de l’ensemble de la carrière de Tintoret et démontre comment son héritage artistique s’étend au-delà des siècles et des frontières jusqu’à en faire un artiste de référence pour la peinture française du XIXe siècle.
Jacomo Robusti, surnommé « Tintoretto » en référence au métier de teinturier de son père, s’impose comme l’une des figures majeures de la peinture du XVIe siècle. Il demeure toute sa vie à Venise, où son ambition trouve un terrain fertile : c’est dans cette ville au fort rayonnement artistique que se déroule sa carrière exceptionnellement longue. Si sa formation demeure mal connue, il s’affirme dès la fin des années 1540 avec des commandes prestigieuses comme le Miracle de l’esclave (1548). Avec l’appui d’un vaste atelier, il domine, dans la seconde moitié du siècle, le marché des grands cycles décoratifs destinés aux institutions de la ville, comme le Palais des Doges (fresque du Paradis, à partir de 1588) ou la Scuola Grande di San Rocco (de 1564 à 1588).
Révélant toute la modernité de son art, l’exposition met en lumière la singularité d’un artiste doté d’une incroyable énergie créatrice, et que Vasari voyait comme le « plus terrible esprit que la peinture n’ait jamais connu » (1568). Artiste complexe et inclassable, Tintoret développe une oeuvre aussi admirée que débattue, caractérisée par des compositions audacieuses, des perspectives vertigineuses, des effets de lumière spectaculaires et la vivacité de sa touche – la célèbre prestezza. En opérant une synthèse originale entre le dessin sculptural (disegno) des maîtres toscans, en particulier celui de Michel-Ange qui le fascine, et le colorito vénitien de Titien, son rival, il porte à son apogée la Renaissance à Venise.
Rassemblant une quarantaine de peintures et d’oeuvres graphiques issues de collections publiques et privées, françaises, italiennes et internationales, l’exposition propose un parcours thématique permettant de saisir la diversité et l’ampleur de l’oeuvre de Tintoret autour de plusieurs axes. Les grandes compositions religieuses, telles que le Miracle de saint Augustin (1547-1549, Palazzo Chiericati, Vicence) ou la Trinité (vers 1561-1562, Galleria Sabauda, Turin) témoignent par exemple de sa capacité à renouveler les sujets sacrés par une interprétation dramatique.


Mise en ligne 3 septembre
Eva Gonzalès
Parcours d'une artiste libre
15 septembre 2026 - 24 janvier 2027
Le Petit Palais présente une monographie inédite consacrée à la peintre Eva Gonzalès (1847-1883), en collaboration avec le Van Gogh Museum d’Amsterdam. Contemporaine de Mary Cassatt et de Berthe Morisot, auxquelles elle est souvent associée, Eva Gonzalès n’a pourtant jamais fait l’objet d’une rétrospective d’envergure, ni en France ni à l’international. Mais qui est donc cette femme artiste ? Comment en finir avec la vision romanesque qui a très tôt accompagné sa vie et son œuvre ? N’est-elle que la seule élève d’Édouard Manet, l’une des figures d’avant-garde les plus sulfureuses de l’époque ? L’exposition met en lumière une œuvre subtile servie par une touche fluide et lumineuse. Gonzalès puise ses sujets dans son cercle familial et amical, saisi dans son quotidien bourgeois. Réunissant près de 100 œuvres – peintures, pastels et gravures – dans un parcours chronologique, cette exposition est la première à renouer avec l'ampleur de la rétrospective posthume de l’artiste organisée en 1885, deux ans après sa mort.
COMMISSARIAT GÉNÉRAL :
- Annick Lemoine, présidente de l’établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie, ancienne directrice du Petit Palais
COMMISSARIAT SCIENTIFIQUE :
- Stéphanie Cantarutti, conservatrice en chef du patrimoine, département des peintures modernes, Petit Palais
- Fleur Roos Rosa de Carvalho, conservatrice en chef, responsable des arts graphiques, Van Gogh Museum, Amsterdam


Mise en ligne 3 septembre
Andy Warhol
La ligne et l’image
Du 16 septembre 2026 au 10 janvier 2027 10:30 - 19:00
Si le nom d’Andy Warhol évoque immédiatement les sérigraphies et les portraits de célébrités, son œuvre dessinée occupe une place essentielle dans sa pratique artistique. L’exposition "Andy Warhol. La ligne et l’image" révèle combien ce médium, loin d’être accessoire, accompagne l’ensemble de sa carrière.
Formé à l’illustration, l’artiste n’a jamais cessé de dessiner, y compris après l’adoption des procédés mécaniques qui ont marqué son travail. Le dessin apparaît ainsi comme un lieu d’expérimentation constant, où se construisent les images et se déploie une pensée visuelle singulière. D’un premier Autoportrait daté de 1942 aux dessins à l’acrylique pour La Dernière Cène en 1986, la production dessinée de Warhol est abondante et variée. Portraits, caricatures, scènes de genre, illustrations publicitaires, portfolios autopromotionnels : le dessin reste son outil de prédilection jusqu’à la fin des années 1950. Il lui permet de s’émanciper progressivement des influences de Klee, Picasso, Cocteau, ainsi que d’artistes américains comme Shahn. Par le dessin, Andrew Warhola devient Andy Warhol.
Après une période dominée par la peinture puis le cinéma entre 1963 et 1973, il revient au dessin avec de nouveaux objectifs liés à sa production picturale, notamment aux portraits de commande, dont celui de Mao constitue un exemple majeur. Le dessin devient alors un espace d’expérimentation : il permet de travailler des choix chromatiques, graphiques et conceptuels, souvent à une échelle proche de celle des peintures.
Le parcours s’articule autour de cinq sections thématiques : débuts comme illustrateur publicitaire, importance de l’écriture manuscrite, fascination pour les visages et les masques, iconographie gay longtemps restée confidentielle et réflexions sur la mort, devenue une obsession après l’attentat de 1968 qui a failli lui coûter la vie.
L’exposition réunit environ 150 dessins, ainsi que des peintures, sérigraphies sur papier, photographies et documents d’archives. Elle met en évidence l’inventivité technique de l’artiste et les procédés qu’il met au point (tampons, lignes transférées, pochoirs, collages), pensés pour la reproduction et la répétition des images. Des dessins et documents, rares ou négligés, permettent d’accéder à la fabrique de l’œuvre et d’entrer au cœur de l’atelier new-yorkais de l’artiste, The Factory. Autant de pistes qui invitent à reconsidérer l’ensemble de l’œuvre de Warhol à partir de ce dialogue entre geste et reproduction, entre main et machine.


Mise en ligne 3 septembre
Kerry James MarshallThe Histories*
Du 18 septembre 2026 au 24 janvier 2027
Le Musée d’Art Moderne de Paris présente du 18 septembre 2026 au 24 janvier 2027 la première exposition en France consacrée à l’artiste américain Kerry James Marshall (né en 1955 à Birmingham, Alabama, États-Unis).
Organisée par la Royal Academy of Arts de Londres, et en collaboration avec la Kunsthaus de Zurich, l’exposition Kerry James Marshall : The Histories* présente soixante-dix œuvres, dont huit peintures inédites réalisées spécialement pour l’exposition.
Considéré comme l'un des peintres contemporains les plus influents, Kerry James Marshall est connu pour ses compositions monumentales qui donnent une place centrale aux personnes noires, élevant fréquemment le banal au rang d'épopée. En inscrivant ces figures dans des archétypes de l’histoire de l’art, l’artiste invite le spectateur à prendre la mesure de la puissance incontestable de leur présence. Kerry James Marshall aborde des thèmes tels que la traversée forcée des Africains réduits en esclavage vers les Amériques, l'héritage des mobilisations noires américaines comme les mouvements des droits civiques et du Black Power, sans jamais représenter directement la violence et l’aliénation. Son œuvre puise son inspiration aussi bien dans le canon établi par l’histoire de l’art occidental que dans d'autres formes d'expression visuelle issues de la culture populaire, notamment la peinture française du XIXe siècle, la culture contemporaine, l'Afrofuturisme, la bande dessinée, et la science-fiction.
Conçue avec le soutien de l’artiste, l’exposition a pour ambition de retracer plus de quatre décennies de sa carrière. Elle présente de nombreux cycles d’un travail qui se déploie principalement dans le champ de la peinture mais aussi à travers des gravures, des dessins et une sculpture, provenant de musées et de collections privées d’Amérique du Nord et d’Europe.
Le Musée d’Art Moderne de Paris met à l’honneur l’œuvre de Kerry James Marshall, poursuivant ainsi une série d’expositions monographiques pionnières en France consacrées aux artistes noirs américains, notamment Kara Walker (2007) et Jean-Michel Basquiat (2010). Kerry James Marshall travaille par séries et par cycles, comme en témoigne l'organisation chrono-thématique de l'exposition, qui présente onze groupes d'œuvres réalisées entre 1980 et aujourd'hui.
Parcours de l’exposition
L'exposition s'ouvre sur les premières œuvres matures de l’artiste, réalisées dans les années 1980, comme Invisible Man (1986), inspirée de l’ouvrage du même nom de Ralph Ellison (1952). Cette section met en évidence l'intérêt de Kerry James Marshall à dépeindre des figures noires, tout en soulevant des questions sur leur représentation dans l'histoire de l'art et sur les personnes et les éléments qui en ont été exclus. L’approche radicale de l’artiste, qui utilise une gamme de pigments noirs mêlés à d’autres couleurs, influe sur la perception de ses figures par le spectateur.
La deuxième salle présente de grandes toiles qui traitent de l’histoire du “Passage du milieu”, une expression qui désigne la traversée de l’Atlantique des Africains capturés afin d’être vendus comme esclaves.
L'exposition se poursuit avec la présentation d’œuvres monumentales illustrant des scènes de la vie contemporaine, avec pour décors des salons de coiffure et de beauté, des parcs et des espaces extérieurs. En faisant référence à des artistes tels qu'Édouard Manet, Gustave Caillebotte, Georges Seurat et d'autres peintres de la vie moderne, Marshall rectifie l'absence d'images représentant à grande échelle la vie quotidienne des personnes noires dans l’histoire de l’art occidental.
La série Souvenirs (1997–1998) prend pour point de départ le mouvement américain des droits civiques. Les peintures de la série Vignette (2003–2014) représentent des couples noirs dans un style qui puise à la fois dans la peinture rococo et dans l’esthétique des cartes de vœux américaines.
Une des œuvres majeures de l’exposition est Wake, une sculpture cumulative créée en 2003 et décorée de nouveaux médaillons à chaque fois qu'elle est exposée.
Une section réunit des portraits imaginaires de figures historiques noires telles que Scipio Moorhead et Harriet Tubman, et interroge sur la manière dont des portraits historiques peuvent être créés en l'absence d'archives et de représentations antérieures des personnes concernées.
Les dernières galeries retracent l’évolution de la démarche artistique de Kerry James Marshall qui revisite les icônes de l’histoire de la peinture classique occidentale. Les œuvres des années 2000 à 2010 soulignent notamment l'intérêt de longue date de Kerry James Marshall pour les disciplines artistiques enseignées au sein des institutions. L’une des pièces maîtresses est The Academy (2012), dans laquelle un modèle masculin d’un cours de dessin d’après modèle vivant, lève le poing en signe du salut Black Power.
L'exposition s’achève avec une série d'œuvres inédites. Ces huit tableaux explorent des épisodes méconnus de l'histoire africaine. Plusieurs d’entre eux sont focalisés sur la traite négrière transatlantique et mettent en évidence le rôle joué par certains Africains dans la vente de personnes réduites en esclavage aux marchands européens.

Dernier ajout
Mise en ligne 9 septembre
200LUX EXPO
Réseau LUX
19 sept. au 19 déc. 2026
Bicentenaire de la Photographie
En septembre 2026, à l’occasion du Bicentenaire de la Photographie, le Réseau LUX, qui fédère 33 festivals et foires à travers la France, présente une grande exposition collective à la Maison des Arts de Créteil.
Après une première édition en 2024 dans une ancienne poste parisienne, le Réseau LUX s’associe cette fois à la Maison des Arts de Créteil, aux côtés de ses 33 membres, parmi lesquels les Rencontres de la photographie d’Arles, Paris Photo ou le Festival Circulation(s). Chaque structure propose une forme — exposition, projection ou projet spécifique — offrant un aperçu de la diversité et de la vitalité de la création photographique contemporaine. Unique en France par son ancrage territorial et son fonctionnement collectif, le Réseau LUX défend une photographie vivante, accessible et en lien direct avec les artistes comme avec les publics. Avec 200LUX Expo, il invente une exposition à plusieurs voix, fondée sur le partage, la coopération et l’expérimentation.
Accueillie à Créteil, au coeur du Grand Paris, l’exposition s’adresse à toutes et tous, avec l’envie de rendre la photographie proche des réalités d’aujourd’hui. Pendant toute sa durée, des rencontres, ateliers, visites et temps festifs sont proposés au public.


Mise en ligne 3 septembre
Cezanne et nous
23 septembre 2026 - 17 janvier 2027
Une exposition inédite consacrée à Paul Cezanne (1839-1906) et à son héritage artistique. De Paul Gauguin à Henri Matisse, Pablo Picasso, Piet Mondrian, Joan Mitchell, Bridget Riley et Peter Doig, près de 180 œuvres retracent la manière dont son travail a été découvert, interprété et transformé, de la fin du 19e siècle à aujourd’hui.
À la fin des années 1880, alors qu’il ne cherche plus à exposer, artistes et collectionneurs découvrent l’œuvre de Cezanne dans la boutique du père Tanguy. Ils y trouvent une radicalité formelle qui les conforte dans leurs recherches d’un art "pur", déjà engagé sur la voie de l’abstraction.
Par la suite, Cezanne accède progressivement à la reconnaissance et la réception de son œuvre devient foisonnante. Des premières expositions monographiques organisées par le marchand d’art Ambroise Vollard aux grandes manifestations muséales et internationales, ainsi que les premières grandes expositions posthumes comme le Salon d’automne en 1907, il s’impose comme une figure majeure de la modernité.
Son œuvre devient un point de référence pour les avant-gardes du 20e siècle, qui interrogent le rapport entre peinture et réalité et trouvent dans l’idée selon laquelle "l’art est une harmonie parallèle à la nature", un outil de réflexion essentiel.
À partir de Cezanne, le triomphe de l’art moderne et celui du formalisme, ou la réduction de la peinture à ses éléments fondamentaux de composition, ne cessent d’être travaillés ou dépassés. Paul Gauguin, Henri Matisse, Pablo Picasso, Piet Mondrian, Joan Mitchell, Bridget Riley, Peter Doig... De l’abstraction lyrique à l’abstraction géométrique, en passant par la peinture "hard edge", Cezanne demeure une référence constante, parfois revendiquée, parfois réinterprétée, toujours discutée. À l’heure du post-modernisme, son statut de "père de l’art moderne" continue d’être interrogé.
Cezanne et nous est la première exposition à raconter simultanément cette double histoire : celle de son influence fondamentale et celle, à contre-courant, des artistes qui se sont revendiqués de lui. L’exposition met en lumière une histoire complexe et plurielle, faite d’appropriations, de filiations et de tensions esthétiques. Elle invite à regarder Cezanne à travers les regards successifs qu’il a suscités, jusqu’à notre regard contemporain.


Mise en ligne 4 septembre
L'étoffe de l'artiste. De Rosa Bonheur à Sonia Delaunay
Du 23 septembre 2026 au 24 janvier 2027
À la suite de la redécouverte des vêtements d’Antoine Bourdelle en 2020, le musée Bourdelle explore, dans une nouvelle exposition, les représentations et les stratégies de mise en scène des artistes à travers leurs habits, de la fin du 19e siècle au milieu du 20e siècle. Le parcours de "L’étoffe de l’artiste" est ponctué de vêtements méconnus portés par des figures emblématiques ou plus confidentielles, hommes comme femmes – notamment Gustav Klimt, Rosa Bonheur, Foujita, Sonia Delaunay, Camille Bernier –, en dialogue avec des peintures, sculptures, arts graphiques et photographies.
À la fin du 19e siècle, si de nombreux artistes portent des tenues de ville courantes, certains s'affirment par des tenues plus élégantes, tandis que d’autres s’affichent en blouse, salopette ou combinaison, incarnant un nouvel idéal d’artiste au travail.
Les codes vestimentaires se démultiplient bientôt, à la faveur d’un mouvement de singularisation. Au tournant du 20e siècle, la garde-robe devient alternativement un manifeste révolutionnaire, la prolongation de l’acte créateur, voire l’affirmation d’une identité : fluidité de genre et jeux de travestissements, quête d’ailleurs réels ou rêvés, appartenances ou marginalités... Les artistes se composent soigneusement une tenue, et tracent des silhouettes reconnaissables pour la postérité.
Si le rapport des artistes au vêtement a déjà été exploré, L’étoffe de l’artiste adopte une approche novatrice, à la croisée de l’histoire de l’art, de la sociologie et de l'histoire de la mode. Pour la première fois ont été rassemblés plus de 50 pièces textiles, accessoires et objets portés par les artistes, grâce à un long travail de recherche mené par les commissaires dans les collections et archives d’institutions et de collections privées. Ces pièces uniques sont mises en regard de 50 photographies, 33 peintures, 12 dessins et 9 sculptures dans un parcours chrono-thématique, pour saisir les styles, allures et mises en scène qui les identifient immédiatement comme artistes. Une attention particulière a été apportée à la diversité des artistes représentés, avec près d’un quart de femmes artistes exposées.
Fruit de cinq années de travaux et de recherches, L’étoffe de l’artiste bénéficie de prêts exceptionnels de la part de grandes institutions françaises et européennes telles que le musée d’Orsay, le musée des Arts décoratifs de Paris, le musée d’Art moderne de Paris, le Palais Galliera, la Maison-atelier Foujita, le Museo di arte moderna e contemporanea di Trento e Rovereto (Italie), le Wien Museum (Autriche) ou encore le Städel Museum de Francfort-sur-le-Main (Allemagne). De nombreux prêts proviennent également de collections privées.


Mise en ligne 4 septembre
Histoires de paysages
De Monet à Hockney (1890-2026)
du 24 septembre 2026 au 31 janvier 2027
Le XXe siècle, qui s’ouvre sur une guerre mondiale, renoue le lien entre paysage et histoire. On avait cru à une séparation, à un triomphe du paysage devenu autonome. Il s’agissait d’une alliance nouvelle : l’union de deux forces s’entraidant pour affronter la violence du monde. On n’est pas trop de deux face à ce qui sidère.
L’époque a inventé de nouvelles formes, hybrides, dépassant et annulant tout idée de hiérarchie entre les genres, capables d’affronter l’histoire par l’addition de leurs qualités. C’est à ce champ de forces que la présente exposition aspire à donner forme visible et intelligible, en proposant un cheminement en onze stations qui interrogent, au fil d’un courant chrono-thématique, la relation entre paysage et histoire. S’ouvrant sur le geste de Claude Monet qui offre deux Nymphéas à la France, le lendemain de l’armistice du 11 novembre 1918, afin de célébrer la victoire, cette pérégrination témoigne de la résistance constance du paysage en tant qu’agent de l’histoire contemporaine. Il sera question de guerres, de quête de l’origine, d’appropriation et de nostalgie, de paysages intérieurs et de jeu entre nature et abstraction. Il sera question de la relation entre paysage et nation. Il sera question de rapport au temps autant qu’à l’espace, de la façon dont le paysage en tant que force agissante vient recouvrir l’histoire, entre deuil et oubli. Il sera question aussi, de la manière dont le paysage s’est imposé, tel un témoin, pour dire notre époque dans ses aspirations comme dans ses crises, ses utopies comme ses inquiétudes. Le paysage, aujourd’hui, n’est pas qu’une affaire de genre pictural comme il le fut autrefois. En photo, en sculpture, en vidéo comme en peinture, des artistes tentent de donner forme à notre histoire : notre histoire dans le paysage..
Onze sections chrono-thématiques structurent cette exposition : Nymphéas pour l’histoire, Paysages en guerre, Pays, paysage, Abstraire la nature, À l’origine, Paysages intérieurs, Passé, présent, futur, Local, global, total, Après l’histoire, le paysage, Paysages de l’Anthropocène, Paradis perdus ? Ce sont les étapes d’une traversée, les chapitres d’une histoire de notre siècle, dont la mémoire repose dans le paysage.
Commissariat : Pierre Wat, professeur d’histoire de l’art de la période contemporaine à l’université Panthéon Sorbonne, directeur du Centre de recherche HiCSA et spécialiste de la représentation du paysage.


Mise en ligne 4 septembre
Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au 19e siècle
Du 26.09.2026 au 14.02.2027
Cet automne, le Palais Galliera présente l’exposition « Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au 19e siècle » et met en lumière un phénomène encore largement méconnu : l’appropriation, par les femmes du 19e siècle, des codes vestimentaires masculins de leur temps.
Pensée comme une réponse aux approches souvent normatives de la féminité dans les expositions de mode, Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au 19e siècle entend combler un manque important dans l’histoire de la mode. L’exposition dévoile comment l’adoption de plus en plus prononcée des codes du vestiaire masculin accompagne une volonté de transformation profonde de la place des femmes dans la société du 19e siècle, notamment en France et dans le monde anglo-saxon.
Riche de près de 500 œuvres, l’exposition présente de nombreuses pièces de mode et des accessoires emblématiques : costumes d’amazone, pantalons, costumes tailleurs, cravates, nœuds, hauts-de-forme… L’exposition révèle également un ensemble exceptionnel et jamais exposé jusqu’ici : la garde-robe de Rosa Bonheur, dévoilée dans son intégralité. Le parcours donne une place de choix à l'iconographie, avec une sélection de peintures, d’affiches de mode et 150 photographies amateur inédites, rassemblées pour l’occasion. Cette confrontation entre silhouettes et images offre une meilleure appréhension des significations culturelles et sociales des modes de l’époque, et souligne combien la masculinisation de la mode féminine questionne les binarités de genre qui structurent la société du 19e siècle.
L’exposition a pour ambition de renouveler le regard sur l’évolution de la mode féminine du 19e siècle. Des femmes portant le costume masculin aux modes du Paris artistique et lesbien de 1900, en passant par les femmes actives en tailleur et bottines, elle interroge l’impact des expressions dissidentes de la féminité et la manière dont elles ont contribué à redéfinir les garde-robes féminines de cette période. Le parcours fait dialoguer des figures historiques majeures, de Marie-Antoinette à Natalie Clifford Barney, de George Sand à Rosa Bonheur avec une multitude d’anonymes révélées par la photographie vernaculaire, invitant à s’identifier et à s’approprier cet héritage. Au-delà de son ancrage historique, l’exposition entre en résonance avec des enjeux contemporains et invite à une réflexion sur la place du vêtement et de la mode dans la transformation des identités et des rôles sociaux, au 19e comme au 21e siècle.


Mise en ligne 4 septembre
Look ! 40 ans de mode au musée
du 30 septembre 2026 au 4 avril 2027
Le musée des Arts décoratifs célèbre le 40e anniversaire de la création du musée des Arts de la Mode en ses murs à travers 40 silhouettes iconiques.
L’exposition majeure « Look ! 40 ans de mode au musée » révèle les savoir-faire et les gestes de la mode, qui, des ateliers de couture aux coulisses du musée, transforment le vêtement en œuvre d’art. L’exposition invite le visiteur à suivre les deux vies du vêtement, avant et après son entrée dans les collections. Du croquis initial au défilé en passant par la photographie de mode, des réserves du musée à l’exposition, elle dévoile les étapes de la création, de la conservation et de la restauration qui font vivre ce patrimoine exceptionnel.
Le public peut ainsi découvrir la beauté des œuvres et des objets qui participent à l’invention d’une pièce de mode : dessins, échantillons de broderie, patrons, dépôts de modèles… Sublimé par la photographie, porté par des mannequins à la célébrité croissante, le vêtement devient l’acteur de défilés désormais conçus comme de véritables performances artistiques.


Mise en ligne 3 septembre
Mary Cassatt
L'indépendante
Du 06 octobre 2026 au 31 janvier 2027
Pour marquer le centième anniversaire de la mort de l’artiste, le musée d’Orsay organise une grande exposition consacrée à Mary Cassatt (1844-1926). Il s’agit, en France, d’un événement attendu : les musées nationaux n’ont encore jamais dédié d’exposition majeure à Mary Cassatt, membre actif du groupe impressionniste et l’un de ses piliers. Son centenaire invite à examiner la place centrale de cette artiste de tout premier plan, parvenue, par son talent et sa détermination, à se forger une identité unique dans l’histoire de l’art de la fin du XIXᵉ siècle et du début du XXᵉ, de part et d’autre de l’Atlantique.
Mary Cassatt se qualifiait d’« Américaine, nettement et franchement américaine », mais a d’abord ancré son art dans la tradition picturale des maîtres anciens, étudiée lors de ses voyages en Europe, avant de devenir une figure incontournable du mouvement impressionniste en France, où elle vécut pendant pas moins de six décennies. « Je suis indépendante ! », proclamait-elle : « Je peux vivre seule et j’aime travailler ». Adoptant une approche chrono-thématique, l’exposition dresse un nouveau portrait de l’artiste, étudiant son art sous le prisme de la notion d’indépendance, dont elle tire grande fierté, et qu’elle érige toute sa vie comme son principe directeur.
Comprenant près de 80 tableaux, pastels et estampes, et couvrant l’ensemble de la carrière de l’artiste, « Mary Cassatt, L'indépendante » ouvre de nouvelles perspectives sur son œuvre, en s’appuyant sur des lettres inédites et des sources à ce jour non encore exploitées. Seront présentées des œuvres de collections européennes, publiques et privées, rarement montrées, ainsi que des peintures et des pastels provenant de collections américaines peu exposées en dehors des États-Unis.
Une sélection d’œuvres de jeunesse de Cassatt et de portraits de ses proches montre comment le milieu social de l’artiste, ses déplacements et sa connaissance de l’art du passé ont façonné son approche et sa pratique. Mettant un point d’honneur à être indépendante (à l’origine, à la demande de sa famille fortunée), elle s’établit rapidement dans son propre atelier et y emploie des modèles rémunérés. Dans un milieu très largement masculin, et sur fond de nationalisme latent, elle parvient sans tarder à s’imposer comme peintre professionnelle.
Ses représentations de jeunes femmes élégantes, évoluant en société, recevant chez elles ou se divertissant au théâtre – à la conquête du monde moderne, et de leur indépendance – comptent parmi les réalisations les plus remarquables de l’artiste, comme en témoignent des exemples éblouissants. Ces images pleines d’audace et de vivacité ne manquent pas d’attirer l’attention dans les expositions impressionnistes, auxquelles Mary Cassatt participe assidûment (à quatre reprises, à partir de 1879), à l’invitation de son ami Edgar Degas. La contribution essentielle de Mary Cassatt à ces expositions d’avant-garde, autoproclamées « indépendantes », sera examinée et réévaluée.
Ses activités sur le terrain du marché de l’art constituent un autre aspect fondamental de l’indépendance de l’artiste. Celle-ci se spécialise dans la peinture de « mères à l’enfant », genre en forte demande, dans lequel elle excelle - et auquel elle reste associée - tout en honorant des commandes de portraits. Quelques œuvres clés de l’exposition évoqueront également son rôle crucial de « consultante », conseillant ses proches, ses amis et connaissances américains dans leurs achats de tableaux notamment impressionnistes - et donc dans la constitution de collections d’art aux États-Unis.
À ce stade de sa carrière, au début des années 1890, l’indépendance financière de Mary Cassatt lui permet de devenir propriétaire foncière. Entouré d’un vaste parc, le château qu’elle acquiert dans l’Oise sert de toile de fond à de nombreuses scènes d’extérieur où évoluent femmes et enfants : œuvres lumineuses, aux couleurs vibrantes. Modern Woman, la plus importante commande qu’ait reçue l’artiste, pour un décor monumental destiné au Pavillon de la Femme lors de l’Exposition universelle de Chicago en 1893, constitue un temps fort dans sa carrière et une étape majeure dans son œuvre. Cette décoration colossale, aujourd’hui disparue, sera évoquée au sein du parcours au travers d’un ensemble d’estampes et de pastels en lien avec ce décor, ainsi que par le biais d’un film proposant une restauration numérique de cette œuvre gigantesque (4 x 18m), d’une ambition unique tant par ses dimensions que par son sujet. Son admirable série d’estampes, les Dix Planches en couleurs, sera également étudiée à la lumière de cette nouvelle phase de son travail, remarquablement expérimentale, et de ses opinions progressistes sur l’éducation des femmes.
L’engagement de Mary Cassatt en faveur de l’indépendance est en effet allé au-delà de son propre parcours et de sa démarche artistique. Fervente partisane de la lutte des femmes pour le droit de vote, Cassatt encourage ses contemporains à « œuvrer pour le suffrage, car ce sont les femmes qui décideront de la question de la vie ou de la mort d’une nation. » Avec son amie Louisine Havemeyer, elle organise en 1915, à New York, une exposition au profit du suffrage des femmes. Une sélection restreinte de tableaux de Mary Cassatt montrés dans cette exposition conclut le parcours, démontrant comment non seulement l’art de cette artiste pionnière, mais aussi ses agissements ont pu tendre vers l’activisme.
Commissariat
Paris
- Caroline Corbeau-Parsons, conservatrice Arts graphiques et Peinture, musée d’Orsay ;
- Anne Robbins, conservatrice Peinture, musée d’Orsay ;
Londres
- Sarah Moulden, senior curator of 19th Century Collections, National Portrait Gallery ;
Boston
- Erica Hirshler, Croll senior curator of American Paintings, Boston Museum of Fine Arts.


Mise en ligne 4 septembre
Kurt schwitters. Le chaos-monde 1918–1948
Du mardi au dimanche, du 6 octobre 2026 au 7 février 2027
Le Musée national Picasso-Paris présente, du 6 octobre 2026 au 7 février 2027, l’exposition « Kurt Schwitters. Le chaos-monde. 1918–1948 », une rétrospective majeure d’un artiste à part du mouvement Dada, du constructivisme et de la scène abstraite allemande et qui n’a pas été montré en France, depuis plus de trente ans. Réunissant plus de trois cents œuvres et documents – peintures, sculptures, assemblages, collages, dessins, carnets, photographies, livres et archives – l’exposition propose une immersion dans un univers d’une exceptionnelle richesse formelle et conceptuelle. Elle met également en lumière les échos qui relient l’œuvre de Schwitters à celle de Picasso, notamment dans leur rapport à l’expérimentation, à l’assemblage et à la transformation des matériaux du quotidien.
L’œuvre de l’Allemand Kurt Schwitters (1887–1948) dessine une voie singulière au sein de l’art de la première moitié du XXe siècle, fondée sur l’expérience collective de la destruction de la guerre et la réinvention iconoclaste et plastique propre à la scène allemande radicale des années 1920 et 1930. Peintre, assembleur, poète, musicien, sculpteur, typographe, rédacteur d’une revue et organisateur d’évènements, cet artiste « hommeorchestre » anarchiste, dont l’œuvre se confond avec la vie, défie les catégories et apparaît irréductible à toute tentative de classification. Schwitters, à l’initiative de collaborations inédites avec Dada et les constructivistes, formulant son propre courant Merz, compte parmi les acteurs essentiels du courant de l’abstraction géométrique, participant à plusieurs manifestations historiques à Paris dans le contexte de l’entredeux-guerres.
Il est l’un de ces créateurs qui, comme son contemporain Pablo Picasso ou d’autres figures de la constellation Dada, ont contribué à redéfinir radicalement les frontières de l’art. Il conçoit ses œuvres à partir de rebuts et détritus transformés en matière « harmonieuse » et développe une architecture organique en angles et en creux au sein de sa propre maison, le Merzbau. Il transpose également la technique du collage dans le domaine de la poésie, invente et performe la prodigieuse Ursonate, sonate de sons primitifs, crée une revue, des slogans typographiques publicitaires, des assemblages, des sculptures…


Mise en ligne 3 septembre
Gustave Fayet, Collectionneur - Créateur. Icônes de l'art moderne
Du 09.10.2026 au 08.03.2027
Dans la lignée des expositions « Icônes de l’art moderne », consacrées aux grands collectionneurs tels que Sergueï Chtchoukine, les frères Mikhaïl Morozov et Ivan Morozov, ainsi que Samuel Courtauld, la Fondation poursuit son exploration des figures pionnières qui ont façonné l’histoire de l’art moderne avec une exposition exceptionnelle : « Gustave Fayet, collectionneur - créateur », présentée du 9 octobre 2026 au 8 mars 2027.
Ce projet d’envergure investit l’ensemble des espaces de la Fondation Louis Vuitton selon un parcours en deux volets — Gustave Fayet collectionneur et Gustave Fayet, créateur — révélant la singularité d’un parcours où collection, création et engagement artistique se répondent. L’exposition dessine ainsi le portrait d’un acteur essentiel de la modernité au tournant du siècle et aujourd’hui injustement oublié.
L’exposition constitue un événement sans précédent. Elle réunit, d’une part, pour la première fois depuis un siècle, plus de 250 œuvres d’une collection extraordinaire, aujourd’hui dispersée dans le monde entier et, d’autre part, 325 créations de Gustave Fayet, pour la plupart jamais montrées au public et restaurées pour l’occasion.
Le parcours met en lumière un ensemble de 10 tableaux de Vincent van Gogh, 78 œuvres de Paul Gauguin, de 88 œuvres d’Odilon Redon, mais aussi de peintures et de pastels d’Edgar Degas, Paul Cézanne, Henri de Toulouse-Lautrec, Pierre-Auguste Renoir, Berthe Morisot, Paul Signac, Pierre Bonnard, Edouard Vuillard et Henri Matisse.
