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Mise en ligne 26 février
Le testament de Napoléon Ier
Du 04 mars au 29 juin 2026
Plébiscité par le public dans le cadre du cycle d’expositions Les Remarquables, le testament de Napoléon Ier fait partie des documents les plus emblématiques de l’histoire de France. Conservé dans l’Armoire de fer des Archives nationales depuis 1860, il sera exceptionnellement exposé du 4 mars au 29 juin 2026.
Sainte Hélène, le 5 mai 1821... À quelques heures de sa mort, Napoléon prononce cette ultime parole : « À la tête de l’armée ». À moins que ce ne soit : « France… mon fils… armée… » ? Sur ce dernier souffle, les témoignages divergent.
Ce qui est avéré, c’est que, quelques jours auparavant, il coucha sur le papier cette dernière volonté inscrite dans son testament : « Je désire que mes cendres reposent sur le bord de la Seine au milieu de ce peuple français que j’ai tant aimé ».
Une poignée de mots, passés à la postérité, pour un document composé de 58 pages par un homme gravement malade ; un document où toute l’histoire de sa vie réapparait.
La gloire pour principe de vie et de mort
De blessures au combat en attentats manqués, de pensées suicidaires en deuils éprouvés, durant plus de vingt ans, Napoléon est constamment et très directement confronté à la mort. Dans ses écrits, il tisse fréquemment un lien étroit entre la mort, la gloire, et la postérité, comme dans cet extrait de correspondance rédigé quelques jours après son sacre : « La mort n’est rien ; mais vivre vaincu et sans gloire, c’est mourir tous les jours ».
Durant les premières années de son exil à Sainte-Hélène, il n’œuvre pas uniquement à la rédaction de mémoires destinés à assurer la postérité de sa gloire. En effet, plusieurs textes, passés clandestinement en Angleterre et publiés anonymement, témoignent d’un Napoléon toujours combatif sur le terrain politique. En 1818, avec le Manuscrit de l’île d’Elbe, il traite notamment du caractère imprescriptible de la dignité impériale.
Mais, en mars 1819, lorsque lui parviennent les nouvelles du congrès d’Aix-La-Chapelle, il envisage de plus en plus sérieusement l’éventualité d’une mort en captivité. En août, peu avant son cinquantième anniversaire, il adresse à son grand maréchal du palais, le général Bertrand, ses premières dispositions testamentaires. Puis, pendant plus d’un an, il cultive littéralement son jardin de Longwood, délaissant l’encrier pour la bêche. Apprenant la mort de sa sœur Élisa, en décembre 1820 et son état de santé s’aggravant, il réclame à Bertrand le testament écrit l’année précédente.
Une succession longue et complexe
Très affaibli par la maladie, ce n’est finalement que quelques jours avant sa mort qu’il rédige, du 15 au 27 avril 1821, un nouveau testament olographe, recopié après l’avoir préalablement dicté à Montholon, son chambellan.
Près de quarante années séparent la rédaction de ce testament en 1821, de son entrée dans l’Armoire de fer des Archives nationales en 1860. Prendre connaissance des différentes phases de l’exécution testamentaire, c’est voir se succéder en toile de fond quatre régimes politiques.
Ce manuscrit porte littéralement les marques d’une succession longue et complexe, des différents acteurs y ayant pris part, et témoigne des relations diplomatiques entretenues avec l’Angleterre au milieu du XIXe siècle.


Mise en ligne 25 janvier
Clair-obscur
4 mars > 31 août
À l'appui d'une vingtaine d'artistes modernes et contemporains de la Collection Pinault, l'exposition « Clair-obscur » traverse, de l'obscurité à la lumière, l'héritage du chiaroscuro qui résonne avec le temps présent. Le musée se métamorphose en un paysage à la fois luministe et crépusculaire, et immerge le visiteur dans une réflexion entre visible et invisible, où s’expriment la matérialité de la lumière et les zones d’ombre de l’inconscient.
« Le contemporain est celui qui fixe le regard sur son temps pour en percevoir non les lumières, mais l’obscurité. Tous les temps sont obscurs pour ceux qui en éprouvent la contemporanéité. Le contemporain est donc celui qui sait voir cette obscurité, qui est en mesure d’écrire en trempant la plume dans les ténèbres du présent ».
Mais que signifie « voir les ténèbres », « percevoir l’obscurité », s’interroge le philosophe italien Giorgio Agamben ? À la Bourse de Commerce, l’exposition « Clair-obscur » explore cette réflexion à partir d’œuvres d’artistes de la Collection Pinault qui, de l’art moderne à aujourd’hui, se sont détournés des scintillements factices du monde pour en sonder les zones d’ombre qui se conjuguent parfois aux éclats de lumière et viennent ainsi éclairer le temps présent.
Le musée se métamorphose en un paysage luministe et crépusculaire, où les œuvres souvent immersives se dévoilent dans un jeu d’ombres et de lumières. « Clair-obscur » emprunte ainsi son titre aux contrastes du fameux chiaroscuro, qui s’invite dans la peinture depuis le 16e siècle, dans le maniérisme et l’âge baroque, à l’image de l’œuvre du Caravage qui en intensifie l’usage, plongeant le monde terrestre dans l’obscurité, alors que des rayons de lumière accentuent la tension dramatique et les enjeux spirituels sous-jacents à l’œuvre. Son influence se fait sentir dans l’œuvre de Victor Man dont un ensemble d’œuvres sera présenté et la poétique de Bill Viola, dont deux pièces majeures appartenant à la Collection Pinault seront exposées, qui s’inspire des maîtres anciens pour faire advenir des corps émergeant de l’ombre dans une temporalité ralentie.
Dans l’exposition, la peinture et l’art tout entier n’auront alors de cesse de conjuguer l’ombre et la lumière. Le clair-obscur n’est donc pas seulement une technique picturale du passé: il est un langage visuel qui traverse les siècles et se renouvelle sans cesse, révélant toute la part d’obscurité de l’homme et du monde. Il donne sa tonalité à tout un pan de la création, un ressort narratif, un principe philosophique. Il exprime à la fois la matérialité de la lumière et les zones d’ombre de l’inconscient, transformant notre rapport au visible et à l’invisible. Dans la Rotonde, sous le dôme zénithal du musée, le chef-d’œuvre de Pierre Huyghe, Camata (2024), s’ancre, après sa présentation dans l’exposition « Liminal » à la Punta della Dogana à Venise, dans cette scène circulaire qui se meut alors en amphithéâtre hors du temps. Ici se déploie le rituel métaphysique filmé par l’artiste dans l’immensité du désert d’Atacama au Chili.
En parallèle, les vingt-quatre vitrines du Passage de la Bourse de Commerce, accueillent une carte blanche à Laura Lamiel qui expose un corpus d’œuvres spécifiquement imaginées pour cette présentation. Ses installations où la couleur et la lumière jouent un rôle essentiel, s’inspirent autant de la psychanalyse que de la cosmologie spirituelle et s’appuient sur un répertoire de formes sensibles constituées d’objets trouvés, de collections et de certaines taxonomies de matériaux qui contrastent avec les surfaces immaculées de l’acier qu’elle éclaire avec des tubes fluorescents.
Commissariat: Emma Lavigne, directrice et conservatrice générale de la Collection Pinault


Mise en ligne 11 mars
Exposition – Dessins du Seicento. L’Italie du XVIIe siècle, autour des collections du musée Condé
Du 7 mars au 14 juin
Découvrez dessins, gravures et œuvres de maîtres et collectionneurs italiens, récemment réattribuées !
L’intégralité d’un fonds pour la première fois présenté
Avant d’accueillir en juin les collections de Caroline Murat, reine de Naples, en mars les collections d’arts graphiques du XVIIe siècle, dit en Italie le Seicento, seront exposées pour la première fois, et dans leur intégralité. L’exposition inclura plus de cinquante oeuvres, dont la moitié appartiennent au musée Condé. Elles font la part belle aux grands maîtres, formant un noyau qui résonne avec les grands formats présentés dans la Galerie de Peinture, du Baroche à Guerchin, en passant par le Dominiquin.
Une collection variée
La collection présente la plupart du temps une seule œuvre par artiste, dûment sélectionnée pour son importance et son originalité. Elle s’étend du maniérisme tardif au classicisme principalement bolonais et romain, mais présente également quelques rares œuvres des écoles napolitaine et espagnole.
Des redécouvertes
Plusieurs dessins acquis comme appartenant aux écoles française ou flamande se sont avérés l’oeuvre d’Italiens influencés par les étrangers séjournant dans la péninsule au XVIIe siècle. Van Dyck a fait place à Giovanni Benedetto Castiglione, Poussin à Giacinto Gimignani ou encore Le Lorrain à Filippo Napoletano.
En outre, l’exposition inclut les oeuvres d’artistes dont le séjour italien ne forme qu’une étape d’une brillante carrière, mais contribue durablement à faire évoluer le style du foyer auquel ils s’attachent temporairement, tels le bourguignon Jacques Courtois ou le florentin Stefano della Bella.
Parmi les milliers de feuilles du duc d’Aumale : de rares et précieuses oeuvres
La collection de dessins italiens du XVIIe siècle dialoguera avec les gravures qui lui sont contemporaines et où l’on retrouve Carrache mais aussi Guido Reni ou Jusepe de Ribera.
Au sein d’un ensemble constitué au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, lorsque la tendance est à la redécouverte et à l’étude des maîtres de la Renaissance et qu’elle se couple à Chantilly d’une volonté d’illustrer par l’art les gloires historiques de l’Ancien Régime, la place réservée au baroque italien dans les collections est évidemment minoritaire.
Le corpus des gravures et dessins italiens du XVIIe siècle est formé de rares exemplaires au sein d’un fonds de plusieurs milliers de feuilles. Cependant, chaque oeuvre se distingue par sa grande qualité, sa rareté et souvent par un historique prestigieux.
Des ensembles reconstitués
Près de la moitié des oeuvres présentées seront empruntées à différentes institutions ou collections privées, afin de reconstituer plusieurs ensembles et d’illustrer de récentes redécouvertes, autour des cycles décoratifs du florentin Bernardino Poccetti ou encore des débuts du romain Giovanni Baglione, grand rival de Caravage.
L’œil du collectionneur, d’hier à aujourd’hui
Plusieurs collectionneurs historiques mis en lumière par des études récentes sont généreusement représentés dans le fonds du musée Condé, au premier rang desquels Pierre-Jean Mariette, suivi par Dominique-Vivant Denon. On croise également le peintre anglais Peter Lely, le marquis de Lagoy, ou encore Jean Gigoux, à la vente duquel le duc d’Aumale remporta plusieurs chefs-d’oeuvre.
Les collectionneurs d’aujourd’hui seront également mis à l’honneur avec plusieurs prêts exceptionnels dévoilant des dessins inédits conservés en mains privées, complétant le voyage dans les différents foyers de création de l’Italie du XVIIe siècle qui se déploiera dans les cinq salles du cabinet d’arts graphiques qui porte désormais le nom du Prince Amyn Aga Khan.
Une importante campagne de restauration de l’intégration du fonds
Dans le cadre de la préparation de l’exposition, le musée Condé a engagé avec Karine Stragier, des ateliers Saint Martin, une importante campagne de conservation préventive et de restauration de la totalité du fonds du musée Condé qui sera présenté.
La mise au jour d’anciens montages, souvent réalisés à la main et datant du XVIIIe voire du XVIIe siècle, la redécouverte d’inscriptions cachées comme de filigranes, a permis d’affiner l’historique et parfois même la paternité de plusieurs oeuvres.
Commissariat Ulysse Jardat, conservateur du patrimoine au musée Condé.


Mise en ligne 11 mars
Licornes !
Du 10 mars au 12 juillet 2026
Vous pensez tout savoir sur la licorne ? Omniprésente dans la culture populaire contemporaine, la licorne a traversé les siècles et les continents. Et pourtant, cet animal fantastique reste encore plein de mystères.
Connue depuis l’Antiquité, il faut attendre la période moderne pour que son existence soit remise en cause. Elle ne disparaît pas pour autant de l'imaginaire collectif. Figure de pureté ou de l'amant délaissé, elle peut aussi se révéler dangereuse et menaçante, comme dans certaines représentations médiévales. Gage de chance dans la culture asiatique, elle est recherchée en Europe pour ses vertus médicinales. Sa corne, en particulier, est réputée purificatrice. Aujourd'hui encore, la licorne fascine et peuple la littérature fantastique comme les univers enfantins. Elle revêt des significations variées, évocatrice de singularité quand elle est brandie en étendard des différences de genre, ou de succès dans le monde des start-up.
Une exposition du Museum Barberini, Potsdam et du musée de Cluny - musée national du Moyen Âge, Paris, en collaboration avec le GrandPalaisRmn.
Consultez le dossier de presse de l'exposition ici.


Mise en ligne 7 mai
« Arp Stahly Histoires Naturelles »
du 13 mars au 20 décembre 2026
à la Fondation Arp, 21, rue des Châtaigniers, Clamart. Visites à horaires fixes, sans réservation : vendredi à 14 h 30 et 16 h, samedi et dimanche à 14 h 30, 15 h 30 et 16 h 30. Fermeture à 18 h. Tarif plein 10 €, réduit 7 €. Accès : gare de Meudon–Val Fleury (RER C).
L'Atelier de Arp et de Taeuber à Clamart est aujourd'hui l'écrin de l'œuvre phare de deux artistes majeurs du XXe siècle, sans équivalent en France ni dans le monde.
Une maison inattendue, née des idées et désirs
de Sophie Taeuber-Arp.
Une exceptionnelle collection d’œuvres léguées par Marguerite Arp, et enrichie au fil des ans par diverses donations et mises en dépôt.


Mise en ligne 1er avril
Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne
Du 13.03.26 au 27.09.26
6 rue Juliette Récamier 75007 Paris
La Fondation groupe EDF poursuit son cycle d’exposition d’art contemporain sur des thèmes de société. Après « Demain est annulé » et « Ce que l’horizon promet », elle propose avec « Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne » d’explorer comment internet et les réseaux sociaux ont changé notre sociabilité : comment Internet a modifié notre rapport à nous-mêmes, aux autres, et au monde ; comment nos relations sociales sont affectées par l’arrivée massive du monde numérique et comment les artistes s’emparent de ces bouleversements ?
Pour accompagner la découverte de cette exposition et envisager de manière plus éclairée et apaisée notre relation aux réseaux sociaux et Internet, la Fondation groupe EDF a déployé plusieurs outils de médiation. En savoir plus.
Artistes de l’exposition :
Nicolas Bailleul, Aram Bartholl, Léa Belooussovitch, Neïl Beloufa, Sophie Calle, Paola Ciarska, Juliette Green, Laurent Grasso, Ben Grosser, Özgür Kar, Béatrice Lartigue, Katherine Longly, Lauren Lee McCarthy, David Leonard, Lorena Lisembard, Randa Maroufi, Magalie Mobetie, Martine Neddam, Philippe Parreno, Valentina Peri, Françoise Pétrovitch, Marilou Poncin, Jeanne Susplugas.
Commissariat artistique :
Aurélie Clemente-Ruiz, directrice du musée de l’Homme


Mise en ligne 11 mars
La mode du 18e siècle. Un héritage fantasmé
Du 14.03 au 12.07.2026
Le Palais Galliera dévoile l’exposition La mode du 18e siècle. Un héritage fantasmé qui présente les caractéristiques de la mode féminine au siècle des Lumières et ses nombreuses réinterprétations à travers l’histoire de la mode jusqu’à aujourd’hui. Souvent perçu comme un siècle lointain, voire poussiéreux, le 18e siècle constitue pourtant une étape majeure dans l’évolution des apparences féminines qui influencent encore à ce jour le monde de la mode et la culture populaire.
Marqué par une effervescence créative sans précédent, le 18e siècle se distingue par la diversité des silhouettes, la richesse des étoffes et l’exubérance des parures ainsi que des coiffures. Il signe également la fin d’un modèle vestimentaire féminin hérité des siècles précédents, ouvrant la voie à une nouvelle conception du corps et de l’apparence.
Dès le Second Empire, la mode féminine puise largement dans l’esthétique du siècle des Lumières, qui devient une source d’inspiration majeure. Dans un contexte de bouleversements politiques et sociaux, le 18e siècle apparaît comme un monde d’élégance et un paradis perdu qui suscitent une forte nostalgie.
Après la Seconde Guerre mondiale, la couture française, en recherche de légitimation pour s’imposer sur le marché international, se tourne à nouveau vers les savoir-faire du luxe développés au 18e siècle. La diffusion massive des images par la presse, le cinéma et les arts du divertissement transforme cet héritage en un code visuel immédiatement identifiable par la culture populaire.
Progressivement, la mode du 18e siècle n’est plus uniquement une référence historique mais devient une esthétique à part entière. L’exposition propose ainsi une réflexion sur la manière dont la mode et la mémoire collective façonnent, transforment et projettent ce passé pour en faire un récit esthétique, culturel et symbolique encore vivant. Sans cesse réinventé et idéalisé, le 18e siècle rentre en résonance avec les aspirations de chaque époque. Aujourd’hui, cette esthétique flirte avec les univers kitsch, camp et queer.
Riche de plus de soixante-dix silhouettes, accompagnées d’accessoires de mode, de textiles, d’arts graphiques et de photographies, l’exposition met en avant des chefs-d’œuvre comme le corset de la reine Marie-Antoinette, exceptionnellement présenté au public en raison de sa grande fragilité. Le parcours confronte des silhouettes du 18e siècle avec celles des siècles suivants, dont des tenues iconiques de la création contemporaine des collections de Chanel, Christian Dior, Louis Vuitton, Christian Lacroix, Vivienne Westwood, Dries van Noten… À travers trois siècles de création, le Palais Galliera révèle à quel point la mode du 18e siècle a été réinterprétée, entre héritage historique, fantasmes esthétiques et liberté créative.


Mise en ligne 11 mars
Renoir dessinateur
Du 17 mars au 05 juillet 2026
Coorganisée avec la Morgan Library & Museum, cette exposition, la première dédiée aux œuvres sur papier de Renoir, mettra en lumière l’importance des techniques graphiques dans l’évolution de son art. Elle dévoile aussi les liens intimes entre ses peintures et ses dessins, particulièrement à partir des années 1880, quand Renoir s’éloigne de l’impressionnisme mais continue de se réinventer.
Si les peintures de Renoir figurent toujours au nombre des icônes de l’impressionnisme, ses œuvres sur papier (dessins, aquarelles, pastels…) n’ont pas fait l’objet, jusqu’à ce jour, de la même attention. Il est vrai que l’artiste, reconnu avant tout comme un très grand peintre et coloriste, a longtemps souffert d’une réputation de piètre dessinateur. ll est vrai aussi que le corpus de ses œuvres graphiques est réduit (Renoir a sans doute détruit beaucoup de ses dessins) et hétérogène, comprenant aussi bien des croquis, des études pour des compositions peintes, des grands calques, des « notations » sur le motif à l’aquarelle, de véritables portraits au pastel, signés, exposés et vendus à des amateurs, des projets d’estampes ou d’illustrations, etc. Pourtant, le dessin joua un rôle déterminant dans le développement de l’art de Renoir, de ses premiers exercices d’étudiant dans les années 1850-1860 à ses dernières recherches les plus modernes des années 1910.
Ainsi, pour certaines œuvres, comme Les Baigneuses. Essai de peinture décorative ou encore Maternité, il multiplie les études pour arriver à la forme parfaite, ce que commentera Berthe Morisot :
« [Renoir] est un dessinateur de première force ; toutes ces études préparatoires pour un tableau seraient curieuses à montrer au public qui s’imagine généralement que les impressionnistes travaillent avec la plus grande désinvolture. » (Berthe Morisot)
L’exposition, qui présentera une centaine d’œuvres venues du monde entier, dont des feuilles jamais vues auparavant et aussi plusieurs peintures, est pensée comme une plongée dans l’intimité du processus créatif de l’artiste, au plus près de ses recherches sur la lumière, la forme et la couleur.
Elle sera aussi l’occasion d’admirer l’aisance insoupçonnée et la grande liberté avec laquelle l’artiste a abordé des techniques très variées : dessins à la mine de plomb, au crayon Conté, au fusain, à la plume et à l’encre (noire ou rouge), pastels, aquarelles et gouaches, etc. Une place particulière sera donnée à la technique de la sanguine, qui, pour un certain nombre de raisons (souplesse et épaisseur du trait, couleur rouge en lien avec la représentation de la chair et du nu, références aux maîtres du XVIIIe siècle que Renoir admire, etc.), devient le matériau de prédilection de l’artiste à partir des années 1880.
Au début du XXe siècle, ces œuvres suscitent l’admiration de nombreux artistes, parmi lesquels Bonnard (« Bonnard parle avec une modestie sans feinte […] du dessin de Renoir où il se croit incapable d’atteindre », écrit Thadée Natanson) ou Picasso, qui fut le propriétaire d’une des sanguines les plus spectaculaires de Renoir. présentée en conclusion de l’exposition. Gauguin, lui, eu cette formule : « Un peintre qui n’a jamais su dessiner mais qui dessine bien, c’est Renoir », faisant sans doute la distinction entre le dessin comme technique académique, que Renoir a peu pratiqué, et le dessin comme sens de la forme et de la structure des œuvres, dont Renoir s’est révélé un maître.
Commissariat
- Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections, musée d’Orsay ;
- Colin B. Bailey, Katharine J. Rayner Director, Morgan Library & Museum, New York ;
- Anne Distel, conservatrice générale honoraire du patrimoine, musée d’Orsay ;
- Sarah Lees, Research Associate to the Director à la Morgan Library and Museum, New York ;
- Cloé Viala, chargée d’études documentaires au musée d’Orsay.


Mise en ligne 11 mars
Renoir et l'amour
La modernité heureuse (1865-1885)
Du 17 mars au 19 juillet 2026
Les tableaux colorés et joyeux d’Auguste Renoir, son iconographie des guinguettes et des bals publics, ont fait de lui un « peintre du bonheur ». Cette réputation a parfois conduit à le marginaliser parmi les grands peintres de la modernité, au motif que celle-ci ne saurait être que mélancolique ou ironique, désabusée ou désenchantée. Son œuvre propose pourtant une réflexion originale sur la modernité, placée sous le signe de l’amour, entendu à la fois comme force régissant les relations humaines et comme sentiment guidant le regard de l’artiste sur ses modèles, sur le monde et sur la peinture elle-même.
« Je sais bien qu’il est difficile de faire admettre qu’une peinture puisse être de la très grande peinture en restant joyeuse » (Auguste Renoir.)
À l’occasion des cent cinquante ans du Bal du moulin de la Galette (1876), chef-d’œuvre des collections impressionnistes du musée d’Orsay, cette exposition réunit pour la première fois ce corpus majeur des « scènes de la vie moderne » – tableaux à plusieurs figures représentant des sujets contemporains (distincts des portraits et des paysages) – réalisés par Renoir au cours des vingt premières années de sa carrière (1865-1885). Durant cette période, il participe à l’invention collective d’une « Nouvelle peinture » aux côtés de Manet, Monet, Morisot, Degas ou Caillebotte. Il se distingue toutefois de ses amis impressionnistes par son sens singulier de l’empathie et sa capacité d’émerveillement, ne choisissant que des sujets heureux et en mettant toujours en valeur ses modèles. Ce regard « amoureux » se manifeste par un goût prononcé pour les liens – dans ses motifs (conversations, repas, danse…) comme dans sa manière de peindre, attentive à tout ce qui peut contribuer à un sentiment d’unité (gestes des personnages, lumière enveloppante, équilibre des couleurs, touches fluides et esquissées qui fondent les objets les uns dans les autres).
L’exposition met aussi en évidence la prédilection de Renoir pour la représentation du jeune couple mais entend déconstruire une idée reçue qui voudrait que sa peinture soit « sentimentale ». Au contraire, elle évite l’expression trop directe des émotions, la narration romanesque, tout autant que les mises en scène érotiques. Admirateur des peintres français du XVIIIe siècle (Watteau, Boucher, Fragonard), Renoir fait renaître une atmosphère de « fêtes galantes » et promeut une forme de liberté de mœurs et d’égalité entre les sexes dans le Paris de la fin du Second Empire et des débuts de la IIIe République. Ce choix doit être compris à la lumière de la biographie de l’artiste impressionniste, qui mène alors une « vie de bohême » marquée par des relations considérées alors comme « illégitimes », et replacée dans le contexte du XIXe siècle marqué par le mariage et les normes bourgeoises, la morale religieuse, la place importante de la prostitution et de très fortes inégalités entre les hommes et les femmes. Dans ce cadre, les grands formats de Renoir consacrés au couple heureux, à la « camaraderie » (selon le mot de son ami Rivière) et à la convivialité, apparaissent comme autant de manifestes contre la violence des rapports entre les sexes, les antagonismes de classe et la solitude croissante de la vie urbaine.
Coorganisée avec la National Gallery de Londres et le Museum of Fine Arts de Boston, cette exposition offre un regard renouvelé sur des tableaux si célèbres qu’il est devenu difficile d’en percevoir aujourd’hui toute la nouveauté. Pour la première fois depuis 1985 – date de la dernière rétrospective Renoir organisée à Paris – une exposition rassemble un ensemble resserré mais significatif d’œuvres (environ cinquante peintures) de la première partie de la carrière de l’artiste, parmi lesquelles ses plus grands chefs-d’œuvre : de La Grenouillère (1869, Stockholm, Nationalmuseum) aux Parapluies (1881-1885, Londres, The National Gallery), en passant par La Promenade (1870, Los Angeles, The J. Paul Getty Museum), la Danse à Bouvigal (1883, Boston, Museum of Fine Arts) et Le Déjeuner des canotiers (1880-1881) très exceptionnellement prêté par la Phillips Collection de Washington.
Commissariat
- Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections, musée d’Orsay ;
- Christopher Riopelle, Neil Westreich Curator of Post 1800 Paintings, National Gallery, Londres ;
- Chiara di Stefano, Associate curator of Post 1800 Paintings at the National Gallery, Londres ;
- Katie Hanson, William and Ann Elfers Curator of Paintings, Art of Europe, Museum of Fine Arts, Boston ;
- Avec la collaboration de
- Lucie Lachenal-Tabellet, chargée d’études documentaires au musée d’Orsay.


Mise en ligne 11 mars
1913-1923 : l'esprit du temps
Paris célèbre les arts d'Afrique et d'Océanie
17 mars2026 20 sept.2026
Le début du 20e siècle marque l’introduction des arts africains et océaniens à Paris. Ces objets, d’abord perçus comme ethnographiques, sont progressivement reconnus comme des oeuvres d’art à part entière, un tournant majeur dans l’histoire de l’art occidental.
Les marchands, Paul Guillaume, Joseph Brummer et Charles Vignier, ainsi que les intellectuels, poètes et écrivains comme Guillaume Apollinaire, artistes avant-gardistes comme Vlaminck, Derain, Matisse et Picasso, sont au coeur de ce mouvement. Leur engagement a permis de faire évoluer la perception occidentale de ces objets, longtemps ignorés, en véritables pièces artistiques.
À travers des documents d’archives, des photographies et des sculptures d’Afrique et d’Océanie, 1913-1923 : l’esprit du temps met en lumière des expositions emblématiques comme celles de la galerie Levesque (1913), de Lyre et Palette (1916), de la galerie Devambez (1919) ou du Pavillon de Marsan du Louvre (1923).
En retraçant l’histoire de la réception de ces arts, l’exposition permet d’évoquer l’atmosphère stimulante du quartier Montparnasse et révèle une décennie historique, à l’origine de l’émergence d’un nouveau segment du marché de l’art international.


Mise en ligne 25 mars
Nan Goldin
This Will Not End Well
18 mars - 21 juin 2026
Icône de la photographie contemporaine, Nan Goldin s’expose comme cinéaste. Le Grand Palais présente la première rétrospective en France de ses vidéos et diaporamas, que l’artiste qualifie de “films composés de photos”. Un voyage intime au cœur de sa vie, de ses amitiés, de ses amours, de ses combats.
Nan Goldin (née en 1953, Washington D.C.) est reconnue comme une artiste majeure ayant révolutionné la photographie contemporaine et la culture visuelle de notre époque.
De 1979 à nos jours, elle a réalisé de nombreux diaporamas à partir des milliers de photographies qu’elle a prises de son quotidien avec ses proches, de leur intimité et d’évènements familiaux. Elle élabore les récits à partir de sa propre expérience et aborde autant de thèmes que l’enfance, le genre, la violence ou la dépendance aux drogues. Crues et intimes, les histoires qu’elle donne à voir prennent la dimension de contes universels sur l’amour et la perte.
Au Grand Palais, l’exposition se déploie au sein de pavillons conçus par l’architecte Hala Wardé. Chaque pavillon est pensé en fonction de l’œuvre qu’il accueille ; ensemble, ils forment un village. Celui-ci s’étend à la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière, où est présentée l’installation conçue pour cet espace en 2004 dans le cadre du Festival d’Automne, Sisters, Saints, Sibyls.
L'exposition rassemble six œuvres majeures qui retracent cinquante ans de création : The Ballad of Sexual Dependency (1981-2022), sa pièce maîtresse ; The Other Side (1992-2021), un hommage à son entourage trans photographié entre 1972 et 2010 ; Sisters, Saints, Sibyls (2004-2022), un témoignage sur le traumatisme des familles et le tabou du suicide ; Memory Lost (2019-2021), un voyage claustrophobe à travers le sevrage de la drogue ; Sirens (2019-2020), une plongée dans l’extase de la drogue ; et Stendhal Syndrome (2024), une œuvre inspirée de six mythes des Métamorphoses d’Ovide, qui explore ce trouble décrit par Stendhal comme une perte de connaissance face à la beauté écrasante de l’art.
Si le titre de l’exposition This Will Not End Well peut sembler sombre et inquiétant, il est également rempli d’ironie et d’émotion. Selon Fredrik Liew, il reflète “la joie de vivre inébranlable qui caractérise Nan Goldin”.
Après Stockholm, Amsterdam, Berlin et Milan, l’exposition investit aujourd’hui le Grand Palais et la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière, à Paris, pour offrir une immersion unique dans l’univers intime, bouleversant et profondément humain de Nan Goldin.


Mise en ligne 19 mars
K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d'un phénomène
18 mars - 6 juillet 2026
Puissance culturelle majeure, la Corée du Sud modèle désormais les tendances et inspire une génération globalisée. Au sommet de cette vague, la K-Beauty impose une approche holistique de la beauté, typiquement coréenne, et établit une véritable esthétique. Dépassant la simple cosmétique, elle forge de nouvelles normes ainsi qu’une imagerie marquante et singulière.
Réunissant des chefs-d’œuvre issus des collections du musée Guimet et de grandes institutions sud-coréennes (peintures, photos, publicités, robes et accessoires de beauté du 18e siècle à nos jours) l’exposition « K-Beauty » en décrypte les codes et montre comment ceux-ci s’inscrivent dans une tradition séculaire, entre équilibre et vertu, naturel et sophistication.


Mise en ligne 19 mars
Du 18 mars 2026 au 19 juillet 2026
Visages d'artistes
De Gustave Courbet à Annette Messager
En présentant une large sélection d’oeuvres du XIXe siècle mêlant peintures, sculptures, arts graphiques, photographies et arts décoratifs, le musée pose un regard neuf sur certains de ses chefs-d’oeuvre les plus connus et propose au public de redécouvrir des oeuvres rarement présentées. L’exposition interroge la fonction du portrait d’artiste, exercice d’admiration et d’amitié, reflet d’une filiation artistique ou au contraire de critiques ironiques.
Des « portraits d’ateliers », mises en scène fascinantes d’intérieurs savamment arrangés, présentent le creuset de la création et incarnent le lieu de nouvelles sociabilités. L’exposition est aussi l’occasion de lire en creux l’histoire des collections du musée, constituées grâce au soutien fervent des artistes et de leurs familles qui offrirent avec générosité de nombreuses effigies de leurs proches.
En contrepoint, le Petit Palais présente une dizaine de femmes artistes travaillant aujourd’hui à Paris, qui interrogent le genre du portrait, entre tradition et modernité. En dialogue avec les collections, leurs oeuvres forment un écho ou se distinguent par leur singularité. De générations différentes, ces femmes ont contribué à modifier l’imaginaire lié au portrait d’artiste en s’appuyant sur l’altérité de leurs expériences. À la fois quête de soi et manifeste esthétique, leurs portraits laissent place à une nouvelle affirmation de l’artiste : «je suis mon oeuvre». Peinture, sculpture, photographie, le portrait d’artiste éclaire les enjeux contemporains autour de l’identité de genre et des combats féministes.


Mise en ligne 19 mars
Adya & Otto van Rees. Au cœur des avant-gardes
Exposition du 20 mars au 13 septembre 2026
Le musée de Montmartre a l’honneur de présenter, pour la première fois en France, une exposition rétrospective consacrée à Otto et Adya van Rees, figures majeures mais encore méconnues de l’avant-garde européenne du XXe siècle.
À travers un parcours chronologique, l’exposition met en lumière la richesse, la modernité et l’évolution de leurs oeuvres tout en analysant les influences croisées et le dialogue artistique fécond qui ont nourri leurs recherches. Elle est par ailleurs l’occasion de suivre l’itinéraire de vie d’Otto et d’Adya : celle d’un homme et d’une femme qui se sont aimés, celle de deux artistes qui se sont dévoués à l’art et dont le quotidien intime vient s’entrelacer, nourrir et habiter leur travail créatif, comme la naissance de leurs trois enfants ou la tragédie familiale qui les éprouve.
Originaires des Pays-Bas où ils se rencontrent, Otto van Rees (1884-1957) et Adya van Rees-Dutilh (1876-1959) s’installent à Montmartre, au Bateau-Lavoir, dès 1904. Ils y fréquentent Georges Braque, Kees van Dongen, Piet Mondrian et Pablo Picasso, au contact desquels s’élaborent les fondements de la modernité.
Leur trajectoire témoigne d’une recherche plastique ouverte et résolument internationale – comme en témoignent leur présence et contribution commune à la naissance du mouvement Dada à Zurich, à la fondation du groupe Cercle et Carré à Paris, ainsi que leurs nombreux déplacements en Europe. Leur démarche révèle une grande liberté formelle, inscrite au cœur des avant-gardes européennes.
À travers une centaine d’œuvres issues de collections publiques et privées françaises, suisses et néerlandaises – peintures, arts graphiques, broderies, sculptures, projets d’arts décoratifs et créations familiales plus intimes – l’exposition suit l’itinéraire de vie du couple et retrace l’évolution de leurs parcours artistiques respectifs, du divisionnisme au cubisme en passant par le cloisonnisme, jusqu’aux formes les plus abouties de l’abstraction.
Offrant une découverte majeure de leurs œuvres, trop longtemps restés dans l’ombre, cette exposition a vocation à réhabiliter la contribution audacieuse et expérimentale d’Otto et Adya van Rees, et met en lumière la place qu’ils occupent chacun dans l’histoire de l’art moderne.


Mise en ligne 19 mars
Exposition Cartes Imaginaires. Inventer des mondes
24 mar. 2026 Until 19 juil. 2026
François-Mitterrand Galerie 2
Cette exposition invite les visiteurs à un voyage aux frontières du réel et de la fiction, à la découverte des liens entre cartographie et imaginaire. Car si les cartes tracent d’ordinaire les contours de terres connues, elles donnent également forme à des territoires imaginaires qui prolongent, interprètent ou personnalisent le monde réel.
Passant du paradis terrestre à l’Atlantide, de l’Eldorado au monde de Narnia et des territoires de Game of Thrones à ceux de Final Fantasy, les visiteurs découvrent de nombreux chefs-d’œuvre cartographiques conservés au département des Cartes et plans de la BnF, ainsi que des prêts majeurs du musée Guimet, de la British Library, de la Bibliothèque bodléienne d’Oxford, de la Bibliothèque royale de Belgique et de la Bibliothèque apostolique Vaticane. Ainsi rassemblées, ces pièces d’exception font dialoguer différents espaces-temps, suscitant la réflexion, l’amusement ou la rêverie, et rappellent qu’il est nécessaire d’imaginer le monde pour pouvoir le représenter.


Mise en ligne 19 mars
Matisse 1941 – 1954
24 mars - 26 juillet 2026
Dans la lumière éclatante de ses dernières années, Matisse invente un nouveau langage : celui des formes découpées et de la couleur pure. Plus de 300 peintures, dessins, livres et gouaches découpées retracent, entre 1941 et 1954, le parcours d’un artiste libre et en perpétuel mouvement.
L’exposition Matisse. 1941–1954 éclaire les dernières années de la carrière d’Henri Matisse, entre 1941 et 1954, à travers plus de 300 œuvres, peintures, dessins, gouaches découpées, livres illustrés, textiles et vitraux, issues de la collection du Centre Pompidou et de prêts internationaux majeurs. Elle révèle la dimension pluridisciplinaire de sa pratique pendant cette période tout en réunissant un ensemble exceptionnel de gouaches découpées.
À près de 80 ans, Matisse se réinvente avec la gouache découpée, un médium qu’il érige en langage plastique autonome, libre et capable d’atteindre l’universel par sa simplicité. Adaptée à la fois à la reproduction et aux commandes monumentales, cette technique lui permet d’exprimer pleinement la dimension décorative de son art.
L’exposition montre combien la peinture reste au cœur de sa démarche, loin d’être supplantée par les découpages : elle se déploie au contraire avec toujours plus d’espace, d’intensité et de couleur. Parmi les ensembles essentiels réunis dans le parcours figurent la magistrale et ultime série des Intérieurs de Vence de 1947-1948, l’album Jazz, les séries des Thèmes et variations ainsi que les dessins à l’encre au pinceau ; les principaux éléments du programme de la Chapelle de Vence ; les panneaux monumentaux de La Gerbe et des Acanthes, et en point d’orgue, exceptionnellement réunis, les grandes figures en gouaches découpées : La Tristesse du roi, Zulma, La Danseuse créole et les célèbres Nus bleus.
Imaginée comme une traversée de l’univers du peintre, l’exposition restitue l’atmosphère vibrante de son atelier, en constante métamorphose. Une invitation à découvrir ce "jardin" florissant de Matisse, salle après salle.


Mise en ligne 26 février
24 mars => 23 août 2026
Byblos, cité millénaire du Liban
Plongez dans l’histoire du premier port maritime international au monde : Byblos, qui joua un rôle clé dans l’histoire méditerranéenne, relia de haute Antiquité la côte libanaise à l’Égypte, la Mésopotamie et le monde égéen, noua des liens uniques avec les pharaons et joua un rôle majeur dans la diffusion de l’alphabet phénicien.
Obélisque d’Abishemou, mosaïque de l’enlèvement d’Europe… : 400 pièces d’exception, déployées dans une scénographie spectaculaire, vous immergent dans l’épopée de cette cité parmi les plus anciennes du Liban, classée sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Une histoire qui débuta il y a plus de 8900 ans et dont les protagonistes sont des navigateurs et des marchands, des rois et des pharaons. À découvrir en exclusivité : les dernières découvertes du port antique et le fruit des fouilles les plus récentes, ayant mis au jour la porte Sud de la ville et une nécropole de l’Âge du bronze parvenue, fait exceptionnel, intacte jusqu’à nous.
De la pêche au commerce international
Byblos est le meilleur témoin de l’urbanisation de la région, qui débute dès le début du IIIe millénaire avant notre ère. Le site atteste d’une occupation humaine et d’aménagements ininterrompus depuis les premières installations d’une communauté de pêcheurs, il y a 9000 ans, jusqu’à nos jours. La ville de l'Âge du Bronze est au cœur de l’exposition ; c’est l’un des premiers et plus impressionnants exemples de cité-État dans le monde méditerranéen. Mais le visiteur est aussi invité à découvrir les Byblos phénicienne, hellénistique, romaine, et enfin le témoignage de ceux qui habitent, aujourd’hui encore, le cœur battant de la ville historique médiévale. Byblos est implantée sur un promontoire surplombant la Méditerranée, à 40 km au nord de l’actuelle Beyrouth. À partir de 3200 av. notre ère, elle devient l’un des ports principaux de la Méditerranée et le restera pendant plus de 2000 ans. La cité doit ce statut à la relation unique qu’elle a notamment nouée avec les pharaons d’Égypte autour du commerce du cèdre. Byblos est en effet située au pied des grandes forêts de cèdre, dont le bois est recherché dès la plus haute Antiquité pour la construction et pour les senteurs qu’il exhale, et dont la résine est utilisée pour la momification.
Trésors des rois et des temples
Les trésors découverts dans la nécropole royale et les temples de la cité du début du IIe millénaire av. J.-C. constituent l’un des temps forts de l’exposition. Elle en présente une sélection, provenant des tombes des rois de Byblos Abi-Shemou et Yapi-Shemou-Abi : vaisselle d’or et d’argent, parures en or incrustées de pierres semi-précieuses, miroirs, armes d’apparat... Beaucoup de ces pièces dénotent une forte influence égyptienne ; certaines proviennent mêmes directement d’Égypte, cadeaux des pharaons Amenemhat III et IV. Les dépôts votifs du Temple aux obélisques ne sont pas moins riches : figurines de faïence, haches fenestrées en or et en argent, poignards d’apparat, bijoux... accompagnent le cortège impressionnant des centaines de figurines humaines en bronze, parfois plaquées d’or.
Une nécropole intacte
Le site de Byblos, exploré dès le XIXe siècle par Ernest Renan, conserve encore de nombreux secrets, dont certains viennent d’être percés à jour et sont pour la première fois présentés au public, faisant l’objet de sections centrales de l’exposition : la découverte récente et unique d’une nécropole de la classe supérieure et des élites de la ville de l’Âge du Bronze Moyen (vers 1800 av. notre ère), restée intégralement intacte, fait rarissime dans la région, est un des éléments centraux de l’exposition. Depuis 2019, cette nécropole fait l'objet de fouilles archéologiques dans le cadre d'une coopération entre la Direction Générale des Antiquités du Liban et le département des Antiquités orientales du musée du Louvre.
Cette présentation permet de découvrir la campagne de fouilles et des artefacts mis au jour, qui ont d’ores et déjà bouleversé la compréhension de l’organisation sociale et économique de cette emblématique cité maritime.


Mise en ligne 19 mars
Henri Rousseau, l’ambition de la peinture
Du 25 mars au 20 juillet 2026
Le musée de l’Orangerie organise, en collaboration avec la Fondation Barnes à Philadelphie, une exposition monographique autour du peintre Henri Rousseau, rassemblant des prêts majeurs d’institutions internationales. Cette coproduction a été inaugurée en octobre 2025 à Philadelphie, puis sera présentée au musée de l’Orangerie du 25 mars au 20 juillet 2026.
À cette occasion, le musée de l’Orangerie sera le premier à bénéficier de prêts issus de la collection de la Fondation Barnes, réunissant de manière inédite un important corpus d’œuvres d’Henri Rousseau passé entre les mains du marchand Paul Guillaume.
Cette collaboration s’impose comme une évidence dans l’histoire des deux institutions : Paul Guillaume, dont la collection constitue le cœur du musée de l'Orangerie, a été l’intermédiaire d’Albert Barnes pour l’achat de ses dix-huit peintures de Rousseau. Il a lui-même été un fervent collectionneur de l’artiste, ayant possédé jusqu’à cinquante œuvres de la main du peintre, si l’on en croit les albums documentaires conservés dans le fonds du musée. Neuf d’entre elles appartiennent aujourd’hui à la collection du musée de l’Orangerie, auxquelles s’ajoute une acquisition récente de deux petits portraits. L’exposition et son catalogue reviendront sur cette étroite collaboration entre le marchand parisien et le collectionneur américain, et plus largement sur le réseau de collectionneurs et de marchands dans lequel le peintre s’est inscrit de son vivant. Une cinquantaine d’œuvres seront présentées à cette occasion, issues des collections de ces deux institutions et de prêts d’œuvres clés d’institutions européennes et américaines, dont La Bohémienne endormie, chef-d’œuvre du Museum of Modern Art de New York.
Cette exposition revient sur la carrière d’Henri Rousseau (1844-1910), sa pratique picturale et ses ambitions professionnelles. Venu à Paris depuis sa Mayenne natale, il décide à l’âge de 49 ans de prendre sa retraite de l’octroi pour se consacrer entièrement à la peinture. L’artiste a su diversifier les genres et les techniques pour se faire une place sur la scène artistique parisienne : compositions envoyées au Salon des Indépendants, réponses à des commandes publiques pour orner les hôtels de ville d’Île-de-France, portraits commandés par son entourage, paysages destinés à la vente, ou encore autoportraits plus intimes. L’exposition entend dépasser les légendes entourant le nom du « Douanier Rousseau » pour étudier en profondeur son parcours artistique. Des sections thématiques permettront d’aborder la matérialité des œuvres et de les replacer dans le contexte du marché de l’art moderne auquel Paul Guillaume et Albert Barnes ont largement participé.
Faire dialoguer les deux plus importantes collections de l’artiste avec des œuvres majeures issues de collections publiques internationales est l’occasion d’étudier un large corpus sous l’angle de la matérialité. À ce titre, les récentes analyses scientifiques menées par la Fondation Barnes offrent un éclairage sur la pratique picturale de l’artiste. En parallèle, la collection de l’Orangerie a été étudiée par le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (C2RMF), afin de compléter cet ensemble. Dans le parcours, un dispositif numérique permettra de valoriser ces analyses scientifiques, proposant au public d’entrer de façon plus concrète dans l’étude de la matérialité des œuvres et révélant le processus créatif de Rousseau.


Mise en ligne 19 mars
Révéler le féminin. Mode et Apparences au XVIIIe siècle
Du 25 mars au 20 septembre 2026
Présentée au musée Cognacq-Jay en collaboration avec le Palais Galliera, l’exposition « Révéler le féminin. Mode et Apparences au XVIIIe siècle » propose une immersion dans l’univers fascinant des féminités au siècle des Lumières.
Portraits, scènes galantes et pièces textiles historiques dialoguent pour explorer la diversité des représentations de la féminité telles qu’elles se déploient dans les mises en scène du XVIIIe siècle. L’exposition souligne l’essor d’un style français dont l’élégance séduit alors les cours et l’aristocratie européennes, révélant une histoire du costume à la fois ancrée dans une réalité matérielle et nourrie par l’imaginaire.
Au cœur de cette époque, la France s’impose comme le théâtre incontournable du raffinement et du prestige. Les artistes tels que Maurice Quentin de La Tour, Jean-Marc Nattier, Adélaïde Labille-Guiard, ou encore Élisabeth Vigée Le Brun excellent à traduire l’éclat des étoffes comme la profondeur des âmes, offrant à leurs modèles une aura de grâce et de pouvoir.
Le parcours de l’exposition, qui met en lumière ces œuvres virtuoses, s’enrichit de portraits marqués par une dimension psychologique nouvelle, où l’intimité et le naturel prennent une place centrale, sous l’influence anglaise. En parallèle, les pastorales de François Boucher et les fêtes galantes d’Antoine Watteau façonnent une féminité idéalisée et poétique.
Enfin, des photographies contemporaines de Steven Meisel, Esther Ségal, ou encore Valérie Belin, ainsi qu’une création Chanel par Karl Lagerfeld, suggèrent en contrepoint une réflexion sur la persistance des codes et l’héritage du XVIIIe siècle dans la mode actuelle, entre exigence sociale et imaginaire de la beauté.


Mise en ligne 19 février
Splendeurs du baroque
De Greco à Velázquez
Du 26 mars au 2 août 2026
Au printemps 2026, le Musée Jacquemart-André, en collaboration avec la Hispanic Society of America (New York), met à l’honneur l’art baroque hispanique. Elle vous offrira l’occasion d’admirer une quarantaine d’œuvres issues de la prestigieuse institution américaine et pour la première fois réunies en France, parmi lesquelles des peintures des grands maîtres du Siècle d’or tels que Velázquez, Greco et Zurbarán.
Une collection d'envergure
Fondée en 1904 par l’érudit et mécène américain Archer Milton Huntington (1870-1955), la Hispanic Society of America est la plus ancienne et importante institution muséale dédiée à l’étude et à la valorisation des arts et des cultures du monde hispanophone et lusophone hors de la péninsule ibérique. Animé d’une passion profonde pour l’Espagne et ses expressions artistiques et littéraires, Huntington constitua au fil de ses études et de ses voyages un ensemble remarquable de peintures, sculptures, manuscrits, pièces archéologiques et objets d’art, qu’il installa dans un écrin spécialement conçu dans le nord-ouest de Manhattan, à New York (Audubon Terrace). Voulue comme un lieu capable de « condenser l’âme de l’Espagne, au travers des œuvres de la main comme de l’esprit », selon les mots d’Huntington (1898), la Hispanic Society of America abrite aujourd’hui plus de 750 000 pièces, de l’Antiquité à l’époque contemporaine, couvrant plus de 35 pays et une grande variété de techniques et de mediums.
Le baroque hispanique
Au carrefour des influences italiennes et flamandes, mais également nourri par les découvertes et les échanges issus des territoires américains nouvellement conquis, l’art espagnol du Siècle d’or se caractérise par une richesse esthétique et thématique remarquable. Cette production constitue l’un des chapitres les plus singuliers de l’histoire artistique occidentale, bien que proportionnellement peu représentée dans les collections françaises. Des artistes venus de toute l’Europe, tels que Greco (1541-1614) ou Antonio Moro (v. 1520- v. 1577), participent au renouvellement de la peinture espagnole en lui insufflant innovation et vitalité. L’Espagne devient alors un terrain fertile pour l’épanouissement du style baroque. Ce terme, venant du portugais barroco, désignait à l’origine la forme d’une perle irrégulière et se caractérise, en art, par des formes foisonnantes, théâtrales et triomphantes, visant la séduction des sens. Francisco de Zurbarán, Juan Carreño de Miranda, Bartolomé Esteban Murillo ou encore Matteo Cerezo comptent parmi les maîtres de cette époque. La peinture espagnole excelle alors particulièrement dans les genres du portrait et des thématiques religieuses. Ces sujets religieux, imprégnés de l’esprit de la Contre-Réforme catholique, glorifient l’histoire, la dévotion et les dogmes sacrés dans une expression à la fois visuellement éloquente et intensément spirituelle. Le portrait espagnol est porté à son sommet par Velázquez, qui revitalise les anciennes formules au point de révolutionner le genre. Son Portrait de jeune fille (v. 1638-1642), présenté dans l’exposition, illustre parfaitement cette capacité à conférer une présence saisissante à ses modèles. Une œuvre de John Singer Sargent vient en contrepoint témoigner de l’influence durable de celui que Manet avait baptisé « le peintre des peintres ».
LE MONDE HISPANIQUE AU-DELÀ DE L’EUROPE
L’exposition comprend également des œuvres majeures d’artistes des XVIIe et XVIIIe siècles actifs ou originaires d’Amérique latine. Héritiers de la grande tradition picturale espagnole introduite après la conquête du « Nouveau Monde », ces peintres ont su marier apports occidentaux, techniques et traditions locales. Ce métissage a donné naissance à une production inédite et remarquable, encore très rarement montrée dans les musées français, dont l’exposition offrira une présentation précieuse.


Mise en ligne 31 mars
Avant les nymphéas. Monet découvre Giverny, 1883-1890
du 27 mars au 5 juillet
À l’occasion du centenaire de la disparition de Claude Monet, le 5 décembre 1926, le musée des impressionnismes organise une exposition exceptionnelle consacrée aux premières années de l’artiste dans le village de Giverny, de son arrivée en 1883, à la fin de l’année 1890, où il devient propriétaire de sa maison et peut entreprendre la création de son jardin.
Pendant ces années fondatrices,
Monet explore son nouvel environnement : coquelicots, peupliers, prairies et collines, cours de l’Epte et de la Seine, toute une topographie façonnée par la pluie et le brouillard, le soleil et les nuages.
L’exposition se propose ainsi de
faire revenir sur les lieux mêmes de leur création
une trentaine d’œuvres à travers lesquelles
le maître de l’impressionnisme s’est approprié le village et ses environs, offrant aux visiteurs l’expérience magique de pouvoir contempler les paysages de Giverny à travers les yeux de Monet, à l’intérieur comme à l’extérieur des salles.
Commissariat :
Cyrille Sciama, Directeur général du musée des impressionnismes Giverny, Conservateur en chef du patrimoine, et Marie Delbarre, Assistante de recherche au musée des impressionnismes Giverny
Avec le soutien du Musée Marmottan Monet et de l’Académie des beaux-arts, Paris


Mise en ligne 10 avril
Kwame Akoto
Almighty God Art Works
31 mars2026 06 sept.2026
Artiste et pasteur ghanéen, Kwame Akoto se distingue par son parcours singulier. En 1972, il ouvre son atelier à Kumasi, où il débute comme peintre d’enseignes, mais il s’affranchit rapidement des commandes commerciales pour développer un univers personnel mêlant foi, critique sociale et humour. Ancrée dans la vie locale, son oeuvre est aussi marquée par une vision engagée sur le monde.
Sous le nom d’Almighty God, il est un prédicateur et une figure respectée de son quartier. Dans son atelier Almighty God Art Works, il conçoit des images percutantes, où le texte tient un rôle essentiel. Ses oeuvres mêlent slogans moralisateurs, messages spirituels et scènes du quotidien, dans un style direct et sans détour. Le peintre se met aussi fréquemment en scène dans des autoportraits interrogeant le statut du créateur.
L’exposition rend hommage à cette figure majeure de la scène artistique ouest-africaine contemporaine. Elle explore ses thématiques de prédilection et met en lumière les influences, les rencontres – notamment avec l’artiste Hervé Di Rosa - et les convictions qui ont façonné sa démarche artistique unique.


Mise en ligne 10 mars
Lafayette entre France et Amérique. Histoire et légende
Du 01 avril au 14 juillet 2026
L’année 2026 marque à la fois le 250e anniversaire de la déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique et le 200e anniversaire du Lafayette College. À cette occasion, les Archives nationales et le Lafayette College s’associent pour consacrer une exposition à Gilbert Du Motier de Lafayette (1757-1834). Un personnage adulé aux États-Unis,
controversé en France, qui, tout au long de sa vie, joue un rôle de pont entre deux rives, entre deux cultures politiques.
Aux États-Unis, Lafayette est bien le « héros des deux mondes », une personnalité essentiellement positive de l’histoire nationale et célébrée comme telle de son vivant même. En France, le personnage est diversement apprécié pour son rôle dans les révolutions de 1789 et de 1830. Sa popularité et les jugements qu’ont portés sur lui ses contemporains puis l’historiographie ont beaucoup varié. Aujourd’hui encore, certains historiens restent très féroces à son encontre. Cette dichotomie si particulière à la célébrité de Lafayette est le fil conducteur de l’exposition présentée aux Archives nationales.
Un rôle politique de premier plan
Par sa longévité, Gilbert Du Motier de Lafayette traverse le temps des bouleversements et des révolutions. Fervent défenseur des libertés et de l’égalité, guidé par les idées des
Lumières, il joue un rôle de premier plan dans la vie politique. Il s’illustre dans la guerre d’Indépendance américaine (1777-1781), dans les débuts de la Révolution française
(1789-1792), dans la chute de Napoléon Ier (1815) et dans l’avènement de la monarchie de Juillet (1830). Au coeur de l’actualité pendant un demi-siècle, sa réputation suscite
la curiosité du public. Peu à peu Lafayette accède à la notoriété, une notoriété qu’il ne manque pas d’entretenir, lui qui fut toujours soucieux de la construction de son personnage. Mais une notoriété soumise à l’opinion publique qui en ce XVIIIe siècle fait irruption dans le jeu politique. Tandis qu’aux États-Unis il demeure un héros incontesté, en France, après une période d’enthousiasme, il va très vite être calomnié ; des campagnes de presse orchestrées par ses adversaires sapent sa popularité, des insinuations les plus malveillantes sont lancées au travers de publications, affiches et gravures souvent anonymes. Dans les caricatures qui se diffusent à l’automne 1791, Lafayette est la personnalité la plus représentée
(87 fois, contre 54 pour Louis XVI).
Lafayette ou l’invention de la célébrité Ces phénomènes sociaux communs à la France et aux États-Unis marquent les transformations de l’espace public. Dans Figures publiques : l’invention de la célébrité (1750-1850), l’historien Antoine Lilti montre que « la culture de la célébrité telle que nous la connaissons, telle qu’elle a envahi nos journaux, nos écrans et nos imaginaires n’est pas une invention récente. Elle plonge ses racines au coeur du XVIIIe siècle ; elle est contemporaine [des] Lumières » (rééd. 2022, p. 7, éditions Fayard, Collection Pluriel). Tour à tour bénéficiaire et victime de l’opinion publique, Lafayette est, en ce sens, un « bon sujet », non seulement parce que sa notoriété enjambe les périodes
chronologiques traditionnelles et traverse l’Atlantique dans les deux sens, mais parce que la matière est très abondante. Lafayette a certes peu publié personnellement, mais il a laissé des écrits personnels édités après sa mort (1837-1838, 6 vol.). Occupant une place de premier plan dans l’actualité politique (Indépendance américaine, Révolution
française, Restauration, retour triomphal aux États-Unis, révolution de Juillet…), il reçoit des témoignages de reconnaissance publique (réceptions et banquets, dénominations
de rues, d’établissements d’enseignement, de navires) ; il est pris pour sujet de multiples œuvres d’art dessinées, peintes, sculptées ; il fait l’objet dès son vivant de nombreux
jugements dans les écrits de ses contemporains (Mirabeau, Napoléon, Germaine de Staël, Chateaubriand, Lamartine).
Goodies et « Lafayette-mania »
Tout au long de sa vie, Lafayette est l’objet de campagnes d’opinion orchestrées en sa faveur ou à son encontre. Du côté français, ces campagnes d’opinion hostiles ou enthousiastes passent par la production et la diffusion de nombreux objets fabriqués en série : livres imprimés, articles de presse, mais aussi poèmes, chansons, pièces de théâtre et surtout images (estampes louangeuses ou satiriques, jeux de cartes, calendriers, médailles, gardes de sabres, éventails, boutons d’habit, tabatières, vaisselle et verrerie à son effigie…). Du côté américain, la « Lafayette-mania » qui s’est déclarée lors de son voyage de 1824-1825 a donné lieu à l’édition de produits dérivés ou de goodies (châles de soie, gants de peau portant le portrait de Lafayette…). Cette forme de notoriété qui émerge entre les Lumières et l’âge romantique, cet attachement aux personnalités publiques, qu’elles soient adulées et controversées, et l’apparition de l’opinion publique dans le jeu politique sont les mécanismes qui ont fait de Lafayette une figure publique internationale.


Mise en ligne 22 avril
STUDIO, WOUNDS AND BATTLES, DESIRE IS THE REITERATION OF HOPE
Cathy de Monchaux
Du 03/04/2026 au 13/09/2026
Le Palais de Tokyo propose la première rétrospective de Cathy de Monchaux, figure majeure de la scène artistique britannique à travers un ensemble d’une cinquantaine d’œuvres datant de 1984 à aujourd’hui. L’exposition nous tiraille entre désirs et dangers épidermiques, réunissant des dessins techniques, des archives d’œuvres détruites, des sculptures et installations, verticales ou horizontales, au mur ou au sol ; l’artiste malmène les repères, en particulier de la phallocratie du langage philosophique et artistique, un « privilège accordé à la rectitude […] à la symbolique du phallus et du même coup réduction de la femme à la matière-matrice, à la mère, au vagin-utérus »1.


Mise en ligne 19 mars
LA MODE AU MOYEN ÂGE
(8 avril 2026 – 7 mars 2027)
L’aristocratie de la fin du Moyen Âge est l’instigatrice d’un renouvellement et d’une diversité des vêtements et des accessoires.
Ce sont là les prémices des phénomènes de mode tels que nous les connaissons aujourd’hui.
L’exposition rend compte, du bout des poulaines à la pointe du chaperon, de l’évolution de la silhouette à cette époque.
Autour de l’exposition :
Cycle de conférences, concerts, ateliers, visites guidées …
Programmation disponible début avril
Commissaire de l’exposition :
Nadège Gauffre Fayolle, chercheuse indépendante, spécialiste du fait vestimentaire au Moyen Âge et membre de l’AFET


Mise en ligne 15 avril
Martin SchongauerLe bel immortel
8 avril – 20 juillet 2026
Martin Schongauer est l’un des artistes germaniques les plus importants et les plus populaires de la fin du Moyen Âge. Né à Colmar vers 1445, mort à Vieux-Brisach en 1491, il est installé comme peintre mais doit sa renommée, dès son vivant, à son œuvre de graveur. Fils et frère d’orfèvres, il n’a pas lui-même exercé ce métier mais a certainement appris dans l’atelier paternel le maniement délicat du burin, qu’il porte à un haut degré de perfection.
L’exposition présente une large sélection de son œuvre gravé et dessiné et, pour la première fois, la quasi-totalité de ses peintures de chevalet et retables, dont la Vierge au buisson de roses de 1473, son seul panneau peint daté. Schongauer s’y montre fin observateur de la nature, narrateur inventif et délicat, mais aussi artiste lettré.
Les gravures de Martin Schongauer, abondamment diffusées, ont séduit plusieurs générations d’artistes. Faisant appel à tous les arts, les œuvres présentées dans la seconde partie de l’exposition, originaires d’une grande partie du continent européen et créées jusqu’au tout début du 17e siècle, permettent d’apprécier cette large réception artistique des œuvres du « Beau Martin ».


Mise en ligne 26 mars
Marilyn Monroe : 100 ans !
8 avril 2026 => 26 juillet 2026
51 Rue de Bercy, 75012 Paris
Mais qui est vraiment Marilyn Monroe ? Un mythe façonné par Hollywood, les médias de son époque et un public qui la moquait autant qu'il la chérissait ? Au-delà des légendes qui perdurent aujourd'hui, nous découvrirons qu'elle fut avant tout une comédienne, force motrice des films qu'elle interprète, dépositaire d'un style et d'un savoir-faire, et capable d'inventions et de propositions. Nous verrons comment son talent et sa technique ont cherché à s'épanouir au sein du système hollywoodien des studios, malgré des contraintes économiques et esthétiques.


Mise en ligne 1er avril
Sous toutes les coutures - Le vêtement au travail
Du 8 avril au 22 septembre 2026
Le musée consacre une grande exposition aux vêtements de travail. Plus de deux siècles d’histoire sociale, technique et esthétique s’y dévoilent : des premiers uniformes aux créations de haute couture, en passant par les vêtements de protection — apparus tardivement — et par les tenues destinées aux femmes, plus tardives encore. Une exploration sensible et documentée de ces habits qui racontent notre rapport au travail, au pouvoir et aux identités.
Endosser un uniforme, enfiler un bleu de travail ou porter la tenue d’une entreprise : des gestes simples, mais chargés de sens. Le vêtement professionnel fait la synthèse des évolutions de la société — hiérarchies, conquêtes sociales, transformations du travail, affirmation des droits et des aspirations individuelles. L’exposition Sous toutes les coutures - Le vêtement au travail met en lumière cette dimension en révélant un ensemble exceptionnel de pièces historiques et contemporaines. Elle se déploie en trois grands axes : « parures d’autorité », « parures de protection » et « 1990-2025 : une nouvelle ère ».


Mise en ligne 10 avril
Henry Taylor. Where thoughts provoke
Du 8 avril au 6 septembre 2026
L’exposition, déployée sur deux étages et treize salles, réunit une centaine d’œuvres — peintures, sculptures, installations — à travers lesquelles Henry Taylor explore la richesse et la complexité de l’expérience humaine. Qu’il s’agisse d’amis, de proches, de personnes anonymes ou de figures publiques, ses compositions proposent une vision vivante et profondément humaine de notre époque. Taylor crée une œuvre originale, expressive et plastique, puissante - il tisse des récits visuels qui mêlent trajectoires individuelles et réalités collectives, associant expériences personnelles, mémoire partagée et dialogues avec l’histoire de l’art. Ses relectures d’œuvres d’art inspirantes, notamment celles de David Hammons, Philip Guston ou Pablo Picasso montrent la manière dont Taylor s’empare du passé pour réinventer le présent.
Henry Taylor a fait l’objet de nombreuses expositions aux États-Unis et à l’étranger, dont une large rétrospective au Museum of Contemporary Art à Los Angeles en 2022, puis au Whitney Museum de New York en 2023. Ses œuvres figurent dans des collections publiques de premier plan, notamment au Studio Museum de Harlem à New-York, au MET et au MoMA. Cette exposition au Musée national Picasso-Paris est la première rétrospective de l’artiste en France.
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Mise en ligne 13 mai
Les grands âges
Du 8 avril 2026 au 3 janvier 2027
Cette nouvelle exposition à découvrir au Musée de l’Homme est le fruit de la rencontre entre Samuel Pavard, biodémographe et spécialiste du vieillissement au Muséum, et Nikos Aliagas, artiste photographe.
Cette exposition, à la croisée de l’art et de la science, propose de mettre en lumière la vieillesse en tant que réalité biologique, démographique et sociale,
à travers une série de photographies.
Derrière l’objectif, l’artiste Nikos Aliagas
capture des scènes du quotidien et réalise des portraits saisissants. Quelques-unes de ses plus belles photographies mêlées aux réflexions scientifiques du chercheur Samuel Pavard
sont à découvrir dans le Foyer Germaine Tillion (250 m²).
En croisant leurs regards à la fois lucides et délicats sur les grands âges, l’exposition invite à s’interroger sur notre rapport au temps, sur la place que nous accordons aux personnes âgées dans nos sociétés et sur les liens que les différentes générations tissent entre elles.
Elle compare la longévité humaine
à celle du reste du vivant et éclaire le public sur la place fondamentale qu’ont occupée les plus âgés
dans l’histoire de notre espèce pour son évolution cognitive, sociale et culturelle.
Alors qu’aujourd’hui de nouvelles classes d’âge émergent, illustrées par la proportion grandissante des centenaires et plus, l’exposition questionne la réalité complexe de la vie aux grands âges ainsi que les nouvelles représentations de la vieillesse dans nos sociétés contemporaines.
Enfin, en valorisant le lien qui existe entre la question des grands âges et celle de la santé de notre planète,
elle réaffime la légitimité de notre désir collectif de vivre des vies plus longues malgré un monde en proie à des changements environnementaux brutaux.


Mise en ligne 19 mars
Lee Miller
Du 10 avril au 02 août 2026
Du 10 avril au 2 août 2026, le Musée d’Art Moderne de Paris présente la plus importante rétrospective consacrée à Lee Miller en France depuis vingt ans.
Organisée à l’initiative de la Tate Britain et en collaboration avec l’Art Institute of Chicago, l’exposition réunit près de 250 tirages anciens et modernes, dont plusieurs inédits, et propose un nouveau regard sur l’œuvre de Lee Miller.
Figure essentielle de l’avant-garde internationale, Lee Miller (1907, Poughkeepsie, États-Unis – 1977, Chiddingly, Royaume-Uni) fut tour à tour mannequin, artiste surréaliste, portraitiste, photographe de mode et correspondante de guerre accréditée par l’armée américaine. Longtemps reléguée au rôle d’égérie, elle est aujourd’hui reconnue comme l’une des grandes photographes du XXème siècle.
L’exposition retrace l’ensemble de son parcours, de ses débuts à New York aux années de guerre en Europe, en passant par son séjour en Égypte et sa vie à Londres. Elle démontre la richesse d’une œuvre où cohabitent expérimentations formelles, audace visuelle et engagement politique.
Dix-huit ans après la dernière rétrospective française au Jeu de Paume, le Musée d’Art Moderne de Paris propose un parcours en six parties, mêlant approche chronologique et thématique.
L’exposition s’ouvre sur un ensemble de portraits de Lee Miller réalisés par les plus grands photographes et cinéastes des années 1920 et 1930. Lee Miller s’impose comme une personnalité du New York de la fin des années 1920 à travers tout d’abord son activité de mannequin. Elle est l’un des modèles les plus recherchés par les magazines, figurant l’archétype de la femme moderne, émancipée et active. Lors de son séjour à Paris, ses liens avec les surréalistes la conduisent à jouer l’un des rôles principaux du premier film de Jean Cocteau, Le Sang d’un poète (1930-1932).
Le parcours se poursuit en examinant l’importance de son séjour parisien entre 1929 et 1932. Cette période est marquée par sa rencontre avec Man Ray, dont elle devient l’apprentie mais également la compagne. Leur intense collaboration explore la puissance érotique du médium photographique, et se matérialise notamment dans leur découverte conjointe de ce que Lee Miller appelait la « solarisation ». Également connue sous le nom d'effet Sabatier, la solarisation est une technique consistant à réexposer brièvement un tirage ou un négatif à la lumière pendant le traitement. Il en résulte une inversion partielle des tons de la photographie, créant un effet de halo onirique. Ce phénomène a été observé pour la première fois dans les années 1840, mais Man Ray et Lee Miller sont souvent considérés comme les premiers artistes à l'avoir utilisé de manière créative.
Lee Miller ouvre son propre studio et travaille comme photographe pour Vogue, affirmant ainsi son désir d’indépendance artistique. Ses photographies, singulières par leur goût pour les cadrages obliques et les rapprochements insolites, sont exposées dans les galeries parisiennes aux côtés des grands photographes de l'époque (Germaine Krull, Brassaï...).
Cette période très riche s’achève par son départ pour New York en 1932, où elle ouvre un nouveau studio. Sa première exposition personnelle est alors organisée par la galerie Julien Levy. Il n’y en aura pas d’autres de son vivant. Son activité de portraitiste, à laquelle deux sections sont dédiées, prend un véritable essor, et se poursuivra tout au long de sa vie. Elle reflète ses nombreux liens avec les milieux artistiques et littéraires.
En 1934, Lee Miller épouse l’homme d’affaire égyptien Aziz Eloui Bey et s’installe avec lui au Caire. Les photographies de cette période frappent par l’affirmation des motifs, des textures et des cadrages qui composent ses images. Loin de l’exploration de thèmes exotiques, Miller va davantage porter son attention vers les contrastes de matières et de formes, les changements de perceptions induits par les angles de prises de vues.
En 1937, la rencontre de Miller avec le peintre et poète surréaliste Roland Penrose l’éloigne progressivement de l’Égypte. Elle passe davantage de temps en Europe en compagnie de ses amis surréalistes. En 1939, au déclenchement de la guerre, elle choisit de rester à Londres et s’investit progressivement dans les publications du Vogue britannique en tant que photographe de mode. Cette section montre l’utilisation dans ses clichés des ruines et des bombardements de Londres. Elle participe par ailleurs à la publication en mai 1941 de l’ouvrage Grim Glory : Pictures of Britain Under Fire (Gloire lugubre, images de la Grande-Bretagne sous le feu), qui témoigne de la vie quotidienne pendant le Blitz en mêlant célébration patriotique et humour noir.
À l’hiver 1942, Miller est l’une des rares femmes photographes à obtenir une accréditation de correspondante de guerre par les États-Unis. Désormais, elle couvre directement le conflit et consacre de nombreux reportages aux femmes engagées dans la guerre : infirmières, membres de la défense anti-aérienne, aviatrices, qui paraissent aussi bien dans le Vogue britannique qu’américain.
Quelques semaines après le Débarquement de juin 1944, elle traverse la Manche pour suivre l’avancée des troupes alliées, et se trouve en première ligne sur le front, notamment lors de la libération de Saint-Malo. Ses photographies et ses articles dénoncent la violence du conflit. Le parcours montre la façon dont elle se distingue alors des reportages de guerre classiques, par le ton qu’elle emploie et son engagement très personnel. Son œil et sa sensibilité s’attachent davantage à des détails signifiants, qu’au théâtre des opérations militaires.
En avril 1945, aux côtés du photographe de Life David E. Scherman, Lee Miller se rend à Dachau et Buchenwald juste après la libération des camps. Accompagnés d’un article (Believe it – juin 1945), certains de ses clichés publiés dans Vogue font état de sa sidération. Les photographies de Lee Miller sont parmi les premières à révéler au grand public l’entreprise d’extermination de masse des nazis.
Le 30 avril 1945, juste après avoir photographié le camp de Dachau, Lee Miller se rend à Munich et entre dans l’appartement d’Adolf Hitler. Dans une photographie entièrement mise en scène et chargée de symboles, elle pose dans la baignoire du dictateur. Peu diffusée sur le moment, l’image est aujourd’hui considérée comme l’une des photographies les plus emblématiques de la fin du conflit mondial. Jusqu’en janvier 1946, Lee Miller photographie l’Europe et la Libération. Ces images reflètent la douleur et les privations mais également les laissés-pour-compte de la Libération, comme les femmes et les enfants. Miller confie ainsi à son éditrice : « Je préfère décrire les dégâts des villes détruites et des personnes blessées plutôt que de faire face au moral brisé et à la foi anéantie de ceux qui pensaient que “les choses allaient redevenir comme avant” ».
Les années qui suivent, Miller peine à se relever de son expérience de la guerre. La dernière section de l’exposition est consacrée à son installation à Farley Farm House (Sussex) avec Roland Penrose et leur fils Antony. Lee Miller poursuit tout d’abord ses reportages et photographies de mode pour Vogue, mais cesse peu à peu son travail commercial. Dans un cadre plus privé, elle continue à réaliser des portraits de ses proches, qui reflètent son engagement continu auprès de l'avant-garde internationale. Farley’s House, reflet du couple Miller-Penrose, devient un lieu important de rencontres artistiques au cours desquelles Lee Miller s’adonne à de nombreuses expérimentations culinaires, qui rendent souvent hommage à l’inventivité de ses amis.


Mise en ligne 15 avril
CLING ! La bande dessinée parle cash
Aventuriers, voleurs, milliardaires, marginaux... Quand la bande dessinée parle d'argent.
Du 10 avril au 6 septembre 2026
Picsou plonge dans son coffre-fort. Les Dalton braquent une banque. Tintin court après un trésor qui n'existe peut-être pas. Largo Winch hérite d'un empire. Gaston Lagaffe déclare la guerre aux parcmètres. Depuis toujours, la bande dessinée raconte l'argent à travers ses personnages les plus iconiques.
Du 10 avril au 6 septembre 2026, la Monnaie de Paris consacre une grande exposition à cette relation passionnante, drôle et parfois explosive avec CLING ! La bande dessinée parle cash. Des ruées vers l'or à la finance invisible contemporaine, du lingot à la fausse monnaie, la bande dessinée agit comme un miroir de nos sociétés, oscillant sans cesse entre critique sociale et succès populaire.
Rassemblant plus de 250 œuvres issues de collections publiques et privées, l’exposition explore deux siècles de création, des strips de presse américaine aux mangas, en passant par la BD franco-belge et les comics.
Le commissariat de l'exposition est assuré par Lucas Hureau et Damien MacDonald. La Monnaie de Paris, organisatrice de l'exposition, en a confié la production déléguée à la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image (CIBDI).

Mise en ligne 13 mai
Mémoires du Paysage - Caroline Bouyer & Ariane Fruit
Du 12 avril au 20 septembre 2026
Musée d'Art et d'Histoire Louis-Senlecq 31 Grande rue 95290 L'Isle-Adam
Le musée d’Art et d’Histoire Louis-Senlecq organise du 12 avril au 20 septembre 2026, une exposition temporaire consacrée à l’œuvre gravé et dessiné de Caroline Bouyer et d’Ariane Fruit.
Les gravures de Caroline Bouyer, représentant les abords de voies ferrées, les chantiers parisiens, les portes du périphérique ou encore les hauts fourneaux de Dunkerque, entrent en dialogue avec les œuvres d’Ariane Fruit, qui évoquent des vues nocturnes de Paris, les paysages de la petite ceinture et l’interminable rue de Rome.
Les espaces industrialo-urbains, laissent ensuite place à l’immensité des forêts canadiennes et aux plages et falaises normandes, dessinées et gravées par Ariane Fruit. L’exposition se poursuit avec les dessins gravures de Caroline Bouyer où le végétal côtoie le minéral dans de savantes compositions oniriques.
À travers ce parcours réunissant plus d’une centaine d’œuvres, les deux artistes offrent une réflexion croisée sur la transformation des territoires et la mémoire des lieux, entre observation documentaire et imaginaire poétique.


Mise en ligne 22 avril
Exposition "La poudre et l'encre. Une conversation avec Patrick Boucheron"
à la Bibliothèque de l'Arsenal (BnF, Paris)
Du 14 Avril 2026 au 4 Juillet 2026
La bibliothèque de l'Arsenal (BnF) présente une exposition, conçue sous le commissariat général de l'historien, professeur au Collège de France, Patrick Boucheron, consacrée aux rapports entre les livres et la violence, et plus généralement à la place de la violence dans l’histoire des représentations littéraires et iconographiques.
La bibliothèque de l’Arsenal est la deuxième plus riche bibliothèque patrimoniale de France. Son histoire et son nom paradoxal qui réunit deux termes spontanément séparés (« bibliothèque », associée à la paix et à la culture, et « arsenal » renvoyant à la guerre et à la barbarie) font d’elle un lieu idéal pour questionner la représentation de la violence dans les livres et les effets des livres sur la violence.
Conçue comme une déambulation savante, libre et inventive, l’exposition s’appuie sur les collections de la bibliothèque de l’Arsenal pour parler de la fascination exercée par la violence, de la réprésentation des cruautés, de la mise en ordre de la violence par les livres, mais aussi de la violence propagée par certains livres, de la violence à l’œuvre dans certaines traductions, de la violence combattue par les livres. Les étapes de ce parcours sont scandées par six pièces phares de la collection auxquelles d’autres œuvres, manuscrits médiévaux, estampes, photographies ou livres imprimés, font écho, donnant lieu à des rapprochements porteurs de sens : le manuscrit des 120 Journées de Sodome du marquis de Sade, les Misères et malheurs de la guerre de Jacques Callot, L'Académie de l'espée, un numéro de la Libre parole, le Coran de Pierre le Vénérable, la maquette d’un bateau négrier donnée à Mirabeau et à l’abbé Grégoire.
Plus de renseignements sur « La poudre et l’encre. Une conversation avec Patrick Boucheron » sont disponibles sur la page suivante : https://www.bnf.fr/fr/agenda/la-poudre-et-lencre-une-conversation-avec-patrick-boucheron ou dans le catalogue édité à cette occasion par les éditions de la BnF : https://editions.bnf.fr/la-poudre-et-lencre
Entrée libre et gratuite, du mardi au samedi, de 12h à 19h, du 14 avril au 4 juillet.


Mise en ligne 1er avril
Károly Ferenczy
Modernité hongroise
Du 14 avril 2026 au 06 septembre 2026
Aussi célèbre en Hongrie qu’il est méconnu en France, Károly Ferenczy (1862-1917) est une figure majeure de la modernité en Europe centrale. Son œuvre profondément singulier l’impose comme l’un des grands peintres du tournant des XIXe et XXe siècles.
Par cette première rétrospective française, le Petit Palais entend mettre en lumière son originalité fondamentale. Ni naturaliste, ni symboliste, ni impressionniste, ni nabi, mais un peu tout cela à la fois, il incarne le cosmopolitisme de la fin-de-siècle dans toute l’étendue de sa culture. Membre fondateur d’une colonie d’artistes installée au cœur de la nature hongroise, Ferenczy fait de la peinture de plein air l’une de ses pratiques les plus emblématiques. Il cherche dans la nature l’expression d’une spiritualité syncrétique. Sous son pinceau, le soleil apparaît souvent comme un protagoniste central dans des paysages d’une lumière sans équivalent.
Avec près de 140 œuvres, le parcours met en évidence les multiples facettes de la démarche de l’artiste − paysages, portraits, scènes familiales, sujets bibliques, nus et caricatures − et révèle le rôle fondamental de Károly Ferenczy dans l’émergence d’une école artistique proprement moderne en Hongrie. L’exposition a été conçue en collaboration avec le musée des Beaux-Arts de Budapest et la Galerie nationale hongroise.
Dossier de Presse
dp_ferenczy_bd.pdf (PDF - 2M)


Mise en ligne 27 mai
Frontière
Du 14 avril 2026 au 2 janvier 2028
Du 14 avril 2026 au 2 janvier 2028, la Cité des sciences et de l’industrie présente Frontière, nouvelle exposition temporaire visant à faire comprendre le monde d’aujourd’hui à travers la frontière et son impact dans nos sociétés. Béatrice von Hirschchausen, directrice de recherche CNRS / Géographie-cités et Camille Schmoll, directrice d’études EHESS / Géographie-cités sont membres de la commission scientifique qui a accompagné la création de cette exposition.
Les frontières façonnent notre monde. On les franchit, on les défend ou on les redoute. Quel est leur statut ? Que représentent-elles ? Quels impacts sur les populations ? En explorant le concept de frontière, l’exposition de la Cité des sciences et de l’industrie livre des clés de compréhension et d’analyse du monde d’aujourd’hui.
Jouer cartes sur table pour révéler la frontière dans toute sa diversité et ses réalités !
Frontière met en lumière l’impact de cet objet artificiel sur le monde réel et nos sociétés à partir d’exemples concrets. Zone de tri et de contrôle, de ressources ou d’inégalités, lieux de coopération et d’échanges, de conflit ou de refuge. Autant de spécificités que dévoile la dizaine d’îlots du parcours. Tout en s’appuyant sur une large variété de médiums, l’exposition fait la part belle à la géographie et aux études de terrain.
À travers le regard de scientifiques, anthropologues, penseuses et penseurs, artistes, citoyennes et citoyens qui interrogent les limites, les inégalités et les liens entre les peuples, Frontière vous plonge au cœur de l’actualité et des enjeux sociétaux et politiques majeurs. Une expérience qui invite à réfléchir, ressentir et repenser notre rapport à l’espace, à l’autre et au monde.
Parcours de l’exposition
Le parcours révèle la frontière dans toute sa diversité : elle peut être lieu de ressources et de richesses, espace de tri des personnes ou de contrôle des données, zone de conflits ou de paix, ou encore limite maritime. Construite par des choix politiques ou résultant de rapports de force, la frontière n’a rien de naturel.
À travers une variété de situations et de contextes, chaque exemple présenté illustre les multiples facettes d’un mot qui recouvre des réalités totalement différentes selon les territoires et les enjeux.
Le parcours adopte une approche fragmentée, faisant découvrir des frontières singulières et d’autres universelles. Il réunit une grande diversité de médiums (cartes, analyses, photographies et œuvres) qui offrent autant de regards croisés sur la frontière. Géographes, artistes, citoyennes et citoyens y apportent chacun leur perspective, révélant la richesse et la complexité de cet objet d’étude et de représentation.
L’entrée de l’exposition plonge immédiatement le public dans l’expérience d’un passage de frontière grâce à un garde-frontière doté d’une intelligence artificielle.
Les visiteurs peuvent interagir avec l’IA et vivre un contrôle fictif, créant un moment à la fois immersif et dystopique.
Le parcours se compose de dix îlots thématiques :
• Mexique – États-Unis, la frontière XXL
• Venezuela – Colombie, une frontière aux mains des gangs
• Cyberespace : des frontières invisibles
• L’Europe, un projet de paix
• L’Europe, des frontières mortelles
• Les limites maritimes : mais où sont-elles ?
• Corée du Nord – Corée du Sud : la zone démilitarisée la plus militarisée du monde
• Géorgie – Russie, une frontière menaçante
• Cameroun – République centrafricaine, les effets d’une frontière humanitaire
• Niger – Algérie, une frontière de sable
Le parcours se conclut par un film de 30 minutes. Il rassemble les thématiques de l’exposition pour en offrir une vision globale, remettre en question les idées reçues et enrichir la compréhension des concepts transversaux liés aux frontières. Ce film pose un regard engagé, nourri de points de vue pluriels, notamment féminins, et invite les visiteurs à élargir leur perception des frontières tout en facilitant la mémorisation des éléments clés du parcours.
Avec cette exposition, le public découvre comment les frontières traduisent et interrogent les grands enjeux politiques, sociaux et environnementaux, tout en explorant les tensions et équilibres qui façonnent notre monde.
Informations pratiques
15 € | 12 € |
Conseillée à partir de 12 ans
Exposition trilingue (français, anglais, espagnol)
Ouverture de 10h à 18h du mardi au samedi et de 10h à 19h le dimanche


Mise en ligne 1er avril
Toutes Marianne(s) • Liberté(e) - Egalité(e) - Fraternité(e)
Du 15 avril au 13 juillet 2026,
Le Musée Postal présente Toutes Marianne(s) • Liberté(e) – Égalité(e) – Fraternité(e), une exposition inédite imaginée par la photographe Sylvie Castioni et la commissaire Annelise Stern. À travers 92 portraits de femmes, le symbole républicain de Marianne s’émancipe de son image unique pour devenir plurielle, diverse et profondément contemporaine.
Un nouveau visage pour Marianne
Au fil des décennies, Marianne s’est imposée comme l’un des emblèmes les plus puissants de la République française. Figure d’unité, de liberté et d’engagement démocratique, elle a longtemps été représentée de manière uniforme – notamment à travers les timbres postaux, vecteurs historiques de son image.
En accueillant cette exposition, le Musée Postal poursuit son exploration des grandes figures de l’imaginaire collectif. Cette fois, la réflexion est renversée : et si Marianne ne se résumait plus à un seul visage, mais à une constellation d’expériences féminines ?
Toutes Marianne(s) rassemble 92 portraits qui incarnent chacun une interprétation intime des valeurs républicaines. Personnalités médiatiques, artistes, sportives, femmes engagées ou anonymes aux parcours singuliers composent une mosaïque vivante de la société française : Anne Roumanoff, Suzane, Claudia Tagbo, Sylvie Tellier, Frédérique Bel, Reem Kherici, ou encore la championne paralympique Nantenin Keita. Toutes portent le bonnet phrygien, symbole de liberté, mais chacune selon son histoire et son regard.


Mise en ligne 26 mars
Michel-Ange RodinCorps vivants
15 avril – 20 juillet 2026
Deux maîtres inégalés de la sculpture occidentale dialoguent à travers les siècles : Michel-Ange et Rodin. Leurs œuvres, qui incarnent la force du corps et la profondeur de l’âme, se rencontrent dans une confrontation inédite où se révèlent continuités comme ruptures.
Organisée en cinq sections – Deux artistes mythiques ; Nature et Antiquité : réinventer le modèle ; Non finito ; Corps et âme ; Energie et vie – l’exposition réunit marbres, bronzes, plâtres, terres cuites, moulages et une très riche production graphique. Le parcours met l’accent sur les enjeux formels et conceptuels qui aboutissent à une même ambition : rendre visible l’énergie intérieure du corps.
Le corps apparaît comme enveloppe et peau de l’âme, matière vivante soumise au temps et au geste. Le parcours interroge aussi la postérité de ces gestes : comment la réécriture de l’antique et l’usage des corps ont préparé les ruptures du XXe siècle ? En montrant filiations, emprunts et détournements, l’exposition propose une lecture sensible des mythes des deux génies et invite à repenser la sculpture non pas comme un élément qui « fait forme » mais comme un laboratoire d’innovations artistiques.


Mise en ligne 26 mars
Calder. Rêver en équilibre
Exposition Du 15.04.2026 au 16.08.2026
À l’occasion du centenaire de l'arrivée en France d'Alexander Calder et des cinquante ans de sa disparition, la Fondation présente l’exposition « Calder. Rêver en équilibre ».
Cette exposition couvre un demi-siècle de création, de la fin des années 1920 et les premières représentations du Cirque Calder qui captivent les avant-gardes parisiennes, à ses sculptures monumentales qui redéfinissent l’idée d’art public dans les années 1960 et 1970. À la Fondation, flottant dans l’architecture des espaces dessinés par Frank Gehry, ses mobiles transforment l’exposition en chorégraphie.
L’exposition, l’une des plus importantes à ce jour consacrées à Alexander Calder, a été conçue en étroite collaboration avec la Calder Foundation, qui en est le principal prêteur. Elle bénéficie également de prêts d’institutions internationales et de collectionneurs privés de premier ordre, regroupant ainsi près de 300 œuvres : des mobiles et stabiles – pour emprunter à la terminologie caldérienne pour désigner les abstractions cinétiques et statiques – mais également des portraits réalisés à partir de fil de fer, des figures sculptées en bois, des peintures, des dessins et même des bijoux, conçus comme de véritables sculptures. Tout au long d’un parcours chronologique, occupant plus de 3000 m2, les préoccupations artistiques fondamentales de Calder sont articulées : tout d’abord le mouvement mais aussi, la lumière, la réflexion, les matériaux humbles, le son, l'éphémère, la gravité, la performance, l'espace positif et négatif.

Mise en ligne 10 avril
Explorations : une affaire d’État ?
Du mercredi 15 avril 2026 au dimanche 16 août 2026
Une exposition inédite qui présente trois siècles d’explorations françaises, d’hier à aujourd’hui, où science, pouvoir et armée se conjuguent dans un enjeu majeur de souveraineté.
1763, la France perd la guerre de Sept Ans et, avec elle, son premier empire colonial en Amérique et en Asie. Dans un contexte de rivalité internationale dominé par les puissances maritimes anglaise et hollandaise, la monarchie cherche à réaffirmer sa place en soutenant de grandes expéditions autour du monde. L’exposition Explorations : une affaire d’État ? revient sur ces entreprises françaises, du XVIIIe siècle à aujourd’hui, menées au prix d’importants moyens financiers, logistiques, technologiques et humains, où se croisent enjeux scientifiques, politiques et militaires.
Sur près de 300 ans, le parcours interroge les différentes formes que prend l’exploration : voyages, missions scientifiques, traversées ou encore expéditions. Destinées à parcourir des territoires alors inconnus des Européens, à en établir l’existence ou parfois à les revendiquer, ces entreprises sont exigeantes et souvent dangereuses. Les militaires y occupent une place centrale, mobilisés pour leurs compétences en navigation, cartographie, ingénierie, médecine ou sécurité. L’exposition en présente les objectifs, les évolutions, ainsi que les réussites et les échecs.
À travers des archives, des objets scientifiques et techniques, des œuvres d’art et des témoignages, l’exposition met en lumière les contextes politiques dans lesquels ces expéditions ont été conçues.
Elle montre aussi l’évolution des motivations au fil du temps : ambitions intellectuelles, commerciales et expansionnistes au XVIIIe siècle ; missions scientifiques et conquêtes territoriales au XIXe siècle ; exploration des fonds marins et de l’espace après la Seconde Guerre mondiale.
Aujourd’hui, ces démarches s’inscrivent dans des enjeux liés à la géopolitique, à la préservation des écosystèmes et à la défense des souverainetés, qu’il s’agisse des abysses, des pôles, de l’espace ou encore des environnements numériques.
Le public est invité à découvrir un récit historique des explorations à travers le temps et l’espace.


Mise en ligne 10 avril
Madame de Sévigné Lettres parisiennes
Exposition du 15 avril au 23 août 2026
Le musée Carnavalet – Histoire de Paris présente une exposition consacrée à Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696), à l’occasion du 400e anniversaire de sa naissance.
Conçue avec l’appui d’un comité scientifique composé de spécialistes de l’œuvre et de la période, l’exposition se fonde sur le renouvellement de l’approche critique consacrée à l’épistolière et réunit plus de 200 œuvres, peintures, objets, dessins, provenant des collections du musée, d’importantes collections publiques françaises et de collections particulières.
Marie de Rabutin-Chantal naît à Paris, place Royale (actuelle place des Vosges) le 5 février 1626. Issue d’une famille d’ancienne noblesse bourguignonne par son père, elle est élevée à Paris par ses grands-parents maternels, les Coulanges, qui lui assurent une excellente éducation, rare pour une jeune fille. En 1644, elle épouse Henri de Sévigné, gentilhomme breton, dont elle aura deux enfants : Françoise-Marguerite et Charles. La mort de son mari, tué en duel en 1651, la laisse veuve à vingt-cinq ans.
Vivant entre le quartier du Marais à Paris et ses terres des Rochers en Bretagne, Madame de Sévigné participe aux cercles lettrés les plus raffinés de la capitale, dont ceux de la marquise de Rambouillet et de Mademoiselle de Scudéry. Elle prend part à l’élaboration de la culture galante qui s’épanouit alors en art de vivre et influence la littérature et les arts.
La majeure partie de la correspondance conservée de Madame de Sévigné est constituée des lettres envoyées à sa fille, mariée en 1669 au comte de Grignan et partie vivre en Provence. La Correspondance éditée constitue aujourd’hui à la fois une œuvre qui figure parmi les classiques de la littérature française et un document essentiel pour la connaissance de l’histoire des idées, des mœurs et des événements de cette période.
Au sein de l’hôtel Carnavalet où vécut la célèbre Parisienne de 1677 à sa mort en 1696, cette exposition revient sur la vie de Madame de Sévigné à Paris, à un moment où la ville connaît d’importantes transformations.


Mise en ligne 16 avril
Pulsions
Jean Dubuffet, les dernières années (1974-1985)
16-04-2026 / 24-10-2026
Fondation Dubuffet, Paris, France 137 rue de Sèvres
La Fondation Dubuffet présente l’exposition « Pulsions. Jean Dubuffet, les dernières années (1974-1985) » réunissant plus de 150 oeuvres.
En 1974, après avoir mis un terme au cycle de L’Hourloupe, Jean Dubuffet, alors âgé de plus de 70 ans, entame un nouveau chapitre de sa création. Au cours de dix années d’intense production, il explore des voies plastiques inédites, naviguant librement entre figuration et non-figuration.
Entre 1974 et 1985, il réalise plus de 1500 peintures et 1000 dessins, organisés en une vingtaine de séries. Cette période tardive témoigne de la liberté du geste et de l’audace constante qui caractérise la pratique de Jean Dubuffet.
Horaires
- Du lundi au vendredi, de 14h à 18h
- Fermeture les jours fériés et le vendredi 15 mai 2026


Mise en ligne 30 avril
Sèvres, une passion Rothschild. De la Villa Ephrussi à Paris
17 avril - 26 juillet 2026
Plongez au cœur d’une saga familiale hors du commun, où la passion pour la porcelaine de Sèvres du XVIIIᵉ siècle traverse le temps. Entre amour du Beau, excellence des savoir-faire et attachement au patrimoine, la famille Rothschild noue un lien unique avec Sèvres, une manufacture emblématique et vivante depuis 1740.
De Sèvres aux Rothschild : histoire d’une fascination
Au sein de la famille Rothschild, les collections se créent et se transmettent de génération en génération. Grâce à leur générosité, nombre de ces trésors ont rejoint les collections publiques françaises et de grands musées internationaux.
De Francfort à Paris, en passant par Vienne, Naples ou Londres, les Rothschild ont réuni parmi les plus spectaculaires porcelaines de Sèvres du XVIIIᵉ siècle : vases aux formes de vaisseaux, d’animaux ou d’architectures, aux couleurs éclatantes et aux décors virtuoses. Présentées dans une scénographie immersive, ces œuvres dialoguent avec des archives inédites et des intérieurs reconstitués.
Réunissant pour la première fois les Manufactures nationales – Sèvres & Mobilier national et l’Académie des beaux-arts, propriétaire de la Villa Ephrussi de Rothschild, l’exposition propose un parcours en neuf sections, introduit par Béatrice Ephrussi de Rothschild. Elle retrace l’histoire de ces chefs-d’œuvre, tout en évoquant les spoliations subies par la famille, grâce à des prêts exceptionnels de grandes institutions françaises et internationales.


Mise en ligne 6 mai
Diseuses de silence
Du 18 avril au 13 décembre 2026
L’Espace Monte-Cristo présente Diseuses de silence, une exposition qui propose une vision actuelle de notre histoire contemporaine et collective à travers les voix de 21 sculptrices françaises et internationales. Telles des Shéhérazade modernes, ces artistes donnent vie à nos récits communs et, à travers leurs œuvres choisies au sein de la Collection Fondation Villa Datris, nous transmettent un héritage, le nôtre.
Ensemble, elles explorent les recoins les plus oubliés de nos mythologies et comblent les lacunes des narrations contemporaines avec leurs féroces icônes de la création, telles les Vénus de Prune Nourry et la gardienne de Jeanne Vicerial. Grâce à leurs voix, comme celles de Niki de Saint-Phalle et Suzanne Husky, elles préviennent des luttes encore à mener et des acquis toujours à préserver, pour ne pas reproduire les errances du passé. Lorsque, telles Andrea Bowers et Miss.Tic, elles démantèlent, brique après brique, le mur du silence auquel nous sommes confronté·es, c’est pour mieux faire entendre l’histoire que nous devons réécrire aujourd’hui.
Avec la Carte blanche qui lui est dédiée, L’Isthme noir, Yosra Mojtahedi nous ouvre les portes d’un monde où chaque symbole nous renvoie à la Terre Mère et à une redécouverte des corps, comme une fusion entre humain et nature, créant un paysage immersif en quête d’une harmonie totale. Tel un cosmos, ce lieu de mémoire et de transformation déploie le mystère de nos origines. Ce futur hérité témoigne de ce qu’il reste encore à écrire.
Ce parcours, construit autour de conversations entre les œuvres, est ponctué d’installations contemplatives et de mises en scène joyeuses, afin d’accompagner le public dans la découverte de récits poignants et inspirants. Expérience sensible et fédératrice, l’exposition souhaite donner de la force à celles et ceux qui désirent changer le cours des choses.

Mise en ligne 16 avril
Van Gogh influenceur. Héritages en mouvement
Du 18/04/26 au 03/01/27
Rue de Léry. Parking : Chemin des Berthelées 95430 Auvers-sur-Oise
Description
Du 18 avril 2026 au 3 janvier 2027, le château d’Auvers-sur-Oise accueille Van Gogh influenceur | Héritages en mouvement, une exposition originale qui propose un regard contemporain sur l’un des artistes les plus emblématiques de l’histoire de l’art. Plus qu’un peintre, Vincent van Gogh apparaît ici comme un véritable influenceur avant l’heure, dont l’œuvre continue d’irriguer la création artistique bien au-delà de son époque.
Un dialogue entre passé et création contemporaine
Peintres, plasticiens, photographes et artistes d’aujourd’hui s’emparent de l’héritage de Van Gogh pour en révéler toute la modernité. Styles, couleurs, gestes, regards portés sur le monde : l’exposition explore les multiples filiations artistiques nées de son œuvre, dans un parcours immersif et dynamique. À travers ces réinterprétations, le génie de Van Gogh se raconte autrement, en mouvement, vivant et résolument actuel.
Auvers-sur-Oise, lieu emblématique de Van Gogh
Présenter cette exposition au château d’Auvers-sur-Oise prend tout son sens. C’est ici, dans ce village mythique du Val-d’Oise, que Van Gogh a vécu ses derniers mois et laissé une empreinte indélébile. Il repose aujourd’hui aux côtés de son frère Théo, dans le cimetière du village, non loin de l’église Notre-Dame de l’Assomption qu’il a immortalisée dans une de ses toiles les plus célèbres.

Mise en ligne 11 mai
22 avril au 26 juillet 2026
Du courage à l’honneur : une exposition sur le lien entre la bravoure du soldat et les distinctions honorifiques
Musée de la Légion d'honneur, 2 rue de la Légion d’honneur, 75007 Paris
Du mercredi au dimanche, de 13h à 18h (nocturne le jeudi jusqu’à 20h)
Entrée gratuite

Mise en ligne 21 mai
Géométrie du vivant
23 avril ➜ 18 juin 2026
Topographie de l'art 15 rue de Thorigny 75003 Paris 03
Réunissant Sophie Blet, Daniel Bourgais, Marinette Cueco, Félicie d’Estienne d’Orves, Nicolas Floc’h, Julia Gault, Christine Maigne, Vera Röhm, Vladimir Skoda, herman de vries, l’exposition « Géométrie du vivant » s’intéresse aux relations existantes entre les formes naturelles et les constructions humaines à travers des pratiques artistiques mêlant rigueur formelle, observation scientifique et sensibilité poétique. La géométrie intervient chez ces artistes comme un langage commun révélant les logiques internes du monde végétal, minéral ou du milieu aquatique.
Leurs oeuvres s’appuient sur des processus liés à la croissance, l’érosion ou la mutation des milieux naturels qui traduisent les rythmes et les cycles du vivant, proposant dès lors une réflexion sur la manière dont l’humain observe, documente ou reconfigure la nature. Ainsi, tout en soulignant la présence d’une pensée écologique sensible, attentive aux équilibres fragiles entre nature et culture, l’exposition relève les interdépendances complexes que nous entretenons avec l’environnement. Elle met en avant la dialectique classique, et plus que jamais d’actualité, qui s’établit entre le désir humain d’ordonner, de mesurer, de classifier la nature, et simultanément, la résistance organique, entropique, aléatoire aux systèmes de contrôle du vivant.

Mise en ligne 17 avril
Madame, Monsieur,
Médiatrice scientifique et culturelle au Collège de France, je me permets de vous contacter afin de vous proposer la visite guidée gratuite de l’exposition Préhistoire : entre utopie et réalité, présentée au Collège de France du 29 avril au 19 juillet, organisée à partir des travaux du professeur Hublin, spécialement conçue pour les publics scolaires et étudiants. Cette exposition interroge les représentations idéalisées ou fantasmées de la Préhistoire et les confronte aux réalités établies par les recherches scientifiques actuelles.
Cette exposition offre aux élèves l’opportunité de découvrir les apports récents de la recherche scientifique et de mieux comprendre les modes de vie des sociétés préhistoriques. Elle met en lumière une vision renouvelée de cette période, en dépassant certains stéréotypes encore répandus.
La visite guidée, gratuite, est proposée du lundi au vendredi à 10h et à 14h30, et adaptée aux différents niveaux, du primaire au lycée ainsi qu’aux étudiants. Vous trouverez davantage d’informations sur la page web dédiée : https://www.college-de-france.fr/fr/expo-prehistoire , qui donne également accès au formulaire de réservation des visites à destination du public scolaire.
Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire et vous remercie de bien vouloir diffuser cette information aux enseignants de votre établissement qui pourraient être intéressés par ce dispositif.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations respectueuses.
Céline PADIOLLEAU
Responsable - Pôle médiation scientifique et culturelle
Direction des enseignements, des relations internationales et des partenariats
Collège de France
Site : Marcelin Berthelot
Bâtiment A
Étage 1 - Pièce 2
Téléphone : 0144271107 - 0698158230
En télétravail le mercredi et le vendredi


Mise en ligne 30 avril
GIOVANNI SEGANTINI (1858-1899)
JE VEUX VOIR MES MONTAGNES
29 avril - 16 août 2026
le Musée Marmottan Monet consacre la première exposition monographique parisienne à Giovanni Segantini, grande figure du symbolisme et du divisionnisme européen. Réunissant une soixantaine d’œuvres – peintures, pastels et dessins – elle retrace l’itinéraire fulgurant d’un artiste qui fit des paysages alpins le cœur d’une quête à la fois esthétique et spirituelle. De la Lombardie italienne à la vallée suisse de l’Engadine, Segantini a su saisir la force de la nature et en révéler la dimension symbolique, bien au-delà du réalisme. Il rêvait d’exposer à Paris à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900, projet interrompu par sa mort prématurée en 1899. Plus d’un siècle plus tard, cette exposition, placée sous le commissariat de Gabriella Belli et Diana Segantini, rend enfin hommage à son regard visionnaire et à sa manière unique de mettre en dialogue l’homme et la nature, d’une étonnante modernité.
En écho à cette rétrospective, une sélection d’œuvres d’Anselm Kiefer intituléeVoglio vedere le mie montagne, en hommage à Segantini, sera également présentée au public.
Co-commissariat : Gabriella Belli, historienne de l’art, Diana Segantini, commissaire indépendante et spécialiste de l’œuvre de Giovanni Segantini


Mise en ligne 13 mai
Exposition Du 30 avril au 25 juillet 2026 Kazuo Kitai, l’éloge du quotidien
北井一夫 日常礼賛~日本を見つめた60年
Soixante ans à photographier le Japon
Le photographe Kazuo Kitai est l’un des grands maîtres de la photographie japonaise, pourtant encore peu connu en Europe. Depuis les années 1960, il documente la société japonaise « de l’intérieur » : mouvements étudiants, luttes paysannes, villages voués à disparaître, banlieues en plein essor, instants ordinaires… Cette rétrospective permet ainsi de saisir l’évolution d’un regard profondément humaniste, attentif aux transformations du Japon et à la mémoire de ceux qui l’habitent. À travers près de 130 tirages, elle offre une traversée complète de son œuvre, depuis les séries militantes des années 1960-1970 jusqu’à ses travaux les plus récents réalisés chez lui.
L’exposition s’articule autour de quatre sections : la première Se révolter / Sanrizuka, Résistance, Barricades, revient sur les débuts de Kitai notamment au travers de ses séries sur les luttes étudiantes. Puis avec La vie à la campagne / Paysages vaguement familiers, Vers les villages, le visiteur est immergé dans la mélancolie de la campagne japonaise des années 1970. La troisième section intitulée Vivre en milieu urbain / Funabashi Story, Histoires de Shinsekai donne à appréhender le quotidien de la classe moyenne dans les villes-dortoirs de la banlieue de Tokyo dans les années 1980, ainsi que le quartier populaire de Shinsekai à Osaka. L’exposition se clôture par une section dédiée à un travail plus intimiste du photographe (Promenades avec mon Leica) et sur l’une de ses dernières séries, IROHA, qui témoigne de sa capacité intacte à se renouveler à 80 ans.
Commissariat : Satomi Fujimura (Tokyo Metropolitan Foundation for History and Culture, Arts Council Tokyo)


Mise en ligne 30 avril
Jardins des Lumières, 1750-1800
Exposition du 5 mai au 27 septembre 2026 au Grand Trianon
Au printemps 2026, se tiendra au Grand Trianon l'exposition Jardins des Lumières, 1750-1800, une découverte inédite du jardin paysager au XVIIIe siècle. Réunissant près de 160 œuvres parmi lesquelles peintures, dessins, mobilier, projets d’architecture et costumes, le parcours mettra en lumière, à travers une scénographie spectaculaire, la naissance d'un art du paysage affranchi des règles du jardin à la française, célébrant l'irrégularité, la fantaisie et l'évocation philosophique de la nature. En dialogue étroit avec les jardins commandés par Marie-Antoinette au Petit Trianon, l’exposition offrira une relecture sensible de sites emblématiques que le public pourra découvrir ensuite, tels que le Belvédère, le temple de l’Amour et le Hameau de la Reine.
des jardins d'illusion
L'exposition retrace les débuts du landscape garden, pleasure garden ou picturesque garden, une mode qui naît en Angleterre dans les années 1730 et qui traduit une nouvelle manière de penser le jardin. Loin du tracé géométrique du jardin à la française, les jardiniers et architectes imaginent des tracés sinueux, d'apparence libres mais savamment orchestrés, dans lesquels reliefs, cours d’eau, grottes et fabriques dessinent un monde en miniature. Ces compositions paysagères sont alors communément appelées « jardins anglo-chinois » ou « jardins anglais ». Les toiles d'Hubert Robert permettront aux visiteurs de se plonger dans ces décors capables de susciter l'émotion, la surprise et la contemplation.
Ces paysages sont pensés comme des espaces de voyage et de découverte. Les références à l’Antiquité, à l’Orient, aux cultures européennes et aux civilisations lointaines nourrissent une mise en scène sensible. Des maquettes anciennes en forme de pyramides, de temples et de pagodes chinoises illustreront la multitude d'univers convoqués en un lieu.
En effet, le jardin se conçoit désormais comme une promenade qui permet de voyager de la Rome ou de la Grèce antiques à la Chine, de la montagne à la ferme, de parcourir l’histoire des nations de l’Égypte aux Saxons, ou encore d’évoquer les hommes illustres antiques ou contemporains.
À travers la découverte d'objets décoratifs, de dessins et de plans d'inspiration orientale, le public pourra se figurer l'influence majeure qu'a l'ailleurs sur l'imaginaire de la société du XVIIIe siècle.
Reflets des idées des Lumières, les jardins incarnent également une nouvelle relation au monde et à la nature. L’influence de Rousseau est omniprésente : ses descriptions de la nature à Ermenonville, les débats sur l’éducation, la promenade, la méditation ou la rêverie imprègnent ces espaces. Le paysage devient ainsi un langage, un espace de réflexion autant qu’un lieu d’émotion.
L'art du paysage s'invitait aussi jusque dans l'intimité. Ainsi, à travers la réunion exceptionnelle de quatre toiles d’Hubert Robert prêtées par le Metropolitan Museum of Art de New-York, l'exposition restituera le décor de la salle de bain du château de Bagatelle afin de plonger le visiteur dans l’atmosphère spectaculaire et immersive de cette pièce.
Vie au jardin
La seconde partie de l’exposition invitera le public à entrer dans l’intimité de ces paysages habités, où se joue une transformation des modes de vie aristocratiques à la fin de l’Ancien Régime.
Ces jardins favorisent l’émergence d’une vie de campagne élégante et largement fantasmée. Les usages évoluent tout comme les apparences : vêtements plus légers, chapeaux de paille tressée, mobilier de jardin, accessoires adaptés à la vie extérieure, comme en témoignent les portraits peints par Élisabeth Vigée Le Brun et George Romney. Le jardin devient un espace de sociabilité raffiné, où se mêlent intimité, représentation et liberté.
Véritables laboratoires de création, les fabriques et leurs décors donnent naissance à des formes inédites de mobilier et d’objets. Inspirées de l’Antiquité, de l’exotisme ou du monde rustique, ces pièces hybrides traduisent une inventivité sans précédent. Table en bambou pour la pagode de Chanteloup, tabouret de concrétions de grotte conservé au Bowes Museum ou encore les chaises de roseaux pour la Chaumière aux coquillages de Rambouillet seront présentés dans l'exposition. Ils témoignent du prolongement de l’esthétique du paysage dans les usages quotidiens où s’estompe la frontière entre nature, architecture et arts décoratifs.
La dernière partie de l'exposition sera consacrée au jardin en tant que scène festive, cadre de fêtes somptueuses. Illuminations, spectacles, et jeux nocturnes transforment les paysages en décors éphémères, propices à l’émerveillement et à l’illusion. Les peintres Claude-Louis Chatelet et Louis-Nicolas de Lespinasse saisissent ces instants suspendus, où le jardin devient le théâtre d’un art de vivre hédoniste, joyeux et profondément moderne, comme en témoignent par exemple les fausses éruptions volcaniques de Worlitz.
Le prêt exceptionnel par la Banque de France de la célèbre Fête à Saint-Cloud (1755-1780) de Jean-Honoré Fragonard, et de deux autres toiles de la National Gallery of Art de Washington du même ensemble réunies pour la première fois, évoquent ces instants de plaisirs baignant dans une atmosphère irréelle et enchantée. Ces magistrales compositions témoignent de ce plaisir de vivre qui caractérise la fin de l'Ancien Régime.
Se promener dans un jardin anglais : le domaine de Trianon
Le Domaine de Trianon offre un témoignage remarquable de l’art du jardin anglais au XVIIIe siècle : admirablement préservé, il conserve l’essentiel des codes du jardin paysager, dont il incarne encore aujourd’hui le charme rustique et l’esprit poétique.
Dès 1774, année de son accession au trône, la reine Marie-Antoinette a un grand projet pour le Petit Trianon : la création d'un jardin anglais. Son architecte Richard Mique, et le jardinier Antoine Richard réalisent des travaux considérables pour composer un nouveau paysage de lacs, de montagnes, de grottes et de rivières. En 1776, la première fabrique construite prend la forme d'un manège d'inspiration chinoise dans laquelle les proches de la reine s'adonnent au jeu de bague. À sa suite seront créés le temple de l'Amour, le Belvédère et le Hameau de la Reine, véritables symboles du jardin paysager.
La reine évolue dans ce décor de théâtre avec une société choisie. Elle en fait un lieu de plaisirs et d’amusements, de promenades et de fêtes, lui permettant de prendre ses distances avec l'étiquette. Chaque membre de la famille royale créera ensuite sa propre folie, Mesdames à Bellevue et à l’Ermitage de Versailles, le comte d’Artois à Bagatelle ou encore le comte de Provence du parc de Balbi.
L’exposition se concluera en invitant le visiteur à prolonger son parcours dans les jardins de Trianon pour qu’à son tour il puisse se perdre dans les recoins sinueux du jardin paysager. Elle évoquera également les jardins anglais qui se laissent encore contempler aujourd’hui, tels qu’Ermenonville, le Désert de Retz ou le parc de Bagatelle.


Mise en ligne 30 avril
Hilma af Klint
Les peintures du Temple (1906-1915)
6 mai - 30 août 2026
Son œuvre a bouleversé la chronologie de l’art moderne. Pour la première fois en France, découvrez l’univers visionnaire de Hilma af Klint (1862-1944), pionnière de l’abstraction longtemps restée dans l’ombre. De ses grandes compositions à ses œuvres secrètes, son art mêle couleurs, formes et symboles avec une audace fascinante.
Formée à l’Académie royale des Beaux-Arts de Stockholm, Hilma af Klint mène une double vie artistique : une pratique figurative conforme aux attentes de son époque ; et dans le secret, une production radicalement avant-gardiste, nourrie par la théosophie et le spiritisme, explorant harmonie cosmique et forces invisibles.
Dès 1906, bien avant Kandinsky ou Malevitch, elle crée des compositions audacieuses, où couleurs vives, formes géométriques et motifs organiques annoncent les grands courants de l’art moderne. Spirales, cercles et faisceaux témoignent d’une liberté totale de création et confèrent à ses peintures une dimension universelle et intemporelle.
À cette occasion, le Grand Palais et le Centre Pompidou présentent son grand œuvre : le cycle des Peintures du Temple (1906‑1915), dont la série monumentale Dix Plus Grands. L’exposition met également en lumière les multiples sources de son inspiration (ésotérisme, art populaire, culture scientifique) et interroge le rôle longtemps méconnu des femmes dans l’histoire de l’art moderne.
Première exposition monographique en France, cet évènement révèle aussi un destin hors norme. Hilma af Klint avait choisi de garder ses œuvres abstraites cachées, en les faisant sceller pendant vingt ans après sa mort. Il faut attendre 1986 et l’exposition The Spiritual in Art à Los Angeles pour que son œuvre soit enfin révélée au grand public.
Une occasion rare de faire connaissance avec une artiste qui, en avance sur son temps, transcende les frontières entre art, science et spiritualité.


Mise en ligne 26 mai
Maurice Denis collectionneur : une immersion dans l’intimité d’un artiste
Du 7 mai 2026 au 31 janvier 2027
le Musée départemental Maurice Denis propose une exposition inédite consacrée à la collection personnelle du peintre. Intitulée « Maurice Denis collectionneur », elle invite le public à découvrir une facette méconnue de l’artiste : celle d’un amateur éclairé, passionné par les œuvres de ses contemporains et de ses maîtres.
Une collection exceptionnelle au cœur des avant-gardes
Au fil de son existence, Maurice Denis a réuni un ensemble remarquable d’œuvres signées par de grandes figures de l’histoire de l’art telles que Paul Gauguin, Vincent Van Gogh, Paul Cézanne ou encore Odilon Redon. Le parcours met également en lumière le rôle central du groupe des Nabis, avec des artistes comme Pierre Bonnard, Paul Sérusier ou Édouard Vuillard, qui occupaient une place privilégiée dans son cercle artistique et amical. Cette collection, dévoilée pour la première fois dans son ensemble, constitue un témoignage précieux des échanges et des influences au tournant du XXe siècle.
Une reconstitution sensible de l’univers de Maurice Denis
Grâce à des archives, des photographies et un travail de reconstitution, l’exposition propose une immersion dans les différents lieux de vie de l’artiste, notamment sa demeure de Saint-Germain-en-Laye. Les œuvres dialoguent avec le mobilier et les objets d’époque, restituant l’atmosphère singulière d’une maison d’artiste. Peintures, sculptures, estampes japonaises et documents inédits composent un parcours riche de près de 150 pièces, offrant un regard sensible et intime sur les goûts, les amitiés et les convictions esthétiques de Maurice Denis.
Cette exposition s’adresse à tous les publics, amateurs d’art comme curieux, et constitue une occasion unique de découvrir une collection exceptionnelle dans un cadre patrimonial remarquable.


Mise en ligne 27 mai
LA NATURE N’EST PAS UN DÉCOR - De Monet aux artistes contemporains
8 mai 2026 - 18 octobre 2026
A La Ferme Ornée
Organisée par la Maison Caillebotte, pour la Ville de Yerres, sous le commissariat de Valérie Dupont-Aignan, l’exposition «La nature n’est pas un décor» propose une traversée sensible et picturale du paysage.
L’exposition est née du désir de faire dialoguer des oeuvres de Claude Monet, à l'occasion du centenaire de sa disparition avec celles d'artistes contemporains, déjà liés à la Maison Caillebotte pour y avoir exposé et aimé le lieu. Tous partagent une même exigence, peindre au plus près de la sensation, révéler les forces invisibles à l’oeuvre dans la nature. Donner forme à ce qui échappe au regard immédiat.
De Claude Monet aux artistes contemporains, l’exposition réunit une soixantaine d’œuvres de : Jacques Truphémus, Markus Lüpertz, Érik Desmazières, Malgorzata Paszko, Evi Keller, Charlotte de Maupeou, Ronan Barrot, Youcef Korichi.
Un thème inscrit dans l’histoire du lieu
Présenter une exposition consacrée au paysage à la Maison Caillebotte s’impose naturellement. Au XIXe siècle, la propriété fut la résidence de la famille Caillebotte et le parc paysager devint l’atelier de plein air de Gustave. Son ami proche Claude Monet fréquenta également les lieux et s’en inspira, quelques années plus tard à Giverny, pour imaginer son célèbre bassin d’eau et sa passerelle.
Le domaine lui-même constitue un paysage. Le parc, dessiné « à l’anglaise » en 1824 après l’acquisition de la propriété par Pierre-Frédéric Borrel, fut conçu comme une promenade ponctuée de fabriques ornementales. Dans l’esprit romantique du début du XIXe siècle, la nature y est idéalisée et mise en scène : vallons, rocailles et perspectives composent un paysage pittoresque animé par la présence de la rivière.
Monet et les artistes contemporains : un dialogue
Assis au bord du bassin de son jardin à Giverny, Claude Monet découvre ce qui deviendra l’une des révolutions majeures de la peinture : le miracle des Nymphéas. Dans sa quête incessante de la lumière, il dissout progressivement les frontières de l’espace pictural. La peinture n’est plus une « fenêtre » ouverte sur une scène, mais un espace immersif dans lequel le spectateur est invité à entrer.
La peinture ne cherche plus à représenter le monde, mais à en restituer la vibration, la matière et la lumière. Par ce geste radical, Monet ouvre la voie à la peinture moderne et élargit considérablement le champ des possibles.
À travers une soixantaine d’œuvres, le parcours de l’exposition se déploie en neuf salles, chacune consacrée à un artiste contemporain répondant à sa manière aux questions ouvertes par Monet.
Le paysage y est entendu dans un sens large : il englobe campagnes, jardins et espaces naturels, sans exclure le paysage urbain.
Dialoguent avec les Nymphéas de Monet les profondeurs telluriques d’Evi Keller, l’intimité lumineuse de Jacques Truphémus, la mémoire et la forme chez Markus Lüpertz, les atmosphères suspendues de Malgorzata Paszko, l’hyper-perception de Youcef Korichi, les paysages gravés d’Érik Desmazières, la puissance de la couleur chez Charlotte de Maupeou ou encore la densité picturale de Ronan Barrot.
Sans filiation stylistique apparente, ces œuvres se répondent pourtant. Toutes partagent avec Monet une même liberté face à la nature et à sa représentation.


Mise en ligne 27 mai
Carnets d’Henri Gaudin, itinéraire sensible d'un architecte
12 Mai. 2026 Until 12 juil. 2026
François-Mitterrand Galerie des Donateurs
Architecte majeur et inclassable, Henri Gaudin a consigné pendant plus de quarante ans dessins, textes et intuitions dans des carnets foisonnants. Donnés en 2023 à la BnF, ces carnets sont aujourd’hui exposés sur le site François-Mitterrand. Leur étude se révèle extrêmement précieuse pour la compréhension de son travail et, plus largement, pour saisir de manière sensible toute une époque.
Henri Gaudin (1933–2021) occupe une place singulière dans l’histoire de l’architecture contemporaine française. À la fois praticien, enseignant et théoricien, il est l’auteur d’ouvrages consacrés à l’espace, au corps et à l’hospitalité, où s’élabore une pensée attentive aux formes architecturales dites « mineures ». Ses réalisations ont été récompensées à deux reprises par l’Équerre d’argent : en 1986 pour les cent logements d’Évry-Courcouronnes, et en 1994 pour le stade Charléty à Paris, conçu avec son fils Bruno Gaudin.
L’exposition en bref
Quatre décennies de carnets
Le don généreusement accordé à la BnF en 2023 par ses fils, Bruno et Hadrien, constitue un enrichissement patrimonial de tout premier plan. Composé de 253 carnets couvrant plus de quarante années de travail – de 1969 à 2012 –, cet ensemble remarquable par son ampleur et sa continuité est désormais conservé au département des Estampes et de la photographie. Il n’est pas entièrement inédit : Henri Gaudin a régulièrement choisi d’en reproduire des pages dans ses publications et en a présenté une sélection au public lors des expositions consacrées à son œuvre à l’Institut français d’architecture, en 1984 puis en 2002. Cinq ans après sa mort, l’exposition en galerie des Donateurs propose de porter un nouveau regard sur ses carnets, dévoilant ce qui s’y exprime avec le plus de force.
Dans un foisonnement saisissant, les carnets rassemblent portraits et autoportraits, paysages, croquis de voyage, recherches graphiques, esquisses de projets et de nombreuses pages manuscrites. Ils documentent des pans essentiels de son activité professionnelle, des projets non réalisés aux grands chantiers tels que l’École normale supérieure à Lyon ou la rénovation du musée Guimet. Ces pages révèlent une recherche assidue dès la genèse des projets, opérant par tentatives successives, avec un soin constant porté aux interactions entre les volumes.
Une source précieuse
Supports de création, les carnets sont aussi des compagnons de voyage et le réceptacle de milliers d’observations. Ils témoignent notamment d’une attention soutenue à l’art, sans hiérarchie : arts dits « premiers », art ancien, art moderne et contemporain. La fréquentation assidue par Henri Gaudin des musées italiens, de la galerie Maeght, mais aussi des expositions de la Bibliothèque nationale de France — dont il fut lecteur —, nourrit une réflexion continue sur les formes, les rythmes et les modes de présentation des œuvres. À ce titre, le corpus constitue une source précieuse pour l’histoire de l’architecture autant que pour celle des circulations entre disciplines. Sur le papier, « frottant les jambages de la lettre aux broussailles du dessin », Gaudin fait se côtoyer dessins et textes manuscrits. Grand lecteur autant qu’écrivain, il entretient des relations intellectuelles et amicales avec des penseurs et des poètes dont les citations émaillent ses carnets. Parmi eux, André du Bouchet dont l’attention au langage et à l’espace fait écho à ses propres recherches théoriques et graphiques. Dans une perspective humaniste où se conjuguent art et sciences, Henri Gaudin rapproche la géométrie descriptive et le dessin de la biologie, et met en résonance l’urbanisme avec les formes fractales de Benoît Mandelbrot, évocatrices du tissu des vieilles villes d’Europe.
L’hétérogénéité assumée de ces carnets, « bric-à-brac » visuel où cohabitent représentations du corps humain, paysages, figures symboliques et constructions architecturales, révèle une pensée fondée sur la relation, la porosité et la circulation. L’entrée de cet ensemble dans les collections nationales assure sa conservation et sa transmission : chercheurs, historiens et visiteurs de la BnF disposeront d’un matériau de premier ordre pour appréhender la genèse d’une œuvre architecturale majeure du tournant des XXe et XXIe siècles.
Commissariat
- Pauline Chougnet, BnF, département des Estampes et de la photographie
- Florence Rinaldo, chercheuse associée à la BnF


Mise en ligne 23 avril
Plumes du paradis
Voyages d'un oiseau extraordinaire de Nouvelle-Guinée
12 mai 2026 => 08 nov.2026
Galerie Germain Viatte
Des forêts de Nouvelle-Guinée aux tableaux des grands maîtres de l’école du Nord, une traversée fascinante sur les traces des oiseaux de paradis, créatures flamboyantes qui captivent le monde depuis cinq siècles.
Cette exposition retrace la circulation des plumes et des représentations des oiseaux de paradis, oiseaux- artistes faiseurs d’enchantement originaires des forêts luxuriantes de Nouvelle-Guinée. Objet de convoitise, de contemplation et d’inspiration, ces êtres spectaculaires ont traversé les époques et les continents.
Réunissant près de 190 œuvres – parures, peintures, spécimens naturalisés, pièces et accessoires de mode, objets d’art et ouvrages illustrés, le parcours croise les regards de l’histoire naturelle, de l’art, de l’ethnologie, de la mode et de l’écologie. Il éclaire la manière dont ces oiseaux ont été collectés, représentés, admirés ou transformés au fil du temps, en Océanie, en Asie et en Europe.
Conçue en collaboration avec des scientifiques, universitaires et artistes de Nouvelle-Guinée, l’exposition propose des lectures locales contemporaines. Elle invite à repenser nos liens avec le vivant et les savoirs en tenant compte des enjeux impérieux de ce siècle, et à découvrir ces plumes éclatantes sous un regard renouvelé.


Dernier ajout
Mise en ligne 5 juin
La Marine et les peintres. Quatre siècles d’art et de pouvoir
Du 13/05/2026 au 02/08/2026
Du 13 mai au 2 août 2026, le musée national de la Marine à Paris présente "La Marine et les peintres. Quatre siècles d’art et de pouvoir". À l’occasion des 400 ans de la Marine, l’exposition explore, à travers près de 150 œuvres, les liens entre création artistique, pouvoir et imaginaire maritime du XVIIe au XXe siècle.
Dans le cadre de l’anniversaire des 400 ans de la Marine en 2026, le musée national de la Marine invite à poser un nouveau regard sur les peintres du XVIIe au XXe siècle qui ont été les témoins de l’évolution du monde maritime et de la conquête des mers. Ce sujet méconnu du grand public, encore peu voire jamais abordé, est traité de manière chronologique à travers près de 150 peintures et plus de 90 artistes. La scénographie se déploie depuis l’essor de la Marine sous Louis XIII jusqu’aux visions modernes du siècle dernier, en assumant des accrochages denses et de grands formats immersifs.
À partir du XVIIe siècle, l’affirmation du pouvoir souverain se manifeste aussi à travers les arts. Alors que la spécificité du genre de la peinture de marine, rattaché au paysage, insuffle une nouvelle perception de la mer, des navires et des milieux maritimes, des peintres sont mobilisés à travers les époques pour magnifier les images de la Marine et de l’univers marin : Claude Gellée dit Le Lorrain, Joseph Vernet, Théodore Gudin, Antoine-Léon Morel‑Fatio, Édouard Manet, Félix Ziem, Paul Signac, Albert Marquet, Mathurin Méheut ou encore Marin‑Marie.
Outre la diversité des genres, du pittoresque au drame historique, le parcours s’intéresse aux relations entre art et pouvoir, à travers la façon dont le monde militaire marin et l’Histoire navale ont été représentés. Le public est invité à comprendre les liens, parfois complexes, entre la Marine et les artistes, l’évolution de leurs rôles, la singularité de leurs parcours et la variété de leurs statuts : peintres pour les mers du roi, peintres de la Marine du roi, puis peintres inscrits en 1830 sur la liste des officiers de la Marine (on dit aussi « sur l’Annuaire de la Marine »), avant la création d’un statut de peintres du département de la Marine en 1920, préfiguration du corps des Peintres communément appelés désormais Peintres officiels de la Marine (POM), sans oublier ceux qui ont travaillé autour des institutions militaires et artistiques.
Dans le prolongement de l’exposition le musée accueille du 13 mai au 2 août le 46e Salon de la Marine. Co‑organisé par la Marine nationale, l'association des Peintres de la Marine et le musée. Découvrez le salon ici
Autour de l’exposition "La Marine et les peintres. Quatre siècles d’art et de pouvoir", le musée national de la Marine propose une riche programmation culturelle. Découvrez le détail de la programmation ici


Mise en ligne 13 mai
Silla : l’Or et le Sacré Trésors royaux de Corée (57 av. J.-C.- 935)
20 mai 2026 – 31 août 2026
Grâce à une collaboration exceptionnelle avec le musée national de Gyeongju et d’autres institutions muséales sud-coréennes et françaises, le musée Guimet présente, pour la première fois en Europe, une exposition sur le royaume du Silla (57 av J.-C- 935 après J.-C), l’une des civilisations les plus brillantes de l’Asie de l’Est.
Révélés par les chroniques historiques puis par les fouilles archéologiques, les arts du Silla apparaissent aujourd’hui comme un héritage vivant, au cœur de la mémoire culturelle de la péninsule coréenne. Cette présentation inédite met en lumière un royaume où, durant près d’un millénaire, art, spiritualité et pouvoir se sont conjugués pour façonner une culture d’une remarquable richesse.
Des origines mythiques du Silla, racontées par les chroniques coréennes médiévales, à la chute du royaume, l’exposition se déploie en cinq sections thématiques qui retracent l’histoire, les expressions artistiques et la mémoire d’un État à la fois puissant et profondément ancré dans des traditions spirituelles. Elle offre une lecture renouvelée de cette civilisation, révélant la manière dont les dynamiques politiques, religieuses et esthétiques se sont entremêlées pour produire un héritage qui est parvenu jusqu’à nous.
Transportés aux origines de la ville-paysage Gyeongju, au sud-est de la Corée, les visiteurs découvriront les traces d’une civilisation dont les montagnes, les immenses « tombes-montagnes », les temples et la vie moderne portent encore l’empreinte. Une ville dont les habitants sont pleinement investis dans la protection de leur patrimoine.
Du 4e au début du 6e siècle, la période dite maripgan marque une étape décisive dans l’affirmation de l’identité du Silla avec l’essor du clan des Kim. L’or devient la signature éclatante du royaume, symbole d’un pouvoir consolidé. Les trésors exhumés des tombeaux royaux (couronnes d’or, parures de jade, bijoux ouvragés, grès figuratifs) témoignent d’un savoir-faire exceptionnel et d’un royaume présent sur les routes d’échanges reliant le Japon, la Chine, la steppe, l’Asie centrale et jusqu’aux mondes méditerranéens. Prestige politique et splendeur artistique s’y confondent, donnant naissance à un langage visuel d’une exceptionnelle inventivité.
Au cours du Silla unifié (676–935), le royaume s’impose comme puissance méridionale dominante, avec le bouddhisme comme force spirituelle et protectrice du territoire. Les matériaux précieux autrefois réservés aux tombes royales trouvent désormais leur place dans les monastères, les pagodes, les reliquaires et les images sacrées. Les trésors de fer, d’or, d’argent, de verre et de pierre du Silla constituent un héritage vivant, encore perceptible dans le paysage de Gyeongju comme dans la mémoire collective.
L’exposition réunit un ensemble exceptionnel de pièces emblématiques, parmi lesquelles figurent de nombreux trésors nationaux présentés pour la première fois hors de Corée du Sud. Nichée entre montagnes boisées et plaines ondoyantes, la ville de Gyeongju, capitale du Silla, offre encore aujourd’hui l’un des paysages les plus singuliers de Corée du Sud. Pagodes, tumulus royaux et vestiges monumentaux y dialoguent avec les lignes d’une cité contemporaine attentive à la préservation de son patrimoine. Le visiteur y marche littéralement au cœur de l’histoire, dans un espace où le passé demeure visible, habité, transmis.
Commissariat :
Arnaud Bertrand, conservateur des collections Corée – Chine ancienne au musée Guimet
Yim Jaewan, conservateur senior au musée national de Gyeongju
Yun Seogyeong, assistante conservatrice au musée national de Gyeongju


Mise en ligne 22 mai
Daido Moriyama – Lettres d’amour à la photographie
Du 20 mai au 4 octobre 2026
Fondation Henri Cartier-Bresson 79, rue des Archives 75003 Paris
Pour Daido Moriyama, la photographie est vivante, bien vivante. Depuis le début des années 1960, c’est-à-dire depuis qu’il a commencé à entretenir avec cette forme sensible d’enregistrement du monde une relation quotidienne quasi-existentielle, il ne cesse de s’adresser à elle sous la forme de projets, d’images ou de textes qui ont, à chaque fois, valeur de déclarations. En 1972, son livre Shasin yo sayonara [Adieu photographie] déconstruit les règles admises des bonnes pratiques photographiques. À la même époque, il publie régulièrement dans la presse spécialisée japonaise (Asahi Camera, Provoke, Shashin Jidai , etc.) des essais photographiques qui sont autant de manifestes. Il multiplie également les pèlerinages photographiques dans les pas du tout premier photographe, le français Nicéphore Niépce. Nombre de ses images, prises au jour le jour, constituent par ailleurs des formes de mises en abyme du médium. Elles lui tendent un miroir. L’exposition de la Fondation Henri Cartier-Bresson n’est pas une rétrospective traditionnelle avec son enchaînement de chefs-d’œuvre organisés chronologiquement. Elle repose sur un parti pris curatorial marqué, en proposant de suivre le fil rouge de l’obsession de Moriyama pour la photographie elle-même.


Mise en ligne 13 mai
Patrimoines en résistance
De Tombouctou à Odessa
Du mercredi 20 mai 2026 Au samedi 2 janvier 2027
L’exposition réunit un ensemble exceptionnel de documents graphiques, d'oeuvres d’art contemporaines et de répliques numériques des sites perdus. À la manière d’un grand reportage, l’ensemble tisse un récit documenté, visuel et sensible, où se croisent les regards des acteurs et témoins, des architectes et des artistes.
De Tombouctou à Odessa, de Bâmiyân à Gaza, les conflits armés font du patrimoine une cible privilégiée. Face à ces destructions, l’exposition Patrimoines en résistance interroge les gestes d’effacement, mais aussi les formes de résistance et de réparation qui permettent de penser l’avenir à partir des ruines.
En 2012, la destruction des mausolées de Tombouctou, inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, marque un tournant historique : pour la première fois, l’anéantissement volontaire de monuments culturels est qualifié de crime de guerre par la Cour pénale internationale. Une mobilisation internationale sans précédent s’engage alors pour reconstruire les sites détruits, en s’appuyant sur les fouilles archéologiques et la mémoire des artisans maliens.
Si la guerre a toujours entraîné des destructions, le début du XXIᵉ siècle révèle une intensification et une systématisation des atteintes portées au patrimoine culturel et naturel. L’exposition met en lumière cette réalité contemporaine et pose une question essentielle : comment la guerre révèle-t-elle ce qui est irrémédiablement perdu, tout en faisant émerger les gestes de résistance qui rendent possible une réparation future ?
À travers un ensemble remarquable de cartes, textes, maquettes, photographies, vidéos, œuvres contemporaines et répliques numériques réalisées par Iconem, l’exposition propose un parcours en trois séquences. Conçue comme un grand reportage, elle tisse un récit documenté, visuel et sensible, croisant les regards d’architectes, d’artistes, de chercheurs, d’acteurs de terrain et de témoins.
L'exposition, en mettant à distance le tumulte du monde, offre au visiteur un temps de réflexion indispensable face au flot d'informations en continu.
Effacer
La destruction du patrimoine prend aujourd’hui des formes multiples : dynamitage de sites emblématiques, bombardement massif de villes, abandon délibéré de territoires, pillage et trafic de biens culturels. Cet effacement touche aussi les patrimoines ordinaires et immatériels, à travers les déplacements de populations, le « nettoyage culturel », l’urbicide, le ruricide ou l’écocide. Loin de l’image d’une guerre « propre », ces pratiques révèlent l’ampleur des violences infligées aux lieux et aux sociétés.
Résister
Face à l’effacement, des formes de résistance émergent. Aux côtés des grandes institutions internationales, ONG, associations, collectifs de citoyens, d’architectes et de chercheurs agissent pour
protéger,
documenter et
transmettre le patrimoine menacé. Sur les terrains de conflit, chaque geste du quotidien, chaque récit, devient un acte de résistance, contribuant à préserver la mémoire et à soutenir la survie physique et psychologique des populations.
Réparer
Au XXIᵉ siècle, la réparation post-conflit dépasse la seule reconstruction matérielle. Elle engage une approche globale, attentive aux territoires, aux corps et aux esprits. Réparer, c’est aussi « refaire société », reconstruire des liens, transmettre des savoirs et inscrire la mémoire au cœur des processus de renaissance. Le patrimoine devient alors un levier essentiel pour penser un avenir commun, en continuité avec le passé et le vivant.
Cette exposition traite de zones de conflit et présente des œuvres susceptibles de choquer les personnes sensibles et les enfants de moins de 12 ans.


Mise en ligne 30 mai
L'Eau primordialeLeçons de Mésopotamie
Exposition
20 mai 2026 – 15 mars 2027
Traversé par les deux seuls fleuves connus du paradis biblique, dont l'importance et les dangers ont pu inspirer le mythe du déluge, la Mésopotamie antique est aussi la terre où fut inventée et développée pour la première fois l'irrigation. Ces premières expériences de maîtrise de l'eau par l'homme, à travers la transformation artificielle de son environnement naturel, ont suscité l'invention et le développement en Mésopotamie des premiers ouvrages hydrauliques connus (premiers canaux, ponts, aqueducs, réseaux de canalisations, lacs artificiels, etc.). Ils furent sources de changements pour le territoire et ses habitants dont on montrera les atouts et les faiblesses à long terme. Reposant volontairement sur les seules collections du Louvre, dont la richesse rend possible un tel projet, l'exposition s'insère au sein des salles permanentes du département pour y interroger l'ensemble des antiquités orientales sous l'angle de l'eau et de ses leçons environnementales d'hier à aujourd'hui.


Mise en ligne 1er mai
Mondes en commun 2026
Poursuivre l'inventaire d'Albert Kahn
Du 23 mai au 20 septembre 2026
Pour sa troisième édition, le festival invite 11 photographes internationaux à présenter leur travail autour de la thématique de l’inventaire visuel du monde cher à Albert Kahn. Documentaires, scientifiques, poétiques ou décalés, les inventaires sélectionnés nous font voyager au travers du globe, révélant chacun une vision singulière et sensible de notre planète.
Comme les opérateurs des Archives de la Planète, les artistes de cette édition tentent de capturer les permanences et les transformations du monde contemporain, ses émerveillements, mais aussi ses inquiétudes. Présentées principalement en extérieur, les séries forment un parcours dans le jardin à scènes paysagères d'Albert Kahn tout autant qu’une constellation d’expositions monographiques.
Cette année, en lien avec l’exposition temporaire « Bénin Aller-retour », présentée au 1er étage du musée jusqu’au 14 juin, le festival met à l’honneur la scène béninoise à travers le travail du photographe Léonce R. Agbodjélou, également lauréat du prix des Amis du musée.
Grâce au partenariat entre le réseau Lux et la RATP, vous pourrez retrouver la série de Léonce R. Agbodjélou dans plusieurs stations du métro parisien du 3 juin au 31 août 2026.

Mise en ligne 22 mai
Chagall, la couleur avant tout
23 mai 2026 @ 0 h 00 - 13 septembre 2026 @ 23 h 59
Imp. de l'Abbaye, 78120 Clairefontaine-en-Yvelines
à travers une sélection de lithographies, autour de la série « Daphnis et Chloé », l’exposition révèle en Chagall un poète rêveur et humaniste, inspiré par les grands récits antiques, bibliques et littéraires.


Mise en ligne 22 mai
Leonardo Cremonini. Le regard en miroir
27 mai - 4 octobre
espace Richaud et musée Lambinet
Avec 130 oeuvres réunies, l’espace Richaud et le musée Lambinet consacrent une rétrospective à l’artiste italien Leonardo Cremonini (1925-2010), connu pour « sa peinture mystérieuse et séduisante ».
Pour célébrer le centenaire de la naissance de Leonardo Cremonini (1925-2010), l’espace Richaud s’associe pour la première fois au musée Lambinet pour organiser de mai à octobre la plus grande rétrospective consacrée à l’artiste italien en France depuis trente ans.
Près de 130 œuvres réparties sur deux sites, son commissariat sera assuré par Lydia Harambourg, spécialiste de la scène artistique française de la seconde moitié du XXe siècle, et Tancrède Hertzog, spécialiste de l’œuvre de l’artiste, associés à Pietro Cremonini, fils du peintre.
Plus de quatre-vingt tableaux à l'espace Richaud
L'exposition parcourra toute la carrière de l’artiste, de ses premières armes à Paris, avec ses peintures sur la triple thématique du minéral, du végétal et de l’animal, jusqu’aux œuvres plus méditatives de la fin de sa carrière, en passant par les grands formats aux coloris acidulés qui ont fait sa renommée à partir des années 1960.
L'exposition se poursuit au musée Lambinet : un dialogue entre ancien et moderne
Au musée Lambinet, en écho au fort intérêt que Cremonini nourrissait pour la peinture ancienne, plusieurs tableaux de l’artiste seront accrochés au sein du parcours permanent. Exposés aux côtés d’œuvres choisies au sein des collections et appartenant à divers siècles et écoles, ils établiront avec elles un dialogue entre ancien et moderne. Un ensemble d’œuvres sur papier de l’artiste (dessins et aquarelles) sera également exposé en deux temps au sein du cabinet des arts graphiques du musée.


Mise en ligne 27 mai
Exposition "C'était Paris en 1970"
Du lundi 1er juin au mercredi 7 octobre 2026
Bibliothèque historique de la Ville de Paris
La Bibliothèque historique vous propose une nouvelle exposition autour de son fonds photographique "C'était Paris en 1970". Plongez dans le Paris des années 70 à travers les photographies d'amateurs de l'époque.
Du 1er juin au 7 octobre 2026, la Bibliothèque historique consacre une exposition au fonds photographique « C’était Paris en 1970 », issu du concours du même nom.
Au printemps 1970, la Ville de Paris et la Fnac lancent un grand concours dans le but avoué de constituer des archives photographiques de la capitale aussi précises et complètes que possibles. Pour l’occasion, Paris est divisé en 1755 carrés virtuels de 250 mètres sur 250 mètres ; chaque carré pouvant être tiré au sort par un photographe amateur en vue d’effectuer un reportage. La Bibliothèque historique est désignée pour recevoir la riche production du concours, suscitée en quelques semaines, soit 30 000 diapositives couleur et 70 000 tirages noir et blanc.
L’exposition met à l’honneur ce fonds pléthorique, instructif et émouvant, à la fois nostalgique des années 1960 et annonciateur de la modernité des Seventies. Elle est une invitation à se plonger dans ces archives visuelles, témoins d’un Paris en partie disparu : des rues où les enfants sautent à l’élastique et jouent librement au gendarme et au voleur, où les vieux se retrouvent sur un banc le temps d’une belote, où l’on rencontre des boulistes dans chaque square et terrain vague. Une ville où règne la voiture sous l’œil vigilant des « contractuels » et sous laquelle un dédale de souterrains accueille les lignes du Métro et du jeune RER. Une ville en chantiers, tout en démolition, construction et restructuration, dans laquelle on s’inquiète de l’expropriation comme du temps d’Haussmann. Une ville enfin où l’information et la politique se lisent dans la presse imprimée, distribuée partout, et sur les murs, couverts d’affiches et de graffitis.
Aux côtés des retirages d’exposition, le public aura accès à l’intégralité des photographies numérisées et pourra ainsi se promener dans les différents quartiers de la capitale. Un dispositif immersif permettra de visualiser une sélection de diapositives dans des conditions comparables à celles pratiquées dans les années 1970.
Entrée libre et gratuite


Dernier ajout
Mise en ligne 5 juin
Napoléon à Chantilly
Du 6 juin au 4 octobre
A priori, on ne penserait pas trouver des souvenirs napoléoniens au musée Condé, dont le nom rend hommage à la dynastie des princes de Condé, dont le dernier représentant, le duc d’Enghien, a été fusillé sur ordre de Bonaparte, alors premier consul.
En réalité, dans la droite ligne réconciliatrice de son père le roi Louis-Philippe, le duc d’Aumale s’est intéressé à la personne de l’Empereur et à son histoire, et a réuni représentations, souvenirs historiques, archives et ouvrages dont un grand nombre sont peu connus ou n’ont jamais été montrés au public. Alors que
Caroline Murat, sera mise en valeur au Jeu de Paume, le cabinet des livres exposera les souvenirs méconnus et parfois extraordinaires de son illustre frère.


Mise en ligne 23 mai
Marc Bloch, l’esprit de l’Histoire
25 juin 2026 => 10 janvier 2027
À l’occasion de l’entrée au Panthéon de Marc Bloch,
historien et résistant,
le Centre des monuments nationaux présente l’expositionMarc Bloch, l’esprit de l’Histoire à partir du 25 juin 2026,
et propose une programmation autour du Grand homme
dans plusieurs de ses monuments dans toute la France,
jusqu’en décembre 2026
Le Panthéon sera exceptionnellement ouvert gratuitement du jeudi 25 juin au dimanche 28 juin
2026 afin de permettre à un large public de venir rendre hommage à Marc Bloch.
En dehors de cette période, l'exposition est librement accessible après acquittement du droit
d'entrée dans le monument
L’exposition
Marc Bloch, l’esprit de l’Histoire, dont le commissariat est assuré par Yann Potin, historien et conservateur en chef du patrimoine aux Archives nationales, propose aux visiteurs de retracer le parcours intellectuel, scientifique et humain d’un historien dont l’œuvre et l’engagement continuent d’éclairer notre rapport au passé et au présent.
À travers une riche sélection de documents, photographies, objets et ouvrages – issus des Archives nationales, des archives de la famille Bloch, du Service Historique de la Défense (SHD), du Centre d’histoire de la résistance et de la déportation de Lyon (CHRD) et de collections privées - le visiteur est invité à découvrir ou redécouvrir la vie d’un historien qui fut également un combattant et un grand résistant. Le parcours de l’exposition, à la fois chronologique et thématique, est structuré en 3 grandes sections. L’exposition s’attache ainsi à montrer comment Marc Bloch a pu, sa vie durant, mettre en accord son discours et ses actes, son engagement de citoyen-combattant et son travail d’historien, jusqu’à
l’expérience de la clandestinité et du sacrifice.

