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Mise en ligne 22 avril

STUDIO, WOUNDS AND BATTLES, DESIRE IS THE REITERATION OF HOPE

Cathy de Monchaux

Du 03/04/2026 au 13/09/2026

Le Palais de Tokyo propose la première rétrospective de Cathy de Monchaux, figure majeure de la scène artistique britannique à travers un ensemble d’une cinquantaine d’œuvres datant de 1984 à aujourd’hui. L’exposition nous tiraille entre désirs et dangers épidermiques, réunissant des dessins techniques, des archives d’œuvres détruites, des sculptures et installations, verticales ou horizontales, au mur ou au sol ; l’artiste malmène les repères, en particulier de la phallocratie du langage philosophique et artistique, un « privilège accordé à la rectitude […] à la symbolique du phallus et du même coup réduction de la femme à la matière-matrice, à la mère, au vagin-utérus »1.

Mise en ligne 19 mars

LA MODE AU MOYEN ÂGE
(8 avril 2026 – 7 mars 2027)


L’aristocratie de la fin du Moyen Âge est l’instigatrice d’un renouvellement et d’une diversité des vêtements et des accessoires.
Ce sont là les prémices des phénomènes de mode tels que nous les connaissons aujourd’hui.
L’exposition rend compte, du bout des poulaines à la pointe du chaperon, de l’évolution de la silhouette à cette époque.

Autour de l’exposition :
Cycle de conférences, concerts, ateliers, visites guidées …
Programmation disponible début avril


Commissaire de l’exposition :

Nadège Gauffre Fayolle,
chercheuse indépendante, spécialiste du fait vestimentaire au Moyen Âge et membre de l’AFET

Mise en ligne 15 avril

Martin SchongauerLe bel immortel

8 avril – 20 juillet 2026




Martin Schongauer est l’un des artistes germaniques les plus importants et les plus populaires de la fin du Moyen Âge. Né à Colmar vers 1445, mort à Vieux-Brisach en 1491, il est installé comme peintre mais doit sa renommée, dès son vivant, à son œuvre de graveur. Fils et frère d’orfèvres, il n’a pas lui-même exercé ce métier mais a certainement appris dans l’atelier paternel le maniement délicat du burin, qu’il porte à un haut degré de perfection. 

L’exposition présente une large sélection de son œuvre gravé et dessiné et, pour la première fois, la quasi-totalité de ses peintures de chevalet et retables, dont la Vierge au buisson de roses de 1473, son seul panneau peint daté. Schongauer s’y montre fin observateur de la nature, narrateur inventif et délicat, mais aussi artiste lettré.

Les gravures de Martin Schongauer, abondamment diffusées, ont séduit plusieurs générations d’artistes. Faisant appel à tous les arts, les œuvres présentées dans la seconde partie de l’exposition, originaires d’une grande partie du continent européen et créées jusqu’au tout début du 17e siècle, permettent d’apprécier cette large réception artistique des œuvres du « Beau Martin ».

Mise en ligne 26 mars

Marilyn Monroe : 100 ans !

8 avril 2026 => 26 juillet 2026

51 Rue de Bercy, 75012 Paris


Mais qui est vraiment Marilyn Monroe ? Un mythe façonné par Hollywood, les médias de son époque et un public qui la moquait autant qu'il la chérissait ? Au-delà des légendes qui perdurent aujourd'hui, nous découvrirons qu'elle fut avant tout une comédienne, force motrice des films qu'elle interprète, dépositaire d'un style et d'un savoir-faire, et capable d'inventions et de propositions. Nous verrons comment son talent et sa technique ont cherché à s'épanouir au sein du système hollywoodien des studios, malgré des contraintes économiques et esthétiques.

Mise en ligne 1er avril

Sous toutes les coutures - Le vêtement au travail

Du 8 avril au 22 septembre 2026

Le musée consacre une grande exposition aux vêtements de travail. Plus de deux siècles d’histoire sociale, technique et esthétique s’y dévoilent : des premiers uniformes aux créations de haute couture, en passant par les vêtements de protection — apparus tardivement — et par les tenues destinées aux femmes, plus tardives encore. Une exploration sensible et documentée de ces habits qui racontent notre rapport au travail, au pouvoir et aux identités.

Endosser un uniforme, enfiler un bleu de travail ou porter la tenue d’une entreprise : des gestes simples, mais chargés de sens. Le vêtement professionnel fait la synthèse des évolutions de la société — hiérarchies, conquêtes sociales, transformations du travail, affirmation des droits et des aspirations individuelles. L’exposition Sous toutes les coutures - Le vêtement au travail met en lumière cette dimension en révélant un ensemble exceptionnel de pièces historiques et contemporaines. Elle se déploie en trois grands axes : « parures d’autorité », « parures de protection » et « 1990-2025 : une nouvelle ère ».


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Mise en ligne 10 avril

Henry Taylor. Where thoughts provoke

Du 8 avril au 6 septembre 2026


L’exposition, déployée sur deux étages et treize salles, réunit une centaine d’œuvres — peintures, sculptures, installations — à travers lesquelles Henry Taylor explore la richesse et la complexité de l’expérience humaine. Qu’il s’agisse d’amis, de proches, de personnes anonymes ou de figures publiques, ses compositions proposent une vision vivante et profondément humaine de notre époque. Taylor crée une œuvre originale, expressive et plastique, puissante - il tisse des récits visuels qui mêlent trajectoires individuelles et réalités collectives, associant expériences personnelles, mémoire partagée et dialogues avec l’histoire de l’art. Ses relectures d’œuvres d’art inspirantes, notamment celles de David Hammons, Philip Guston ou Pablo Picasso montrent la manière dont Taylor s’empare du passé pour réinventer le présent.

Henry Taylor a fait l’objet de nombreuses expositions aux États-Unis et à l’étranger, dont une large rétrospective au Museum of Contemporary Art à Los Angeles en 2022, puis au Whitney Museum de New York en 2023. Ses œuvres figurent dans des collections publiques de premier plan, notamment au Studio Museum de Harlem à New-York, au MET et au MoMA. Cette exposition au Musée national Picasso-Paris est la première rétrospective de l’artiste en France.


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Mise en ligne 13 mai

Les grands âges

Du 8 avril 2026 au 3 janvier 2027


Cette nouvelle exposition à découvrir au Musée de l’Homme est le fruit de la rencontre entre Samuel Pavard, biodémographe et spécialiste du vieillissement au Muséum, et Nikos Aliagas, artiste photographe.


Cette exposition, à la croisée de l’art et de la science, propose de mettre en lumière la vieillesse en tant que réalité biologique, démographique et sociale, à travers une série de photographies.
Derrière l’objectif, l’artiste Nikos Aliagas capture des scènes du quotidien et réalise des portraits saisissants. Quelques-unes de ses plus belles photographies mêlées aux réflexions scientifiques du chercheur Samuel Pavard sont à découvrir dans le Foyer Germaine Tillion (250 m²).
En croisant leurs regards à la fois lucides et délicats sur les grands âges, l’exposition invite à s’interroger sur notre rapport au temps, sur la place que nous accordons aux personnes âgées dans nos sociétés et sur les liens que les différentes générations tissent entre elles.
Elle compare la longévité humaine à celle du reste du vivant et éclaire le public sur la place fondamentale qu’ont occupée les plus âgés dans l’histoire de notre espèce pour son évolution cognitive, sociale et culturelle.
Alors qu’aujourd’hui de nouvelles classes d’âge émergent, illustrées par la proportion grandissante des centenaires et plus, l’exposition questionne la réalité complexe de la vie aux grands âges ainsi que les nouvelles représentations de la vieillesse dans nos sociétés contemporaines.
Enfin, en valorisant le lien qui existe entre la question des grands âges et celle de la santé de notre planète, elle réaffime la légitimité de notre désir collectif de vivre des vies plus longues malgré un monde en proie à des changements environnementaux brutaux.

Mise en ligne 19 mars

Lee Miller

Du 10 avril  au 02 août 2026


Du 10 avril au 2 août 2026, le Musée d’Art Moderne de Paris présente la plus importante rétrospective consacrée à Lee Miller en France depuis vingt ans.

Organisée à l’initiative de la Tate Britain et en collaboration avec l’Art Institute of Chicago, l’exposition réunit près de 250 tirages anciens et modernes, dont plusieurs inédits, et propose un nouveau regard sur l’œuvre de Lee Miller.

Figure essentielle de l’avant-garde internationale, Lee Miller (1907, Poughkeepsie, États-Unis – 1977, Chiddingly, Royaume-Uni) fut tour à tour mannequin, artiste surréaliste, portraitiste, photographe de mode et correspondante de guerre accréditée par l’armée américaine. Longtemps reléguée au rôle d’égérie, elle est aujourd’hui reconnue comme l’une des grandes photographes du XXème siècle.

L’exposition retrace l’ensemble de son parcours, de ses débuts à New York aux années de guerre en Europe, en passant par son séjour en Égypte et sa vie à Londres. Elle démontre la richesse d’une œuvre où cohabitent expérimentations formelles, audace visuelle et engagement politique.

Dix-huit ans après la dernière rétrospective française au Jeu de Paume, le Musée d’Art Moderne de Paris propose un parcours en six parties, mêlant approche chronologique et thématique. 

L’exposition s’ouvre sur un ensemble de portraits de Lee Miller réalisés par les plus grands photographes et cinéastes des années 1920 et 1930. Lee Miller s’impose comme une personnalité du New York de la fin des années 1920 à travers tout d’abord son activité de mannequin. Elle est l’un des modèles les plus recherchés par les magazines, figurant l’archétype de la femme moderne, émancipée et active. Lors de son séjour à Paris, ses liens avec les surréalistes la conduisent à jouer l’un des rôles principaux du premier film de Jean Cocteau, Le Sang d’un poète (1930-1932).

Le parcours se poursuit en examinant l’importance de son séjour parisien entre 1929 et 1932. Cette période est marquée par sa rencontre avec Man Ray, dont elle devient l’apprentie mais également la compagne. Leur intense collaboration explore la puissance érotique du médium photographique, et se matérialise notamment dans leur découverte conjointe de ce que Lee Miller appelait la « solarisation ». Également connue sous le nom d'effet Sabatier, la solarisation est une technique consistant à réexposer brièvement un tirage ou un négatif à la lumière pendant le traitement. Il en résulte une inversion partielle des tons de la photographie, créant un effet de halo onirique. Ce phénomène a été observé pour la première fois dans les années 1840, mais Man Ray et Lee Miller sont souvent considérés comme les premiers artistes à l'avoir utilisé de manière créative.

Lee Miller ouvre son propre studio et travaille comme photographe pour Vogue, affirmant ainsi son désir d’indépendance artistique. Ses photographies, singulières par leur goût pour les cadrages obliques et les rapprochements insolites, sont exposées dans les galeries parisiennes aux côtés des grands photographes de l'époque (Germaine Krull, Brassaï...).

Cette période très riche s’achève par son départ pour New York en 1932, où elle ouvre un nouveau studio. Sa première exposition personnelle est alors organisée par la galerie Julien Levy. Il n’y en aura pas d’autres de son vivant. Son activité de portraitiste, à laquelle deux sections sont dédiées, prend un véritable essor, et se poursuivra tout au long de sa vie. Elle reflète ses nombreux liens avec les milieux artistiques et littéraires.

En 1934, Lee Miller épouse l’homme d’affaire égyptien Aziz Eloui Bey et s’installe avec lui au Caire. Les photographies de cette période frappent par l’affirmation des motifs, des textures et des cadrages qui composent ses images. Loin de l’exploration de thèmes exotiques, Miller va davantage porter son attention vers les contrastes de matières et de formes, les changements de perceptions induits par les angles de prises de vues.

En 1937, la rencontre de Miller avec le peintre et poète surréaliste Roland Penrose l’éloigne progressivement de l’Égypte. Elle passe davantage de temps en Europe en compagnie de ses amis surréalistes. En 1939, au déclenchement de la guerre, elle choisit de rester à Londres et s’investit progressivement dans les publications du Vogue britannique en tant que photographe de mode. Cette section montre l’utilisation dans ses clichés des ruines et des bombardements de Londres. Elle participe par ailleurs à la publication en mai 1941 de l’ouvrage Grim Glory : Pictures of Britain Under Fire (Gloire lugubre, images de la Grande-Bretagne sous le feu), qui témoigne de la vie quotidienne pendant le Blitz en mêlant célébration patriotique et humour noir.

À l’hiver 1942, Miller est l’une des rares femmes photographes à obtenir une accréditation de correspondante de guerre par les États-Unis. Désormais, elle couvre directement le conflit et consacre de nombreux reportages aux femmes engagées dans la guerre : infirmières, membres de la défense anti-aérienne, aviatrices, qui paraissent aussi bien dans le Vogue britannique qu’américain.

Quelques semaines après le Débarquement de juin 1944, elle traverse la Manche pour suivre l’avancée des troupes alliées, et se trouve en première ligne sur le front, notamment lors de la libération de Saint-Malo. Ses photographies et ses articles dénoncent la violence du conflit. Le parcours montre la façon dont elle se distingue alors des reportages de guerre classiques, par le ton qu’elle emploie et son engagement très personnel. Son œil et sa sensibilité s’attachent davantage à des détails signifiants, qu’au théâtre des opérations militaires.

En avril 1945, aux côtés du photographe de Life David E. Scherman, Lee Miller se rend à Dachau et Buchenwald juste après la libération des camps. Accompagnés d’un article (Believe it – juin 1945), certains de ses clichés publiés dans Vogue font état de sa sidération. Les photographies de Lee Miller sont parmi les premières à révéler au grand public l’entreprise d’extermination de masse des nazis.

Le 30 avril 1945, juste après avoir photographié le camp de Dachau, Lee Miller se rend à Munich et entre dans l’appartement d’Adolf Hitler. Dans une photographie entièrement mise en scène et chargée de symboles, elle pose dans la baignoire du dictateur. Peu diffusée sur le moment, l’image est aujourd’hui considérée comme l’une des photographies les plus emblématiques de la fin du conflit mondial. Jusqu’en janvier 1946, Lee Miller photographie l’Europe et la Libération. Ces images reflètent la douleur et les privations mais également les laissés-pour-compte de la Libération, comme les femmes et les enfants. Miller confie ainsi à son éditrice : « Je préfère décrire les dégâts des villes détruites et des personnes blessées plutôt que de faire face au moral brisé et à la foi anéantie de ceux qui pensaient que “les choses allaient redevenir comme avant” ».

Les années qui suivent, Miller peine à se relever de son expérience de la guerre. La dernière section de l’exposition est consacrée à son installation à Farley Farm House (Sussex) avec Roland Penrose et leur fils Antony. Lee Miller poursuit tout d’abord ses reportages et photographies de mode pour Vogue, mais cesse peu à peu son travail commercial. Dans un cadre plus privé, elle continue à réaliser des portraits de ses proches, qui reflètent son engagement continu auprès de l'avant-garde internationale. Farley’s House, reflet du couple Miller-Penrose, devient un lieu important de rencontres artistiques au cours desquelles Lee Miller s’adonne à de nombreuses expérimentations culinaires, qui rendent souvent hommage à l’inventivité de ses amis.

Mise en ligne 15 avril

CLING ! La bande dessinée parle cash

Aventuriers, voleurs, milliardaires, marginaux... Quand la bande dessinée parle d'argent.

Du 10 avril au 6 septembre 2026


Picsou plonge dans son coffre-fort. Les Dalton braquent une banque. Tintin court après un trésor qui n'existe peut-être pas. Largo Winch hérite d'un empire. Gaston Lagaffe déclare la guerre aux parcmètres. Depuis toujours, la bande dessinée raconte l'argent à travers ses personnages les plus iconiques.

Du 10 avril au 6 septembre 2026, la Monnaie de Paris consacre une grande exposition à cette relation passionnante, drôle et parfois explosive avec CLING ! La bande dessinée parle cash. Des ruées vers l'or à la finance invisible contemporaine, du lingot à la fausse monnaie, la bande dessinée agit comme un miroir de nos sociétés, oscillant sans cesse entre critique sociale et succès populaire. 

Rassemblant plus de 250 œuvres issues de collections publiques et privées, l’exposition explore deux siècles de création, des strips de presse américaine aux mangas, en passant par la BD franco-belge et les comics.

Le commissariat de l'exposition est assuré par Lucas Hureau et Damien MacDonald. La Monnaie de Paris, organisatrice de l'exposition, en a confié la production déléguée à la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image (CIBDI). 


Mise en ligne 13 mai

Mémoires du Paysage - Caroline Bouyer & Ariane Fruit

Du 12 avril au 20 septembre 2026

Musée d'Art et d'Histoire Louis-Senlecq 31 Grande rue 95290 L'Isle-Adam


Le musée d’Art et d’Histoire Louis-Senlecq organise du 12 avril au 20 septembre 2026, une exposition temporaire consacrée à l’œuvre gravé et dessiné de Caroline Bouyer et d’Ariane Fruit.

Les gravures de Caroline Bouyer, représentant les abords de voies ferrées, les chantiers parisiens, les portes du périphérique ou encore les hauts fourneaux de Dunkerque, entrent en dialogue avec les œuvres d’Ariane Fruit, qui évoquent des vues nocturnes de Paris, les paysages de la petite ceinture et l’interminable rue de Rome.

Les espaces industrialo-urbains, laissent ensuite place à l’immensité des forêts canadiennes et aux plages et falaises normandes, dessinées et gravées par Ariane Fruit. L’exposition se poursuit avec les dessins gravures de Caroline Bouyer où le végétal côtoie le minéral dans de savantes compositions oniriques.

À travers ce parcours réunissant plus d’une centaine d’œuvres, les deux artistes offrent une réflexion croisée sur la transformation des territoires et la mémoire des lieux, entre observation documentaire et imaginaire poétique.

Mise en ligne 1er avril

Károly Ferenczy

Modernité hongroise

Du 14 avril 2026 au 06 septembre 2026


Aussi célèbre en Hongrie qu’il est méconnu en France, Károly Ferenczy (1862-1917) est une figure majeure de la modernité en Europe centrale. Son œuvre profondément singulier l’impose comme l’un des grands peintres du tournant des XIXe et XXe siècles.


Par cette première rétrospective française, le Petit Palais entend mettre en lumière son originalité fondamentale. Ni naturaliste, ni symboliste, ni impressionniste, ni nabi, mais un peu tout cela à la fois, il incarne le cosmopolitisme de la fin-de-siècle dans toute l’étendue de sa culture. Membre fondateur d’une colonie d’artistes installée au cœur de la nature hongroise, Ferenczy fait de la peinture de plein air l’une de ses pratiques les plus emblématiques. Il cherche dans la nature l’expression d’une spiritualité syncrétique. Sous son pinceau, le soleil apparaît souvent comme un protagoniste central dans des paysages d’une lumière sans équivalent.

Avec près de 140 œuvres, le parcours met en évidence les multiples facettes de la démarche de l’artiste − paysages, portraits, scènes familiales, sujets bibliques, nus et caricatures − et révèle le rôle fondamental de Károly Ferenczy dans l’émergence d’une école artistique proprement moderne en Hongrie. L’exposition a été conçue en collaboration avec le musée des Beaux-Arts de Budapest et la Galerie nationale hongroise.


Dossier de Presse
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Mise en ligne 27 mai

Frontière

Du 14 avril 2026 au 2 janvier 2028


Du 14 avril 2026 au 2 janvier 2028, la Cité des sciences et de l’industrie présente Frontière, nouvelle exposition temporaire visant à faire comprendre le monde d’aujourd’hui à travers la frontière et son impact dans nos sociétés. Béatrice von Hirschchausen, directrice de recherche CNRS / Géographie-cités et Camille Schmoll, directrice d’études EHESS / Géographie-cités sont membres de la commission scientifique qui a accompagné la création de cette exposition.

Les frontières façonnent notre monde. On les franchit, on les défend ou on les redoute. Quel est leur statut ? Que représentent-elles ? Quels impacts sur les populations ? En explorant le concept de frontière, l’exposition de la Cité des sciences et de l’industrie livre des clés de compréhension et d’analyse du monde d’aujourd’hui.


Jouer cartes sur table pour révéler la frontière dans toute sa diversité et ses réalités !

Frontière met en lumière l’impact de cet objet artificiel sur le monde réel et nos sociétés à partir d’exemples concrets. Zone de tri et de contrôle, de ressources ou d’inégalités, lieux de coopération et d’échanges, de conflit ou de refuge. Autant de spécificités que dévoile la dizaine d’îlots du parcours. Tout en s’appuyant sur une large variété de médiums, l’exposition fait la part belle à la géographie et aux études de terrain.
À travers le regard de scientifiques, anthropologues, penseuses et penseurs, artistes, citoyennes et citoyens qui interrogent les limites, les inégalités et les liens entre les peuples, Frontière vous plonge au cœur de l’actualité et des enjeux sociétaux et politiques majeurs. Une expérience qui invite à réfléchir, ressentir et repenser notre rapport à l’espace, à l’autre et au monde.

Parcours de l’exposition

Le parcours révèle la frontière dans toute sa diversité : elle peut être lieu de ressources et de richesses, espace de tri des personnes ou de contrôle des données, zone de conflits ou de paix, ou encore limite maritime. Construite par des choix politiques ou résultant de rapports de force, la frontière n’a rien de naturel.
À travers une variété de situations et de contextes, chaque exemple présenté illustre les multiples facettes d’un mot qui recouvre des réalités totalement différentes selon les territoires et les enjeux.

Le parcours adopte une approche fragmentée, faisant découvrir des frontières singulières et d’autres universelles. Il réunit une grande diversité de médiums (cartes, analyses, photographies et œuvres) qui offrent autant de regards croisés sur la frontière. Géographes, artistes, citoyennes et citoyens y apportent chacun leur perspective, révélant la richesse et la complexité de cet objet d’étude et de représentation.

L’entrée de l’exposition plonge immédiatement le public dans l’expérience d’un passage de frontière grâce à un garde-frontière doté d’une intelligence artificielle.
Les visiteurs peuvent interagir avec l’IA et vivre un contrôle fictif, créant un moment à la fois immersif et dystopique.

Le parcours se compose de dix îlots thématiques :

• Mexique – États-Unis, la frontière XXL
• Venezuela – Colombie, une frontière aux mains des gangs
• Cyberespace : des frontières invisibles
• L’Europe, un projet de paix
• L’Europe, des frontières mortelles
• Les limites maritimes : mais où sont-elles ?
• Corée du Nord – Corée du Sud : la zone démilitarisée la plus militarisée du monde
• Géorgie – Russie, une frontière menaçante
• Cameroun – République centrafricaine, les effets d’une frontière humanitaire
• Niger – Algérie, une frontière de sable

Le parcours se conclut par un film de 30 minutes. Il rassemble les thématiques de l’exposition pour en offrir une vision globale, remettre en question les idées reçues et enrichir la compréhension des concepts transversaux liés aux frontières. Ce film pose un regard engagé, nourri de points de vue pluriels, notamment féminins, et invite les visiteurs à élargir leur perception des frontières tout en facilitant la mémorisation des éléments clés du parcours.

Avec cette exposition, le public découvre comment les frontières traduisent et interrogent les grands enjeux politiques, sociaux et environnementaux, tout en explorant les tensions et équilibres qui façonnent notre monde.

Informations pratiques

15 € | 12 € |
Conseillée à partir de 12 ans
Exposition trilingue (français, anglais, espagnol)
Ouverture de 10h à 18h du mardi au samedi et de 10h à 19h le dimanche

Mise en ligne 26 mars

Michel-Ange RodinCorps vivants

15 avril – 20 juillet 2026


Deux maîtres inégalés de la sculpture occidentale dialoguent à travers les siècles : Michel-Ange et Rodin. Leurs œuvres, qui incarnent la force du corps et la profondeur de l’âme, se rencontrent dans une confrontation inédite où se révèlent continuités comme ruptures.

Organisée en cinq sections – Deux artistes mythiques ; Nature et Antiquité : réinventer le modèle ; Non finito ; Corps et âme ; Energie et vie – l’exposition réunit marbres, bronzes, plâtres, terres cuites, moulages et une très riche production graphique. Le parcours met l’accent sur les enjeux formels et conceptuels qui aboutissent à une même ambition : rendre visible l’énergie intérieure du corps.

Le corps apparaît comme enveloppe et peau de l’âme, matière vivante soumise au temps et au geste. Le parcours interroge aussi la postérité de ces gestes : comment la réécriture de l’antique et l’usage des corps ont préparé les ruptures du XXe siècle ? En montrant filiations, emprunts et détournements, l’exposition propose une lecture sensible des mythes des deux génies et invite à repenser la sculpture non pas comme un élément qui « fait forme » mais comme un laboratoire d’innovations artistiques.

Mise en ligne 26 mars

Calder. Rêver en équilibre

Exposition Du 15.04.2026 au 16.08.2026


À l’occasion du centenaire de l'arrivée en France d'Alexander Calder et des cinquante ans de sa disparition, la Fondation présente l’exposition « Calder. Rêver en équilibre ».

Cette exposition couvre un demi-siècle de création, de la fin des années 1920 et les premières représentations du Cirque Calder qui captivent les avant-gardes parisiennes, à ses sculptures monumentales qui redéfinissent l’idée d’art public dans les années 1960 et 1970. À la Fondation, flottant dans l’architecture des espaces dessinés par Frank Gehry, ses mobiles transforment l’exposition en chorégraphie. 

L’exposition, l’une des plus importantes à ce jour consacrées à Alexander Calder, a été conçue en étroite collaboration avec la Calder Foundation, qui en est le principal prêteur. Elle bénéficie également de prêts d’institutions internationales et de collectionneurs privés de premier ordre, regroupant ainsi près de 300 œuvres : des mobiles et stabiles – pour emprunter à la terminologie caldérienne pour désigner les abstractions cinétiques et statiques – mais également des portraits réalisés à partir de fil de fer, des figures sculptées en bois, des peintures, des dessins et même des bijoux, conçus comme de véritables sculptures. Tout au long d’un parcours chronologique, occupant plus de 3000 m2, les préoccupations artistiques fondamentales de Calder sont articulées : tout d’abord le mouvement mais aussi, la lumière, la réflexion, les matériaux humbles, le son, l'éphémère, la gravité, la performance, l'espace positif et négatif. 

Toutes les informations

Mise en ligne 10 avril

Explorations : une affaire d’État ?

Du mercredi 15 avril 2026  au dimanche 16 août 2026



Une exposition inédite qui présente trois siècles d’explorations françaises, d’hier à aujourd’hui, où science, pouvoir et armée se conjuguent dans un enjeu majeur de souveraineté.

1763, la France perd la guerre de Sept Ans et, avec elle, son premier empire colonial en Amérique et en Asie. Dans un contexte de rivalité internationale dominé par les puissances maritimes anglaise et hollandaise, la monarchie cherche à réaffirmer sa place en soutenant de grandes expéditions autour du monde. L’exposition Explorations : une affaire d’État ? revient sur ces entreprises françaises, du XVIIIe siècle à aujourd’hui, menées au prix d’importants moyens financiers, logistiques, technologiques et humains, où se croisent enjeux scientifiques, politiques et militaires.

Sur près de 300 ans, le parcours interroge les différentes formes que prend l’exploration : voyages, missions scientifiques, traversées ou encore expéditions. Destinées à parcourir des territoires alors inconnus des Européens, à en établir l’existence ou parfois à les revendiquer, ces entreprises sont exigeantes et souvent dangereuses. Les militaires y occupent une place centrale, mobilisés pour leurs compétences en navigation, cartographie, ingénierie, médecine ou sécurité. L’exposition en présente les objectifs, les évolutions, ainsi que les réussites et les échecs.

À travers des archives, des objets scientifiques et techniques, des œuvres d’art et des témoignages, l’exposition met en lumière les contextes politiques dans lesquels ces expéditions ont été conçues. Elle montre aussi l’évolution des motivations au fil du temps : ambitions intellectuelles, commerciales et expansionnistes au XVIIIe siècle ; missions scientifiques et conquêtes territoriales au XIXe siècle ; exploration des fonds marins et de l’espace après la Seconde Guerre mondiale.
 
Aujourd’hui, ces démarches s’inscrivent dans des enjeux liés à la géopolitique, à la préservation des écosystèmes et à la défense des souverainetés, qu’il s’agisse des abysses, des pôles, de l’espace ou encore des environnements numériques.

Le public est invité à découvrir un récit historique des explorations à travers le temps et l’espace.

Voir les conférences en lien avec l'exposition

Mise en ligne 10 avril

Madame de Sévigné  Lettres parisiennes

Exposition du 15 avril au 23 août 2026


Le musée Carnavalet – Histoire de Paris présente une exposition consacrée à Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696), à l’occasion du 400e anniversaire de sa naissance. 


Conçue avec l’appui d’un comité scientifique composé de spécialistes de l’œuvre et de la période, l’exposition se fonde sur le renouvellement de l’approche critique consacrée à l’épistolière et réunit plus de 200 œuvres, peintures, objets, dessins, provenant des collections du musée, d’importantes collections publiques françaises et de collections particulières.

Marie de Rabutin-Chantal naît à Paris, place Royale (actuelle place des Vosges) le 5 février 1626. Issue d’une famille d’ancienne noblesse bourguignonne par son père, elle est élevée à Paris par ses grands-parents maternels, les Coulanges, qui lui assurent une excellente éducation, rare pour une jeune fille. En 1644, elle épouse Henri de Sévigné, gentilhomme breton, dont elle aura deux enfants : Françoise-Marguerite et Charles. La mort de son mari, tué en duel en 1651, la laisse veuve à vingt-cinq ans.

Vivant entre le quartier du Marais à Paris et ses terres des Rochers en Bretagne, Madame de Sévigné participe aux cercles lettrés les plus raffinés de la capitale, dont ceux de la marquise de Rambouillet et de Mademoiselle de Scudéry. Elle prend part à l’élaboration de la culture galante qui s’épanouit alors en art de vivre et influence la littérature et les arts.

La majeure partie de la correspondance conservée de Madame de Sévigné est constituée des lettres envoyées à sa fille, mariée en 1669 au comte de Grignan et partie vivre en Provence. La Correspondance éditée constitue aujourd’hui à la fois une œuvre qui figure parmi les classiques de la littérature française et un document essentiel pour la connaissance de l’histoire des idées, des mœurs et des événements de cette période.

Au sein de l’hôtel Carnavalet où vécut la célèbre Parisienne de 1677 à sa mort en 1696, cette exposition revient sur la vie de Madame de Sévigné à Paris, à un moment où la ville connaît d’importantes transformations.

Plus d'informations

Mise en ligne 16 avril

Pulsions

Jean Dubuffet, les dernières années (1974-1985)

16-04-2026 / 24-10-2026

Fondation Dubuffet, Paris, France 137 rue de Sèvres


La Fondation Dubuffet présente l’exposition « Pulsions. Jean Dubuffet, les dernières années (1974-1985) » réunissant plus de 150 oeuvres.

En 1974, après avoir mis un terme au cycle de L’Hourloupe, Jean Dubuffet, alors âgé de plus de 70 ans, entame un nouveau chapitre de sa création. Au cours de dix années d’intense production, il explore des voies plastiques inédites, naviguant librement entre figuration et non-figuration.

Entre 1974 et 1985, il réalise plus de 1500 peintures et 1000 dessins, organisés en une vingtaine de séries. Cette période tardive témoigne de la liberté du geste et de l’audace constante qui caractérise la pratique de Jean Dubuffet.

Horaires

  • Du lundi au vendredi, de 14h à 18h
  • Fermeture les jours fériés et le vendredi 15 mai 2026




Mise en ligne 30 avril

Sèvres, une passion Rothschild. De la Villa Ephrussi à Paris 

17 avril - 26 juillet 2026


Plongez au cœur d’une saga familiale hors du commun, où la passion pour la porcelaine de Sèvres du XVIIIᵉ siècle traverse le temps. Entre amour du Beau, excellence des savoir-faire et attachement au patrimoine, la famille Rothschild noue un lien unique avec Sèvres, une manufacture emblématique et vivante depuis 1740.


De Sèvres aux Rothschild : histoire d’une fascination

Au sein de la famille Rothschild, les collections se créent et se transmettent de génération en génération. Grâce à leur générosité, nombre de ces trésors ont rejoint les collections publiques françaises et de grands musées internationaux.

De Francfort à Paris, en passant par Vienne, Naples ou Londres, les Rothschild ont réuni parmi les plus spectaculaires porcelaines de Sèvres du XVIIIᵉ siècle : vases aux formes de vaisseaux, d’animaux ou d’architectures, aux couleurs éclatantes et aux décors virtuoses. Présentées dans une scénographie immersive, ces œuvres dialoguent avec des archives inédites et des intérieurs reconstitués.

Réunissant pour la première fois les Manufactures nationales – Sèvres & Mobilier national et l’Académie des beaux-arts, propriétaire de la Villa Ephrussi de Rothschild, l’exposition propose un parcours en neuf sections, introduit par Béatrice Ephrussi de Rothschild. Elle retrace l’histoire de ces chefs-d’œuvre, tout en évoquant les spoliations subies par la famille, grâce à des prêts exceptionnels de grandes institutions françaises et internationales.


Mise en ligne 17 juin

Colette, une grande sœur

Du samedi 18 avril 2026 au dimanche 31 octobre 2027


Des années 1900 à la mort de Colette, en 1954, Jean Cocteau et Colette ont entretenu une relation d’amitié et de complicité artistique et intellectuelle tout à fait singulière. Entre la terrienne et le funambule, comment imaginer qu’une telle amitié ait pu exister ?

L'exposition Colette, une grande sœur est l’occasion d’en découvrir les multiples facettes. Elle débute par l’évocation de leur première rencontre au Palais de Glace des Champs-Élysées en 1903, lorsque Cocteau, jeune adolescent, découvre une Colette en tenue de cycliste, adepte des loisirs et des lieux parisiens de Belle Époque. Avant d’en être l’ami et le complice, Cocteau est fasciné par une jeune femme qui s’affranchit des conventions sociales et exerce sa liberté, quitte à provoquer le scandale. Puis, dans les années 30, leur proximité se renforce, lorsque Colette devient une écrivaine désormais reconnue Grâce à leur voisinage du Palais-Royal à Paris, leur amitié se fortifie par de fréquentes visites, des promenades dans ce jardin « pour adultes », des échanges de lettres affectueuses. Observant le déclin de son aînée, Cocteau devient pendant les dernières années de Colette une présence attentive et aimante, tandis qu’elle reconnaît en Cocteau le poète qui ose tout.

Un catalogue accompagne cette exposition, et permet, grâce aux contributions de deux universitaires, Nicole Ferrier-Caverivière et David Gullentops, de mieux appréhender ce qui rapproche et ce qui fascine ces deux monstres sacrés.

L’exposition présente des dessins, des photographies, des lettres, des citations, qui, au fil des années, témoignent de cette amitié. Au centre du dispositif, seront présentés le Portrait de Colette au charbon et à la farine, exceptionnellement prêté par le Musée national d’art moderne (Centre Pompidou), et l’extrait du documentaire de Yannick Bellon où nos deux compères devisent de tout et de rien.

Exposition présentée du 18 avril au 1er novembre. Ouverture du jeudi au dimanche, de 11 H à 18 H. La visite de l’exposition est intégrée à la visite de la Maison, accompagnée d’un médiateur.

Réservation conseillée.

Mise en ligne 6 mai

Diseuses de silence

Du 18 avril au 13 décembre 2026


L’Espace Monte-Cristo présente Diseuses de silence, une exposition qui propose une vision actuelle de notre histoire contemporaine et collective à travers les voix de 21 sculptrices françaises et internationales. Telles des Shéhérazade modernes, ces artistes donnent vie à nos récits communs et, à travers leurs œuvres choisies au sein de la Collection Fondation Villa Datris, nous transmettent un héritage, le nôtre.

Ensemble, elles explorent les recoins les plus oubliés de nos mythologies et comblent les lacunes des narrations contemporaines avec leurs féroces icônes de la création, telles les Vénus de Prune Nourry et la gardienne de Jeanne Vicerial. Grâce à leurs voix, comme celles de Niki de Saint-Phalle et Suzanne Husky, elles préviennent des luttes encore à mener et des acquis toujours à préserver, pour ne pas reproduire les errances du passé. Lorsque, telles Andrea Bowers et Miss.Tic, elles démantèlent, brique après brique, le mur du silence auquel nous sommes confronté·es, c’est pour mieux faire entendre l’histoire que nous devons réécrire aujourd’hui.

Avec la Carte blanche qui lui est dédiée, L’Isthme noir, Yosra Mojtahedi nous ouvre les portes d’un monde où chaque symbole nous renvoie à la Terre Mère et à une redécouverte des corps, comme une fusion entre humain et nature, créant un paysage immersif en quête d’une harmonie totale. Tel un cosmos, ce lieu de mémoire et de transformation déploie le mystère de nos origines. Ce futur hérité témoigne de ce qu’il reste encore à écrire.

Ce parcours, construit autour de conversations entre les œuvres, est ponctué d’installations contemplatives et de mises en scène joyeuses, afin d’accompagner le public dans la découverte de récits poignants et inspirants. Expérience sensible et fédératrice, l’exposition souhaite donner de la force à celles et ceux qui désirent changer le cours des choses.

Mise en ligne 16 avril

Van Gogh influenceur. Héritages en mouvement

Du 18/04/26 au 03/01/27

Rue de Léry. Parking : Chemin des Berthelées 95430 Auvers-sur-Oise



Description

Du 18 avril 2026 au 3 janvier 2027, le château d’Auvers-sur-Oise accueille Van Gogh influenceur | Héritages en mouvement, une exposition originale qui propose un regard contemporain sur l’un des artistes les plus emblématiques de l’histoire de l’art. Plus qu’un peintre, Vincent van Gogh apparaît ici comme un véritable influenceur avant l’heure, dont l’œuvre continue d’irriguer la création artistique bien au-delà de son époque.

Un dialogue entre passé et création contemporaine

Peintres, plasticiens, photographes et artistes d’aujourd’hui s’emparent de l’héritage de Van Gogh pour en révéler toute la modernité. Styles, couleurs, gestes, regards portés sur le monde : l’exposition explore les multiples filiations artistiques nées de son œuvre, dans un parcours immersif et dynamique. À travers ces réinterprétations, le génie de Van Gogh se raconte autrement, en mouvement, vivant et résolument actuel.

Auvers-sur-Oise, lieu emblématique de Van Gogh

Présenter cette exposition au château d’Auvers-sur-Oise prend tout son sens. C’est ici, dans ce village mythique du Val-d’Oise, que Van Gogh a vécu ses derniers mois et laissé une empreinte indélébile. Il repose aujourd’hui aux côtés de son frère Théo, dans le cimetière du village, non loin de l’église Notre-Dame de l’Assomption qu’il a immortalisée dans une de ses toiles les plus célèbres.

Mise en ligne 11 mai

22 avril au 26 juillet 2026

Du courage à l’honneur : une exposition sur le lien entre la bravoure du soldat et les distinctions honorifiques

Musée de la Légion d'honneur, 2 rue de la Légion d’honneur, 75007 Paris 
Du mercredi au dimanche, de 13h à 18h (nocturne le jeudi jusqu’à 20h) 
Entrée gratuite

Mise en ligne 17 avril

Madame, Monsieur, 

Médiatrice scientifique et culturelle au Collège de France, je me permets de vous contacter afin de vous proposer la visite guidée gratuite de l’exposition Préhistoire : entre utopie et réalité, présentée au Collège de France du 29 avril au 19 juillet, organisée à partir des travaux du professeur Hublin, spécialement conçue pour les publics scolaires et étudiants. Cette exposition interroge les représentations idéalisées ou fantasmées de la Préhistoire et les confronte aux réalités établies par les recherches scientifiques actuelles. 

Cette exposition offre aux élèves l’opportunité de découvrir les apports récents de la recherche scientifique et de mieux comprendre les modes de vie des sociétés préhistoriques. Elle met en lumière une vision renouvelée de cette période, en dépassant certains stéréotypes encore répandus. 

La visite guidée, gratuite, est proposée du lundi au vendredi à 10h et à 14h30, et adaptée aux différents niveaux, du primaire au lycée ainsi qu’aux étudiants. Vous trouverez davantage d’informations sur la page web dédiée : https://www.college-de-france.fr/fr/expo-prehistoire , qui donne également accès au formulaire de réservation des visites à destination du public scolaire. 

Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire et vous remercie de bien vouloir diffuser cette information aux enseignants de votre établissement qui pourraient être intéressés par ce dispositif.  

Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations respectueuses. 

Céline PADIOLLEAU
Responsable - Pôle médiation scientifique et culturelle
Direction des enseignements, des relations internationales et des partenariats
Collège de France
Site : Marcelin Berthelot
Bâtiment A
Étage 1 - Pièce 2
Téléphone : 0144271107 - 0698158230
En télétravail le mercredi et le vendredi

Mise en ligne 30 avril

GIOVANNI SEGANTINI (1858-1899)

JE VEUX VOIR MES MONTAGNES

29 avril - 16 août 2026


 le Musée Marmottan Monet consacre la première exposition monographique parisienne à Giovanni Segantini, grande figure du symbolisme et du divisionnisme européen. Réunissant une soixantaine d’œuvres – peintures, pastels et dessins – elle retrace l’itinéraire fulgurant d’un artiste qui fit des paysages alpins le cœur d’une quête à la fois esthétique et spirituelle. De la Lombardie italienne à la vallée suisse de l’Engadine, Segantini a su saisir la force de la nature et en révéler la dimension symbolique, bien au-delà du réalisme. Il rêvait d’exposer à Paris à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900, projet interrompu par sa mort prématurée en 1899. Plus d’un siècle plus tard, cette exposition, placée sous le commissariat de Gabriella Belli et Diana Segantini, rend enfin hommage à son regard visionnaire et à sa manière unique de mettre en dialogue l’homme et la nature, d’une étonnante modernité.

En écho à cette rétrospective, une sélection d’œuvres d’Anselm Kiefer intituléeVoglio vedere le mie montagne, en hommage à Segantini, sera également présentée au public.

Co-commissariat : Gabriella Belli, historienne de l’art, Diana Segantini, commissaire indépendante et spécialiste de l’œuvre de Giovanni Segantini

Mise en ligne 13 mai

Exposition Du 30 avril au 25 juillet 2026 Kazuo Kitai, l’éloge du quotidien

北井一夫 日常礼賛~日本を見つめた60年

Soixante ans à photographier le Japon


Le photographe Kazuo Kitai est l’un des grands maîtres de la photographie japonaise, pourtant encore peu connu en Europe. Depuis les années 1960, il documente la société japonaise « de l’intérieur » : mouvements étudiants, luttes paysannes, villages voués à disparaître, banlieues en plein essor, instants ordinaires… Cette rétrospective permet ainsi de saisir l’évolution d’un regard profondément humaniste, attentif aux transformations du Japon et à la mémoire de ceux qui l’habitent. À travers près de 130 tirages, elle offre une traversée complète de son œuvre, depuis les séries militantes des années 1960-1970 jusqu’à ses travaux les plus récents réalisés chez lui. 

L’exposition s’articule autour de quatre sections : la première Se révolter / Sanrizuka, Résistance, Barricades, revient sur les débuts de Kitai notamment au travers de ses séries sur les luttes étudiantes. Puis avec La vie à la campagne / Paysages vaguement familiers, Vers les villages, le visiteur est immergé dans la mélancolie de la campagne japonaise des années 1970. La troisième section intitulée Vivre en milieu urbain / Funabashi Story, Histoires de Shinsekai donne à appréhender le quotidien de la classe moyenne dans les villes-dortoirs de la banlieue de Tokyo dans les années 1980, ainsi que le quartier populaire de Shinsekai à Osaka. L’exposition se clôture par une section dédiée à un travail plus intimiste du photographe (Promenades avec mon Leica) et sur l’une de ses dernières séries, IROHA, qui témoigne de sa capacité intacte à se renouveler à 80 ans.


Commissariat : Satomi Fujimura (Tokyo Metropolitan Foundation for History and Culture, Arts Council Tokyo)

Mise en ligne 30 avril

Jardins des Lumières, 1750-1800

Exposition du 5 mai au 27 septembre 2026 au Grand Trianon


Au printemps 2026, se tiendra au Grand Trianon l'exposition Jardins des Lumières, 1750-1800, une découverte inédite du jardin paysager au XVIIIe siècle. Réunissant près de 160 œuvres parmi lesquelles peintures, dessins, mobilier, projets d’architecture et costumes, le parcours mettra en lumière, à travers une scénographie spectaculaire, la naissance d'un art du paysage affranchi des règles du jardin à la française, célébrant l'irrégularité, la fantaisie et l'évocation philosophique de la nature. En dialogue étroit avec les jardins commandés par Marie-Antoinette au Petit Trianon, l’exposition offrira une relecture sensible de sites emblématiques que le public pourra découvrir ensuite, tels que le Belvédère, le temple de l’Amour et le Hameau de la Reine. 


des jardins d'illusion

L'exposition retrace les débuts du landscape garden, pleasure garden ou picturesque garden, une mode qui naît en Angleterre dans les années 1730 et qui traduit une nouvelle manière de penser le jardin. Loin du tracé géométrique du jardin à la française, les jardiniers et architectes imaginent des tracés sinueux, d'apparence libres mais savamment orchestrés, dans lesquels reliefs, cours d’eau, grottes et fabriques dessinent un monde en miniature. Ces compositions paysagères sont alors communément appelées « jardins anglo-chinois » ou « jardins anglais ». Les toiles d'Hubert Robert permettront aux visiteurs de se plonger dans ces décors capables de susciter l'émotion, la surprise et la contemplation. 

Ces paysages sont pensés comme des espaces de voyage et de découverte. Les références à l’Antiquité, à l’Orient, aux cultures européennes et aux civilisations lointaines nourrissent une mise en scène sensible. Des maquettes anciennes en forme de pyramides, de temples et de pagodes chinoises illustreront la multitude d'univers convoqués en un lieu. 

En effet, le jardin se conçoit désormais comme une promenade qui permet de voyager de la Rome ou de la Grèce antiques à la Chine, de la montagne à la ferme, de parcourir l’histoire des nations de l’Égypte aux Saxons, ou encore d’évoquer les hommes illustres antiques ou contemporains.

À travers la découverte d'objets décoratifs, de dessins et de plans d'inspiration orientale, le public pourra se figurer l'influence majeure qu'a l'ailleurs sur l'imaginaire de la société du XVIIIe siècle.

Reflets des idées des Lumières, les jardins incarnent également une nouvelle relation au monde et à la nature. L’influence de Rousseau est omniprésente : ses descriptions de la nature à Ermenonville, les débats sur l’éducation, la promenade, la méditation ou la rêverie imprègnent ces espaces. Le paysage devient ainsi un langage, un espace de réflexion autant qu’un lieu d’émotion. 

L'art du paysage s'invitait aussi jusque dans l'intimité. Ainsi, à travers la réunion exceptionnelle de quatre toiles d’Hubert Robert prêtées par le Metropolitan Museum of Art de New-York, l'exposition restituera le décor de la salle de bain du château de Bagatelle afin de plonger le visiteur dans l’atmosphère spectaculaire et immersive de cette pièce.


Vie au jardin

La seconde partie de l’exposition invitera le public à entrer dans l’intimité de ces paysages habités, où se joue une transformation des modes de vie aristocratiques à la fin de l’Ancien Régime. 

Ces jardins favorisent l’émergence d’une vie de campagne élégante et largement fantasmée. Les usages évoluent tout comme les apparences  : vêtements plus légers, chapeaux de paille tressée, mobilier de jardin, accessoires adaptés à la vie extérieure, comme en témoignent les portraits peints par Élisabeth Vigée Le Brun et George Romney. Le jardin devient un espace de sociabilité raffiné, où se mêlent intimité, représentation et liberté.

Véritables laboratoires de création, les fabriques et leurs décors donnent naissance à des formes inédites de mobilier et d’objets. Inspirées de l’Antiquité, de l’exotisme ou du monde rustique, ces pièces hybrides traduisent une inventivité sans précédent. Table en bambou pour la pagode de Chanteloup, tabouret de concrétions de grotte conservé au Bowes Museum ou encore les chaises de roseaux pour la Chaumière aux coquillages de Rambouillet seront présentés dans l'exposition. Ils témoignent du prolongement de l’esthétique du paysage dans les usages quotidiens où s’estompe la frontière entre nature, architecture et arts décoratifs.

La dernière partie de l'exposition sera consacrée au jardin en tant que scène festive, cadre de fêtes somptueuses. Illuminations, spectacles, et jeux nocturnes transforment les paysages en décors éphémères, propices à l’émerveillement et à l’illusion. Les peintres Claude-Louis Chatelet et Louis-Nicolas de Lespinasse saisissent ces instants suspendus, où le jardin devient le théâtre d’un art de vivre hédoniste, joyeux et profondément moderne, comme en témoignent par exemple les fausses éruptions volcaniques de Worlitz. 

Le prêt exceptionnel par la Banque de France de la célèbre Fête à Saint-Cloud (1755-1780) de Jean-Honoré Fragonard, et de deux autres toiles de la National Gallery of Art de Washington du même ensemble réunies pour la première fois, évoquent ces instants de plaisirs baignant dans une atmosphère irréelle et enchantée. Ces magistrales compositions témoignent de ce plaisir de vivre qui caractérise la fin de l'Ancien Régime. 


Se promener dans un jardin anglais : le domaine de Trianon

Le Domaine de Trianon offre un témoignage remarquable de l’art du jardin anglais au XVIIIe siècle : admirablement préservé, il conserve l’essentiel des codes du jardin paysager, dont il incarne encore aujourd’hui le charme rustique et l’esprit poétique.

Dès 1774, année de son accession au trône, la reine Marie-Antoinette a un grand projet pour le Petit Trianon : la création d'un jardin anglais. Son architecte Richard Mique, et le jardinier Antoine Richard réalisent des travaux considérables pour composer un nouveau paysage de lacs, de montagnes, de grottes et de rivières. En 1776, la première fabrique construite prend la forme d'un manège d'inspiration chinoise dans laquelle les proches de la reine s'adonnent au jeu de bague. À sa suite seront créés le temple de l'Amour, le Belvédère et le Hameau de la Reine, véritables symboles du jardin paysager. 

La reine évolue dans ce décor de théâtre avec une société choisie. Elle en fait un lieu de plaisirs et d’amusements, de promenades et de fêtes, lui permettant de prendre ses distances avec l'étiquette. Chaque membre de la famille royale créera ensuite sa propre folie, Mesdames à Bellevue et à l’Ermitage de Versailles, le comte d’Artois à Bagatelle ou encore le comte de Provence du parc de Balbi.

L’exposition se concluera en invitant le visiteur à prolonger son parcours dans les jardins de Trianon pour qu’à son tour il puisse se perdre dans les recoins sinueux du jardin paysager. Elle évoquera également les jardins anglais qui se laissent encore contempler aujourd’hui, tels qu’Ermenonville, le Désert de Retz ou le parc de Bagatelle. 

Mise en ligne 30 avril

Hilma af Klint

Les peintures du Temple (1906-1915)

6 mai - 30 août 2026

Son œuvre a bouleversé la chronologie de l’art moderne. Pour la première fois en France, découvrez l’univers visionnaire de Hilma af Klint (1862-1944), pionnière de l’abstraction longtemps restée dans l’ombre. De ses grandes compositions à ses œuvres secrètes, son art mêle couleurs, formes et symboles avec une audace fascinante.

Formée à l’Académie royale des Beaux-Arts de Stockholm, Hilma af Klint mène une double vie artistique : une pratique figurative conforme aux attentes de son époque ; et dans le secret, une production radicalement avant-gardiste, nourrie par la théosophie et le spiritisme, explorant harmonie cosmique et forces invisibles. 

Dès 1906, bien avant Kandinsky ou Malevitch, elle crée des compositions audacieuses, où couleurs vives, formes géométriques et motifs organiques annoncent les grands courants de l’art moderne. Spirales, cercles et faisceaux témoignent d’une liberté totale de création et confèrent à ses peintures une dimension universelle et intemporelle. 

À cette occasion, le Grand Palais et le Centre Pompidou présentent son grand œuvre : le cycle des Peintures du Temple (1906‑1915), dont la série monumentale Dix Plus Grands. L’exposition met également en lumière les multiples sources de son inspiration (ésotérisme, art populaire, culture scientifique) et interroge le rôle longtemps méconnu des femmes dans l’histoire de l’art moderne. 

Première exposition monographique en France, cet évènement révèle aussi un destin hors norme. Hilma af Klint avait choisi de garder ses œuvres abstraites cachées, en les faisant sceller pendant vingt ans après sa mort. Il faut attendre 1986 et l’exposition The Spiritual in Art à Los Angeles pour que son œuvre soit enfin révélée au grand public. 

Une occasion rare de faire connaissance avec une artiste qui, en avance sur son temps, transcende les frontières entre art, science et spiritualité. 

Mise en ligne 26 mai

Maurice Denis collectionneur : une immersion dans l’intimité d’un artiste

Du 7 mai 2026 au 31 janvier 2027


le Musée départemental Maurice Denis propose une exposition inédite consacrée à la collection personnelle du peintre. Intitulée « Maurice Denis collectionneur », elle invite le public à découvrir une facette méconnue de l’artiste : celle d’un amateur éclairé, passionné par les œuvres de ses contemporains et de ses maîtres.

Une collection exceptionnelle au cœur des avant-gardes

Au fil de son existence, Maurice Denis a réuni un ensemble remarquable d’œuvres signées par de grandes figures de l’histoire de l’art telles que Paul Gauguin, Vincent Van Gogh, Paul Cézanne ou encore Odilon Redon. Le parcours met également en lumière le rôle central du groupe des Nabis, avec des artistes comme Pierre Bonnard, Paul Sérusier ou Édouard Vuillard, qui occupaient une place privilégiée dans son cercle artistique et amical. Cette collection, dévoilée pour la première fois dans son ensemble, constitue un témoignage précieux des échanges et des influences au tournant du XXe siècle.

Une reconstitution sensible de l’univers de Maurice Denis

Grâce à des archives, des photographies et un travail de reconstitution, l’exposition propose une immersion dans les différents lieux de vie de l’artiste, notamment sa demeure de Saint-Germain-en-Laye. Les œuvres dialoguent avec le mobilier et les objets d’époque, restituant l’atmosphère singulière d’une maison d’artiste. Peintures, sculptures, estampes japonaises et documents inédits composent un parcours riche de près de 150 pièces, offrant un regard sensible et intime sur les goûts, les amitiés et les convictions esthétiques de Maurice Denis.

Cette exposition s’adresse à tous les publics, amateurs d’art comme curieux, et constitue une occasion unique de découvrir une collection exceptionnelle dans un cadre patrimonial remarquable.

Mise en ligne 27 mai

LA NATURE N’EST PAS UN DÉCOR - De Monet aux artistes contemporains

8 mai 2026 - 18 octobre 2026

A La Ferme Ornée


Organisée par la Maison Caillebotte, pour la Ville de Yerres, sous le commissariat de Valérie Dupont-Aignan, l’exposition «La nature n’est pas un décor» propose une traversée sensible et picturale du paysage.


L’exposition est née du désir de faire dialoguer des oeuvres de Claude Monet, à l'occasion du centenaire de sa disparition avec celles d'artistes contemporains, déjà liés à la Maison Caillebotte pour y avoir exposé et aimé le lieu. Tous partagent une même exigence, peindre au plus près de la sensation, révéler les forces invisibles à l’oeuvre dans la nature. Donner forme à ce qui échappe au regard immédiat.

De Claude Monet aux artistes contemporains, l’exposition réunit une soixantaine d’œuvres de : Jacques Truphémus, Markus Lüpertz, Érik Desmazières, Malgorzata Paszko, Evi Keller, Charlotte de Maupeou, Ronan Barrot, Youcef Korichi.

Un thème inscrit dans l’histoire du lieu

Présenter une exposition consacrée au paysage à la Maison Caillebotte s’impose naturellement. Au XIXe siècle, la propriété fut la résidence de la famille Caillebotte et le parc paysager devint l’atelier de plein air de Gustave. Son ami proche Claude Monet fréquenta également les lieux et s’en inspira, quelques années plus tard à Giverny, pour imaginer son célèbre bassin d’eau et sa passerelle.

Le domaine lui-même constitue un paysage. Le parc, dessiné « à l’anglaise » en 1824 après l’acquisition de la propriété par Pierre-Frédéric Borrel, fut conçu comme une promenade ponctuée de fabriques ornementales. Dans l’esprit romantique du début du XIXe siècle, la nature y est idéalisée et mise en scène : vallons, rocailles et perspectives composent un paysage pittoresque animé par la présence de la rivière.

Monet et les artistes contemporains : un dialogue

Assis au bord du bassin de son jardin à Giverny, Claude Monet découvre ce qui deviendra l’une des révolutions majeures de la peinture : le miracle des Nymphéas. Dans sa quête incessante de la lumière, il dissout progressivement les frontières de l’espace pictural. La peinture n’est plus une « fenêtre » ouverte sur une scène, mais un espace immersif dans lequel le spectateur est invité à entrer.

La peinture ne cherche plus à représenter le monde, mais à en restituer la vibration, la matière et la lumière. Par ce geste radical, Monet ouvre la voie à la peinture moderne et élargit considérablement le champ des possibles.

À travers une soixantaine d’œuvres, le parcours de l’exposition se déploie en neuf salles, chacune consacrée à un artiste contemporain répondant à sa manière aux questions ouvertes par Monet.

Le paysage y est entendu dans un sens large : il englobe campagnes, jardins et espaces naturels, sans exclure le paysage urbain.

Dialoguent avec les Nymphéas de Monet les profondeurs telluriques d’Evi Keller, l’intimité lumineuse de Jacques Truphémus, la mémoire et la forme chez Markus Lüpertz, les atmosphères suspendues de Malgorzata Paszko, l’hyper-perception de Youcef Korichi, les paysages gravés d’Érik Desmazières, la puissance de la couleur chez Charlotte de Maupeou ou encore la densité picturale de Ronan Barrot.

Sans filiation stylistique apparente, ces œuvres se répondent pourtant. Toutes partagent avec Monet une même liberté face à la nature et à sa représentation.

Mise en ligne 17 juin

Images de la rafle du «billet vert».
Une découverte exceptionnelle pour l’Histoire exposition

dimanche 10 mai 2026jeudi 31 décembre 2026


Mémorial de la Shoah, septembre 2020. Deux collectionneurs se présentent au service de la photothèque avec cinq planches-contacts photographiques contrecollées sur de grandes feuilles cartonnées. Parmi ces photographies, seuls dix sont déjà connues des spécialistes du sujet et ont été publiées. Elles sont marquées d’une croix sur les planches originales. Les autres sont inédites. Il s’agit-là du reportage complet.

Un ensemble exceptionnel de 98 images revient au grand jour, 80 ans après les faits. Ce reportage documente la première arrestation massive de Juifs en France, la rafle du 14 mai 1941 dite du « billet vert », ordonnée par l’Occupant et organisée par les autorités françaises.

Aujourd’hui, une exposition et un livre proposent au public de participer à l’enquête qui a permis de retrouver l’identité du photographe, Harry Croner, et de comprendre son «regard » sur ces événements tragiques, regard sur lequel la censure allemande s’est abattue, condamnant ces photographies historiques à un oubli de plus de 80 ans.  

Mise en ligne 23 avril

Plumes du paradis

Voyages d'un oiseau extraordinaire de Nouvelle-Guinée

12 mai 2026 => 08 nov.2026

Galerie Germain Viatte


Des forêts de Nouvelle-Guinée aux tableaux des grands maîtres de l’école du Nord, une traversée fascinante sur les traces des oiseaux de paradis, créatures flamboyantes qui captivent le monde depuis cinq siècles.


Cette exposition retrace la circulation des plumes et des représentations des oiseaux de paradis, oiseaux- artistes faiseurs d’enchantement originaires des forêts luxuriantes de Nouvelle-Guinée. Objet de convoitise, de contemplation et d’inspiration, ces êtres spectaculaires ont traversé les époques et les continents.

Réunissant près de 190 œuvres – parures, peintures, spécimens naturalisés, pièces et accessoires de mode, objets d’art et ouvrages illustrés, le parcours croise les regards de l’histoire naturelle, de l’art, de l’ethnologie, de la mode et de l’écologie. Il éclaire la manière dont ces oiseaux ont été collectés, représentés, admirés ou transformés au fil du temps, en Océanie, en Asie et en Europe.

Conçue en collaboration avec des scientifiques, universitaires et artistes de Nouvelle-Guinée, l’exposition propose des lectures locales contemporaines. Elle invite à repenser nos liens avec le vivant et les savoirs en tenant compte des enjeux impérieux de ce siècle, et à découvrir ces plumes éclatantes sous un regard renouvelé.

Mise en ligne 5 juin

La Marine et les peintres. Quatre siècles d’art et de pouvoir

Du 13/05/2026 au 02/08/2026


Du 13 mai au 2 août 2026, le musée national de la Marine à Paris présente "La Marine et les peintres. Quatre siècles d’art et de pouvoir". À l’occasion des 400 ans de la Marine, l’exposition explore, à travers près de 150 œuvres, les liens entre création artistique, pouvoir et imaginaire maritime du XVIIe au XXe siècle.


Dans le cadre de l’anniversaire des 400 ans de la Marine en 2026, le musée national de la Marine invite à poser un nouveau regard sur les peintres du XVIIe au XXe siècle qui ont été les témoins de l’évolution du monde maritime et de la conquête des mers. Ce sujet méconnu du grand public, encore peu voire jamais abordé, est traité de manière chronologique à travers près de 150 peintures et plus de 90 artistes. La scénographie se déploie depuis l’essor de la Marine sous Louis XIII jusqu’aux visions modernes du siècle dernier, en assumant des accrochages denses et de grands formats immersifs.

À partir du XVIIe siècle, l’affirmation du pouvoir souverain se manifeste aussi à travers les arts. Alors que la spécificité du genre de la peinture de marine, rattaché au paysage, insuffle une nouvelle perception de la mer, des navires et des milieux maritimes, des peintres sont mobilisés à travers les époques pour magnifier les images de la Marine et de l’univers marin : Claude Gellée dit Le Lorrain, Joseph Vernet, Théodore Gudin, Antoine-Léon Morel‑Fatio, Édouard Manet, Félix Ziem, Paul Signac, Albert Marquet, Mathurin Méheut ou encore Marin‑Marie. 

Outre la diversité des genres, du pittoresque au drame historique, le parcours s’intéresse aux relations entre art et pouvoir, à travers la façon dont le monde militaire marin et l’Histoire navale ont été représentés. Le public est invité à comprendre les liens, parfois complexes, entre la Marine et les artistes, l’évolution de leurs rôles, la singularité de leurs parcours et la variété de leurs statuts : peintres pour les mers du roi, peintres de la Marine du roi, puis peintres inscrits en 1830 sur la liste des officiers de la Marine (on dit aussi « sur l’Annuaire de la Marine »), avant la création d’un statut de peintres du département de la Marine en 1920, préfiguration du corps des Peintres communément appelés désormais Peintres officiels de la Marine (POM), sans oublier ceux qui ont travaillé autour des institutions militaires et artistiques.


Dans le prolongement de l’exposition le musée accueille du 13 mai au 2 août le 46e Salon de la Marine. Co‑organisé par la Marine nationale, l'association des Peintres de la Marine et le musée. Découvrez le salon ici 

Autour de l’exposition "La Marine et les peintres. Quatre siècles d’art et de pouvoir", le musée national de la Marine propose une riche programmation culturelle. Découvrez le détail de la programmation ici 

Mise en ligne 6 juin

La Mode en majesté. Haute couture et tradition à la cour de Thaïlande

du 13 mai  au 1er novembre 2026


Le musée des Arts décoratifs présente une exposition inédite sur l’évolution du vêtement à la cour thaïlandaise, avec des pièces issues de la collection royale.

Réunissant plus d’une centaine de tenues et d’accessoires exceptionnels, l’exposition présente les garde-robes royales, mettant en avant les huit formats de costumes traditionnels thaïlandais conçus par Sa Majesté la Reine Sirikit en collaboration avec une équipe d’historiens et de créateurs locaux thaïlandais. De plus, l’exposition met en lumière l’histoire unique du dialogue culturel et artistique, marquée par plus de trente années de collaboration entre Sa Majesté la Reine Sirikit et le créateur de mode Pierre Balmain, puis poursuivie avec les maisons Balmain et Lesage.

Cette exposition est organisée en collaboration avec le Queen Sirikit Museum of Textiles (QSMT) en Thaïlande et The Sustainable Arts and Crafts Institute of Thailand (SACIT). L’exposition s’inscrit dans le cadre des célébrations du 340e anniversaire de la première relation diplomatique et du 170e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la Thaïlande.


Mise en ligne 26 janvier

Youssef Nabil
De rêver encore

Du 19 mai au 13 septembre 2026


Depuis les années 1990, le photographe-vidéaste franco-égyptien Youssef Nabil, né en 1972, construit une œuvre à l'identité visuelle très forte, à laquelle le musée d'Orsay a contribué de manière déterminante. Sa première visite en France et la découverte des collections du musée en 1992, demeurent une source d'inspiration qui imprègne son travail depuis plus de trente ans, comme en témoigne l'autoportrait The Dream (2021), en filiation avec Le Rêve de Puvis de Chavannes. Avec cette exposition, Youssef Nabil est le premier artiste contemporain à investir les salles orientalistes et offre l'occasion de mettre en perspective ses œuvres avec celles qui l'ont marqué, lesquelles constituent, avec le symbolisme, le cœur de ce rapprochement esthétique.

Les tirages argentiques en noir et blanc rehaussés selon une technique ancienne de colorisation à la main par Youssef Nabil, évoquent l'Égypte glorieuse et fantasmée de son enfance – pays de naissance de l'artiste – et convoquent des ambiances visuelles aux tons veloutés. Son œuvre, qui emprunte aux registres du rêve et de la nostalgie, cherche à s'extraire de questions purement identitaires pour incarner un monde méditerranéen sans frontières, fantasmé et idéalisé.

L'Égypte est, aux yeux de l'artiste, le cadre d'un orientalisme sensuel et consenti, avec des images qui en reprennent les codes : des couleurs chaudes acidulées, baignant dans une atmosphère paisible faite de désirs et de rêves, mettant en scène un Orient libre, sans interdit ni censure. Outre l'orientalisme, l'esthétique des décors épurés convoquant les bleus et les blancs unis dans des effets de transparences reflètent les influences symbolistes de l'artiste. Les thématiques de l'exil, de la renaissance et du rêve sont omniprésentes dans son travail. Les postures de dos de ses autoportraits, pourtant sans visage, sont teintées de mélancolie et entretiennent un parfum de mystère. 

Le titre de l'exposition « De rêver encore (To Dream Again) » met en avant la place centrale du rêve dans l'œuvre de Youssef Nabil, mais aussi dans les courants orientalistes et symbolistes auxquels elle se rattache.
La citation retenue, extraite de l'Acte III, scène 2 de La Tempête de William Shakespeare, conclut le monologue du personnage de Caliban. Ce passage, devenu emblématique de la littérature anglo-saxonne, est attribué à ce personnage métis et asservi, souvent interprété comme un symbole des populations autochtones en Méditerranée colonisées par les Européens du Nord. Son lyrisme surprend par le contraste avec l'argot habituellement utilisé par Caliban dans la pièce.
La scène est illustrée par Odilon Redon, dont l'œuvre emblématique
Sommeil de Caliban est présentée dans l'exposition.

Mise en ligne 13 mai

Silla : l’Or et le Sacré Trésors royaux de Corée (57 av. J.-C.- 935)

20 mai 2026 – 31 août 2026


Grâce à une collaboration exceptionnelle avec le musée national de Gyeongju et d’autres institutions muséales sud-coréennes et françaises, le musée Guimet présente, pour la première fois en Europe, une exposition sur le royaume du Silla (57 av J.-C- 935 après J.-C), l’une des civilisations les plus brillantes de l’Asie de l’Est.


Révélés par les chroniques historiques puis par les fouilles archéologiques, les arts du Silla apparaissent aujourd’hui comme un héritage vivant, au cœur de la mémoire culturelle de la péninsule coréenne. Cette présentation inédite met en lumière un royaume où, durant près d’un millénaire, art, spiritualité et pouvoir se sont conjugués pour façonner une culture d’une remarquable richesse.

Des origines mythiques du Silla, racontées par les chroniques coréennes médiévales, à la chute du royaume, l’exposition se déploie en cinq sections thématiques qui retracent l’histoire, les expressions artistiques et la mémoire d’un État à la fois puissant et profondément ancré dans des traditions spirituelles. Elle offre une lecture renouvelée de cette civilisation, révélant la manière dont les dynamiques politiques, religieuses et esthétiques se sont entremêlées pour produire un héritage qui est parvenu jusqu’à nous.

Transportés aux origines de la ville-paysage Gyeongju, au sud-est de la Corée, les visiteurs découvriront les traces d’une civilisation dont les montagnes, les immenses « tombes-montagnes », les temples et la vie moderne portent encore l’empreinte. Une ville dont les habitants sont pleinement investis dans la protection de leur patrimoine.


Du 4
e au début du 6e siècle, la période dite maripgan marque une étape décisive dans l’affirmation de l’identité du Silla avec l’essor du clan des Kim. L’or devient la signature éclatante du royaume, symbole d’un pouvoir consolidé. Les trésors exhumés des tombeaux royaux (couronnes d’or, parures de jade, bijoux ouvragés, grès figuratifs) témoignent d’un savoir-faire exceptionnel et d’un royaume présent sur les routes d’échanges reliant le Japon, la Chine, la steppe, l’Asie centrale et jusqu’aux mondes méditerranéens. Prestige politique et splendeur artistique s’y confondent, donnant naissance à un langage visuel d’une exceptionnelle inventivité. 

Au cours du Silla unifié (676–935), le royaume s’impose comme puissance méridionale dominante, avec le bouddhisme comme force spirituelle et protectrice du territoire. Les matériaux précieux autrefois réservés aux tombes royales trouvent désormais leur place dans les monastères, les pagodes, les reliquaires et les images sacrées. Les trésors de fer, d’or, d’argent, de verre et de pierre du Silla constituent un héritage vivant, encore perceptible dans le paysage de Gyeongju comme dans la mémoire collective. 


L’exposition réunit un ensemble exceptionnel de pièces emblématiques, parmi lesquelles figurent de nombreux trésors nationaux présentés pour la première fois hors de Corée du Sud. Nichée entre montagnes boisées et plaines ondoyantes, la ville de Gyeongju, capitale du Silla, offre encore aujourd’hui l’un des paysages les plus singuliers de Corée du Sud. Pagodes, tumulus royaux et vestiges monumentaux y dialoguent avec les lignes d’une cité contemporaine attentive à la préservation de son patrimoine. Le visiteur y marche littéralement au cœur de l’histoire, dans un espace où le passé demeure visible, habité, transmis.

 

Commissariat :

Arnaud Bertrand, conservateur des collections Corée – Chine ancienne au musée Guimet

Yim Jaewan, conservateur senior au musée national de Gyeongju

Yun Seogyeong, assistante conservatrice au musée national de Gyeongju

Mise en ligne 22 mai

Daido Moriyama – Lettres d’amour à la photographie

Du 20 mai au 4 octobre 2026

Fondation Henri Cartier-Bresson  79, rue des Archives  75003 Paris


Pour Daido Moriyama, la photographie est vivante, bien vivante. Depuis le début des années 1960, c’est-à-dire depuis qu’il a commencé à entretenir avec cette forme sensible d’enregistrement du monde une relation quotidienne quasi-existentielle, il ne cesse de s’adresser à elle sous la forme de projets, d’images ou de textes qui ont, à chaque fois, valeur de déclarations. En 1972, son livre Shasin yo sayonara [Adieu photographie] déconstruit les règles admises des bonnes pratiques photographiques. À la même époque, il publie régulièrement dans la presse spécialisée japonaise (Asahi Camera, Provoke, Shashin Jidai , etc.) des essais photographiques qui sont autant de manifestes. Il multiplie également les pèlerinages photographiques dans les pas du tout premier photographe, le français Nicéphore Niépce. Nombre de ses images, prises au jour le jour, constituent par ailleurs des formes de mises en abyme du médium. Elles lui tendent un miroir. L’exposition de la Fondation Henri Cartier-Bresson n’est pas une rétrospective traditionnelle avec son enchaînement de chefs-d’œuvre organisés chronologiquement. Elle repose sur un parti pris curatorial marqué, en proposant de suivre le fil rouge de l’obsession de Moriyama pour la photographie elle-même.



Mise en ligne 13 mai

Patrimoines en résistance

De Tombouctou à Odessa

Du   mercredi 20 mai 2026  Au   samedi 2 janvier 2027


L’exposition réunit un ensemble exceptionnel de documents graphiques, d'oeuvres d’art contemporaines et de répliques numériques des sites perdus. À la manière d’un grand reportage, l’ensemble tisse un récit documenté, visuel et sensible, où se croisent les regards des acteurs et témoins, des architectes et des artistes.


De Tombouctou à Odessa, de Bâmiyân à Gaza, les conflits armés font du patrimoine une cible privilégiée. Face à ces destructions, l’exposition Patrimoines en résistance interroge les gestes d’effacement, mais aussi les formes de résistance et de réparation qui permettent de penser l’avenir à partir des ruines.

En 2012, la destruction des mausolées de Tombouctou, inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, marque un tournant historique : pour la première fois, l’anéantissement volontaire de monuments culturels est qualifié de crime de guerre par la Cour pénale internationale. Une mobilisation internationale sans précédent s’engage alors pour reconstruire les sites détruits, en s’appuyant sur les fouilles archéologiques et la mémoire des artisans maliens.

Si la guerre a toujours entraîné des destructions, le début du XXIᵉ siècle révèle une intensification et une systématisation des atteintes portées au patrimoine culturel et naturel. L’exposition met en lumière cette réalité contemporaine et pose une question essentielle : comment la guerre révèle-t-elle ce qui est irrémédiablement perdu, tout en faisant émerger les gestes de résistance qui rendent possible une réparation future ?

À travers un ensemble remarquable de cartes, textes, maquettes, photographies, vidéos, œuvres contemporaines et répliques numériques réalisées par Iconem, l’exposition propose un parcours en trois séquences. Conçue comme un grand reportage, elle tisse un récit documenté, visuel et sensible, croisant les regards d’architectes, d’artistes, de chercheurs, d’acteurs de terrain et de témoins.

L'exposition, en mettant à distance le tumulte du monde, offre au visiteur un temps de réflexion indispensable face au flot d'informations en continu.

Effacer
La destruction du patrimoine prend aujourd’hui des formes multiples : dynamitage de sites emblématiques, bombardement massif de villes, abandon délibéré de territoires, pillage et trafic de biens culturels. Cet effacement touche aussi les patrimoines ordinaires et immatériels, à travers les déplacements de populations, le « nettoyage culturel », l’urbicide, le ruricide ou l’écocide. Loin de l’image d’une guerre « propre », ces pratiques révèlent l’ampleur des violences infligées aux lieux et aux sociétés.

Résister
Face à l’effacement, des formes de résistance émergent. Aux côtés des grandes institutions internationales, ONG, associations, collectifs de citoyens, d’architectes et de chercheurs agissent pour
protéger, documenter et transmettre le patrimoine menacé. Sur les terrains de conflit, chaque geste du quotidien, chaque récit, devient un acte de résistance, contribuant à préserver la mémoire et à soutenir la survie physique et psychologique des populations.

Réparer
Au XXIᵉ siècle, la réparation post-conflit dépasse la seule reconstruction matérielle. Elle engage une approche globale, attentive aux territoires, aux corps et aux esprits. Réparer, c’est aussi « refaire société », reconstruire des liens, transmettre des savoirs et inscrire la mémoire au cœur des processus de renaissance. Le patrimoine devient alors un levier essentiel pour penser un avenir commun, en continuité avec le passé et le vivant.

Cette exposition traite de zones de conflit et présente des œuvres susceptibles de choquer les personnes sensibles et les enfants de moins de 12 ans.

Mise en ligne 30 mai

L'Eau primordialeLeçons de Mésopotamie

Exposition

20 mai 2026 – 15 mars 2027

Traversé par les deux seuls fleuves connus du paradis biblique, dont l'importance et les dangers ont pu inspirer le mythe du déluge, la Mésopotamie antique est aussi la terre où fut inventée et développée pour la première fois l'irrigation. Ces premières expériences de maîtrise de l'eau par l'homme, à travers la transformation artificielle de son environnement naturel, ont suscité l'invention et le développement en Mésopotamie des premiers ouvrages hydrauliques connus (premiers canaux, ponts, aqueducs, réseaux de canalisations, lacs artificiels, etc.). Ils furent sources de changements pour le territoire et ses habitants dont on montrera les atouts et les faiblesses à long terme. Reposant volontairement sur les seules collections du Louvre, dont la richesse rend possible un tel projet, l'exposition s'insère au sein des salles permanentes du département pour y interroger l'ensemble des antiquités orientales sous l'angle de l'eau et de ses leçons environnementales d'hier à aujourd'hui.


Livret "La classe, l'œuvre !"


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Mise en ligne 1er mai

Mondes en commun 2026

Poursuivre l'inventaire d'Albert Kahn

Du 23 mai au 20 septembre 2026


Pour sa troisième édition, le festival invite 11 photographes internationaux à présenter leur travail autour de la thématique de l’inventaire visuel du monde cher à Albert Kahn. Documentaires, scientifiques, poétiques ou décalés, les inventaires sélectionnés nous font voyager au travers du globe, révélant chacun une vision singulière et sensible de notre planète.

Comme les opérateurs des Archives de la Planète, les artistes de cette édition tentent de capturer les permanences et les transformations du monde contemporain, ses émerveillements, mais aussi ses inquiétudes. Présentées principalement en extérieur, les séries forment un parcours dans le jardin à scènes paysagères d'Albert Kahn tout autant qu’une constellation d’expositions monographiques.

 

Cette année, en lien avec l’exposition temporaire « Bénin Aller-retour », présentée au 1er étage du musée jusqu’au 14 juin, le festival met à l’honneur la scène béninoise à travers le travail du photographe Léonce R. Agbodjélou, également lauréat du prix des Amis du musée. 

 

Grâce au partenariat entre le réseau Lux et la RATP, vous pourrez retrouver la série de Léonce R. Agbodjélou dans plusieurs stations du métro parisien du 3 juin au 31 août 2026.

Mise en ligne 22 mai

Chagall, la couleur avant tout

23 mai 2026 @ 0 h 00 - 13 septembre 2026 @ 23 h 59

Chapelle de Clairefontaine

 Imp. de l'Abbaye,  78120 Clairefontaine-en-Yvelines


à travers une sélection de lithographies, autour de la série « Daphnis et Chloé », l’exposition révèle en Chagall un poète rêveur et humaniste, inspiré par les grands récits antiques, bibliques et littéraires.

Mise en ligne 22 mai

Leonardo Cremonini. Le regard en miroir

27 mai - 4 octobre

espace Richaud et  musée Lambinet


Avec 130 oeuvres réunies, l’espace Richaud et le musée Lambinet consacrent une rétrospective à l’artiste italien Leonardo Cremonini (1925-2010), connu pour « sa peinture mystérieuse et séduisante ».

Pour célébrer le centenaire de la naissance de Leonardo Cremonini (1925-2010), l’espace Richaud s’associe pour la première fois au musée Lambinet pour organiser de mai à octobre la plus grande rétrospective consacrée à l’artiste italien en France depuis trente ans.
Près de 130 œuvres réparties sur deux sites, son commissariat sera assuré par Lydia Harambourg, spécialiste de la scène artistique française de la seconde moitié du XXe siècle, et Tancrède Hertzog, spécialiste de l’œuvre de l’artiste, associés à Pietro Cremonini, fils du peintre.

Plus de quatre-vingt tableaux à l'espace Richaud

L'exposition parcourra toute la carrière de l’artiste, de ses premières armes à Paris, avec ses peintures sur la triple thématique du minéral, du végétal et de l’animal, jusqu’aux œuvres plus méditatives de la fin de sa carrière, en passant par les grands formats aux coloris acidulés qui ont fait sa renommée à partir des années 1960.

L'exposition se poursuit au musée Lambinet : un dialogue entre ancien et moderne

Au musée Lambinet, en écho au fort intérêt que Cremonini nourrissait pour la peinture ancienne, plusieurs tableaux de l’artiste seront accrochés au sein du parcours permanent. Exposés aux côtés d’œuvres choisies au sein des collections et appartenant à divers siècles et écoles, ils établiront avec elles un dialogue entre ancien et moderne. Un ensemble d’œuvres sur papier de l’artiste (dessins et aquarelles) sera également exposé en deux temps au sein du cabinet des arts graphiques du musée.

Mise en ligne 10 juin

BEYOND THE STREETS

Les légendes du Street Art et du Graffiti

27.05.202630.08.2026


L’exposition internationale inédite dédiée au graffiti, au street art et aux contre-cultures. Déployée sur 3 600 m² d’espaces d’exposition conçus sur mesure, cet événement d’envergure (avec espace de vente exclusif) rassemble plus de 100 artistes de renommée internationale. Elle dévoile des œuvres inédites et historiques, des documents d’archives rares, de la mode d’avant-garde ainsi que des installations immersives, pour la plupart créées exclusivement pour cette édition parisienne.

Ancrée dans l’impact culturel durable du graffiti et du street art, BEYOND THE STREETS n’est pas une simple exposition statique mais une véritable plateforme vivante. L’exposition retrace la manière dont ce mouvement underground a redéfini les villes, le langage, la mode, la musique et l’activisme à l’échelle mondiale. Des rames de métro taguées aux murs des musées et aux scènes internationales, l’exposition examine la façon dont ces artistes, qui travaillaient autrefois sans autorisation, ont transformé la culture visuelle avec une ampleur sans précédent.

Présentée à La Villette après Los Angeles, New York, Shanghai et Londres, cette édition parisienne investit la Grande Halle avec un parcours immersif mêlant œuvres historiques et contemporaines. Sous le commissariat de Roger Gastman, elle rend également hommage à la scène française et à l’histoire forte du graffiti à Paris.

Mise en ligne 10 juin

Exposition

Croire et guérir. Et délivrez-nous du mal

27 mai 2026 - 15 novembre 2026


L’exposition Croire et guérir. Et délivrez-nous du mal s’appuie sur un ensemble exceptionnel de 285 pièces provenant de l’ancien hôtel-Dieu et de l’apothicairerie de Saint-Denis, conservées au musée. Elle propose une plongée dans l’histoire des pratiques de guérison, de leurs imaginaires et des savoirs qui les ont façonnées, du Moyen Âge jusqu’à aujourd’hui. En tirant parti de la singularité architecturale et spirituelle du lieu, l’exposition raconte à travers des exemples empruntés à de multiples cultures, le phénomène de guérison dans ses dimensions religieuses, magiques, médicales et scientifiques. Elle interroge les liens entre les nombreuses formes de croyances et les différents modes de soin présents dans nos sociétés contemporaines.

Le dossier de presse est téléchargeable en cliquant ici

Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture. Elle est conçue en partenariat avec le MUCEM et le musée du quai Branly – Jacques Chirac.

Mise en ligne 27 mai

Exposition "C'était Paris en 1970"

Du lundi 1er juin au mercredi 7 octobre 2026

Bibliothèque historique de la Ville de Paris


La Bibliothèque historique vous propose une nouvelle exposition autour de son fonds photographique "C'était Paris en 1970". Plongez dans le Paris des années 70 à travers les photographies d'amateurs de l'époque.

Du 1er juin au 7 octobre 2026, la Bibliothèque historique consacre une exposition au fonds photographique « C’était Paris en 1970 », issu du concours du même nom.

Au printemps 1970, la Ville de Paris et la Fnac lancent un grand concours dans le but avoué de constituer des archives photographiques de la capitale aussi précises et complètes que possibles. Pour l’occasion, Paris est divisé en 1755 carrés virtuels de 250 mètres sur 250 mètres ; chaque carré pouvant être tiré au sort par un photographe amateur en vue d’effectuer un reportage. La Bibliothèque historique est désignée pour recevoir la riche production du concours, suscitée en quelques semaines, soit 30 000 diapositives couleur et 70 000 tirages noir et blanc.

L’exposition met à l’honneur ce fonds pléthorique, instructif et émouvant, à la fois nostalgique des années 1960 et annonciateur de la modernité des Seventies. Elle est une invitation à se plonger dans ces archives visuelles, témoins d’un Paris en partie disparu : des rues où les enfants sautent à l’élastique et jouent librement au gendarme et au voleur, où les vieux se retrouvent sur un banc le temps d’une belote, où l’on rencontre des boulistes dans chaque square et terrain vague. Une ville où règne la voiture sous l’œil vigilant des « contractuels » et sous laquelle un dédale de souterrains accueille les lignes du Métro et du jeune RER. Une ville en chantiers, tout en démolition, construction et restructuration, dans laquelle on s’inquiète de l’expropriation comme du temps d’Haussmann. Une ville enfin où l’information et la politique se lisent dans la presse imprimée, distribuée partout, et sur les murs, couverts d’affiches et de graffitis.

Aux côtés des retirages d’exposition, le public aura accès à l’intégralité des photographies numérisées et pourra ainsi se promener dans les différents quartiers de la capitale. Un dispositif immersif permettra de visualiser une sélection de diapositives dans des conditions comparables à celles pratiquées dans les années 1970.

Entrée libre et gratuite

Mise en ligne 17 juin

Leandro Erlich

2 juin - 6 septembre 2026


Croyez-vous en ce que vous voyez ? Après avoir séduit des millions de visiteurs à Tokyo, Miami et Milan, une exposition consacrée à Leandro Erlich arrive pour la 1ère fois en France au Grand Palais. D’une œuvre à l’autre, les perspectives se déplacent, les architectures se dérèglent et la réalité se transforme sous vos yeux.

Habitué des installations spectaculaires dans l’espace public, Leandro Erlich explore les mécanismes de la perception. À la croisée de l’installation, de la sculpture et de l’architecture, ses œuvres immersives, conçues à l’échelle humaine, prennent la forme de dispositifs que vous activez par votre présence. En circulant et en observant, chacun participe à l’expérience. 

L’artiste s’appuie sur des procédés empruntés à la prestidigitation et au trompe-l’œil : miroirs, faux-semblants, jeux d’échelle et de perspective. À partir d’éléments du quotidien, il crée des situations qui troublent les repères et transforment la relation à l’espace.

Imaginée avec le commissaire Fabrice Bousteau, l’exposition se déploie comme un parcours progressif composé de quatorze installations monumentales et iconiques : bateaux en lévitation, nuages en apesanteur, architectures modernistes transformées en labyrinthes infinis, ou encore un immeuble haussmannien basculé à l’horizontale que l’on peut escalader. 

Conçues spécialement pour cette rétrospective, plusieurs installations jouent sur l’inversion du point de vue. Ainsi ce qui s’observe de l’extérieur se transforme une fois à l’intérieur. Les perspectives se déplacent, les repères vacillent. Ponctué de références artistiques, littéraires et architecturales, le parcours retrace aussi la trajectoire de l’artiste et interroge notre manière de percevoir le réel.

 Dans le miroir, je me vois là où je ne suis pas, dans un espace irréel qui s’ouvre virtuellement derrière la surface, je suis là-bas, là où je ne suis pas, une sorte d’ombre qui me donne à moi-même ma propre visibilité, qui me permet de me regarder là où je suis absent–utopie du miroir” - Michel Foucault, "Des espaces autres," conférence, 1967, texte publié dans "Dits et Écrits", 1978

Exposition organisée et produite par le GrandPalaisRmn et Arthemisia

Mise en ligne 12 juin

Aux origines

Regards croisés sur le racisme et les discriminations

Du 5 juin au 23 août 2026


À travers le prisme de l’art contemporain et l’éclairage de données scientifiques, l’exposition Aux origines interroge l’un des facteurs de discrimination les plus puissants et persistants de notre société. L'”origine”, réelle ou fantasmée, est cause d’exclusion et de stigmatisation au quotidien. Une réalité souvent sourde, qui façonne pourtant des trajectoires collectives et individuelles, et ce, dès l’enfance. 


Les discriminations naissent souvent d’un simple regard. Les personnes d’origine étrangère et/ou perçues comme telles en subissent massivement les frais. Cette « origine » - réelle, supposée ou fantasmée - est à la source de stéréotypes tenaces, qui conditionnent souvent les parcours de vie dès l’enfance.

À travers le regard subversif d’artistes contemporains - parmi lesquels les sœurs Chevalme, Patrick Zachmann, Euridice Zaituna Kala, Hamedine Kane - et des données inédites, l’exposition Aux origines nous invite à remonter à la source de ces mécanismes de stigmatisation et d’exclusion, en interrogeant la manière dont les regards se construisent et se perpétuent. 


En s’appuyant sur les recherches récentes en sciences sociales, et notamment sur le projet européen UNDETERRED* - UNintentional Discrimination dETEcted and Racism REvealed and Deactivated - le parcours met en lumière le caractère structurel, parfois inconscient, des discriminations. Sans en oublier les effets concrets dans la vie quotidienne, en particulier chez les plus jeunes. Accès à l’éducation, à l’emploi, au logement ou aux soins : autant de domaines où cet engrenage produit des inégalités durables. 

En écho aux données chiffrées, les œuvres d’artistes contemporains témoignent du versant sensible de ces discriminations : la fatigue, les obstacles, mais aussi les formes de résistance et de solidarité qui en découlent sont autant d’effets intimes, durables et souvent invisibles de celles-ci. 

Aux origines est une manière d’inviter chacune et chacun à questionner ses propres perceptions et à envisager une société libérée de ces mécanismes de discrimination dans son quotidien.


* Le projet UNDETERRED entend contribuer à la lutte contre les discriminations systémiques subies par la jeunesse européenne (18/35 ans) dans les domaines de la santé, du logement, de l’éducation et de l’emploi. Coordonné par l’Université de Bordeaux, il prend pour
point de départ l’analyse empirique de six villes – Amsterdam, Barcelone, Bordeaux, Bucarest, Lausanne, Québec – pour mettre en lumière la manière dont des discriminations structurelles traversent les politiques publiques et la vie quotidienne de la jeunesse. 


Dernier ajout

Mise en ligne 10 juillet

Mesnographies

6 juin =. 1er septembre

Parc municipal 78 Les Mesnuls


JE TE CROIS

L’inceste, c’est une agression sexuelle entre personnes de la même famille. Cela peut être une pénétration vaginale, orale ou anale, y compris avec les doigts ou un objet. C’est aussi des attouchements sur les parties intimes, des actes de masturbation ou d’exhibitionnisme ou encore des baisers forcés.

LE  JARDIN N'EST PAS CLOS

Chaque année nous dédions une partie de l'exposition à l'environnement et à l'écologie, à travers l'exposition de travaux qui traitent de thématiques autour du réchauffement climatique.



Mise en ligne 5 juin

Napoléon à Chantilly

Du 6 juin au 4 octobre


A priori, on ne penserait pas trouver des souvenirs napoléoniens au musée Condé, dont le nom rend hommage à la dynastie des princes de Condé, dont le dernier représentant, le duc d’Enghien, a été fusillé sur ordre de Bonaparte, alors premier consul.

En réalité, dans la droite ligne réconciliatrice de son père le roi Louis-Philippe, le duc d’Aumale s’est intéressé à la personne de l’Empereur et à son histoire, et a réuni représentations, souvenirs historiques, archives et ouvrages dont un grand nombre sont peu connus ou n’ont jamais été montrés au public. Alors que Caroline Murat, sera mise en valeur au Jeu de Paume, le cabinet des livres exposera les souvenirs méconnus et parfois extraordinaires de son illustre frère.

Mise en ligne 14 juin

La photographie en toutes lettres

10.06.2026 =>  13.09.2026


Du 10 juin au 13 septembre 2026, la MEP présente une exposition collective réunissant 36 artistes issu·es de la Collection d'entreprise Neuflize OBC et des collections de la MEP. Pensée comme un abécédaire accessible à tous les publics, La photographie en toutes lettres tisse des correspondances inattendues entre les œuvres. Chaque association ouvre une porte, contredit les évidences et invite chacun·e à construire sa propre lecture, entre réminiscences intimes et imaginaires partagés. Autant de fragments qui composent les petits récits de la grande histoire de la photographie, dans une expérience à la fois joueuse, libre et empreinte de nostalgie.


Qu’ont en commun l’adolescence, les contes, les musées ou encore la Bourgogne ?

Réalisée à l’occasion du bicentenaire de la photographie, l’exposition La photographie en toutes lettres est conçue en étroite collaboration avec la Collection d’entreprise Neuflize OBC. Elle réunit des œuvres issues de ce fonds, mises en dialogue avec celles des collections de la MEP, offrant ainsi un regard croisé sur la richesse de ces deux ensembles photographiques. Loin de toute histoire linéaire, elle déploie une lecture faite d’associations, de rencontres et de glissements, où les œuvres dictent leur ordre, indépendamment de toute chronologie ou hiérarchie.

Chaque lettre devient un mot, chaque mot convoque un ensemble d’œuvres qui conversent entre elles de manière parfois surprenante. Ici, le Journal LIFE croise la pub Kodak, des Noctambules se retrouvent au Musée et le Simulacre négocie avec la Vérité. Ces rapprochements révèlent l’identité de la Collection d’entreprise Neuflize OBC – ancrée dans la création contemporaine, mais dont les racines plongent dans les avant-gardes des années 1920.
De Rineke Dijkstra à Bernard Plossu, d’Agnès Geoffray à Florence Henri, les nombreux·ses artistes réuni·es dans l’exposition témoignent de multiples façons de voir, de montrer et de penser l’image photographique.

S’inspirant de Ways of Seeing de John Berger (1972), l’exposition reprend à cet ouvrage fondateur l’idée que « le voir précède le mot » : nous percevons d’abord le réel avant de le nommer et de le conceptualiser. C’est ce principe qui structure ce parcours, où le décalage et l’énigme priment sur la démonstration. Chaque salle propose une association qui s’impose avant toute explication. Chaque entrée de ce lexique est accompagnée de textes, de citations et d’anecdotes qui éclairent, sans jamais l’épuiser, la pluralité des récits que porte la photographie.

La photographie en toutes lettres s’inscrit dans un partenariat de longue date entre la MEP et la Fondation d’entreprise Neuflize OBC, fidèle soutien de l’institution depuis près de trente ans.

Commissariat par Clothilde Morette.

Mise en ligne 24 juin

Exposition

Enki Bilal

11 juin => 1er novembre


Un lieu dédié à la création contemporaine

Le Fonds Enki Bilal se situe au 22 rue Charlot dans le 3ᵉ arrondissement, au cœur du Marais à Paris. Imaginé par Jean-Baptiste Barbier, ce lieu de 260 m² dépasse le seul univers de la bande dessinée pour s’affirmer comme un espace de référence à la croisée des arts, bande dessinée, cinéma, art contemporain et arts graphiques.

Enki Bilal déploie depuis plus de cinquante ans une œuvre plurielle, à la croisée du cinéma, de la bande dessinée, de la peinture et de l’écriture. Artiste inclassable et observateur lucide des bouleversements du monde contemporain, Enki Bilal interroge les grandes tensions de notre époque et esquisse des futurs plausibles, souvent prophétiques, nourris d’une réflexion prospective.

Plus d'informations

Mise en ligne 10 juin

Hugo et l'architecture

De la pierre à la plume

11 juin au 22 nov. 2026


A la suite de Hugo décorateur actuellement présentée à la Maison de Victor Hugo, cette exposition explore les liens entre Victor Hugo et l’architecture, mettant en évidence la manière dont elle se déploie dans son œuvre littéraire et graphique. Ecrivain romantique, dramaturge accompli, poète engagé, artiste visionnaire et décorateur, Victor Hugo entretient un rapport privilégié et incontournable à l’architecture qui l’a toujours profondément inspiré. Eglises, cathédrales et châteaux noircissent ses carnets et donnent sens à ses récits.

A l’instar de la première moitié du XIXe siècle où littérature et architecture sont étroitement associées, où la question du patrimoine devient centrale, le poète se place en ardent défenseur du patrimoine à la suite de son célèbre plaidoyer « Guerre aux démolisseurs » en 1825. Son œuvre la plus célèbre sur ce sujet reste bien sûr le roman Notre-Dame de Paris, véritable manifeste esthétique publié en 1831, dans lequel il développe sa conception particulière de l’architecture où la cathédrale, monument grandiose, renvoie aussi bien à l’histoire qu’à l’écriture. Dans le fameux chapitre « Ceci tuera cela », l’écrivain fait une analogie entre les pierres et les mots. Tous deux matériaux de construction, la littérature est une architecture de mots comme l’architecture est une écriture de l’histoire. 

Cette présence de l’architecture se retrouve dans d’autres romans avec une place importante laissée aux édifices qui échafaudent et ponctuent le récit.

Cet intérêt pour le motif architectural irrigue également tout son œuvre graphique. Châteaux et donjons, ruines et chaussées, églises et cathédrales, forteresses et escaliers… forment très tôt l’iconographie principale de ses carnets de croquis et de ses dessins. 

Le sens de l’observation et l’imaginaire de Victor Hugo se déploient à travers des monuments réels ou rêvés, célèbres ou intimes, précis ou visionnaires, immenses et minuscules, grandioses ou modestes. Cette approche concerne aussi une architecture personnelle à Hauteville House, sa maison pendant l’exil à Guernesey, où il expérimente une vision architecturale en trois dimensions.


Mise en ligne 24 juin

FRAGILE BEAUTÉ

Photographies de la collection de Sir Elton John et David Furnish

Du 12 juin au 27 septembre 2026


Célébrant plus de 30 ans de collection, l’exposition rend hommage à la passion de Sir Elton John et David Furnish pour la photographie reflétant à la fois leur goût personnel et leur regard unique en tant que collectionneurs. Sélectionnées parmi leur collection de plus de 7000 images, les photographies présentées sont des images emblématiques qui explorent la connexion entre la force et la vulnérabilité inhérentes à la condition humaine.

Racontant une histoire de la photographie moderne et contemporaine, l’exposition réunira une sélection exceptionnelle des photographes les plus importants au monde avec des œuvres datant de 1950 à nos jours. Adapté de l’exposition présentée au Victoria and Albert Museum entre mai 2024 et janvier 2025, le parcours explorera, à travers cinq sections thématiques, des sujets tels que le désir, la mode, les célébrités, l’affirmation des identités et le photojournalisme. Parmi les artistes présentés, on retrouvera Robert Mapplethorpe, Harley Weir, Irving Penn, Diane Arbus, Ai Weiwei, Herbert List, et bien d’autres, ainsi qu’une installation monumentale de 149 tirages de Nan Goldin tirés de sa série Thanksgiving.

Avertissement : les contenus de certaines photographies présentées dans cette exposition pourraient heurter la sensibilité du public, notamment des plus jeunes.

Mise en ligne 27 juin

MADELEINE DE SINÉTY

Une vie

Du 12 juin au 27 septembre 2026


Cette exposition, qui met en lumière plusieurs séries de photographies totalement inédites, est la première rétrospective consacrée à Madeleine de Sinéty (1934-2011), dont l’œuvre a été peu montrée de son vivant: seul son travail en noir et blanc avait été partiellement dévoilé, notamment lors d’une exposition à la Bibliothèque nationale de France en 1996 et d’une autre aux Etats-Unis, au Portland Museum of Art dans le Maine en 2011.


Son œuvre, solitaire, construite à l’écart des commandes et des publications, s’est entremêlée à son quotidien et à ses allers-retours entre la France et les États-Unis. Née dans un château du Val de Loire détruit par un incendie quand elle avait quatorze ans, Madeleine de Sinéty commence son parcours artistique à Paris au milieu des années 1960 en tant que dessinatrice de mode pour des magazines. L’envie de créer semble l’avoir toujours animée; elle aurait pu écrire ou peindre, mais c’est la photographie qui conjugue le plus grand nombre de ses aspirations et qui l’emporte. Après des études à l’École des arts décoratifs de Paris, elle commence à photographier en autodidacte, en couleurs comme en noir et blanc. Timidement d’abord, en 1970, avec des images de son quartier – celui de la gare Montparnasse, alors en pleine mutation -, puis dans les rues de New York, où elle séjourne à plusieurs reprises avec son mari Daniel Behrman, journaliste américain rencontré à Paris; autour des trains à vapeur, enfin, une passion d’enfance qu’elle prolonge ainsi avec ce médium. C’est aussi là qu’elle trouve une autre distance avec ses sujets : elle se lie d’amitié avec des cheminots, réalise leurs portraits, partage leurs temps de repos et découvre les réalités du monde ouvrier.

La production de Madeleine de Sinéty est le plus souvent indissociable de sa vie de tous les jours : dans le petit village de Poilley en Bretagne – où elle s’installe dans les années 1970 et réalise plus de 50000 clichés sur une dizaine d’années -, comme à Rangeley aux États-Unis, lieu de résidence des vingt-cinq dernières années de sa vie. Elle y photographie de l’intérieur les communautés qui l’ont adoptée – proches, familles, amis et connaissances -, les activités et événements, ainsi que le rythme des saisons. Dans un constant souci de documenter et de témoigner, elle capture les coutumes, gestes, lieux, pratiques – pour beaucoup amenés à disparaître -, tentant, jour après jour et avec un brin de nostalgie, d’en retenir la grâce fugitive et les couleurs fragiles. Cette soif de mémoire et de souvenirs se retrouve dans le journal intime qu’elle a tenu à divers moments de sa vie et dont quelques extraits sont présentés dans l’exposition, en contrepoint de ses photographies.

Mise en ligne 23 mai

Marc Bloch, l’esprit de l’Histoire 

25 juin 2026 => 10 janvier 2027


À l’occasion de l’entrée au Panthéon de Marc Bloch,
historien et résistant,
le Centre des monuments nationaux présente l’expositionMarc Bloch, l’esprit de l’Histoire à partir du 25 juin 2026,
et propose une programmation autour du Grand homme
dans plusieurs de ses monuments dans toute la France,
jusqu’en décembre 2026
Le Panthéon sera exceptionnellement ouvert gratuitement du jeudi 25 juin au dimanche 28 juin
2026 afin de permettre à un large public de venir rendre hommage à Marc Bloch.
En dehors de cette période, l'exposition est librement accessible après acquittement du droit
d'entrée dans le monume
nt

L’exposition
Marc Bloch, l’esprit de l’Histoire, dont le commissariat est assuré par Yann Potin, historien et conservateur en chef du patrimoine aux Archives nationales, propose aux visiteurs de retracer le parcours intellectuel, scientifique et humain d’un historien dont l’œuvre et l’engagement continuent d’éclairer notre rapport au passé et au présent.
À travers une riche sélection de documents, photographies, objets et ouvrages – issus des Archives nationales, des archives de la famille Bloch, du Service Historique de la Défense (SHD), du Centre d’histoire de la résistance et de la déportation de Lyon (CHRD) et de collections privées - le visiteur est invité à découvrir ou redécouvrir la vie d’un historien qui fut également un combattant et un grand résistant. Le parcours de l’exposition, à la fois chronologique et thématique, est structuré en 3 grandes sections. L’exposition s’attache ainsi à montrer comment Marc Bloch a pu, sa vie durant, mettre en accord son discours et ses actes, son engagement de citoyen-combattant et son travail d’historien, jusqu’à
l’expérience de la clandestinité et du sacrifice.

Mise en ligne 24 juin

Drôles de vols – caricaturer les expériences aériennes

début : 27 juin 2026 à 10h00 fin : 3 janvier 2027 à 18h00


Du 27 juin 2026 au 3 janvier 2027, le musée de l’Air et de l’Espace invite ses visiteurs à découvrir l’histoire des ballons et des avions à travers le regard espiègle, humoristique ou parfois satirique, des caricaturistes. Qu’ils soient simples curieux ou amateurs éclairés, rêveurs ou fervents passionnés, les visiteurs de la nouvelle exposition temporaire « Drôles de vols – caricaturer les expériences aériennes » peuvent savourer à loisir la virtuosité et la malice de grands dessinateurs tels que Cham, Daumier, Reiser, Coco, Camille Besse ou Riss.


Objet de fascination, l’aventure aérienne, depuis les premiers envols de ballons à la fin du XVIII siècle jusqu’aux essais actuels d’avion solaire, fait l’objet de nombreuses représentations. À un registre héroïque répond une approche parodique. La nouveauté de ces expériences suscite étonnement et moqueries, qui raillent tour à tour la forme des fuselages, la crédulité des foules ou encore l’orgueil de certains inventeurs. L’exposition « Drôles de vols – caricaturer les expériences aériennes » présente la longue histoire des inventions aéronautiques, que les caricaturistes ont contribué à diffuser auprès du grand public. Au fil de son parcours, le visiteur découvre toutes les nuances du rire allant de la valorisation des pilotes à la propagande nationaliste lors de conflits armés, jusqu’à l’expérience du voyage à l’ère du tourisme de masse.

Déployée en quatre parties chrono-thématiques, l’exposition commence par « Rire de la nouveauté et des péripéties des premiers envols » en montrant notamment des dessins satiriques qui prennent pour sujets des ascensions de ballons, mises en spectacle depuis Louis XVI jusqu’au Second Empire. La
seconde partie « Le ballon, motif récurrent d’une presse satirique en plein essor » aborde la façon dont les vols en ballon ont été détournés à des fins de critique politique. Puis « L’aviation naissante valorisée par la caricature » évoque comment les dirigeables et premiers avions ont nourri les imaginaires mais
aussi la naissance du motif du pilote lors de la Grande Guerre. Enfin, la dernière partie « L’industrie aéronautique, cible féconde de la caricature » traite de la perception du rôle de l’aviation en temps de guerre mais aussi comment elle reste un sujet actuel pour les dessinateurs et caricaturistes.

Les collections d’arts graphiques du musée de l’Air et de l’Espace sont mises à l’honneur, complétées par des prêts issus d’autres institutions telles que le Musée Mode & Dentelle (Bruxelles), la Contemporaine (Nanterre) ou le musée Tomi Ungerer, Centre international de l’Illustration (Strasbourg). « Drôles de vols – caricaturer les expériences aériennes » donne à voir des représentations de l’histoire aéronautique sur des supports variés (estampes, journaux, cartes postales,
assiettes, éventails) tout en soulignant leur valeur artistique ; ainsi, le public pourra découvrir ou redécouvrir de grands dessinatrices et dessinateurs tels que Cham, Daumier, Reiser, Coco, Camille Besse ou Riss.

Mise en ligne 4 juillet

Du mercredi 1 juillet 2026  au lundi 30 novembre 2026


Exposition : Figures de l’amitié franco-américaine

Cette exposition sous les arcades de la cour d’honneur présente les parcours croisés de 16 personnalités françaises et américaines, rendant hommage à ceux qui ont œuvré à une amitié diplomatique ou à une alliance militaire forte. Parmi eux : le marquis de La Fayette, Jérôme-Napoléon Bonaparte, Georges Clemenceau, Joseph Joffre, Alexander Calder, Joséphine Baker.


Informations pratiques : 
Panneaux en accès libre sur les piliers de
la cour d'honneur des Invalides


Exposition : Du Marquis à la Task Force Lafayette

En 1777, un jeune officier français, le marquis de la Fayette, débarque en Caroline du Sud pour se joindre aux insurgés américains contre le Royaume-Uni. En 2009, une brigade des forces françaises est nommée "Task Force Lafayette", montrant alors l’importance de l’officierdans l’histoire militaire de la France. Cette exposition présente une trentaine d’objets issus des collections du musée de l’Armée, qui témoignent du lien fort entre la France et les Etats-Unis depuis la Révolution américaine.

Informations pratiques : 
Exposition au
corridor de Valenciennes accessible avec le billet d’entrée du Musée

Mise en ligne 1er juillet

Animalia

Bestiaire de la Collection Al Thani

Du 1er juillet 2026 au 10 janvier 2027


La Collection Al Thani à l’Hôtel de la Marine propose une exposition qui examine comment, à différentes époques et dans diverses régions du monde, les cultures ont été fascinées par le royaume animal et s’en sont inspirées.

À travers plus de 120 œuvres de la Collection Al Thani, dont un grand nombre est dévoilé à Paris pour la première fois, l’exposition explore les représentations de créatures réelles et imaginaires issues de civilisations réparties sur quatre continents, du IIIe millénaire av. J.-C. au début du XXe siècle.

Parmi les œuvres phares figurent une statuette votive laconienne en bronze représentant un cheval de la période géométrique (Grèce, 750-730 av. J.-C.), une imposante boucle de ceinture (daigou) en forme de tigre réalisée en Chine à l’époque des Royaumes combattants (475–221 av. J.-C.), un pommeau de canne en forme de tête de serpent créé par la maison Fabergé (vers 1890) ainsi qu’une sculpture en bois figurant l’oiseau primordial de la cosmogonie sénoufo (vers 1900).