Dernière mise à jour 30 avril
Les derniers ajouts sont indiqués ainsi dans la page : Dernier ajout.


Mise en ligne 18 janvier
Illustrer l’histoire de France. L’épopée des manuels scolaires du 18e siècle à nos jours
Du 25 janvier 2025 au 31 mai 2026
La salle d’exposition de Pierrefitte-sur-Seine - 59 rue Guynemer, 93380 Pierrefitte-sur-Seine
Qui n’a pas en mémoire l’image de l’un de ses anciens manuels d’histoire ? Reflets de leur temps, du développement des politiques scolaires et de l’évolution de la pédagogie au fil des siècles, ils contribuent à façonner une culture matérielle de l’école. Ces ouvrages sont aussi des objets autonomes, des vecteurs culturels qui témoignent des différentes conceptions de l’histoire nationale et de la longue querelle entre l’Église et l’État.
L’histoire à travers les manuels scolaires
Vercingétorix, Jeanne d’Arc, 1515… Loin du cliché d’une histoire de France éternelle campée sur ses frontières hexagonales, l’exposition Illustrer l’histoire de France s’intéresse à l’évolution de l’illustration des manuels scolaires du 18e siècle à nos jours.
À travers une quarantaine de documents, elle raconte les enjeux forts de ce grand récit national depuis les origines. Elle débute par des portraits de rois et d’hommes illustres et aboutit à des ouvrages plus complexes, complétés puis concurrencées par le numérique.
L’objectif est de présenter au grand public la manière dont les manuels scolaires ont raconté l’histoire de France, mais aussi de décrypter les enjeux de ces représentations. Illustrer l’histoire de France incite à mesurer les effets pendant plus de trois siècles de ce panthéon scolaire sur la société contemporaine à travers les manuels que des générations d’élèves ont eus entre les mains. Les usages pédagogiques de ces livres témoignent de la transmission d’une certaine histoire qui s’apparente à « l’album de famille » de tous les Français.
Sont passées en revue les diverses interprétations, les instrumentalisations au service de la morale, de la religion et de la politique. Sans omettre les déformations dont les événements historiques ont pu faire l’objet, comme saint Louis sous son chêne ou Bernard Palissy brûlant ses meubles pour faire cuire ses céramiques.
Recréer l’ambiance d’une salle de classe
À l’entrée de la salle d’exposition, la mise en scène de manuels scolaires sur plus de trois siècles accueille le visiteur. Elle a été construite en résonance avec la grande frise chronologique « Archives et histoire » du parcours permanent, qui évoque les différents récits construits sur l’histoire de France. Elle met en avant des illustrations des manuels scolaires de la IIIe République, recontextualisées dans l’exposition Illustrer l’histoire de France.
L’atelier du musée des Archives nationales a conçu la scénographie autour d’une idée centrale : plonger le visiteur dans une salle de classe et ses transformations depuis le 18e siècle. Ainsi, le parcours présente une classe d’école avec son tableau noir, sa bibliothèque de fond de salle, ses tables en bois…
Visiter l’exposition s’apparente alors à une déambulation dans une salle de classe en même temps qu’à un voyage à travers le temps. Des images provenant de la collection du Musée national de l’éducation (Munaé) participent à cette immersion. Elles scandent l’espace en trois parties chronologiques.
Créer des récits avec les visiteurs
Quelles images de l’histoire de France avons-nous conservées dans notre mémoire depuis l’enseignement reçu à l’école ? La médiation de cette exposition propose aux visiteurs – adultes et enfants – de confronter leurs souvenirs des grands héros et des temps forts de cette histoire. Plusieurs classes de Saint-Denis vont ainsi questionner les manuels exposés.
Leur mission ? Réécrire des cartels descriptifs de quelques documents de l’exposition en associant récit personnel et analyse historique, puis les mettre en voix et en sons, avec l’aide de la journaliste productrice de podcasts, Iris Ouedraogo. Les visiteurs seront eux aussi invités à proposer leur cartel écrit pour présenter les images qu’ils choisiront.
YouTube est désactivé.
Autorisez le dépôt de cookies pour accéder à cette fonctionnalité.
Voir la vidéo de présentation
Trois périodes, quatre regards d'historiens.
Un comité scientifique coordonné par Thierry Claerr, responsable de la bibliothèque des Archives nationales, a conçu l'exposition en partenariat avec l'Association des professeurs d'histoire et de géographie (APHG). Organisée en trois parties chronologiques, l'exposition associe des historiens de chacune des périodes. Ainsi, Emmanuelle Chapron est intervenue sur la transmission de l'histoire dans la France d'Ancien Régime et à l'époque romantique (18e siècle-1848). De leur côté, Christian Amalvi et Jean-Charles Geslot se sont attachés à l'illustration du récit national de la révolution scolaire du 19e siècle à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Enfin, Joëlle Alazard a travaillé sur les nouvelles sensibilités scientifiques et pédagogiques, pour une transmission plus égalitaire et européenne, voire mondiale, de l'histoire de France.


Mise en ligne 11 mars
Un art total
Dessins de la Sécession viennoise
Du 27 janvier au 17 mai 2026
Organisée autour de l'acquisition récente d'un dessin de Josef Hoffmann, « Un art total » est un focus sur les collections du musée d'Orsay consacré aux dessins de la Sécession viennoise. Découvrez, à travers la sélection présentée, les principes d'une architecture novatrice, emblématique du modernisme viennois.


Mise en ligne 11 février
Henri Cartier-Bresson
Les Européens
du 28 janvier au 3 mai 2026
Fondation Henri Cartier-Bresson 79, rue des Archives 75003 Paris
Henri Cartier-Bresson était un européen convaincu. S’il a voyagé dans le monde entier, il a aussi beaucoup parcouru l’Europe. Après la Seconde guerre mondiale, le continent est un immense champ de ruine hanté par la déchirure et la désolation. Dans le contexte de la Guerre froide, la construction de l’Union européenne est un enjeu géopolitique majeur. Après avoir réalisé pour la presse magazine de nombreuses séries de photographies en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Grèce, en Suisse et en France, Cartier-Bresson veut les réunir en volume. Il ne souhaite pas faire un livre de voyage à travers ces pays, comme il en existe beaucoup à l’époque, mais plutôt un portrait de ceux qui les habitent. Le livre ne s’intitule d’ailleurs pas L’Europe, mais bien Les Européens.
Il a pour ambition de montrer ce qui fait la singularité de chacun des peuples de cette zone géographique, tout en mettant en évidence leur communauté. Accompagné d’une magnifique couverture du peintre catalan Joan Miró, le livre est publié en 1955 chez Verve, comme une suite d’Images à la Sauvette. Il n’avait jamais été republié depuis. La présente exposition réunit quelques-unes des photographies les plus importantes de l’ouvrage à l’occasion de sa réédition.


Mise en ligne 25 janvier
MARTIN PARR
Global Warning
Du 30 janvier au 24 mai 2026
Jeu de Paume - Paris
Cette exposition propose de revisiter l’oeuvre de Martin Parr à l’aune du désordre généralisé de notre époque, à travers différentes séries réalisées depuis la fin des années 1970 jusqu’à aujourd’hui. Depuis cinquante ans, sans militantisme mais avec constance, aux quatre coins du globe, Martin Parr dresse un portrait saisissant des déséquilibres de la planète et des dérives de nos modes de vie.
« Je crée un divertissement, qui contient un message sérieux si l’on veut bien le lire, mais je ne cherche pas à convaincre qui que ce soit – je montre simplement ce que les gens pensent déjà savoir », disait Martin Parr en 2021.
À travers ses nombreuses séries, commencées dans les îles britanniques et en Irlande, puis étendues dès les années 1990 aux cinq continents, émergent des thèmes récurrents : les turpitudes et les ravages du tourisme de masse, la domination de la voiture, les dépendances technologiques, la frénésie consumériste, ou encore notre rapport ambivalent au Vivant.
Toujours avec son regard singulier, et décalé Parr aborde indirectement plusieurs causes majeures identifiées des bouleversements climatiques de l’Anthropocène : usage effréné des transports, consommation d’énergies fossiles, surconsommation globale, dégâts environnementaux. Cet oeuvre, en apparence plaisant, se révèle, avec le temps et l’évolution des mentalités, peut-être plus grave qu’il n’y paraissait initialement. Avec le recul, son ironie mordante semble l’inscrire dans une certaine tradition satirique britannique : un humour incisif, une moquerie douceamère, au service d’un regard critique, indirect mais profond.
En quelque 180 oeuvres traversant plus de cinquante ans de production, de ses débuts en noir et blanc à des oeuvres récentes, l’exposition aborde, en 5 sections, nos turpitudes contemporaines, à travers des thèmes, des motifs, des obsessions récurrentes.


Mise en ligne 11 février
JO RACTLIFFE
En ces lieux / Out of Place
Du 30 janvier au 24 mai 2026
Jeu de Paume - Paris
Née au Cap en 1961, Jo Ractliffe est une figure importante de la photographie contemporaine, dont le travail a toutefois été peu présenté en France. L’oeuvre de Ractliffe est souvent associé à un discours sur la violence et la manière dont le traumatisme se manifeste dans le paysage, marqué par l’héritage du colonialisme, de l’apartheid et les cicatrices des conflits dans des pays comme l’Angola.
Du point de vue de la photographie documentaire, la singularité de sa démarche artistique réside dans la manière dont elle représente les rapports entre présence et absence. Ses images, loin d’illustrer des faits et des événements sociaux et politiques, encouragent les spectateurs à aller au-delà de la surface et à identifier des histoires enfouies dans les paysages.
Cette exposition monographique propose, pour la première fois, de questionner la notion de « lieu » comme thème central de son oeuvre. Pour l’artiste, les endroits qu’elle photographie ne sont pas de simples situations géographiques ou des terrains façonnés par la violence et l’histoire ; ce sont aussi des lieux porteurs de mémoire.


Mise en ligne 4 mars
Du 06 févr. au 24 mai 2026
Huma Bhabha / Alberto Giacometti
Dénoue, boucle à boucle, les cheveux d’une idole avant que tes articulations se détachent…
Alberto Giacometti, Huma Bhabha
Paris, France
L’Institut Giacometti présente une exposition inédite consacrée à l’artiste pakistano-américaine, Huma Bhabha (Karachi, 1962), en confrontation avec l’œuvre d’Alberto Giacometti.
Conçue spécifiquement pour l’Institut Giacometti, l’exposition révèle leur commune recherche d'une représentation entre force et faiblesse de la figure humaine.
Deux figures debout créées par Huma Bhabha pour l’exposition, des sculptures de tête et de fragments corporels, des dessins et des photographies sont confrontées aux icônes d'Alberto Giacometti que sont l’Homme qui marche (1960), la Jambe (1958), les Femmes de Venise (1956) ou la Grande Tête (1960).
L’humour caustique traverse l’exposition, dont le titre est extrait d’un quatrain du poète persan Omar Khayyam (1048-1131).
Commissaire de l'exposition : Emilie Bouvard


Mise en ligne 4 mars
Lumière du nord
Dessins scandinaves et néerlandais du musée d’Orsay
Du 10 février au 10 mai 2026
« Lumière du Nord » présente une sélection de dessins scandinaves et néerlandais issus des collections du musée d'Orsay mettant en avant la richesse artistique de l'Europe du Nord. Paysages symbolistes et scènes domestiques révèlent la diversité du dessin nord-européen du XIXe siècle.
Cet accrochage met en exergue la volonté du musée de renforcer sa collection d’œuvres d’artistes étrangers. Des acquisitions récentes d’artistes suédois et néerlandais y côtoient des feuilles qui dans certains cas sont entrées dans les collections nationales il y a plus d’un siècle. Des paysages symbolistes nordiques, longtemps absents des collections de dessins, viennent contrebalancer les scènes domestiques paisibles de Carl Larsson et Peder Severin Krøyer, et des artistes tels Carl Forsberg et Philippe Smit, peu connus de leur vivant, trouvent leur place à côté de ces grands noms.


Mise en ligne 10 mars
Simone Veil. Mes sœurs et moi
mardi 10 février 2026 => jeudi 15 octobre 2026
Simone Veil. Mes soeurs et moi plonge au coeur de l’intimité de la fratrie Jacob, dont le destin fut bouleversé par la guerre. On y découvre une Simone Veil souriante et insouciante, loin des représentations figées de la femme d’État.
Conçue par David Teboul et inspirée de l’ouvrage et du film éponymes qu’il a réalisés, l’exposition prolonge le travail de l’auteur autour de la mémoire et de la transmission. Elle repose sur des extraits de correspondances, journaux intimes et récits et dévoile des photographies issues des archives des familles Jacob et Vernay .
Les trois soeurs Jacob, Madeleine (dite Milou), Denise et Simone grandissent à Nice, dans les années 1920, au sein d’une famille juive française. Leur enfance heureuse est peu à peu bouleversée par les crises économiques et politiques des années 1930, puis par l’Occupation et les persécutions antisémites.
Denise s’engage dans la Résistance et sera déportée à Ravensbrück. Simone, Milou, Jean et leur mère Yvonne sont arrêtés. Les trois femmes sont déportées à Auschwitz au printemps 1944. Yvonne meurt à Bergen-Belsen ; Milou revient affaiblie, Simone survit. Leur père André et leur frère Jean, déportés en 1944 par le convoi 73, ne reviendront pas.
À travers les écrits et les photographies conservés par la famille, les entretiens réalisés par David Teboul, et les voix des comédiennes Isabelle Huppert, Marina Fois et Dominique Reymond, l’exposition restitue le parcours des sœurs Jacob, de l’insouciance niçoise à la reconstruction d’après-guerre.
Ces archives personnelles éclairent l’expérience de la Shoah à travers le regard de jeunes femmes et interrogent la manière dont se tissent mémoire intime et histoire collective.


Mise en ligne 18 mars
Dana Lixenberg — American Images
11.02.2026 => 24.05.2026
MEP 5/7 rue de Fourcy 75004 Paris
La MEP est fière de présenter American Images, une première rétrospective consacrée à l’artiste néerlandaise Dana Lixenberg. L'exposition explore plus de trente ans d’un travail exigeant et profondément humain : ces images composent un portrait pluriel de l’Amérique contemporaine, où célébrités et sujets moins connu·es sont abordé·es avec la même considération et représenté·es avec dignité.
Née à Amsterdam, Dana Lixenberg s’installe à New York en 1989 et développe une approche photographique fondée sur la lenteur, l’écoute et l’attention portée à la relation. Artiste étrangère observant les États-Unis avec une distance lucide, nourrie par son éducation progressiste, Lixenberg interroge avec délicatesse les mythes du rêve américain. Ses portraits constituent un contre-récit aux représentations dominantes de l’Amérique – un regard dont l’actualité demeure frappante.
Au centre de son œuvre, l’humain demeure le sujet premier. Lixenberg construit un récit vivant de différentes communautés – des figures publiques aux personnes reléguées aux marges – en honorant la pleine humanité de chacun·e, au-delà de leur condition. Ses portraits, souvent dépourvus d’indices contextuels, empêchent les lectures réductrices : les célébrités y apparaissent avec une présence mesurée, tandis qu’ils offrent aux personnes moins connues un espace où s’affirme leur singularité. Par une attention constante aux détails et aux nuances, elle se tient à distance des stéréotypes et atteint une justesse visuelle qui confère à son travail une dimension d’acte de soin. Au cœur de son travail se trouve la « danse lente » avec ses sujets. Son approche posée et son respect profond permettent d’établir un véritable lien, inscrit sur la durée. L’usage de la chambre 4×5 pouces transforme chaque séance en moment de dialogue intime, ancré dans l’instant partagé.


Mise en ligne 20 février
Chypre à la BnF
Collections de la BnF et de la Fondation culturelle de la Banque de Chypre
11 fév. 2026 Until 14 juin. 2026
Richelieu Rotonde du musée de la BnF
À l’occasion de la Présidence chypriote du Conseil de l’Union européenne au premier semestre 2026, la BnF met à l’honneur l’île d’Aphrodite dans le cadre d’une collaboration scientifique avec la Fondation culturelle de la Banque de Chypre (FCBC).
Pays à l’histoire plusieurs fois millénaire, Chypre – Κύπρος en grec – est depuis la plus haute Antiquité l’un des foyers du monde hellénique. Sa position au carrefour de la Méditerranée et du Proche-Orient en fait aussi un creuset de civilisations. Phéniciens, Égyptiens, Perses, Romains, Coptes, Arméniens, Maronites, Arabes, Francs, Génois, Vénitiens, Ottomans et Britanniques ont tour à tour fréquenté, conquis, occupé ou peuplé la Grande Île, contribuant à donner à la culture chypriote la physionomie originale qui la caractérise encore de nos jours. Témoins de cette longue histoire, nombre de pièces de la BnF – antiques, manuscrits, dessins et gravures, documents d’archives et même maquettes d’opéra – évoquent Chypre à travers les siècles et donnent à voir le regard porté par les Français sur cette terre dont le passé, les monuments et l’identité suscitèrent en France de l’intérêt, voire de l’engouement. Des gravures du peintre Louis François Cassas qui visita l’île en 1785 et des icônes des XVIIe-XVIIIe siècles exceptionnellement prêtées par la FCBC et l’église de la Vierge Phaneromeni de Nicosie, confrontent le visiteur aux impressions des Occidentaux sur Chypre en même temps qu’à l’importance de la tradition orthodoxe byzantine dans l’île.


Mise en ligne 4 mars
Contraste et indifférence
Larissa Fassler, Cécile Hartmann, Isabelle Hayeur, Capucine Vever
Centre culturel canadien
12 février 2026 - 16 mai 2026
Une exposition en deux volets, co-produite par le Centre culturel canadien et la Fondation Grantham pour l’art et l’environnement.
Les artistes réunies dans l’exposition Contraste et indifférence parcourent le monde et se confrontent, en permanence, à des contextes étrangers dans lesquels elles s’autorisent à entrer, avec douceur et attention, pour témoigner ce qui s’y passe. Le déplacement est essentiel à leur démarche, tout comme une forme de solitude propice à l’observation et aux rencontres.
Guidées par une conscience critique et une sensibilité à ...


Mise en ligne 19 février
Saint-Cloud dans les nuages, une aventure aéronautique
12 fév > 05 juil
Au musée des Avelines 60 rue Gounod, 92210 Saint-Cloud.
Jusqu’au 5 juillet 2026, embarquez pour une aventure unique, aux portes de Paris. Et pour cela, rendez-vous à Saint-Cloud, au Musée des Avelines, pour une rétrospective consacrée au rôle de la ville des Hauts-de-Seine dans l’histoire de l’aérien.
Un événement à ne manquer sous aucun prétexte ! Depuis l’époque des grandes avancées industrielles, la ville de Saint-Cloud s’est inscrite durablement dans l’histoire de l’aéronautique. Cette exposition entend narrer les débuts de l’aérostation (avec le vol du ballon La Caroline en 1784, soit quelques années avant la… Révolution), les premiers clubs ou encore les toutes premières compétitions aériennes, les exploits d’Alberto Santos Dumont (ce Brésilien, véritable « gentleman des airs », rallia Saint-Cloud à la Tour Eiffel en ballon et fut le premier à posséder les trois brevets de pilote, à savoir ballon, dirigeable et aéroplane), l’engagement pionnier des femmes… Citons aussi le développement de Dassault Aviation (son siège se situe à Saint-Cloud), avec l’installation d’une usine dès 1937. Soit une liste de pionniers audacieux, d’ingénieurs, de mécènes et d’inventeurs que cet événement salue à travers des photos en noir et blanc, des peintures, des affiches et autres.
Pendant toute la durée de l’exposition, celle-ci sera agrémentée de conférences, de lectures, de rencontres et on en passe ! Parmi ces événements, citons notamment un rendez-vous le dimanche 3 mai 2026 avec Luc Berger, historien de la société Dassault, qui se fera un plaisir de retracer le parcours de l’avionneur de ses débuts jusqu’à nos jours. D’ailleurs, une salle spécifique est dédiée à Dassault Aviation pendant toute la durée de l’événement, avec un simulateur de vol, aux commandes du Rafale. À noter également que des visites guidées auront lieu chaque samedi et chaque dimanche à 14h30. Bref, une expo à découvrir en famille et rappelle le rôle primordial de Saint-Cloud (et de Dassault Aviation) dans l’essor de l’aérien !

Mise en ligne 10 avril
La Bataille des couleurs
13 févr. - 17 août 2026
Maison Pompidou, 50 rue Rambuteau 75003 Paris
Avant de prendre ses emblématiques teintes pop, le Centre Pompidou a bien failli être doré et bleu, marron et même… tout jaune ! Dans les années 1970, durant le chantier, la palette chromatique du bâtiment conçu par les architectes Renzo Piano et Richard Rogers(avec Gianfranco Franchini et les ingénieurs Ove Arup & Partners) est l'objet de polémiques rocambolesques. Une véritable « bataille des couleurs » retracée dans une exposition inaugurale éponyme à la Maison Pompidou.
Rouge pour la circulation des biens et des visiteurs, bleu pour l’air climatisé, vert pour l’eau, jaune pour l’électricité... Chaque réseau de flux a reçu une couleur. Aujourd'hui iconiques, ces couleurs sont pourtant issues d'une succession d'événements et de controverses au cours desquelles le président Georges Pompidou, les architectes, les conservateurs du musée et plusieurs artistes vont, entre 1971 et 1977, composer et recomposer la palette du bâtiment.
Témoignages, dessins, photographies, documents inédits et matériauthèque permettent d'éclairer les origines mouvementées de cette palette. La couleur y apparaît comme un enjeu central, objet de débats et de conflits passionnés.
L'exposition « La Bataille des couleurs » s'articule en deux sections : une première salle dédiée à la découverte de l'histoire chromatique du bâtiment ; une seconde salle présentant un ensemble d'objets courants (table, luminaire, seaux, câbles, etc.) qui montrent comment les architectes ont décliné cette palette jusque dans le détail du design et de l'aménagement intérieur.


Mise en ligne 4 février
Face au ciel, Paul Huet en son temps
Du 14 février au 30 août 2026
À l’occasion de la réouverture du musée après rénovation, et en écho au nouveau parcours des collections permanentes, le musée rend hommage à Paul Huet (1803-1869) et à sa passion pour les ciels.
Face au ciel, Paul Huet en son temps présente l’œuvre de l’artiste Paul Huet (1803-1869) à travers le motif pictural du ciel. Peintre encore peu connu du grand public, ce proche d’Ary Scheffer est souvent considéré comme l’un des précurseurs du paysage romantique en France. Inspiré par les grands maîtres anglais comme Constable et Turner, il exprime dans ses œuvres les émotions et la puissance de la nature en rompant avec la tradition classique.
Qualifié de « pré-impressionniste », Paul Huet a marqué son temps et influencé de nombreux artistes paysagistes comme Camille Corot. Son œuvre et son expérience de la peinture de ciel sont mises en regard de celles de ses contemporains afin de mieux apprécier sa singularité et son rôle dans cette époque foisonnante. Grâce à de nombreux prêts issus des collections publiques françaises, ses ciels sont ainsi présentés aux côtés de ceux de Paul Flandrin, Eugène Delacroix, Théodore Rousseau, Georges Michel, Eugène Isabey ou Eugène Boudin.
Commissariat scientifique :
Gaëlle Rio, conservatrice générale du patrimoine, directrice du musée de la Vie romantique.
Dominique Lobstein, historien de l’art.


Mise en ligne 19 février
SALOMÉ
18 février => 22 juin
Tantôt sensuelle, tantôt ingénue, l’héroïne biblique Salomé n’a cessé de fasciner les artistes depuis la Renaissance. Parmi eux : Jean-Jacques Henner et Gustave Moreau. L’exposition Salomé. Henner et Moreau face au mythe présente une trentaine d’œuvres réalisées par les deux peintres autour de cette figure féminine envoûtante.
Dessins préparatoires, croquis, peintures... dont la dernière Salomé de Henner, acquise par l’Établissement public en 2024, dialoguent au musée national Jean-Jacques Henner (Paris 17e) du 18 février au 22 juin 2026.


Mise en ligne 21 février
Une journée au XVIIIe siècle, chronique d’un hôtel particulier
du 18 février au 5 juillet 2026
Les Arts Décoratifs, 107 rue de Rivoli, 75001 Paris.
Plongez au cœur de l’intimité d’une demeure aristocratique du XVIIIe siècle et de ses habitants, maîtres, domestiques et animaux familiers, grâce à une exposition immersive, intitulée « Une journée au XVIIIe siècle, chronique d’un hôtel particulier ».
Avec plus de 550 pièces originales issues essentiellement des collections du musée, et pour la plupart rarement montrées, l’exposition « Une journée au XVIIIe siècle, chronique d’un hôtel particulier » convoque tous les domaines d’expression des arts décoratifs – boiseries et papiers peints, mobilier, céramique, orfèvrerie, vêtements et accessoires de mode, jouets, bijoux – pour redonner vie à un hôtel particulier parisien dans les années 1780.
Dans une ambiance cinématographique, sonore et olfactive, le visiteur est invité à déambuler de pièce en pièce, comme s’il était un proche, un ami ou un invité privilégié de la famille.


Mise en ligne 25 janvier
Leonora Carrington
Du 18 février 2026 au 19 juillet 2026
Artiste, féministe et écologiste d’avant-garde, femme, mère, migrante, touchée par la maladie mentale et chercheuse spirituelle en constante évolution, Leonora Carrington a laissé derrière elle un héritage aussi extraordinaire que radical.
Née en 1917 dans le Lancashire en Angleterre, Leonora Carrington s’est construite à travers le voyage, qu’il soit intérieur ou extérieur. De Florence à Paris, du Sud de la France à l’Espagne, jusqu’au Mexique où elle est devenue une figure culte, son parcours hors du commun a nourri une œuvre à la croisée du surréalisme, de la mythologie et de l’ésotérisme.
Cette exposition est la première consacrée uniquement à son œuvre en Italie et en France et présente Carrington comme une "Femme de Vitruve" : une artiste totale, représentant un modèle en terme d’harmonie et d’innovation. Ses créations fusionnent humain et animal, masculin et féminin, donnant forme à un monde où métamorphoses et symboles se répondent.
À travers une approche chronologique et thématique, ainsi qu’une présentation inédite de ses créations visionnaires diverses, le parcours explore les thèmes et centres d'intérêts principaux de l’artiste : découverte de l’art classique italien à Florence durant l’ adolescence, fascination pour la Renaissance, origines celtiques et post-victoriennes, ou encore participation au surréalisme pendant son séjour en France.
L’exposition met ainsi en lumière l’héritage exceptionnel de cette voyageuse perpétuelle, toujours en quête de connaissance d'elle-même.


Mise en ligne 18 février
Robert Capa. Photographe de guerre.
Du mercredi 18 février 2026 au dimanche 20 décembre 2026
Musée de la Libération de Paris
Musée du Général Leclerc
Musée Jean Moulin
4 Avenue du Colonel Henri Rol-Tanguy 75014 Paris
Robert Capa a inventé un style : le photographe de guerre, l’œil rivé à l’objectif, le scoop toujours à l’esprit. Témoin engagé, son regard a marqué durablement l’histoire du photojournalisme et a façonné la figure nouvelle du photographe de guerre.
Le musée de la Libération de Paris - musée du général Leclerc - musée Jean Moulin propose, avec la collaboration exceptionnelle de Magnum Photos, une relecture contextualisée de son oeuvre. Plus de soixante tirages de presse d’époque sont présentés aux côtés de magazines, ouvrages, documents et objets personnels. Ensemble, ces cent soixante pièces retracent ainsi le parcours d’un jeune immigré hongrois devenu une icône de la photographie moderne.
Le « style Capa », cette manière directe et immersive de photographier la guerre, a profondément influencé la profession, toujours exposée aux dangers du terrain. En 2024, selon Reporters sans frontières, cinquante-quatre journalistes ont encore perdu la vie dans l’exercice de leur mission, pour la plupart dans des zones de conflit.
En présentant l’oeuvre de Robert Capa, l’exposition offre un regard historique sur une réalité toujours actuelle : celle du risque à prendre pour rendre compte de la guerre.
Robert Capa est LE photographe de guerre aux images légendaires. Il en a inventé le modèle : forcément américain, désinvolte et séducteur, buveur et joueur, prêt à risquer sa vie pour prendre LA photographie iconique. Voilà pour le côté mythique du personnage et l’existence qu’il s’était choisie.
Cette représentation masque toutefois une autre histoire : celle d’un exilé hongrois à Paris dans l’entre-deux-guerres, qui se réinventa en Robert Capa, remarquable photographe de guerre. Capa en affina le métier, soucieux de produire des clichés diffusables par la presse, ainsi que le montrent les tirages et les magazines présentés. Au-delà du romanesque, interroger son parcours et ses images permet d’approcher sa vie, ses engagements et surtout de comprendre pourquoi, près d’un siècle plus tard, ses photographies restent légendaires.


Mise en ligne 25 mars
Guido Guidi. Col tempo, 1956–2024
Du 20 février au 24 mai 2026
LE BAL 6 impasse de la Défense, 75018 Paris
LE BAL rend hommage à Guido Guidi, figure essentielle de la photographie européenne. Depuis les années 1960, sa réflexion sur le langage de l’image a donné naissance à l’une des poétiques du regard les plus marquantes de notre temps, qui prend corps, pour la première fois au BAL, en dix-huit séquences photographiques conçues par l’artiste, en collaboration avec le MAXXI Museo nazionale delle arti del XXI secolo à Rome.
Guido Guidi, né en Italie en 1941, appartient à une génération d’artistes qui a profondément transformé le rapport entre langage photographique et perception du territoire. Son attention se porte aussi bien sur des fragments de paysages ordinaires, a priori sans qualité de La Romagne, région où il a toujours vécu, que sur des créations emblématiques signées par de grands noms de l’architecture. En accordant une importance égale au banal et au monumental, aux détails négligés comme aux formes établies, il va ainsi affirmer pas à pas une position radicale, au point d’être reconnu aujourd’hui par ses pairs comme une référence dans l’histoire du médium.
Pour Guidi, « la relation avec ce que l’on regarde, la performance de la rencontre, est essentielle ». Explorer cette relation, c’est aussi envisager la photographie comme une « note », un humble « griffonnage », une « tentative ». Il affirme ainsi son rejet de toute complaisance envers l’image unique et l’oeuvre parfaite. Pour lui, « résoudre » une image, c’est tenter de concilier à la fois une réflexion sur la primauté de l’expérience du voir, sur la spécificité du médium qui l’enregistre et sur l’écoulement du temps. Il précise : « Je pense à une photographie entendue comme un processus de connaissance – je ne crois pas au résultat définitif – il n’existe que des étapes ». Au fil de prises de vue quotidiennes, non strictement typologiques ni sérielles, va se constituer peu à peu une archive poétique du territoire : une accumulation de points de vue, de variantes et de découvertes, d’allées et venues, de répétitions, de hasards et d’insistances, loin de toute recherche d’artifice ou de virtuosité.
Les séquences photographiques dans l’exposition se déploient telle une ligne continue de plus de deux cents images. Elles retracent l’ensemble de travaux de Guidi, de ses expérimentations en noir et blanc des années 1960 et 1970 aux recherches sur le paysage et l’architecture des décennies suivantes, jusqu’aux projets les plus récents. Des carnets, manuscrits, maquettes et documents inédits éclairent certains aspects de sa méthode. Rythmé par les photographies et les intervalles qui les séparent, le parcours, par sa rigueur et la subtilité de ses variations, nous invite au coeur “photographique” de la pensée de Guidi, à sa densité artistique et à la beauté de son cheminement.


Mise en ligne 27 février
Exposition Kourtney Roy - All Inclusive
Regards croisés sur le tourisme mondialisé
Du 20 février au 20 septembre 2026
À travers les photographies de Kourtney Roy, l’exposition All Inclusive interroge les dessous économiques du tourisme mondialisé : inégalités, environnement, marketing, entre rêve et réalité.
Le grand hall de la Cité de l’Économie accueille Kourtney Roy – All Inclusive. Regards croisés sur le tourisme mondialisé, une exposition inédite consacrée au travail de la photographe canadienne, exposée aux Rencontres d’Arles en 2025.
À travers une sélection de trente photographies, l'exposition invite le public à plonger dans l’univers sensible, coloré et cinématographique de Kourtney Roy. Plages parfaites, hôtels glamour, ciels sans nuages : l’artiste revisite les images idéalisées du tourisme contemporain pour mieux en révéler les ambivalences. Ses mises en scène, à la fois séduisantes et troublantes, confrontent le rêve des vacances à une réalité plus complexe.
En résonance avec ces œuvres, la Cité de l’Économie propose une lecture économique du tourisme mondialisé, invitant les visiteurs à décrypter ses enjeux contemporains : inégalités sociales, impact environnemental, poids des stratégies marketing, transformation des territoires...
Une exposition lumineuse et percutante, qui interroge nos imaginaires et donne envie de voyager autrement !


Mise en ligne 4 mars
Georges Perec, archives d'une enfance
Exposition du 21 février au 22 mai 2026
À l’occasion du 90e anniversaire de la naissance de Georges Perec (7 mars 1936 – 3 mars 1982), les Archives de Paris vous invitent à la recherche des traces de l’enfance de l’écrivain.
L’œuvre de Georges Perec est traversée par une interrogation sur ses origines et la recherche de souvenirs d’enfance qui lui échappent. Le propos de l’exposition est la mise en regard des expérimentations littéraires empruntées par Georges Perec pour lever le rideau de fer tombé sur son enfance, avec les traces retrouvées dans les archives, de son histoire et celle des siens. De la Pologne à Paris, le parcours suit une enquête qui restitue, par étapes, l’itinéraire d’une famille émigrée, histoire à la fois singulière et partagée par de nombreux exilés venus chercher refuge en France dans l’entre-deux-guerres.
Le quartier de Belleville est tout pour Georges Perec enfant : il y vit de sa naissance en 1936 jusqu’en 1942, avec ses parents, sa mère y tient un salon de coiffure, ses quatre grands-parents y habitent, il y va à l’école. Mais ce lieu fait l’objet d’une amnésie ravageuse pour l’orphelin qui a perdu son père, tué sur le front en 1940, sa mère, déportée à Auschwitz en 1943 ainsi que sa tante et ses deux grands-pères. À son retour à Paris, en 1945, il s’installe dans le 16e arrondissement puis progressivement, par la littérature, entreprend de retrouver ses souvenirs d’enfance.
L’exposition propose de faire dialoguer les textes de Georges Perec avec des archives rarement présentées, souvent inédites, en forme d’écho factuel. Dans ce jeu entre l’œuvre littéraire et les documents, entre omissions et disparitions, le parcours éclaire d’un jour nouveau tant l’enfance que le travail de l’un des écrivains français majeurs du XXe siècle.
Georges Perec, archives d'une enfance, exposition gratuite à découvrir dans le hall des Archives de Paris aux horaires d’ouverture au public, du samedi 21 février au vendredi 22 mai 2026.
Entrée libre du mardi au vendredi de 9h30 à 17h30.
Ouverture les samedis 21 février, 7 et 21 mars, 11 et 18 avril de 9h30 à 17h00.


Mise en ligne 11 janvier
l'expo-hommage à Sebastião Salgado
Du samedi 21 février au samedi 30 mai 2026
Hôtel de Ville 3 rue de Lobau, Paris 4e
Cette exposition hommage retrace les grandes séries emblématiques qui ont marqué sa carrière de photographe à travers des images iconiques. Elle souligne également le lien profond du photographe avec Paris, où le couple s’était installé en 1969 pour fuir la dictature militaire brésilienne. Durant les derniers mois de sa vie, Sebastião Salgado s’était attaché à photographier, au fil des saisons, la capitale dans laquelle il avait passé plus de 50 ans.
Elle souligne également le travail de replantation de la forêt Atlantique amorcé avec Lélia dès la fin des années 1990 avec la fondation de l’Instituto Terra, aujourd’hui devenue une référence en matière de reforestation et de protection de la biodiversité locale.
Enfin, l’exposition présente les œuvres picturales du fils du photographe et de son épouse, Rodrigo Salgado. Né avec la trisomie 21, Rodrigo peint depuis son plus jeune âge et son travail sensible reflète les différents états de son existence. Ses œuvres achèvent le parcours de visite, comme un souffle vers l’avenir.


Mise en ligne 22 avril
LE MONDE COLORIÉ À LA MAIN
Photographies du XIXe siècle du studio Léon & Lévy
26 février — 6 juin 2026
La Galerie Roger-Viollet présente pour la première fois un ensemble de 67 tirages contemporains issus des plaques de verre stéréoscopiques, aujourd'hui détenues et conservées par la Bibliothèque historique de la Ville de Paris.
Une édition limitée à 30 exemplaires.
Peu de temps après l’invention de la photographie par Nicéphore Niépce, en 1826-1827, et la possibilité de diffuser des images fixes à grande échelle, les ingénieurs mettent au point le procédé des vues stéréoscopiques sur plaques de verre. Celui-ci permet de restituer en relief paysages, scènes de rue et portraits, offrant une nouvelle expérience visuelle du monde.


Mise en ligne 26 février
Le testament de Napoléon Ier
Du 04 mars au 29 juin 2026
Plébiscité par le public dans le cadre du cycle d’expositions Les Remarquables, le testament de Napoléon Ier fait partie des documents les plus emblématiques de l’histoire de France. Conservé dans l’Armoire de fer des Archives nationales depuis 1860, il sera exceptionnellement exposé du 4 mars au 29 juin 2026.
Sainte Hélène, le 5 mai 1821... À quelques heures de sa mort, Napoléon prononce cette ultime parole : « À la tête de l’armée ». À moins que ce ne soit : « France… mon fils… armée… » ? Sur ce dernier souffle, les témoignages divergent.
Ce qui est avéré, c’est que, quelques jours auparavant, il coucha sur le papier cette dernière volonté inscrite dans son testament : « Je désire que mes cendres reposent sur le bord de la Seine au milieu de ce peuple français que j’ai tant aimé ».
Une poignée de mots, passés à la postérité, pour un document composé de 58 pages par un homme gravement malade ; un document où toute l’histoire de sa vie réapparait.
La gloire pour principe de vie et de mort
De blessures au combat en attentats manqués, de pensées suicidaires en deuils éprouvés, durant plus de vingt ans, Napoléon est constamment et très directement confronté à la mort. Dans ses écrits, il tisse fréquemment un lien étroit entre la mort, la gloire, et la postérité, comme dans cet extrait de correspondance rédigé quelques jours après son sacre : « La mort n’est rien ; mais vivre vaincu et sans gloire, c’est mourir tous les jours ».
Durant les premières années de son exil à Sainte-Hélène, il n’œuvre pas uniquement à la rédaction de mémoires destinés à assurer la postérité de sa gloire. En effet, plusieurs textes, passés clandestinement en Angleterre et publiés anonymement, témoignent d’un Napoléon toujours combatif sur le terrain politique. En 1818, avec le Manuscrit de l’île d’Elbe, il traite notamment du caractère imprescriptible de la dignité impériale.
Mais, en mars 1819, lorsque lui parviennent les nouvelles du congrès d’Aix-La-Chapelle, il envisage de plus en plus sérieusement l’éventualité d’une mort en captivité. En août, peu avant son cinquantième anniversaire, il adresse à son grand maréchal du palais, le général Bertrand, ses premières dispositions testamentaires. Puis, pendant plus d’un an, il cultive littéralement son jardin de Longwood, délaissant l’encrier pour la bêche. Apprenant la mort de sa sœur Élisa, en décembre 1820 et son état de santé s’aggravant, il réclame à Bertrand le testament écrit l’année précédente.
Une succession longue et complexe
Très affaibli par la maladie, ce n’est finalement que quelques jours avant sa mort qu’il rédige, du 15 au 27 avril 1821, un nouveau testament olographe, recopié après l’avoir préalablement dicté à Montholon, son chambellan.
Près de quarante années séparent la rédaction de ce testament en 1821, de son entrée dans l’Armoire de fer des Archives nationales en 1860. Prendre connaissance des différentes phases de l’exécution testamentaire, c’est voir se succéder en toile de fond quatre régimes politiques.
Ce manuscrit porte littéralement les marques d’une succession longue et complexe, des différents acteurs y ayant pris part, et témoigne des relations diplomatiques entretenues avec l’Angleterre au milieu du XIXe siècle.


Mise en ligne 25 janvier
Clair-obscur
4 mars > 31 août
À l'appui d'une vingtaine d'artistes modernes et contemporains de la Collection Pinault, l'exposition « Clair-obscur » traverse, de l'obscurité à la lumière, l'héritage du chiaroscuro qui résonne avec le temps présent. Le musée se métamorphose en un paysage à la fois luministe et crépusculaire, et immerge le visiteur dans une réflexion entre visible et invisible, où s’expriment la matérialité de la lumière et les zones d’ombre de l’inconscient.
« Le contemporain est celui qui fixe le regard sur son temps pour en percevoir non les lumières, mais l’obscurité. Tous les temps sont obscurs pour ceux qui en éprouvent la contemporanéité. Le contemporain est donc celui qui sait voir cette obscurité, qui est en mesure d’écrire en trempant la plume dans les ténèbres du présent ».
Mais que signifie « voir les ténèbres », « percevoir l’obscurité », s’interroge le philosophe italien Giorgio Agamben ? À la Bourse de Commerce, l’exposition « Clair-obscur » explore cette réflexion à partir d’œuvres d’artistes de la Collection Pinault qui, de l’art moderne à aujourd’hui, se sont détournés des scintillements factices du monde pour en sonder les zones d’ombre qui se conjuguent parfois aux éclats de lumière et viennent ainsi éclairer le temps présent.
Le musée se métamorphose en un paysage luministe et crépusculaire, où les œuvres souvent immersives se dévoilent dans un jeu d’ombres et de lumières. « Clair-obscur » emprunte ainsi son titre aux contrastes du fameux chiaroscuro, qui s’invite dans la peinture depuis le 16e siècle, dans le maniérisme et l’âge baroque, à l’image de l’œuvre du Caravage qui en intensifie l’usage, plongeant le monde terrestre dans l’obscurité, alors que des rayons de lumière accentuent la tension dramatique et les enjeux spirituels sous-jacents à l’œuvre. Son influence se fait sentir dans l’œuvre de Victor Man dont un ensemble d’œuvres sera présenté et la poétique de Bill Viola, dont deux pièces majeures appartenant à la Collection Pinault seront exposées, qui s’inspire des maîtres anciens pour faire advenir des corps émergeant de l’ombre dans une temporalité ralentie.
Dans l’exposition, la peinture et l’art tout entier n’auront alors de cesse de conjuguer l’ombre et la lumière. Le clair-obscur n’est donc pas seulement une technique picturale du passé: il est un langage visuel qui traverse les siècles et se renouvelle sans cesse, révélant toute la part d’obscurité de l’homme et du monde. Il donne sa tonalité à tout un pan de la création, un ressort narratif, un principe philosophique. Il exprime à la fois la matérialité de la lumière et les zones d’ombre de l’inconscient, transformant notre rapport au visible et à l’invisible. Dans la Rotonde, sous le dôme zénithal du musée, le chef-d’œuvre de Pierre Huyghe, Camata (2024), s’ancre, après sa présentation dans l’exposition « Liminal » à la Punta della Dogana à Venise, dans cette scène circulaire qui se meut alors en amphithéâtre hors du temps. Ici se déploie le rituel métaphysique filmé par l’artiste dans l’immensité du désert d’Atacama au Chili.
En parallèle, les vingt-quatre vitrines du Passage de la Bourse de Commerce, accueillent une carte blanche à Laura Lamiel qui expose un corpus d’œuvres spécifiquement imaginées pour cette présentation. Ses installations où la couleur et la lumière jouent un rôle essentiel, s’inspirent autant de la psychanalyse que de la cosmologie spirituelle et s’appuient sur un répertoire de formes sensibles constituées d’objets trouvés, de collections et de certaines taxonomies de matériaux qui contrastent avec les surfaces immaculées de l’acier qu’elle éclaire avec des tubes fluorescents.
Commissariat: Emma Lavigne, directrice et conservatrice générale de la Collection Pinault


Mise en ligne 11 mars
Exposition – Dessins du Seicento. L’Italie du XVIIe siècle, autour des collections du musée Condé
Du 7 mars au 14 juin
Découvrez dessins, gravures et œuvres de maîtres et collectionneurs italiens, récemment réattribuées !
L’intégralité d’un fonds pour la première fois présenté
Avant d’accueillir en juin les collections de Caroline Murat, reine de Naples, en mars les collections d’arts graphiques du XVIIe siècle, dit en Italie le Seicento, seront exposées pour la première fois, et dans leur intégralité. L’exposition inclura plus de cinquante oeuvres, dont la moitié appartiennent au musée Condé. Elles font la part belle aux grands maîtres, formant un noyau qui résonne avec les grands formats présentés dans la Galerie de Peinture, du Baroche à Guerchin, en passant par le Dominiquin.
Une collection variée
La collection présente la plupart du temps une seule œuvre par artiste, dûment sélectionnée pour son importance et son originalité. Elle s’étend du maniérisme tardif au classicisme principalement bolonais et romain, mais présente également quelques rares œuvres des écoles napolitaine et espagnole.
Des redécouvertes
Plusieurs dessins acquis comme appartenant aux écoles française ou flamande se sont avérés l’oeuvre d’Italiens influencés par les étrangers séjournant dans la péninsule au XVIIe siècle. Van Dyck a fait place à Giovanni Benedetto Castiglione, Poussin à Giacinto Gimignani ou encore Le Lorrain à Filippo Napoletano.
En outre, l’exposition inclut les oeuvres d’artistes dont le séjour italien ne forme qu’une étape d’une brillante carrière, mais contribue durablement à faire évoluer le style du foyer auquel ils s’attachent temporairement, tels le bourguignon Jacques Courtois ou le florentin Stefano della Bella.
Parmi les milliers de feuilles du duc d’Aumale : de rares et précieuses oeuvres
La collection de dessins italiens du XVIIe siècle dialoguera avec les gravures qui lui sont contemporaines et où l’on retrouve Carrache mais aussi Guido Reni ou Jusepe de Ribera.
Au sein d’un ensemble constitué au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, lorsque la tendance est à la redécouverte et à l’étude des maîtres de la Renaissance et qu’elle se couple à Chantilly d’une volonté d’illustrer par l’art les gloires historiques de l’Ancien Régime, la place réservée au baroque italien dans les collections est évidemment minoritaire.
Le corpus des gravures et dessins italiens du XVIIe siècle est formé de rares exemplaires au sein d’un fonds de plusieurs milliers de feuilles. Cependant, chaque oeuvre se distingue par sa grande qualité, sa rareté et souvent par un historique prestigieux.
Des ensembles reconstitués
Près de la moitié des oeuvres présentées seront empruntées à différentes institutions ou collections privées, afin de reconstituer plusieurs ensembles et d’illustrer de récentes redécouvertes, autour des cycles décoratifs du florentin Bernardino Poccetti ou encore des débuts du romain Giovanni Baglione, grand rival de Caravage.
L’œil du collectionneur, d’hier à aujourd’hui
Plusieurs collectionneurs historiques mis en lumière par des études récentes sont généreusement représentés dans le fonds du musée Condé, au premier rang desquels Pierre-Jean Mariette, suivi par Dominique-Vivant Denon. On croise également le peintre anglais Peter Lely, le marquis de Lagoy, ou encore Jean Gigoux, à la vente duquel le duc d’Aumale remporta plusieurs chefs-d’oeuvre.
Les collectionneurs d’aujourd’hui seront également mis à l’honneur avec plusieurs prêts exceptionnels dévoilant des dessins inédits conservés en mains privées, complétant le voyage dans les différents foyers de création de l’Italie du XVIIe siècle qui se déploiera dans les cinq salles du cabinet d’arts graphiques qui porte désormais le nom du Prince Amyn Aga Khan.
Une importante campagne de restauration de l’intégration du fonds
Dans le cadre de la préparation de l’exposition, le musée Condé a engagé avec Karine Stragier, des ateliers Saint Martin, une importante campagne de conservation préventive et de restauration de la totalité du fonds du musée Condé qui sera présenté.
La mise au jour d’anciens montages, souvent réalisés à la main et datant du XVIIIe voire du XVIIe siècle, la redécouverte d’inscriptions cachées comme de filigranes, a permis d’affiner l’historique et parfois même la paternité de plusieurs oeuvres.
Commissariat Ulysse Jardat, conservateur du patrimoine au musée Condé.


Mise en ligne 11 mars
Licornes !
Du 10 mars au 12 juillet 2026
Vous pensez tout savoir sur la licorne ? Omniprésente dans la culture populaire contemporaine, la licorne a traversé les siècles et les continents. Et pourtant, cet animal fantastique reste encore plein de mystères.
Connue depuis l’Antiquité, il faut attendre la période moderne pour que son existence soit remise en cause. Elle ne disparaît pas pour autant de l'imaginaire collectif. Figure de pureté ou de l'amant délaissé, elle peut aussi se révéler dangereuse et menaçante, comme dans certaines représentations médiévales. Gage de chance dans la culture asiatique, elle est recherchée en Europe pour ses vertus médicinales. Sa corne, en particulier, est réputée purificatrice. Aujourd'hui encore, la licorne fascine et peuple la littérature fantastique comme les univers enfantins. Elle revêt des significations variées, évocatrice de singularité quand elle est brandie en étendard des différences de genre, ou de succès dans le monde des start-up.
Une exposition du Museum Barberini, Potsdam et du musée de Cluny - musée national du Moyen Âge, Paris, en collaboration avec le GrandPalaisRmn.
Consultez le dossier de presse de l'exposition ici.


Mise en ligne 15 avril
Danny Lyon. L’Amérique en lutte
12 mars à 18 h 00 min – 23 mai à 19 h 00 min
Galerie rouge 3, Rue du Pont Louis-Philippe 75004 Paris
La Galerie Rouge vous invite à découvrir l’œuvre de Danny Lyon, un des plus importants photographes étasuniens de la seconde moitié du XXe siècle. Grand admirateur de Walker Evans et Robert Frank, il s’en détache pourtant en adoptant un style documentaire immersif proche du « New Journalism », genre littéraire américain des années 1960 et 1970. Danny Lyon s’immerge en effet entièrement dans la vie des sujets qu’il photographie jusqu’à devenir l’un d’entre eux. Loin d’être une posture, cette proximité physique et émotionnelle lui permet d’accéder à une certaine « vérité », essentielle à son œuvre et à sa dimension militante. Car Danny Lyon croit profondément dans le pouvoir qu’a la photographie de changer les systèmes politiques et avec eux les destinées humaines.
Pour cette exposition exceptionnelle, La Galerie Rouge a réuni trois de ses plus importantes séries photographiques : The Civil Rights Movement, The Bikeriders et Conversations with the Dead. Les tirages photographiques présentés dans l’exposition Danny Lyon, L’Amérique en Lutte proviennent de trois collections privées distinctes et n’ont jamais été montrés jusqu’ici.


Mise en ligne 1er avril
Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne
Du 13.03.26 au 27.09.26
6 rue Juliette Récamier 75007 Paris
La Fondation groupe EDF poursuit son cycle d’exposition d’art contemporain sur des thèmes de société. Après « Demain est annulé » et « Ce que l’horizon promet », elle propose avec « Moi et les autres, regards d’artistes sur nos vies en ligne » d’explorer comment internet et les réseaux sociaux ont changé notre sociabilité : comment Internet a modifié notre rapport à nous-mêmes, aux autres, et au monde ; comment nos relations sociales sont affectées par l’arrivée massive du monde numérique et comment les artistes s’emparent de ces bouleversements ?
Pour accompagner la découverte de cette exposition et envisager de manière plus éclairée et apaisée notre relation aux réseaux sociaux et Internet, la Fondation groupe EDF a déployé plusieurs outils de médiation. En savoir plus.
Artistes de l’exposition :
Nicolas Bailleul, Aram Bartholl, Léa Belooussovitch, Neïl Beloufa, Sophie Calle, Paola Ciarska, Juliette Green, Laurent Grasso, Ben Grosser, Özgür Kar, Béatrice Lartigue, Katherine Longly, Lauren Lee McCarthy, David Leonard, Lorena Lisembard, Randa Maroufi, Magalie Mobetie, Martine Neddam, Philippe Parreno, Valentina Peri, Françoise Pétrovitch, Marilou Poncin, Jeanne Susplugas.
Commissariat artistique :
Aurélie Clemente-Ruiz, directrice du musée de l’Homme


Mise en ligne 11 mars
La mode du 18e siècle. Un héritage fantasmé
Du 14.03 au 12.07.2026
Le Palais Galliera dévoile l’exposition La mode du 18e siècle. Un héritage fantasmé qui présente les caractéristiques de la mode féminine au siècle des Lumières et ses nombreuses réinterprétations à travers l’histoire de la mode jusqu’à aujourd’hui. Souvent perçu comme un siècle lointain, voire poussiéreux, le 18e siècle constitue pourtant une étape majeure dans l’évolution des apparences féminines qui influencent encore à ce jour le monde de la mode et la culture populaire.
Marqué par une effervescence créative sans précédent, le 18e siècle se distingue par la diversité des silhouettes, la richesse des étoffes et l’exubérance des parures ainsi que des coiffures. Il signe également la fin d’un modèle vestimentaire féminin hérité des siècles précédents, ouvrant la voie à une nouvelle conception du corps et de l’apparence.
Dès le Second Empire, la mode féminine puise largement dans l’esthétique du siècle des Lumières, qui devient une source d’inspiration majeure. Dans un contexte de bouleversements politiques et sociaux, le 18e siècle apparaît comme un monde d’élégance et un paradis perdu qui suscitent une forte nostalgie.
Après la Seconde Guerre mondiale, la couture française, en recherche de légitimation pour s’imposer sur le marché international, se tourne à nouveau vers les savoir-faire du luxe développés au 18e siècle. La diffusion massive des images par la presse, le cinéma et les arts du divertissement transforme cet héritage en un code visuel immédiatement identifiable par la culture populaire.
Progressivement, la mode du 18e siècle n’est plus uniquement une référence historique mais devient une esthétique à part entière. L’exposition propose ainsi une réflexion sur la manière dont la mode et la mémoire collective façonnent, transforment et projettent ce passé pour en faire un récit esthétique, culturel et symbolique encore vivant. Sans cesse réinventé et idéalisé, le 18e siècle rentre en résonance avec les aspirations de chaque époque. Aujourd’hui, cette esthétique flirte avec les univers kitsch, camp et queer.
Riche de plus de soixante-dix silhouettes, accompagnées d’accessoires de mode, de textiles, d’arts graphiques et de photographies, l’exposition met en avant des chefs-d’œuvre comme le corset de la reine Marie-Antoinette, exceptionnellement présenté au public en raison de sa grande fragilité. Le parcours confronte des silhouettes du 18e siècle avec celles des siècles suivants, dont des tenues iconiques de la création contemporaine des collections de Chanel, Christian Dior, Louis Vuitton, Christian Lacroix, Vivienne Westwood, Dries van Noten… À travers trois siècles de création, le Palais Galliera révèle à quel point la mode du 18e siècle a été réinterprétée, entre héritage historique, fantasmes esthétiques et liberté créative.


Mise en ligne 11 mars
Renoir dessinateur
Du 17 mars au 05 juillet 2026
Coorganisée avec la Morgan Library & Museum, cette exposition, la première dédiée aux œuvres sur papier de Renoir, mettra en lumière l’importance des techniques graphiques dans l’évolution de son art. Elle dévoile aussi les liens intimes entre ses peintures et ses dessins, particulièrement à partir des années 1880, quand Renoir s’éloigne de l’impressionnisme mais continue de se réinventer.
Si les peintures de Renoir figurent toujours au nombre des icônes de l’impressionnisme, ses œuvres sur papier (dessins, aquarelles, pastels…) n’ont pas fait l’objet, jusqu’à ce jour, de la même attention. Il est vrai que l’artiste, reconnu avant tout comme un très grand peintre et coloriste, a longtemps souffert d’une réputation de piètre dessinateur. ll est vrai aussi que le corpus de ses œuvres graphiques est réduit (Renoir a sans doute détruit beaucoup de ses dessins) et hétérogène, comprenant aussi bien des croquis, des études pour des compositions peintes, des grands calques, des « notations » sur le motif à l’aquarelle, de véritables portraits au pastel, signés, exposés et vendus à des amateurs, des projets d’estampes ou d’illustrations, etc. Pourtant, le dessin joua un rôle déterminant dans le développement de l’art de Renoir, de ses premiers exercices d’étudiant dans les années 1850-1860 à ses dernières recherches les plus modernes des années 1910.
Ainsi, pour certaines œuvres, comme Les Baigneuses. Essai de peinture décorative ou encore Maternité, il multiplie les études pour arriver à la forme parfaite, ce que commentera Berthe Morisot :
« [Renoir] est un dessinateur de première force ; toutes ces études préparatoires pour un tableau seraient curieuses à montrer au public qui s’imagine généralement que les impressionnistes travaillent avec la plus grande désinvolture. » (Berthe Morisot)
L’exposition, qui présentera une centaine d’œuvres venues du monde entier, dont des feuilles jamais vues auparavant et aussi plusieurs peintures, est pensée comme une plongée dans l’intimité du processus créatif de l’artiste, au plus près de ses recherches sur la lumière, la forme et la couleur.
Elle sera aussi l’occasion d’admirer l’aisance insoupçonnée et la grande liberté avec laquelle l’artiste a abordé des techniques très variées : dessins à la mine de plomb, au crayon Conté, au fusain, à la plume et à l’encre (noire ou rouge), pastels, aquarelles et gouaches, etc. Une place particulière sera donnée à la technique de la sanguine, qui, pour un certain nombre de raisons (souplesse et épaisseur du trait, couleur rouge en lien avec la représentation de la chair et du nu, références aux maîtres du XVIIIe siècle que Renoir admire, etc.), devient le matériau de prédilection de l’artiste à partir des années 1880.
Au début du XXe siècle, ces œuvres suscitent l’admiration de nombreux artistes, parmi lesquels Bonnard (« Bonnard parle avec une modestie sans feinte […] du dessin de Renoir où il se croit incapable d’atteindre », écrit Thadée Natanson) ou Picasso, qui fut le propriétaire d’une des sanguines les plus spectaculaires de Renoir. présentée en conclusion de l’exposition. Gauguin, lui, eu cette formule : « Un peintre qui n’a jamais su dessiner mais qui dessine bien, c’est Renoir », faisant sans doute la distinction entre le dessin comme technique académique, que Renoir a peu pratiqué, et le dessin comme sens de la forme et de la structure des œuvres, dont Renoir s’est révélé un maître.
Commissariat
- Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections, musée d’Orsay ;
- Colin B. Bailey, Katharine J. Rayner Director, Morgan Library & Museum, New York ;
- Anne Distel, conservatrice générale honoraire du patrimoine, musée d’Orsay ;
- Sarah Lees, Research Associate to the Director à la Morgan Library and Museum, New York ;
- Cloé Viala, chargée d’études documentaires au musée d’Orsay.


Mise en ligne 11 mars
Renoir et l'amour
La modernité heureuse (1865-1885)
Du 17 mars au 19 juillet 2026
Les tableaux colorés et joyeux d’Auguste Renoir, son iconographie des guinguettes et des bals publics, ont fait de lui un « peintre du bonheur ». Cette réputation a parfois conduit à le marginaliser parmi les grands peintres de la modernité, au motif que celle-ci ne saurait être que mélancolique ou ironique, désabusée ou désenchantée. Son œuvre propose pourtant une réflexion originale sur la modernité, placée sous le signe de l’amour, entendu à la fois comme force régissant les relations humaines et comme sentiment guidant le regard de l’artiste sur ses modèles, sur le monde et sur la peinture elle-même.
« Je sais bien qu’il est difficile de faire admettre qu’une peinture puisse être de la très grande peinture en restant joyeuse » (Auguste Renoir.)
À l’occasion des cent cinquante ans du Bal du moulin de la Galette (1876), chef-d’œuvre des collections impressionnistes du musée d’Orsay, cette exposition réunit pour la première fois ce corpus majeur des « scènes de la vie moderne » – tableaux à plusieurs figures représentant des sujets contemporains (distincts des portraits et des paysages) – réalisés par Renoir au cours des vingt premières années de sa carrière (1865-1885). Durant cette période, il participe à l’invention collective d’une « Nouvelle peinture » aux côtés de Manet, Monet, Morisot, Degas ou Caillebotte. Il se distingue toutefois de ses amis impressionnistes par son sens singulier de l’empathie et sa capacité d’émerveillement, ne choisissant que des sujets heureux et en mettant toujours en valeur ses modèles. Ce regard « amoureux » se manifeste par un goût prononcé pour les liens – dans ses motifs (conversations, repas, danse…) comme dans sa manière de peindre, attentive à tout ce qui peut contribuer à un sentiment d’unité (gestes des personnages, lumière enveloppante, équilibre des couleurs, touches fluides et esquissées qui fondent les objets les uns dans les autres).
L’exposition met aussi en évidence la prédilection de Renoir pour la représentation du jeune couple mais entend déconstruire une idée reçue qui voudrait que sa peinture soit « sentimentale ». Au contraire, elle évite l’expression trop directe des émotions, la narration romanesque, tout autant que les mises en scène érotiques. Admirateur des peintres français du XVIIIe siècle (Watteau, Boucher, Fragonard), Renoir fait renaître une atmosphère de « fêtes galantes » et promeut une forme de liberté de mœurs et d’égalité entre les sexes dans le Paris de la fin du Second Empire et des débuts de la IIIe République. Ce choix doit être compris à la lumière de la biographie de l’artiste impressionniste, qui mène alors une « vie de bohême » marquée par des relations considérées alors comme « illégitimes », et replacée dans le contexte du XIXe siècle marqué par le mariage et les normes bourgeoises, la morale religieuse, la place importante de la prostitution et de très fortes inégalités entre les hommes et les femmes. Dans ce cadre, les grands formats de Renoir consacrés au couple heureux, à la « camaraderie » (selon le mot de son ami Rivière) et à la convivialité, apparaissent comme autant de manifestes contre la violence des rapports entre les sexes, les antagonismes de classe et la solitude croissante de la vie urbaine.
Coorganisée avec la National Gallery de Londres et le Museum of Fine Arts de Boston, cette exposition offre un regard renouvelé sur des tableaux si célèbres qu’il est devenu difficile d’en percevoir aujourd’hui toute la nouveauté. Pour la première fois depuis 1985 – date de la dernière rétrospective Renoir organisée à Paris – une exposition rassemble un ensemble resserré mais significatif d’œuvres (environ cinquante peintures) de la première partie de la carrière de l’artiste, parmi lesquelles ses plus grands chefs-d’œuvre : de La Grenouillère (1869, Stockholm, Nationalmuseum) aux Parapluies (1881-1885, Londres, The National Gallery), en passant par La Promenade (1870, Los Angeles, The J. Paul Getty Museum), la Danse à Bouvigal (1883, Boston, Museum of Fine Arts) et Le Déjeuner des canotiers (1880-1881) très exceptionnellement prêté par la Phillips Collection de Washington.
Commissariat
- Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections, musée d’Orsay ;
- Christopher Riopelle, Neil Westreich Curator of Post 1800 Paintings, National Gallery, Londres ;
- Chiara di Stefano, Associate curator of Post 1800 Paintings at the National Gallery, Londres ;
- Katie Hanson, William and Ann Elfers Curator of Paintings, Art of Europe, Museum of Fine Arts, Boston ;
- Avec la collaboration de
- Lucie Lachenal-Tabellet, chargée d’études documentaires au musée d’Orsay.


Mise en ligne 11 mars
1913-1923 : l'esprit du temps
Paris célèbre les arts d'Afrique et d'Océanie
17 mars2026 20 sept.2026
Le début du 20e siècle marque l’introduction des arts africains et océaniens à Paris. Ces objets, d’abord perçus comme ethnographiques, sont progressivement reconnus comme des oeuvres d’art à part entière, un tournant majeur dans l’histoire de l’art occidental.
Les marchands, Paul Guillaume, Joseph Brummer et Charles Vignier, ainsi que les intellectuels, poètes et écrivains comme Guillaume Apollinaire, artistes avant-gardistes comme Vlaminck, Derain, Matisse et Picasso, sont au coeur de ce mouvement. Leur engagement a permis de faire évoluer la perception occidentale de ces objets, longtemps ignorés, en véritables pièces artistiques.
À travers des documents d’archives, des photographies et des sculptures d’Afrique et d’Océanie, 1913-1923 : l’esprit du temps met en lumière des expositions emblématiques comme celles de la galerie Levesque (1913), de Lyre et Palette (1916), de la galerie Devambez (1919) ou du Pavillon de Marsan du Louvre (1923).
En retraçant l’histoire de la réception de ces arts, l’exposition permet d’évoquer l’atmosphère stimulante du quartier Montparnasse et révèle une décennie historique, à l’origine de l’émergence d’un nouveau segment du marché de l’art international.


Mise en ligne 25 mars
Nan Goldin
This Will Not End Well
18 mars - 21 juin 2026
Icône de la photographie contemporaine, Nan Goldin s’expose comme cinéaste. Le Grand Palais présente la première rétrospective en France de ses vidéos et diaporamas, que l’artiste qualifie de “films composés de photos”. Un voyage intime au cœur de sa vie, de ses amitiés, de ses amours, de ses combats.
Nan Goldin (née en 1953, Washington D.C.) est reconnue comme une artiste majeure ayant révolutionné la photographie contemporaine et la culture visuelle de notre époque.
De 1979 à nos jours, elle a réalisé de nombreux diaporamas à partir des milliers de photographies qu’elle a prises de son quotidien avec ses proches, de leur intimité et d’évènements familiaux. Elle élabore les récits à partir de sa propre expérience et aborde autant de thèmes que l’enfance, le genre, la violence ou la dépendance aux drogues. Crues et intimes, les histoires qu’elle donne à voir prennent la dimension de contes universels sur l’amour et la perte.
Au Grand Palais, l’exposition se déploie au sein de pavillons conçus par l’architecte Hala Wardé. Chaque pavillon est pensé en fonction de l’œuvre qu’il accueille ; ensemble, ils forment un village. Celui-ci s’étend à la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière, où est présentée l’installation conçue pour cet espace en 2004 dans le cadre du Festival d’Automne, Sisters, Saints, Sibyls.
L'exposition rassemble six œuvres majeures qui retracent cinquante ans de création : The Ballad of Sexual Dependency (1981-2022), sa pièce maîtresse ; The Other Side (1992-2021), un hommage à son entourage trans photographié entre 1972 et 2010 ; Sisters, Saints, Sibyls (2004-2022), un témoignage sur le traumatisme des familles et le tabou du suicide ; Memory Lost (2019-2021), un voyage claustrophobe à travers le sevrage de la drogue ; Sirens (2019-2020), une plongée dans l’extase de la drogue ; et Stendhal Syndrome (2024), une œuvre inspirée de six mythes des Métamorphoses d’Ovide, qui explore ce trouble décrit par Stendhal comme une perte de connaissance face à la beauté écrasante de l’art.
Si le titre de l’exposition This Will Not End Well peut sembler sombre et inquiétant, il est également rempli d’ironie et d’émotion. Selon Fredrik Liew, il reflète “la joie de vivre inébranlable qui caractérise Nan Goldin”.
Après Stockholm, Amsterdam, Berlin et Milan, l’exposition investit aujourd’hui le Grand Palais et la chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière, à Paris, pour offrir une immersion unique dans l’univers intime, bouleversant et profondément humain de Nan Goldin.


Mise en ligne 19 mars
K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d'un phénomène
18 mars - 6 juillet 2026
Puissance culturelle majeure, la Corée du Sud modèle désormais les tendances et inspire une génération globalisée. Au sommet de cette vague, la K-Beauty impose une approche holistique de la beauté, typiquement coréenne, et établit une véritable esthétique. Dépassant la simple cosmétique, elle forge de nouvelles normes ainsi qu’une imagerie marquante et singulière.
Réunissant des chefs-d’œuvre issus des collections du musée Guimet et de grandes institutions sud-coréennes (peintures, photos, publicités, robes et accessoires de beauté du 18e siècle à nos jours) l’exposition « K-Beauty » en décrypte les codes et montre comment ceux-ci s’inscrivent dans une tradition séculaire, entre équilibre et vertu, naturel et sophistication.


Mise en ligne 19 mars
Du 18 mars 2026 au 19 juillet 2026
Visages d'artistes
De Gustave Courbet à Annette Messager
En présentant une large sélection d’oeuvres du XIXe siècle mêlant peintures, sculptures, arts graphiques, photographies et arts décoratifs, le musée pose un regard neuf sur certains de ses chefs-d’oeuvre les plus connus et propose au public de redécouvrir des oeuvres rarement présentées. L’exposition interroge la fonction du portrait d’artiste, exercice d’admiration et d’amitié, reflet d’une filiation artistique ou au contraire de critiques ironiques.
Des « portraits d’ateliers », mises en scène fascinantes d’intérieurs savamment arrangés, présentent le creuset de la création et incarnent le lieu de nouvelles sociabilités. L’exposition est aussi l’occasion de lire en creux l’histoire des collections du musée, constituées grâce au soutien fervent des artistes et de leurs familles qui offrirent avec générosité de nombreuses effigies de leurs proches.
En contrepoint, le Petit Palais présente une dizaine de femmes artistes travaillant aujourd’hui à Paris, qui interrogent le genre du portrait, entre tradition et modernité. En dialogue avec les collections, leurs oeuvres forment un écho ou se distinguent par leur singularité. De générations différentes, ces femmes ont contribué à modifier l’imaginaire lié au portrait d’artiste en s’appuyant sur l’altérité de leurs expériences. À la fois quête de soi et manifeste esthétique, leurs portraits laissent place à une nouvelle affirmation de l’artiste : «je suis mon oeuvre». Peinture, sculpture, photographie, le portrait d’artiste éclaire les enjeux contemporains autour de l’identité de genre et des combats féministes.


Mise en ligne 19 mars
Adya & Otto van Rees. Au cœur des avant-gardes
Exposition du 20 mars au 13 septembre 2026
Le musée de Montmartre a l’honneur de présenter, pour la première fois en France, une exposition rétrospective consacrée à Otto et Adya van Rees, figures majeures mais encore méconnues de l’avant-garde européenne du XXe siècle.
À travers un parcours chronologique, l’exposition met en lumière la richesse, la modernité et l’évolution de leurs oeuvres tout en analysant les influences croisées et le dialogue artistique fécond qui ont nourri leurs recherches. Elle est par ailleurs l’occasion de suivre l’itinéraire de vie d’Otto et d’Adya : celle d’un homme et d’une femme qui se sont aimés, celle de deux artistes qui se sont dévoués à l’art et dont le quotidien intime vient s’entrelacer, nourrir et habiter leur travail créatif, comme la naissance de leurs trois enfants ou la tragédie familiale qui les éprouve.
Originaires des Pays-Bas où ils se rencontrent, Otto van Rees (1884-1957) et Adya van Rees-Dutilh (1876-1959) s’installent à Montmartre, au Bateau-Lavoir, dès 1904. Ils y fréquentent Georges Braque, Kees van Dongen, Piet Mondrian et Pablo Picasso, au contact desquels s’élaborent les fondements de la modernité.
Leur trajectoire témoigne d’une recherche plastique ouverte et résolument internationale – comme en témoignent leur présence et contribution commune à la naissance du mouvement Dada à Zurich, à la fondation du groupe Cercle et Carré à Paris, ainsi que leurs nombreux déplacements en Europe. Leur démarche révèle une grande liberté formelle, inscrite au cœur des avant-gardes européennes.
À travers une centaine d’œuvres issues de collections publiques et privées françaises, suisses et néerlandaises – peintures, arts graphiques, broderies, sculptures, projets d’arts décoratifs et créations familiales plus intimes – l’exposition suit l’itinéraire de vie du couple et retrace l’évolution de leurs parcours artistiques respectifs, du divisionnisme au cubisme en passant par le cloisonnisme, jusqu’aux formes les plus abouties de l’abstraction.
Offrant une découverte majeure de leurs œuvres, trop longtemps restés dans l’ombre, cette exposition a vocation à réhabiliter la contribution audacieuse et expérimentale d’Otto et Adya van Rees, et met en lumière la place qu’ils occupent chacun dans l’histoire de l’art moderne.


Mise en ligne 19 mars
Exposition Cartes Imaginaires. Inventer des mondes
24 mar. 2026 Until 19 juil. 2026
François-Mitterrand Galerie 2
Cette exposition invite les visiteurs à un voyage aux frontières du réel et de la fiction, à la découverte des liens entre cartographie et imaginaire. Car si les cartes tracent d’ordinaire les contours de terres connues, elles donnent également forme à des territoires imaginaires qui prolongent, interprètent ou personnalisent le monde réel.
Passant du paradis terrestre à l’Atlantide, de l’Eldorado au monde de Narnia et des territoires de Game of Thrones à ceux de Final Fantasy, les visiteurs découvrent de nombreux chefs-d’œuvre cartographiques conservés au département des Cartes et plans de la BnF, ainsi que des prêts majeurs du musée Guimet, de la British Library, de la Bibliothèque bodléienne d’Oxford, de la Bibliothèque royale de Belgique et de la Bibliothèque apostolique Vaticane. Ainsi rassemblées, ces pièces d’exception font dialoguer différents espaces-temps, suscitant la réflexion, l’amusement ou la rêverie, et rappellent qu’il est nécessaire d’imaginer le monde pour pouvoir le représenter.


Mise en ligne 19 mars
Matisse 1941 – 1954
24 mars - 26 juillet 2026
Dans la lumière éclatante de ses dernières années, Matisse invente un nouveau langage : celui des formes découpées et de la couleur pure. Plus de 300 peintures, dessins, livres et gouaches découpées retracent, entre 1941 et 1954, le parcours d’un artiste libre et en perpétuel mouvement.
L’exposition Matisse. 1941–1954 éclaire les dernières années de la carrière d’Henri Matisse, entre 1941 et 1954, à travers plus de 300 œuvres, peintures, dessins, gouaches découpées, livres illustrés, textiles et vitraux, issues de la collection du Centre Pompidou et de prêts internationaux majeurs. Elle révèle la dimension pluridisciplinaire de sa pratique pendant cette période tout en réunissant un ensemble exceptionnel de gouaches découpées.
À près de 80 ans, Matisse se réinvente avec la gouache découpée, un médium qu’il érige en langage plastique autonome, libre et capable d’atteindre l’universel par sa simplicité. Adaptée à la fois à la reproduction et aux commandes monumentales, cette technique lui permet d’exprimer pleinement la dimension décorative de son art.
L’exposition montre combien la peinture reste au cœur de sa démarche, loin d’être supplantée par les découpages : elle se déploie au contraire avec toujours plus d’espace, d’intensité et de couleur. Parmi les ensembles essentiels réunis dans le parcours figurent la magistrale et ultime série des Intérieurs de Vence de 1947-1948, l’album Jazz, les séries des Thèmes et variations ainsi que les dessins à l’encre au pinceau ; les principaux éléments du programme de la Chapelle de Vence ; les panneaux monumentaux de La Gerbe et des Acanthes, et en point d’orgue, exceptionnellement réunis, les grandes figures en gouaches découpées : La Tristesse du roi, Zulma, La Danseuse créole et les célèbres Nus bleus.
Imaginée comme une traversée de l’univers du peintre, l’exposition restitue l’atmosphère vibrante de son atelier, en constante métamorphose. Une invitation à découvrir ce "jardin" florissant de Matisse, salle après salle.


Mise en ligne 26 février
24 mars => 23 août 2026
Byblos, cité millénaire du Liban
Plongez dans l’histoire du premier port maritime international au monde : Byblos, qui joua un rôle clé dans l’histoire méditerranéenne, relia de haute Antiquité la côte libanaise à l’Égypte, la Mésopotamie et le monde égéen, noua des liens uniques avec les pharaons et joua un rôle majeur dans la diffusion de l’alphabet phénicien.
Obélisque d’Abishemou, mosaïque de l’enlèvement d’Europe… : 400 pièces d’exception, déployées dans une scénographie spectaculaire, vous immergent dans l’épopée de cette cité parmi les plus anciennes du Liban, classée sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Une histoire qui débuta il y a plus de 8900 ans et dont les protagonistes sont des navigateurs et des marchands, des rois et des pharaons. À découvrir en exclusivité : les dernières découvertes du port antique et le fruit des fouilles les plus récentes, ayant mis au jour la porte Sud de la ville et une nécropole de l’Âge du bronze parvenue, fait exceptionnel, intacte jusqu’à nous.
De la pêche au commerce international
Byblos est le meilleur témoin de l’urbanisation de la région, qui débute dès le début du IIIe millénaire avant notre ère. Le site atteste d’une occupation humaine et d’aménagements ininterrompus depuis les premières installations d’une communauté de pêcheurs, il y a 9000 ans, jusqu’à nos jours. La ville de l'Âge du Bronze est au cœur de l’exposition ; c’est l’un des premiers et plus impressionnants exemples de cité-État dans le monde méditerranéen. Mais le visiteur est aussi invité à découvrir les Byblos phénicienne, hellénistique, romaine, et enfin le témoignage de ceux qui habitent, aujourd’hui encore, le cœur battant de la ville historique médiévale. Byblos est implantée sur un promontoire surplombant la Méditerranée, à 40 km au nord de l’actuelle Beyrouth. À partir de 3200 av. notre ère, elle devient l’un des ports principaux de la Méditerranée et le restera pendant plus de 2000 ans. La cité doit ce statut à la relation unique qu’elle a notamment nouée avec les pharaons d’Égypte autour du commerce du cèdre. Byblos est en effet située au pied des grandes forêts de cèdre, dont le bois est recherché dès la plus haute Antiquité pour la construction et pour les senteurs qu’il exhale, et dont la résine est utilisée pour la momification.
Trésors des rois et des temples
Les trésors découverts dans la nécropole royale et les temples de la cité du début du IIe millénaire av. J.-C. constituent l’un des temps forts de l’exposition. Elle en présente une sélection, provenant des tombes des rois de Byblos Abi-Shemou et Yapi-Shemou-Abi : vaisselle d’or et d’argent, parures en or incrustées de pierres semi-précieuses, miroirs, armes d’apparat... Beaucoup de ces pièces dénotent une forte influence égyptienne ; certaines proviennent mêmes directement d’Égypte, cadeaux des pharaons Amenemhat III et IV. Les dépôts votifs du Temple aux obélisques ne sont pas moins riches : figurines de faïence, haches fenestrées en or et en argent, poignards d’apparat, bijoux... accompagnent le cortège impressionnant des centaines de figurines humaines en bronze, parfois plaquées d’or.
Une nécropole intacte
Le site de Byblos, exploré dès le XIXe siècle par Ernest Renan, conserve encore de nombreux secrets, dont certains viennent d’être percés à jour et sont pour la première fois présentés au public, faisant l’objet de sections centrales de l’exposition : la découverte récente et unique d’une nécropole de la classe supérieure et des élites de la ville de l’Âge du Bronze Moyen (vers 1800 av. notre ère), restée intégralement intacte, fait rarissime dans la région, est un des éléments centraux de l’exposition. Depuis 2019, cette nécropole fait l'objet de fouilles archéologiques dans le cadre d'une coopération entre la Direction Générale des Antiquités du Liban et le département des Antiquités orientales du musée du Louvre.
Cette présentation permet de découvrir la campagne de fouilles et des artefacts mis au jour, qui ont d’ores et déjà bouleversé la compréhension de l’organisation sociale et économique de cette emblématique cité maritime.


Mise en ligne 10 avril
Des mots et des mondes
Du mardi 24 mars 2026 au dimanche 24 mai 2026
Palais des Beaux-Arts 13 quai Malaquais, 75006 Paris
Issue d’un cycle de discussions autour de la place croissante de la poésie dans les pratiques artistiques contemporaines, l'exposition Des mots et des mondes envisage l’écriture comme un matériau plastique à part entière.
Face aux flux continus d’informations, les artistes ne cherchent pas à dire davantage, mais à dire autrement, à travers des formes sensibles, singulières et situées. Les mots deviennent alors des vecteurs d’émancipation, personnelle ou collective, incarnée dans des assemblages, des positionnements, des glissements sémantiques et des reconfigurations résolument poétiques.
À partir d’œuvres issues des collections des Beaux-Arts de Paris, de la création contemporaine et des productions d’étudiants et d’enseignants, Des mots et des mondes interroge le pouvoir des mots dans la construction des récits, des savoirs et des imaginaires. S’ils peuvent nommer, classer et ordonner le réel, ils sont aussi capables de le déplacer, de le transformer et d’ouvrir d’autres possibles. L’exposition suit un mouvement qui va de la classification à la spéculation, des cadres hérités – scientifiques, coloniaux, religieux ou institutionnels – vers des récits minorés, réécrits ou réinventés.
À distance d’une histoire de l’art linéaire et stabilisée, les artistes enquêtent, collectent, recomposent, fabulent : les mots deviennent des outils pour faire émerger des mémoires fragmentées et des subjectivités tenues à la marge. De la crise à l’utopie, de l’Histoire aux trajectoires individuelles, du réel à l’imaginaire, l’exposition fait apparaître les mots comme des lieux de tension, mais aussi comme des espaces de partage, porteurs d’espoir et d’émancipation. Poétiques, manifestes ou fragiles, des mots pour se relier, faire communauté, transmettre, lutter.
Conçue comme une « fiction panier », au sens d’Ursula K. Le Guin, l’exposition s’organise autour de plusieurs fils de pensée. Le parcours aborde les questions de catégorisation, d’anonymat et de déplacement, avant de s’attacher à la caricature, la fiction et la fabulation critique comme modes de reconfiguration de l’archive et de ses transmissions, notamment celles liées aux anciens élèves des Beaux-Arts de Paris. Les mots servent à révéler des réseaux d’amitiés ou des liens familiaux, à consigner des notes dans des carnets d’artistes ou à concevoir des livres comme des œuvres à part entière. Ils deviennent
aussi des instruments de résistance, permettant de contester les assignations sociales et de faire émerger des paroles intimes et politiques.
Enfin, l’attention portée aux silences ouvre la réflexion à des formes de communication qui dépassent le langage verbal et participent à la transmission vivante des patrimoines immatériels. L’exposition s’achève sur des propositions d’utopies spéculatives : des espaces intermédiaires où les binarismes vacillent, où les savoirs circulent autrement, et où les œuvres deviennent des lieux de cohabitation entre réel et imaginaire. Des mots et des mondes nous invite à habiter poétiquement des mondes pluriels, en multipliant les pas de côté.


Mise en ligne 22 avril
Après Michel-Ange
Du mardi 24 mars 2026 au dimanche 24 mai 2026
Cabinet des dessins et estampes - Jean Bonna adresse14 rue Bonaparte, 75006 Paris
La nouvelle exposition du cabinet des dessins et estampes - Jean Bonna des Beaux-Arts de Paris se saisit de la figure de Michel-Ange pour interroger la notion d’influence et de transmission.
Michel-Ange détient une place particulière dans le panthéon des grands artistes : son œuvre, unanimement admiré et fondé sur une originalité inédite, résiste à ceux qui y cherchent l’exemplarité.
Au XIXe siècle, Michel-Ange devient une référence incontournable parce qu’il est l’archétype de « l’artiste-magicien », selon l’expression de Rodin, qui a recherché dans ses réalisations les ressorts mystérieux de sa propre créativité.
Après Michel-Ange rassemble une quarantaine d’oeuvres – dessins, estampes, photographies, sculptures – issues des collections qui révèlent les diverses manières dont le « divin » Michel-Ange a été étudié, copié, regardé ou réinterprété depuis la Renaissance, et particulièrement au XIXe siècle, par Géricault, Carpeaux ou encore Rodin. Le parcours est enrichi d'oeuvres réalisées pour l'exposition par des étudiants de neuf professeurs qui se sont rassemblés autour de ce projet : Pascale Accoyer, Claude Closky, Clément Cogitore, Frédérique Loutz, Jack McNiven, Guillaume Paris, Philippe Renault, Daniel Schlier et Valérie Sonnier.
L'exposition est accompagnée d’un catalogue et donnera lieu à une manifestation du 9 au 11 avril 2026 qui rassemblera historiens de l’art, spécialistes du patrimoine, étudiants et professeurs des Beaux-Arts de Paris autour de la réception de cette immense figure de la Renaissance italienne en France. Programme complet bientôt disponible ici.
COMMISSARIAT
Alice Thomine-Berrada, responsable des collections aux Beaux-Arts de Paris, et Estelle Lambert, conservatrice des imprimés et manuscrits aux Beaux-Arts de Paris.


Mise en ligne 19 mars
Henri Rousseau, l’ambition de la peinture
Du 25 mars au 20 juillet 2026
Le musée de l’Orangerie organise, en collaboration avec la Fondation Barnes à Philadelphie, une exposition monographique autour du peintre Henri Rousseau, rassemblant des prêts majeurs d’institutions internationales. Cette coproduction a été inaugurée en octobre 2025 à Philadelphie, puis sera présentée au musée de l’Orangerie du 25 mars au 20 juillet 2026.
À cette occasion, le musée de l’Orangerie sera le premier à bénéficier de prêts issus de la collection de la Fondation Barnes, réunissant de manière inédite un important corpus d’œuvres d’Henri Rousseau passé entre les mains du marchand Paul Guillaume.
Cette collaboration s’impose comme une évidence dans l’histoire des deux institutions : Paul Guillaume, dont la collection constitue le cœur du musée de l'Orangerie, a été l’intermédiaire d’Albert Barnes pour l’achat de ses dix-huit peintures de Rousseau. Il a lui-même été un fervent collectionneur de l’artiste, ayant possédé jusqu’à cinquante œuvres de la main du peintre, si l’on en croit les albums documentaires conservés dans le fonds du musée. Neuf d’entre elles appartiennent aujourd’hui à la collection du musée de l’Orangerie, auxquelles s’ajoute une acquisition récente de deux petits portraits. L’exposition et son catalogue reviendront sur cette étroite collaboration entre le marchand parisien et le collectionneur américain, et plus largement sur le réseau de collectionneurs et de marchands dans lequel le peintre s’est inscrit de son vivant. Une cinquantaine d’œuvres seront présentées à cette occasion, issues des collections de ces deux institutions et de prêts d’œuvres clés d’institutions européennes et américaines, dont La Bohémienne endormie, chef-d’œuvre du Museum of Modern Art de New York.
Cette exposition revient sur la carrière d’Henri Rousseau (1844-1910), sa pratique picturale et ses ambitions professionnelles. Venu à Paris depuis sa Mayenne natale, il décide à l’âge de 49 ans de prendre sa retraite de l’octroi pour se consacrer entièrement à la peinture. L’artiste a su diversifier les genres et les techniques pour se faire une place sur la scène artistique parisienne : compositions envoyées au Salon des Indépendants, réponses à des commandes publiques pour orner les hôtels de ville d’Île-de-France, portraits commandés par son entourage, paysages destinés à la vente, ou encore autoportraits plus intimes. L’exposition entend dépasser les légendes entourant le nom du « Douanier Rousseau » pour étudier en profondeur son parcours artistique. Des sections thématiques permettront d’aborder la matérialité des œuvres et de les replacer dans le contexte du marché de l’art moderne auquel Paul Guillaume et Albert Barnes ont largement participé.
Faire dialoguer les deux plus importantes collections de l’artiste avec des œuvres majeures issues de collections publiques internationales est l’occasion d’étudier un large corpus sous l’angle de la matérialité. À ce titre, les récentes analyses scientifiques menées par la Fondation Barnes offrent un éclairage sur la pratique picturale de l’artiste. En parallèle, la collection de l’Orangerie a été étudiée par le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (C2RMF), afin de compléter cet ensemble. Dans le parcours, un dispositif numérique permettra de valoriser ces analyses scientifiques, proposant au public d’entrer de façon plus concrète dans l’étude de la matérialité des œuvres et révélant le processus créatif de Rousseau.


Mise en ligne 19 mars
Révéler le féminin. Mode et Apparences au XVIIIe siècle
Du 25 mars au 20 septembre 2026
Présentée au musée Cognacq-Jay en collaboration avec le Palais Galliera, l’exposition « Révéler le féminin. Mode et Apparences au XVIIIe siècle » propose une immersion dans l’univers fascinant des féminités au siècle des Lumières.
Portraits, scènes galantes et pièces textiles historiques dialoguent pour explorer la diversité des représentations de la féminité telles qu’elles se déploient dans les mises en scène du XVIIIe siècle. L’exposition souligne l’essor d’un style français dont l’élégance séduit alors les cours et l’aristocratie européennes, révélant une histoire du costume à la fois ancrée dans une réalité matérielle et nourrie par l’imaginaire.
Au cœur de cette époque, la France s’impose comme le théâtre incontournable du raffinement et du prestige. Les artistes tels que Maurice Quentin de La Tour, Jean-Marc Nattier, Adélaïde Labille-Guiard, ou encore Élisabeth Vigée Le Brun excellent à traduire l’éclat des étoffes comme la profondeur des âmes, offrant à leurs modèles une aura de grâce et de pouvoir.
Le parcours de l’exposition, qui met en lumière ces œuvres virtuoses, s’enrichit de portraits marqués par une dimension psychologique nouvelle, où l’intimité et le naturel prennent une place centrale, sous l’influence anglaise. En parallèle, les pastorales de François Boucher et les fêtes galantes d’Antoine Watteau façonnent une féminité idéalisée et poétique.
Enfin, des photographies contemporaines de Steven Meisel, Esther Ségal, ou encore Valérie Belin, ainsi qu’une création Chanel par Karl Lagerfeld, suggèrent en contrepoint une réflexion sur la persistance des codes et l’héritage du XVIIIe siècle dans la mode actuelle, entre exigence sociale et imaginaire de la beauté.


Mise en ligne 19 février
Splendeurs du baroque
De Greco à Velázquez
Du 26 mars au 2 août 2026
Au printemps 2026, le Musée Jacquemart-André, en collaboration avec la Hispanic Society of America (New York), met à l’honneur l’art baroque hispanique. Elle vous offrira l’occasion d’admirer une quarantaine d’œuvres issues de la prestigieuse institution américaine et pour la première fois réunies en France, parmi lesquelles des peintures des grands maîtres du Siècle d’or tels que Velázquez, Greco et Zurbarán.
Une collection d'envergure
Fondée en 1904 par l’érudit et mécène américain Archer Milton Huntington (1870-1955), la Hispanic Society of America est la plus ancienne et importante institution muséale dédiée à l’étude et à la valorisation des arts et des cultures du monde hispanophone et lusophone hors de la péninsule ibérique. Animé d’une passion profonde pour l’Espagne et ses expressions artistiques et littéraires, Huntington constitua au fil de ses études et de ses voyages un ensemble remarquable de peintures, sculptures, manuscrits, pièces archéologiques et objets d’art, qu’il installa dans un écrin spécialement conçu dans le nord-ouest de Manhattan, à New York (Audubon Terrace). Voulue comme un lieu capable de « condenser l’âme de l’Espagne, au travers des œuvres de la main comme de l’esprit », selon les mots d’Huntington (1898), la Hispanic Society of America abrite aujourd’hui plus de 750 000 pièces, de l’Antiquité à l’époque contemporaine, couvrant plus de 35 pays et une grande variété de techniques et de mediums.
Le baroque hispanique
Au carrefour des influences italiennes et flamandes, mais également nourri par les découvertes et les échanges issus des territoires américains nouvellement conquis, l’art espagnol du Siècle d’or se caractérise par une richesse esthétique et thématique remarquable. Cette production constitue l’un des chapitres les plus singuliers de l’histoire artistique occidentale, bien que proportionnellement peu représentée dans les collections françaises. Des artistes venus de toute l’Europe, tels que Greco (1541-1614) ou Antonio Moro (v. 1520- v. 1577), participent au renouvellement de la peinture espagnole en lui insufflant innovation et vitalité. L’Espagne devient alors un terrain fertile pour l’épanouissement du style baroque. Ce terme, venant du portugais barroco, désignait à l’origine la forme d’une perle irrégulière et se caractérise, en art, par des formes foisonnantes, théâtrales et triomphantes, visant la séduction des sens. Francisco de Zurbarán, Juan Carreño de Miranda, Bartolomé Esteban Murillo ou encore Matteo Cerezo comptent parmi les maîtres de cette époque. La peinture espagnole excelle alors particulièrement dans les genres du portrait et des thématiques religieuses. Ces sujets religieux, imprégnés de l’esprit de la Contre-Réforme catholique, glorifient l’histoire, la dévotion et les dogmes sacrés dans une expression à la fois visuellement éloquente et intensément spirituelle. Le portrait espagnol est porté à son sommet par Velázquez, qui revitalise les anciennes formules au point de révolutionner le genre. Son Portrait de jeune fille (v. 1638-1642), présenté dans l’exposition, illustre parfaitement cette capacité à conférer une présence saisissante à ses modèles. Une œuvre de John Singer Sargent vient en contrepoint témoigner de l’influence durable de celui que Manet avait baptisé « le peintre des peintres ».
LE MONDE HISPANIQUE AU-DELÀ DE L’EUROPE
L’exposition comprend également des œuvres majeures d’artistes des XVIIe et XVIIIe siècles actifs ou originaires d’Amérique latine. Héritiers de la grande tradition picturale espagnole introduite après la conquête du « Nouveau Monde », ces peintres ont su marier apports occidentaux, techniques et traditions locales. Ce métissage a donné naissance à une production inédite et remarquable, encore très rarement montrée dans les musées français, dont l’exposition offrira une présentation précieuse.


Mise en ligne 31 mars
Avant les nymphéas. Monet découvre Giverny, 1883-1890
du 27 mars au 5 juillet
À l’occasion du centenaire de la disparition de Claude Monet, le 5 décembre 1926, le musée des impressionnismes organise une exposition exceptionnelle consacrée aux premières années de l’artiste dans le village de Giverny, de son arrivée en 1883, à la fin de l’année 1890, où il devient propriétaire de sa maison et peut entreprendre la création de son jardin.
Pendant ces années fondatrices,
Monet explore son nouvel environnement : coquelicots, peupliers, prairies et collines, cours de l’Epte et de la Seine, toute une topographie façonnée par la pluie et le brouillard, le soleil et les nuages.
L’exposition se propose ainsi de
faire revenir sur les lieux mêmes de leur création
une trentaine d’œuvres à travers lesquelles
le maître de l’impressionnisme s’est approprié le village et ses environs, offrant aux visiteurs l’expérience magique de pouvoir contempler les paysages de Giverny à travers les yeux de Monet, à l’intérieur comme à l’extérieur des salles.
Commissariat :
Cyrille Sciama, Directeur général du musée des impressionnismes Giverny, Conservateur en chef du patrimoine, et Marie Delbarre, Assistante de recherche au musée des impressionnismes Giverny
Avec le soutien du Musée Marmottan Monet et de l’Académie des beaux-arts, Paris


Mise en ligne 10 avril
Kwame Akoto
Almighty God Art Works
31 mars2026 06 sept.2026
Artiste et pasteur ghanéen, Kwame Akoto se distingue par son parcours singulier. En 1972, il ouvre son atelier à Kumasi, où il débute comme peintre d’enseignes, mais il s’affranchit rapidement des commandes commerciales pour développer un univers personnel mêlant foi, critique sociale et humour. Ancrée dans la vie locale, son oeuvre est aussi marquée par une vision engagée sur le monde.
Sous le nom d’Almighty God, il est un prédicateur et une figure respectée de son quartier. Dans son atelier Almighty God Art Works, il conçoit des images percutantes, où le texte tient un rôle essentiel. Ses oeuvres mêlent slogans moralisateurs, messages spirituels et scènes du quotidien, dans un style direct et sans détour. Le peintre se met aussi fréquemment en scène dans des autoportraits interrogeant le statut du créateur.
L’exposition rend hommage à cette figure majeure de la scène artistique ouest-africaine contemporaine. Elle explore ses thématiques de prédilection et met en lumière les influences, les rencontres – notamment avec l’artiste Hervé Di Rosa - et les convictions qui ont façonné sa démarche artistique unique.


Mise en ligne 10 mars
Lafayette entre France et Amérique. Histoire et légende
Du 01 avril au 14 juillet 2026
L’année 2026 marque à la fois le 250e anniversaire de la déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique et le 200e anniversaire du Lafayette College. À cette occasion, les Archives nationales et le Lafayette College s’associent pour consacrer une exposition à Gilbert Du Motier de Lafayette (1757-1834). Un personnage adulé aux États-Unis,
controversé en France, qui, tout au long de sa vie, joue un rôle de pont entre deux rives, entre deux cultures politiques.
Aux États-Unis, Lafayette est bien le « héros des deux mondes », une personnalité essentiellement positive de l’histoire nationale et célébrée comme telle de son vivant même. En France, le personnage est diversement apprécié pour son rôle dans les révolutions de 1789 et de 1830. Sa popularité et les jugements qu’ont portés sur lui ses contemporains puis l’historiographie ont beaucoup varié. Aujourd’hui encore, certains historiens restent très féroces à son encontre. Cette dichotomie si particulière à la célébrité de Lafayette est le fil conducteur de l’exposition présentée aux Archives nationales.
Un rôle politique de premier plan
Par sa longévité, Gilbert Du Motier de Lafayette traverse le temps des bouleversements et des révolutions. Fervent défenseur des libertés et de l’égalité, guidé par les idées des
Lumières, il joue un rôle de premier plan dans la vie politique. Il s’illustre dans la guerre d’Indépendance américaine (1777-1781), dans les débuts de la Révolution française
(1789-1792), dans la chute de Napoléon Ier (1815) et dans l’avènement de la monarchie de Juillet (1830). Au coeur de l’actualité pendant un demi-siècle, sa réputation suscite
la curiosité du public. Peu à peu Lafayette accède à la notoriété, une notoriété qu’il ne manque pas d’entretenir, lui qui fut toujours soucieux de la construction de son personnage. Mais une notoriété soumise à l’opinion publique qui en ce XVIIIe siècle fait irruption dans le jeu politique. Tandis qu’aux États-Unis il demeure un héros incontesté, en France, après une période d’enthousiasme, il va très vite être calomnié ; des campagnes de presse orchestrées par ses adversaires sapent sa popularité, des insinuations les plus malveillantes sont lancées au travers de publications, affiches et gravures souvent anonymes. Dans les caricatures qui se diffusent à l’automne 1791, Lafayette est la personnalité la plus représentée
(87 fois, contre 54 pour Louis XVI).
Lafayette ou l’invention de la célébrité Ces phénomènes sociaux communs à la France et aux États-Unis marquent les transformations de l’espace public. Dans Figures publiques : l’invention de la célébrité (1750-1850), l’historien Antoine Lilti montre que « la culture de la célébrité telle que nous la connaissons, telle qu’elle a envahi nos journaux, nos écrans et nos imaginaires n’est pas une invention récente. Elle plonge ses racines au coeur du XVIIIe siècle ; elle est contemporaine [des] Lumières » (rééd. 2022, p. 7, éditions Fayard, Collection Pluriel). Tour à tour bénéficiaire et victime de l’opinion publique, Lafayette est, en ce sens, un « bon sujet », non seulement parce que sa notoriété enjambe les périodes
chronologiques traditionnelles et traverse l’Atlantique dans les deux sens, mais parce que la matière est très abondante. Lafayette a certes peu publié personnellement, mais il a laissé des écrits personnels édités après sa mort (1837-1838, 6 vol.). Occupant une place de premier plan dans l’actualité politique (Indépendance américaine, Révolution
française, Restauration, retour triomphal aux États-Unis, révolution de Juillet…), il reçoit des témoignages de reconnaissance publique (réceptions et banquets, dénominations
de rues, d’établissements d’enseignement, de navires) ; il est pris pour sujet de multiples œuvres d’art dessinées, peintes, sculptées ; il fait l’objet dès son vivant de nombreux
jugements dans les écrits de ses contemporains (Mirabeau, Napoléon, Germaine de Staël, Chateaubriand, Lamartine).
Goodies et « Lafayette-mania »
Tout au long de sa vie, Lafayette est l’objet de campagnes d’opinion orchestrées en sa faveur ou à son encontre. Du côté français, ces campagnes d’opinion hostiles ou enthousiastes passent par la production et la diffusion de nombreux objets fabriqués en série : livres imprimés, articles de presse, mais aussi poèmes, chansons, pièces de théâtre et surtout images (estampes louangeuses ou satiriques, jeux de cartes, calendriers, médailles, gardes de sabres, éventails, boutons d’habit, tabatières, vaisselle et verrerie à son effigie…). Du côté américain, la « Lafayette-mania » qui s’est déclarée lors de son voyage de 1824-1825 a donné lieu à l’édition de produits dérivés ou de goodies (châles de soie, gants de peau portant le portrait de Lafayette…). Cette forme de notoriété qui émerge entre les Lumières et l’âge romantique, cet attachement aux personnalités publiques, qu’elles soient adulées et controversées, et l’apparition de l’opinion publique dans le jeu politique sont les mécanismes qui ont fait de Lafayette une figure publique internationale.

Mise en page 22 avril
Exposition en famille
2 avril - 13 mai
Espace Andrée Chedid 60 rue du Général Leclerc, Issy-les-Moulineaux, Hauts-de-Seine, Île-de-France
Une exposition de photographies et de livres proposée par HiP dans le cadre du Printemps de la photographie.
Qu’est-ce qu’une photographie de famille ? Un rituel, une trace, un geste répété de génération en génération, un témoignage du temps qui passe. Des clichés oubliés aux images que nous prenons aujourd’hui, ces photographies saisissent bien plus que des visages et des instants suspendus : elles tissent des liens entre les générations, gardent vivantes nos histoires et affirment notre existence commune.
Entre mémoire personnelle et archive collective, elles sont un fil tendu entre passé et avenir. Échos silencieux d’un monde qui n’est plus, ces images traversent le temps comme un message adressé aux générations futures et témoignent de ce que nous avons été, du chemin parcouru et de l’héritage transmis. À travers elles se dessine une histoire commune : des récits singuliers se répondent par delà les frontières et les époques, révélant un même désir de laisser une trace, de créer du lien, de dire : nous étions là.
L’exposition « En famille » croise les regards d’hier et d’aujourd’hui pour interroger ce geste devenu quotidien : pourquoi photographions-nous ceux que nous aimons ? Et finalement, que nous apprennent ces photographies sur nous-mêmes ?
exposition du jeudi 2 avril au mercredi 13 mai 2026
Vernissage le jeudi 2 avril 2026 à 18h30
Animations le dimanche 12 avril de 10h30 à 17h30
Gratuit, sur inscription pour le vernissage et les animations


Mise en ligne 22 avril
STUDIO, WOUNDS AND BATTLES, DESIRE IS THE REITERATION OF HOPE
Cathy de Monchaux
Du 03/04/2026 au 13/09/2026
Le Palais de Tokyo propose la première rétrospective de Cathy de Monchaux, figure majeure de la scène artistique britannique à travers un ensemble d’une cinquantaine d’œuvres datant de 1984 à aujourd’hui. L’exposition nous tiraille entre désirs et dangers épidermiques, réunissant des dessins techniques, des archives d’œuvres détruites, des sculptures et installations, verticales ou horizontales, au mur ou au sol ; l’artiste malmène les repères, en particulier de la phallocratie du langage philosophique et artistique, un « privilège accordé à la rectitude […] à la symbolique du phallus et du même coup réduction de la femme à la matière-matrice, à la mère, au vagin-utérus »1.


Mise en ligne 19 mars
LA MODE AU MOYEN ÂGE
(8 avril 2026 – 7 mars 2027)
L’aristocratie de la fin du Moyen Âge est l’instigatrice d’un renouvellement et d’une diversité des vêtements et des accessoires.
Ce sont là les prémices des phénomènes de mode tels que nous les connaissons aujourd’hui.
L’exposition rend compte, du bout des poulaines à la pointe du chaperon, de l’évolution de la silhouette à cette époque.
Autour de l’exposition :
Cycle de conférences, concerts, ateliers, visites guidées …
Programmation disponible début avril
Commissaire de l’exposition :
Nadège Gauffre Fayolle, chercheuse indépendante, spécialiste du fait vestimentaire au Moyen Âge et membre de l’AFET


Mise en ligne 15 avril
Martin SchongauerLe bel immortel
8 avril – 20 juillet 2026
Martin Schongauer est l’un des artistes germaniques les plus importants et les plus populaires de la fin du Moyen Âge. Né à Colmar vers 1445, mort à Vieux-Brisach en 1491, il est installé comme peintre mais doit sa renommée, dès son vivant, à son œuvre de graveur. Fils et frère d’orfèvres, il n’a pas lui-même exercé ce métier mais a certainement appris dans l’atelier paternel le maniement délicat du burin, qu’il porte à un haut degré de perfection.
L’exposition présente une large sélection de son œuvre gravé et dessiné et, pour la première fois, la quasi-totalité de ses peintures de chevalet et retables, dont la Vierge au buisson de roses de 1473, son seul panneau peint daté. Schongauer s’y montre fin observateur de la nature, narrateur inventif et délicat, mais aussi artiste lettré.
Les gravures de Martin Schongauer, abondamment diffusées, ont séduit plusieurs générations d’artistes. Faisant appel à tous les arts, les œuvres présentées dans la seconde partie de l’exposition, originaires d’une grande partie du continent européen et créées jusqu’au tout début du 17e siècle, permettent d’apprécier cette large réception artistique des œuvres du « Beau Martin ».


Mise en ligne 26 mars
Marilyn Monroe : 100 ans !
8 avril 2026 => 26 juillet 2026
51 Rue de Bercy, 75012 Paris
Mais qui est vraiment Marilyn Monroe ? Un mythe façonné par Hollywood, les médias de son époque et un public qui la moquait autant qu'il la chérissait ? Au-delà des légendes qui perdurent aujourd'hui, nous découvrirons qu'elle fut avant tout une comédienne, force motrice des films qu'elle interprète, dépositaire d'un style et d'un savoir-faire, et capable d'inventions et de propositions. Nous verrons comment son talent et sa technique ont cherché à s'épanouir au sein du système hollywoodien des studios, malgré des contraintes économiques et esthétiques.


Mise en ligne 1er avril
Sous toutes les coutures - Le vêtement au travail
Du 8 avril au 22 septembre 2026
Le musée consacre une grande exposition aux vêtements de travail. Plus de deux siècles d’histoire sociale, technique et esthétique s’y dévoilent : des premiers uniformes aux créations de haute couture, en passant par les vêtements de protection — apparus tardivement — et par les tenues destinées aux femmes, plus tardives encore. Une exploration sensible et documentée de ces habits qui racontent notre rapport au travail, au pouvoir et aux identités.
Endosser un uniforme, enfiler un bleu de travail ou porter la tenue d’une entreprise : des gestes simples, mais chargés de sens. Le vêtement professionnel fait la synthèse des évolutions de la société — hiérarchies, conquêtes sociales, transformations du travail, affirmation des droits et des aspirations individuelles. L’exposition Sous toutes les coutures - Le vêtement au travail met en lumière cette dimension en révélant un ensemble exceptionnel de pièces historiques et contemporaines. Elle se déploie en trois grands axes : « parures d’autorité », « parures de protection » et « 1990-2025 : une nouvelle ère ».


Mise en ligne 10 avril
Henry Taylor. Where thoughts provoke
Du 8 avril au 6 septembre 2026
L’exposition, déployée sur deux étages et treize salles, réunit une centaine d’œuvres — peintures, sculptures, installations — à travers lesquelles Henry Taylor explore la richesse et la complexité de l’expérience humaine. Qu’il s’agisse d’amis, de proches, de personnes anonymes ou de figures publiques, ses compositions proposent une vision vivante et profondément humaine de notre époque. Taylor crée une œuvre originale, expressive et plastique, puissante - il tisse des récits visuels qui mêlent trajectoires individuelles et réalités collectives, associant expériences personnelles, mémoire partagée et dialogues avec l’histoire de l’art. Ses relectures d’œuvres d’art inspirantes, notamment celles de David Hammons, Philip Guston ou Pablo Picasso montrent la manière dont Taylor s’empare du passé pour réinventer le présent.
Henry Taylor a fait l’objet de nombreuses expositions aux États-Unis et à l’étranger, dont une large rétrospective au Museum of Contemporary Art à Los Angeles en 2022, puis au Whitney Museum de New York en 2023. Ses œuvres figurent dans des collections publiques de premier plan, notamment au Studio Museum de Harlem à New-York, au MET et au MoMA. Cette exposition au Musée national Picasso-Paris est la première rétrospective de l’artiste en France.
Dossier de presse PDF - 18.33 Mo File Télécharger


Mise en ligne 19 mars
Lee Miller
Du 10 avril au 02 août 2026
Du 10 avril au 2 août 2026, le Musée d’Art Moderne de Paris présente la plus importante rétrospective consacrée à Lee Miller en France depuis vingt ans.
Organisée à l’initiative de la Tate Britain et en collaboration avec l’Art Institute of Chicago, l’exposition réunit près de 250 tirages anciens et modernes, dont plusieurs inédits, et propose un nouveau regard sur l’œuvre de Lee Miller.
Figure essentielle de l’avant-garde internationale, Lee Miller (1907, Poughkeepsie, États-Unis – 1977, Chiddingly, Royaume-Uni) fut tour à tour mannequin, artiste surréaliste, portraitiste, photographe de mode et correspondante de guerre accréditée par l’armée américaine. Longtemps reléguée au rôle d’égérie, elle est aujourd’hui reconnue comme l’une des grandes photographes du XXème siècle.
L’exposition retrace l’ensemble de son parcours, de ses débuts à New York aux années de guerre en Europe, en passant par son séjour en Égypte et sa vie à Londres. Elle démontre la richesse d’une œuvre où cohabitent expérimentations formelles, audace visuelle et engagement politique.
Dix-huit ans après la dernière rétrospective française au Jeu de Paume, le Musée d’Art Moderne de Paris propose un parcours en six parties, mêlant approche chronologique et thématique.
L’exposition s’ouvre sur un ensemble de portraits de Lee Miller réalisés par les plus grands photographes et cinéastes des années 1920 et 1930. Lee Miller s’impose comme une personnalité du New York de la fin des années 1920 à travers tout d’abord son activité de mannequin. Elle est l’un des modèles les plus recherchés par les magazines, figurant l’archétype de la femme moderne, émancipée et active. Lors de son séjour à Paris, ses liens avec les surréalistes la conduisent à jouer l’un des rôles principaux du premier film de Jean Cocteau, Le Sang d’un poète (1930-1932).
Le parcours se poursuit en examinant l’importance de son séjour parisien entre 1929 et 1932. Cette période est marquée par sa rencontre avec Man Ray, dont elle devient l’apprentie mais également la compagne. Leur intense collaboration explore la puissance érotique du médium photographique, et se matérialise notamment dans leur découverte conjointe de ce que Lee Miller appelait la « solarisation ». Également connue sous le nom d'effet Sabatier, la solarisation est une technique consistant à réexposer brièvement un tirage ou un négatif à la lumière pendant le traitement. Il en résulte une inversion partielle des tons de la photographie, créant un effet de halo onirique. Ce phénomène a été observé pour la première fois dans les années 1840, mais Man Ray et Lee Miller sont souvent considérés comme les premiers artistes à l'avoir utilisé de manière créative.
Lee Miller ouvre son propre studio et travaille comme photographe pour Vogue, affirmant ainsi son désir d’indépendance artistique. Ses photographies, singulières par leur goût pour les cadrages obliques et les rapprochements insolites, sont exposées dans les galeries parisiennes aux côtés des grands photographes de l'époque (Germaine Krull, Brassaï...).
Cette période très riche s’achève par son départ pour New York en 1932, où elle ouvre un nouveau studio. Sa première exposition personnelle est alors organisée par la galerie Julien Levy. Il n’y en aura pas d’autres de son vivant. Son activité de portraitiste, à laquelle deux sections sont dédiées, prend un véritable essor, et se poursuivra tout au long de sa vie. Elle reflète ses nombreux liens avec les milieux artistiques et littéraires.
En 1934, Lee Miller épouse l’homme d’affaire égyptien Aziz Eloui Bey et s’installe avec lui au Caire. Les photographies de cette période frappent par l’affirmation des motifs, des textures et des cadrages qui composent ses images. Loin de l’exploration de thèmes exotiques, Miller va davantage porter son attention vers les contrastes de matières et de formes, les changements de perceptions induits par les angles de prises de vues.
En 1937, la rencontre de Miller avec le peintre et poète surréaliste Roland Penrose l’éloigne progressivement de l’Égypte. Elle passe davantage de temps en Europe en compagnie de ses amis surréalistes. En 1939, au déclenchement de la guerre, elle choisit de rester à Londres et s’investit progressivement dans les publications du Vogue britannique en tant que photographe de mode. Cette section montre l’utilisation dans ses clichés des ruines et des bombardements de Londres. Elle participe par ailleurs à la publication en mai 1941 de l’ouvrage Grim Glory : Pictures of Britain Under Fire (Gloire lugubre, images de la Grande-Bretagne sous le feu), qui témoigne de la vie quotidienne pendant le Blitz en mêlant célébration patriotique et humour noir.
À l’hiver 1942, Miller est l’une des rares femmes photographes à obtenir une accréditation de correspondante de guerre par les États-Unis. Désormais, elle couvre directement le conflit et consacre de nombreux reportages aux femmes engagées dans la guerre : infirmières, membres de la défense anti-aérienne, aviatrices, qui paraissent aussi bien dans le Vogue britannique qu’américain.
Quelques semaines après le Débarquement de juin 1944, elle traverse la Manche pour suivre l’avancée des troupes alliées, et se trouve en première ligne sur le front, notamment lors de la libération de Saint-Malo. Ses photographies et ses articles dénoncent la violence du conflit. Le parcours montre la façon dont elle se distingue alors des reportages de guerre classiques, par le ton qu’elle emploie et son engagement très personnel. Son œil et sa sensibilité s’attachent davantage à des détails signifiants, qu’au théâtre des opérations militaires.
En avril 1945, aux côtés du photographe de Life David E. Scherman, Lee Miller se rend à Dachau et Buchenwald juste après la libération des camps. Accompagnés d’un article (Believe it – juin 1945), certains de ses clichés publiés dans Vogue font état de sa sidération. Les photographies de Lee Miller sont parmi les premières à révéler au grand public l’entreprise d’extermination de masse des nazis.
Le 30 avril 1945, juste après avoir photographié le camp de Dachau, Lee Miller se rend à Munich et entre dans l’appartement d’Adolf Hitler. Dans une photographie entièrement mise en scène et chargée de symboles, elle pose dans la baignoire du dictateur. Peu diffusée sur le moment, l’image est aujourd’hui considérée comme l’une des photographies les plus emblématiques de la fin du conflit mondial. Jusqu’en janvier 1946, Lee Miller photographie l’Europe et la Libération. Ces images reflètent la douleur et les privations mais également les laissés-pour-compte de la Libération, comme les femmes et les enfants. Miller confie ainsi à son éditrice : « Je préfère décrire les dégâts des villes détruites et des personnes blessées plutôt que de faire face au moral brisé et à la foi anéantie de ceux qui pensaient que “les choses allaient redevenir comme avant” ».
Les années qui suivent, Miller peine à se relever de son expérience de la guerre. La dernière section de l’exposition est consacrée à son installation à Farley Farm House (Sussex) avec Roland Penrose et leur fils Antony. Lee Miller poursuit tout d’abord ses reportages et photographies de mode pour Vogue, mais cesse peu à peu son travail commercial. Dans un cadre plus privé, elle continue à réaliser des portraits de ses proches, qui reflètent son engagement continu auprès de l'avant-garde internationale. Farley’s House, reflet du couple Miller-Penrose, devient un lieu important de rencontres artistiques au cours desquelles Lee Miller s’adonne à de nombreuses expérimentations culinaires, qui rendent souvent hommage à l’inventivité de ses amis.


Mise en ligne 15 avril
CLING ! La bande dessinée parle cash
Aventuriers, voleurs, milliardaires, marginaux... Quand la bande dessinée parle d'argent.
Du 10 avril au 6 septembre 2026
Picsou plonge dans son coffre-fort. Les Dalton braquent une banque. Tintin court après un trésor qui n'existe peut-être pas. Largo Winch hérite d'un empire. Gaston Lagaffe déclare la guerre aux parcmètres. Depuis toujours, la bande dessinée raconte l'argent à travers ses personnages les plus iconiques.
Du 10 avril au 6 septembre 2026, la Monnaie de Paris consacre une grande exposition à cette relation passionnante, drôle et parfois explosive avec CLING ! La bande dessinée parle cash. Des ruées vers l'or à la finance invisible contemporaine, du lingot à la fausse monnaie, la bande dessinée agit comme un miroir de nos sociétés, oscillant sans cesse entre critique sociale et succès populaire.
Rassemblant plus de 250 œuvres issues de collections publiques et privées, l’exposition explore deux siècles de création, des strips de presse américaine aux mangas, en passant par la BD franco-belge et les comics.
Le commissariat de l'exposition est assuré par Lucas Hureau et Damien MacDonald. La Monnaie de Paris, organisatrice de l'exposition, en a confié la production déléguée à la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image (CIBDI).


Mise en ligne 22 avril
Exposition "La poudre et l'encre. Une conversation avec Patrick Boucheron"
à la Bibliothèque de l'Arsenal (BnF, Paris)
Du 14 Avril 2026 au 4 Juillet 2026
La bibliothèque de l'Arsenal (BnF) présente une exposition, conçue sous le commissariat général de l'historien, professeur au Collège de France, Patrick Boucheron, consacrée aux rapports entre les livres et la violence, et plus généralement à la place de la violence dans l’histoire des représentations littéraires et iconographiques.
La bibliothèque de l’Arsenal est la deuxième plus riche bibliothèque patrimoniale de France. Son histoire et son nom paradoxal qui réunit deux termes spontanément séparés (« bibliothèque », associée à la paix et à la culture, et « arsenal » renvoyant à la guerre et à la barbarie) font d’elle un lieu idéal pour questionner la représentation de la violence dans les livres et les effets des livres sur la violence.
Conçue comme une déambulation savante, libre et inventive, l’exposition s’appuie sur les collections de la bibliothèque de l’Arsenal pour parler de la fascination exercée par la violence, de la réprésentation des cruautés, de la mise en ordre de la violence par les livres, mais aussi de la violence propagée par certains livres, de la violence à l’œuvre dans certaines traductions, de la violence combattue par les livres. Les étapes de ce parcours sont scandées par six pièces phares de la collection auxquelles d’autres œuvres, manuscrits médiévaux, estampes, photographies ou livres imprimés, font écho, donnant lieu à des rapprochements porteurs de sens : le manuscrit des 120 Journées de Sodome du marquis de Sade, les Misères et malheurs de la guerre de Jacques Callot, L'Académie de l'espée, un numéro de la Libre parole, le Coran de Pierre le Vénérable, la maquette d’un bateau négrier donnée à Mirabeau et à l’abbé Grégoire.
Plus de renseignements sur « La poudre et l’encre. Une conversation avec Patrick Boucheron » sont disponibles sur la page suivante : https://www.bnf.fr/fr/agenda/la-poudre-et-lencre-une-conversation-avec-patrick-boucheron ou dans le catalogue édité à cette occasion par les éditions de la BnF : https://editions.bnf.fr/la-poudre-et-lencre
Entrée libre et gratuite, du mardi au samedi, de 12h à 19h, du 14 avril au 4 juillet.


Mise en ligne 1er avril
Károly Ferenczy
Modernité hongroise
Du 14 avril 2026 au 06 septembre 2026
Aussi célèbre en Hongrie qu’il est méconnu en France, Károly Ferenczy (1862-1917) est une figure majeure de la modernité en Europe centrale. Son œuvre profondément singulier l’impose comme l’un des grands peintres du tournant des XIXe et XXe siècles.
Par cette première rétrospective française, le Petit Palais entend mettre en lumière son originalité fondamentale. Ni naturaliste, ni symboliste, ni impressionniste, ni nabi, mais un peu tout cela à la fois, il incarne le cosmopolitisme de la fin-de-siècle dans toute l’étendue de sa culture. Membre fondateur d’une colonie d’artistes installée au cœur de la nature hongroise, Ferenczy fait de la peinture de plein air l’une de ses pratiques les plus emblématiques. Il cherche dans la nature l’expression d’une spiritualité syncrétique. Sous son pinceau, le soleil apparaît souvent comme un protagoniste central dans des paysages d’une lumière sans équivalent.
Avec près de 140 œuvres, le parcours met en évidence les multiples facettes de la démarche de l’artiste − paysages, portraits, scènes familiales, sujets bibliques, nus et caricatures − et révèle le rôle fondamental de Károly Ferenczy dans l’émergence d’une école artistique proprement moderne en Hongrie. L’exposition a été conçue en collaboration avec le musée des Beaux-Arts de Budapest et la Galerie nationale hongroise.
Dossier de Presse
dp_ferenczy_bd.pdf (PDF - 2M)


Mise en ligne 1er avril
Toutes Marianne(s) • Liberté(e) - Egalité(e) - Fraternité(e)
Du 15 avril au 13 juillet 2026,
Le Musée Postal présente Toutes Marianne(s) • Liberté(e) – Égalité(e) – Fraternité(e), une exposition inédite imaginée par la photographe Sylvie Castioni et la commissaire Annelise Stern. À travers 92 portraits de femmes, le symbole républicain de Marianne s’émancipe de son image unique pour devenir plurielle, diverse et profondément contemporaine.
Un nouveau visage pour Marianne
Au fil des décennies, Marianne s’est imposée comme l’un des emblèmes les plus puissants de la République française. Figure d’unité, de liberté et d’engagement démocratique, elle a longtemps été représentée de manière uniforme – notamment à travers les timbres postaux, vecteurs historiques de son image.
En accueillant cette exposition, le Musée Postal poursuit son exploration des grandes figures de l’imaginaire collectif. Cette fois, la réflexion est renversée : et si Marianne ne se résumait plus à un seul visage, mais à une constellation d’expériences féminines ?
Toutes Marianne(s) rassemble 92 portraits qui incarnent chacun une interprétation intime des valeurs républicaines. Personnalités médiatiques, artistes, sportives, femmes engagées ou anonymes aux parcours singuliers composent une mosaïque vivante de la société française : Anne Roumanoff, Suzane, Claudia Tagbo, Sylvie Tellier, Frédérique Bel, Reem Kherici, ou encore la championne paralympique Nantenin Keita. Toutes portent le bonnet phrygien, symbole de liberté, mais chacune selon son histoire et son regard.


Mise en ligne 26 mars
Michel-Ange RodinCorps vivants
15 avril – 20 juillet 2026
Deux maîtres inégalés de la sculpture occidentale dialoguent à travers les siècles : Michel-Ange et Rodin. Leurs œuvres, qui incarnent la force du corps et la profondeur de l’âme, se rencontrent dans une confrontation inédite où se révèlent continuités comme ruptures.
Organisée en cinq sections – Deux artistes mythiques ; Nature et Antiquité : réinventer le modèle ; Non finito ; Corps et âme ; Energie et vie – l’exposition réunit marbres, bronzes, plâtres, terres cuites, moulages et une très riche production graphique. Le parcours met l’accent sur les enjeux formels et conceptuels qui aboutissent à une même ambition : rendre visible l’énergie intérieure du corps.
Le corps apparaît comme enveloppe et peau de l’âme, matière vivante soumise au temps et au geste. Le parcours interroge aussi la postérité de ces gestes : comment la réécriture de l’antique et l’usage des corps ont préparé les ruptures du XXe siècle ? En montrant filiations, emprunts et détournements, l’exposition propose une lecture sensible des mythes des deux génies et invite à repenser la sculpture non pas comme un élément qui « fait forme » mais comme un laboratoire d’innovations artistiques.


Mise en ligne 26 mars
Calder. Rêver en équilibre
Exposition Du 15.04.2026 au 16.08.2026
À l’occasion du centenaire de l'arrivée en France d'Alexander Calder et des cinquante ans de sa disparition, la Fondation présente l’exposition « Calder. Rêver en équilibre ».
Cette exposition couvre un demi-siècle de création, de la fin des années 1920 et les premières représentations du Cirque Calder qui captivent les avant-gardes parisiennes, à ses sculptures monumentales qui redéfinissent l’idée d’art public dans les années 1960 et 1970. À la Fondation, flottant dans l’architecture des espaces dessinés par Frank Gehry, ses mobiles transforment l’exposition en chorégraphie.
L’exposition, l’une des plus importantes à ce jour consacrées à Alexander Calder, a été conçue en étroite collaboration avec la Calder Foundation, qui en est le principal prêteur. Elle bénéficie également de prêts d’institutions internationales et de collectionneurs privés de premier ordre, regroupant ainsi près de 300 œuvres : des mobiles et stabiles – pour emprunter à la terminologie caldérienne pour désigner les abstractions cinétiques et statiques – mais également des portraits réalisés à partir de fil de fer, des figures sculptées en bois, des peintures, des dessins et même des bijoux, conçus comme de véritables sculptures. Tout au long d’un parcours chronologique, occupant plus de 3000 m2, les préoccupations artistiques fondamentales de Calder sont articulées : tout d’abord le mouvement mais aussi, la lumière, la réflexion, les matériaux humbles, le son, l'éphémère, la gravité, la performance, l'espace positif et négatif.

Mise en ligne 10 avril
Explorations : une affaire d’État ?
Du mercredi 15 avril 2026 au dimanche 16 août 2026
Une exposition inédite qui présente trois siècles d’explorations françaises, d’hier à aujourd’hui, où science, pouvoir et armée se conjuguent dans un enjeu majeur de souveraineté.
1763, la France perd la guerre de Sept Ans et, avec elle, son premier empire colonial en Amérique et en Asie. Dans un contexte de rivalité internationale dominé par les puissances maritimes anglaise et hollandaise, la monarchie cherche à réaffirmer sa place en soutenant de grandes expéditions autour du monde. L’exposition Explorations : une affaire d’État ? revient sur ces entreprises françaises, du XVIIIe siècle à aujourd’hui, menées au prix d’importants moyens financiers, logistiques, technologiques et humains, où se croisent enjeux scientifiques, politiques et militaires.
Sur près de 300 ans, le parcours interroge les différentes formes que prend l’exploration : voyages, missions scientifiques, traversées ou encore expéditions. Destinées à parcourir des territoires alors inconnus des Européens, à en établir l’existence ou parfois à les revendiquer, ces entreprises sont exigeantes et souvent dangereuses. Les militaires y occupent une place centrale, mobilisés pour leurs compétences en navigation, cartographie, ingénierie, médecine ou sécurité. L’exposition en présente les objectifs, les évolutions, ainsi que les réussites et les échecs.
À travers des archives, des objets scientifiques et techniques, des œuvres d’art et des témoignages, l’exposition met en lumière les contextes politiques dans lesquels ces expéditions ont été conçues.
Elle montre aussi l’évolution des motivations au fil du temps : ambitions intellectuelles, commerciales et expansionnistes au XVIIIe siècle ; missions scientifiques et conquêtes territoriales au XIXe siècle ; exploration des fonds marins et de l’espace après la Seconde Guerre mondiale.
Aujourd’hui, ces démarches s’inscrivent dans des enjeux liés à la géopolitique, à la préservation des écosystèmes et à la défense des souverainetés, qu’il s’agisse des abysses, des pôles, de l’espace ou encore des environnements numériques.
Le public est invité à découvrir un récit historique des explorations à travers le temps et l’espace.


Mise en ligne 10 avril
Madame de Sévigné Lettres parisiennes
Exposition du 15 avril au 23 août 2026
Le musée Carnavalet – Histoire de Paris présente une exposition consacrée à Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné (1626-1696), à l’occasion du 400e anniversaire de sa naissance.
Conçue avec l’appui d’un comité scientifique composé de spécialistes de l’œuvre et de la période, l’exposition se fonde sur le renouvellement de l’approche critique consacrée à l’épistolière et réunit plus de 200 œuvres, peintures, objets, dessins, provenant des collections du musée, d’importantes collections publiques françaises et de collections particulières.
Marie de Rabutin-Chantal naît à Paris, place Royale (actuelle place des Vosges) le 5 février 1626. Issue d’une famille d’ancienne noblesse bourguignonne par son père, elle est élevée à Paris par ses grands-parents maternels, les Coulanges, qui lui assurent une excellente éducation, rare pour une jeune fille. En 1644, elle épouse Henri de Sévigné, gentilhomme breton, dont elle aura deux enfants : Françoise-Marguerite et Charles. La mort de son mari, tué en duel en 1651, la laisse veuve à vingt-cinq ans.
Vivant entre le quartier du Marais à Paris et ses terres des Rochers en Bretagne, Madame de Sévigné participe aux cercles lettrés les plus raffinés de la capitale, dont ceux de la marquise de Rambouillet et de Mademoiselle de Scudéry. Elle prend part à l’élaboration de la culture galante qui s’épanouit alors en art de vivre et influence la littérature et les arts.
La majeure partie de la correspondance conservée de Madame de Sévigné est constituée des lettres envoyées à sa fille, mariée en 1669 au comte de Grignan et partie vivre en Provence. La Correspondance éditée constitue aujourd’hui à la fois une œuvre qui figure parmi les classiques de la littérature française et un document essentiel pour la connaissance de l’histoire des idées, des mœurs et des événements de cette période.
Au sein de l’hôtel Carnavalet où vécut la célèbre Parisienne de 1677 à sa mort en 1696, cette exposition revient sur la vie de Madame de Sévigné à Paris, à un moment où la ville connaît d’importantes transformations.


Mise en ligne 16 avril
Pulsions
Jean Dubuffet, les dernières années (1974-1985)
16-04-2026 / 24-10-2026
Fondation Dubuffet, Paris, France 137 rue de Sèvres
La Fondation Dubuffet présente l’exposition « Pulsions. Jean Dubuffet, les dernières années (1974-1985) » réunissant plus de 150 oeuvres.
En 1974, après avoir mis un terme au cycle de L’Hourloupe, Jean Dubuffet, alors âgé de plus de 70 ans, entame un nouveau chapitre de sa création. Au cours de dix années d’intense production, il explore des voies plastiques inédites, naviguant librement entre figuration et non-figuration.
Entre 1974 et 1985, il réalise plus de 1500 peintures et 1000 dessins, organisés en une vingtaine de séries. Cette période tardive témoigne de la liberté du geste et de l’audace constante qui caractérise la pratique de Jean Dubuffet.
Horaires
- Du lundi au vendredi, de 14h à 18h
- Fermeture les jours fériés et le vendredi 15 mai 2026


Dernier ajout
Mise en ligne 30 avril
Sèvres, une passion Rothschild. De la Villa Ephrussi à Paris
17 avril - 26 juillet 2026
Plongez au cœur d’une saga familiale hors du commun, où la passion pour la porcelaine de Sèvres du XVIIIᵉ siècle traverse le temps. Entre amour du Beau, excellence des savoir-faire et attachement au patrimoine, la famille Rothschild noue un lien unique avec Sèvres, une manufacture emblématique et vivante depuis 1740.
De Sèvres aux Rothschild : histoire d’une fascination
Au sein de la famille Rothschild, les collections se créent et se transmettent de génération en génération. Grâce à leur générosité, nombre de ces trésors ont rejoint les collections publiques françaises et de grands musées internationaux.
De Francfort à Paris, en passant par Vienne, Naples ou Londres, les Rothschild ont réuni parmi les plus spectaculaires porcelaines de Sèvres du XVIIIᵉ siècle : vases aux formes de vaisseaux, d’animaux ou d’architectures, aux couleurs éclatantes et aux décors virtuoses. Présentées dans une scénographie immersive, ces œuvres dialoguent avec des archives inédites et des intérieurs reconstitués.
Réunissant pour la première fois les Manufactures nationales – Sèvres & Mobilier national et l’Académie des beaux-arts, propriétaire de la Villa Ephrussi de Rothschild, l’exposition propose un parcours en neuf sections, introduit par Béatrice Ephrussi de Rothschild. Elle retrace l’histoire de ces chefs-d’œuvre, tout en évoquant les spoliations subies par la famille, grâce à des prêts exceptionnels de grandes institutions françaises et internationales.

Mise en ligne 16 avril
Van Gogh influenceur. Héritages en mouvement
Du 18/04/26 au 03/01/27
Rue de Léry. Parking : Chemin des Berthelées 95430 Auvers-sur-Oise
Description
Du 18 avril 2026 au 3 janvier 2027, le château d’Auvers-sur-Oise accueille Van Gogh influenceur | Héritages en mouvement, une exposition originale qui propose un regard contemporain sur l’un des artistes les plus emblématiques de l’histoire de l’art. Plus qu’un peintre, Vincent van Gogh apparaît ici comme un véritable influenceur avant l’heure, dont l’œuvre continue d’irriguer la création artistique bien au-delà de son époque.
Un dialogue entre passé et création contemporaine
Peintres, plasticiens, photographes et artistes d’aujourd’hui s’emparent de l’héritage de Van Gogh pour en révéler toute la modernité. Styles, couleurs, gestes, regards portés sur le monde : l’exposition explore les multiples filiations artistiques nées de son œuvre, dans un parcours immersif et dynamique. À travers ces réinterprétations, le génie de Van Gogh se raconte autrement, en mouvement, vivant et résolument actuel.
Auvers-sur-Oise, lieu emblématique de Van Gogh
Présenter cette exposition au château d’Auvers-sur-Oise prend tout son sens. C’est ici, dans ce village mythique du Val-d’Oise, que Van Gogh a vécu ses derniers mois et laissé une empreinte indélébile. Il repose aujourd’hui aux côtés de son frère Théo, dans le cimetière du village, non loin de l’église Notre-Dame de l’Assomption qu’il a immortalisée dans une de ses toiles les plus célèbres.

Mise en ligne 17 avril
Madame, Monsieur,
Médiatrice scientifique et culturelle au Collège de France, je me permets de vous contacter afin de vous proposer la visite guidée gratuite de l’exposition Préhistoire : entre utopie et réalité, présentée au Collège de France du 29 avril au 19 juillet, organisée à partir des travaux du professeur Hublin, spécialement conçue pour les publics scolaires et étudiants. Cette exposition interroge les représentations idéalisées ou fantasmées de la Préhistoire et les confronte aux réalités établies par les recherches scientifiques actuelles.
Cette exposition offre aux élèves l’opportunité de découvrir les apports récents de la recherche scientifique et de mieux comprendre les modes de vie des sociétés préhistoriques. Elle met en lumière une vision renouvelée de cette période, en dépassant certains stéréotypes encore répandus.
La visite guidée, gratuite, est proposée du lundi au vendredi à 10h et à 14h30, et adaptée aux différents niveaux, du primaire au lycée ainsi qu’aux étudiants. Vous trouverez davantage d’informations sur la page web dédiée : https://www.college-de-france.fr/fr/expo-prehistoire , qui donne également accès au formulaire de réservation des visites à destination du public scolaire.
Je reste à votre disposition pour toute information complémentaire et vous remercie de bien vouloir diffuser cette information aux enseignants de votre établissement qui pourraient être intéressés par ce dispositif.
Je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de mes salutations respectueuses.
Céline PADIOLLEAU
Responsable - Pôle médiation scientifique et culturelle
Direction des enseignements, des relations internationales et des partenariats
Collège de France
Site : Marcelin Berthelot
Bâtiment A
Étage 1 - Pièce 2
Téléphone : 0144271107 - 0698158230
En télétravail le mercredi et le vendredi


Dernier ajout
Mise en ligne 30 avril
GIOVANNI SEGANTINI (1858-1899)
JE VEUX VOIR MES MONTAGNES
29 avril - 16 août 2026
le Musée Marmottan Monet consacre la première exposition monographique parisienne à Giovanni Segantini, grande figure du symbolisme et du divisionnisme européen. Réunissant une soixantaine d’œuvres – peintures, pastels et dessins – elle retrace l’itinéraire fulgurant d’un artiste qui fit des paysages alpins le cœur d’une quête à la fois esthétique et spirituelle. De la Lombardie italienne à la vallée suisse de l’Engadine, Segantini a su saisir la force de la nature et en révéler la dimension symbolique, bien au-delà du réalisme. Il rêvait d’exposer à Paris à l’occasion de l’Exposition universelle de 1900, projet interrompu par sa mort prématurée en 1899. Plus d’un siècle plus tard, cette exposition, placée sous le commissariat de Gabriella Belli et Diana Segantini, rend enfin hommage à son regard visionnaire et à sa manière unique de mettre en dialogue l’homme et la nature, d’une étonnante modernité.
En écho à cette rétrospective, une sélection d’œuvres d’Anselm Kiefer intituléeVoglio vedere le mie montagne, en hommage à Segantini, sera également présentée au public.
Co-commissariat : Gabriella Belli, historienne de l’art, Diana Segantini, commissaire indépendante et spécialiste de l’œuvre de Giovanni Segantini


Dernier ajout
Mise en ligne 30 avril
Jardins des Lumières, 1750-1800
Exposition du 5 mai au 27 septembre 2026 au Grand Trianon
Au printemps 2026, se tiendra au Grand Trianon l'exposition Jardins des Lumières, 1750-1800, une découverte inédite du jardin paysager au XVIIIe siècle. Réunissant près de 160 œuvres parmi lesquelles peintures, dessins, mobilier, projets d’architecture et costumes, le parcours mettra en lumière, à travers une scénographie spectaculaire, la naissance d'un art du paysage affranchi des règles du jardin à la française, célébrant l'irrégularité, la fantaisie et l'évocation philosophique de la nature. En dialogue étroit avec les jardins commandés par Marie-Antoinette au Petit Trianon, l’exposition offrira une relecture sensible de sites emblématiques que le public pourra découvrir ensuite, tels que le Belvédère, le temple de l’Amour et le Hameau de la Reine.
des jardins d'illusion
L'exposition retrace les débuts du landscape garden, pleasure garden ou picturesque garden, une mode qui naît en Angleterre dans les années 1730 et qui traduit une nouvelle manière de penser le jardin. Loin du tracé géométrique du jardin à la française, les jardiniers et architectes imaginent des tracés sinueux, d'apparence libres mais savamment orchestrés, dans lesquels reliefs, cours d’eau, grottes et fabriques dessinent un monde en miniature. Ces compositions paysagères sont alors communément appelées « jardins anglo-chinois » ou « jardins anglais ». Les toiles d'Hubert Robert permettront aux visiteurs de se plonger dans ces décors capables de susciter l'émotion, la surprise et la contemplation.
Ces paysages sont pensés comme des espaces de voyage et de découverte. Les références à l’Antiquité, à l’Orient, aux cultures européennes et aux civilisations lointaines nourrissent une mise en scène sensible. Des maquettes anciennes en forme de pyramides, de temples et de pagodes chinoises illustreront la multitude d'univers convoqués en un lieu.
En effet, le jardin se conçoit désormais comme une promenade qui permet de voyager de la Rome ou de la Grèce antiques à la Chine, de la montagne à la ferme, de parcourir l’histoire des nations de l’Égypte aux Saxons, ou encore d’évoquer les hommes illustres antiques ou contemporains.
À travers la découverte d'objets décoratifs, de dessins et de plans d'inspiration orientale, le public pourra se figurer l'influence majeure qu'a l'ailleurs sur l'imaginaire de la société du XVIIIe siècle.
Reflets des idées des Lumières, les jardins incarnent également une nouvelle relation au monde et à la nature. L’influence de Rousseau est omniprésente : ses descriptions de la nature à Ermenonville, les débats sur l’éducation, la promenade, la méditation ou la rêverie imprègnent ces espaces. Le paysage devient ainsi un langage, un espace de réflexion autant qu’un lieu d’émotion.
L'art du paysage s'invitait aussi jusque dans l'intimité. Ainsi, à travers la réunion exceptionnelle de quatre toiles d’Hubert Robert prêtées par le Metropolitan Museum of Art de New-York, l'exposition restituera le décor de la salle de bain du château de Bagatelle afin de plonger le visiteur dans l’atmosphère spectaculaire et immersive de cette pièce.
Vie au jardin
La seconde partie de l’exposition invitera le public à entrer dans l’intimité de ces paysages habités, où se joue une transformation des modes de vie aristocratiques à la fin de l’Ancien Régime.
Ces jardins favorisent l’émergence d’une vie de campagne élégante et largement fantasmée. Les usages évoluent tout comme les apparences : vêtements plus légers, chapeaux de paille tressée, mobilier de jardin, accessoires adaptés à la vie extérieure, comme en témoignent les portraits peints par Élisabeth Vigée Le Brun et George Romney. Le jardin devient un espace de sociabilité raffiné, où se mêlent intimité, représentation et liberté.
Véritables laboratoires de création, les fabriques et leurs décors donnent naissance à des formes inédites de mobilier et d’objets. Inspirées de l’Antiquité, de l’exotisme ou du monde rustique, ces pièces hybrides traduisent une inventivité sans précédent. Table en bambou pour la pagode de Chanteloup, tabouret de concrétions de grotte conservé au Bowes Museum ou encore les chaises de roseaux pour la Chaumière aux coquillages de Rambouillet seront présentés dans l'exposition. Ils témoignent du prolongement de l’esthétique du paysage dans les usages quotidiens où s’estompe la frontière entre nature, architecture et arts décoratifs.
La dernière partie de l'exposition sera consacrée au jardin en tant que scène festive, cadre de fêtes somptueuses. Illuminations, spectacles, et jeux nocturnes transforment les paysages en décors éphémères, propices à l’émerveillement et à l’illusion. Les peintres Claude-Louis Chatelet et Louis-Nicolas de Lespinasse saisissent ces instants suspendus, où le jardin devient le théâtre d’un art de vivre hédoniste, joyeux et profondément moderne, comme en témoignent par exemple les fausses éruptions volcaniques de Worlitz.
Le prêt exceptionnel par la Banque de France de la célèbre Fête à Saint-Cloud (1755-1780) de Jean-Honoré Fragonard, et de deux autres toiles de la National Gallery of Art de Washington du même ensemble réunies pour la première fois, évoquent ces instants de plaisirs baignant dans une atmosphère irréelle et enchantée. Ces magistrales compositions témoignent de ce plaisir de vivre qui caractérise la fin de l'Ancien Régime.
Se promener dans un jardin anglais : le domaine de Trianon
Le Domaine de Trianon offre un témoignage remarquable de l’art du jardin anglais au XVIIIe siècle : admirablement préservé, il conserve l’essentiel des codes du jardin paysager, dont il incarne encore aujourd’hui le charme rustique et l’esprit poétique.
Dès 1774, année de son accession au trône, la reine Marie-Antoinette a un grand projet pour le Petit Trianon : la création d'un jardin anglais. Son architecte Richard Mique, et le jardinier Antoine Richard réalisent des travaux considérables pour composer un nouveau paysage de lacs, de montagnes, de grottes et de rivières. En 1776, la première fabrique construite prend la forme d'un manège d'inspiration chinoise dans laquelle les proches de la reine s'adonnent au jeu de bague. À sa suite seront créés le temple de l'Amour, le Belvédère et le Hameau de la Reine, véritables symboles du jardin paysager.
La reine évolue dans ce décor de théâtre avec une société choisie. Elle en fait un lieu de plaisirs et d’amusements, de promenades et de fêtes, lui permettant de prendre ses distances avec l'étiquette. Chaque membre de la famille royale créera ensuite sa propre folie, Mesdames à Bellevue et à l’Ermitage de Versailles, le comte d’Artois à Bagatelle ou encore le comte de Provence du parc de Balbi.
L’exposition se concluera en invitant le visiteur à prolonger son parcours dans les jardins de Trianon pour qu’à son tour il puisse se perdre dans les recoins sinueux du jardin paysager. Elle évoquera également les jardins anglais qui se laissent encore contempler aujourd’hui, tels qu’Ermenonville, le Désert de Retz ou le parc de Bagatelle.


Dernier ajout
Mise en ligne 30 avril
Hilma af Klint
Les peintures du Temple (1906-1915)
6 mai - 30 août 2026
Son œuvre a bouleversé la chronologie de l’art moderne. Pour la première fois en France, découvrez l’univers visionnaire de Hilma af Klint (1862-1944), pionnière de l’abstraction longtemps restée dans l’ombre. De ses grandes compositions à ses œuvres secrètes, son art mêle couleurs, formes et symboles avec une audace fascinante.
Formée à l’Académie royale des Beaux-Arts de Stockholm, Hilma af Klint mène une double vie artistique : une pratique figurative conforme aux attentes de son époque ; et dans le secret, une production radicalement avant-gardiste, nourrie par la théosophie et le spiritisme, explorant harmonie cosmique et forces invisibles.
Dès 1906, bien avant Kandinsky ou Malevitch, elle crée des compositions audacieuses, où couleurs vives, formes géométriques et motifs organiques annoncent les grands courants de l’art moderne. Spirales, cercles et faisceaux témoignent d’une liberté totale de création et confèrent à ses peintures une dimension universelle et intemporelle.
À cette occasion, le Grand Palais et le Centre Pompidou présentent son grand œuvre : le cycle des Peintures du Temple (1906‑1915), dont la série monumentale Dix Plus Grands. L’exposition met également en lumière les multiples sources de son inspiration (ésotérisme, art populaire, culture scientifique) et interroge le rôle longtemps méconnu des femmes dans l’histoire de l’art moderne.
Première exposition monographique en France, cet évènement révèle aussi un destin hors norme. Hilma af Klint avait choisi de garder ses œuvres abstraites cachées, en les faisant sceller pendant vingt ans après sa mort. Il faut attendre 1986 et l’exposition The Spiritual in Art à Los Angeles pour que son œuvre soit enfin révélée au grand public.
Une occasion rare de faire connaissance avec une artiste qui, en avance sur son temps, transcende les frontières entre art, science et spiritualité.


Mise en ligne 23 avril
Plumes du paradis
Voyages d'un oiseau extraordinaire de Nouvelle-Guinée
12 mai2026 08 nov.2026
Galerie Germain Viatte
Des forêts de Nouvelle-Guinée aux tableaux des grands maîtres de l’école du Nord, une traversée fascinante sur les traces des oiseaux de paradis, créatures flamboyantes qui captivent le monde depuis cinq siècles.
Cette exposition retrace la circulation des plumes et des représentations des oiseaux de paradis, oiseaux- artistes faiseurs d’enchantement originaires des forêts luxuriantes de Nouvelle-Guinée. Objet de convoitise, de contemplation et d’inspiration, ces êtres spectaculaires ont traversé les époques et les continents.
Réunissant près de 190 œuvres – parures, peintures, spécimens naturalisés, pièces et accessoires de mode, objets d’art et ouvrages illustrés, le parcours croise les regards de l’histoire naturelle, de l’art, de l’ethnologie, de la mode et de l’écologie. Il éclaire la manière dont ces oiseaux ont été collectés, représentés, admirés ou transformés au fil du temps, en Océanie, en Asie et en Europe.
Conçue en collaboration avec des scientifiques, universitaires et artistes de Nouvelle-Guinée, l’exposition propose des lectures locales contemporaines. Elle invite à repenser nos liens avec le vivant et les savoirs en tenant compte des enjeux impérieux de ce siècle, et à découvrir ces plumes éclatantes sous un regard renouvelé.

