Exposition "C'était Paris en 1970"

Du lundi 1er juin au mercredi 7 octobre 2026

Bibliothèque historique de la Ville de Paris


La Bibliothèque historique vous propose une nouvelle exposition autour de son fonds photographique "C'était Paris en 1970". Plongez dans le Paris des années 70 à travers les photographies d'amateurs de l'époque.

Du 1er juin au 7 octobre 2026, la Bibliothèque historique consacre une exposition au fonds photographique « C’était Paris en 1970 », issu du concours du même nom.

Au printemps 1970, la Ville de Paris et la Fnac lancent un grand concours dans le but avoué de constituer des archives photographiques de la capitale aussi précises et complètes que possibles. Pour l’occasion, Paris est divisé en 1755 carrés virtuels de 250 mètres sur 250 mètres ; chaque carré pouvant être tiré au sort par un photographe amateur en vue d’effectuer un reportage. La Bibliothèque historique est désignée pour recevoir la riche production du concours, suscitée en quelques semaines, soit 30 000 diapositives couleur et 70 000 tirages noir et blanc.

L’exposition met à l’honneur ce fonds pléthorique, instructif et émouvant, à la fois nostalgique des années 1960 et annonciateur de la modernité des Seventies. Elle est une invitation à se plonger dans ces archives visuelles, témoins d’un Paris en partie disparu : des rues où les enfants sautent à l’élastique et jouent librement au gendarme et au voleur, où les vieux se retrouvent sur un banc le temps d’une belote, où l’on rencontre des boulistes dans chaque square et terrain vague. Une ville où règne la voiture sous l’œil vigilant des « contractuels » et sous laquelle un dédale de souterrains accueille les lignes du Métro et du jeune RER. Une ville en chantiers, tout en démolition, construction et restructuration, dans laquelle on s’inquiète de l’expropriation comme du temps d’Haussmann. Une ville enfin où l’information et la politique se lisent dans la presse imprimée, distribuée partout, et sur les murs, couverts d’affiches et de graffitis.

Aux côtés des retirages d’exposition, le public aura accès à l’intégralité des photographies numérisées et pourra ainsi se promener dans les différents quartiers de la capitale. Un dispositif immersif permettra de visualiser une sélection de diapositives dans des conditions comparables à celles pratiquées dans les années 1970.

Entrée libre et gratuite

GOTLIB  Rétrospective

4 septembre > 10 octobre 2026

36 avenue Matignon, 75008 Paris
Mercredi > Samedi 11h - 19h


Pour la première fois, une exposition d'envergure en galerie est consacrée à l'oeuvre de Marcel Gottlieb, dit Gotlib (1934-2016), figure majeure et profondément populaire de la bande dessinée française. Cette exposition rétrospective revient sur l'ensemble du parcours de cet artiste culte, dont l'influence traverse les générations et continue de marquer durablement le paysage du 9e art.
De Gai-Luron à La Rubrique-à-Brac, des Dingodossiers à Rhââ Lovely, Gotlib a accompagné l'évolution de la bande dessinée française vers un lectorat adolescent puis adulte, tout en imposant un humour inclassable mêlant absurdité, érudition, satire sociale et tendresse. Son oeuvre accompagne également l'histoire de la presse française, de Vaillant et Pif Gadget à Pilote, de L'Écho des Savanes, dont il fut l'un des premiers collaborateurs, et à Fluide Glacial, dont il fut le fondateur.
Dessinateur virtuose, dialoguiste hors pair, observateur acéré de la société française, Marcel Gotlib a révolutionné les codes de la narration humoristique. Son sens du rythme, son encrage immédiatement identifiable et son lettrage devenu iconique ont façonné une oeuvre totale, admirée aussi bien par le grand public que par les auteurs contemporains.
L'exposition réunira des oeuvres originales couvrant toute la carrière de l'artiste, mettant en lumière la richesse graphique et narrative de son travail. Elle vient également mettre en lumière l'importance croissante de la reconnaissance de son oeuvre sur le marché de l'art : la couverture de La Rubrique-à-Brac, Tome 5 a atteint 91.000 euros hors frais lors d'une vente en 2025, tandis que celle de Rhââ Lovely, Tome 2 a été adjugée 50.600 euros hors frais en 2026. Cette année, une planche emblématique de l'histoire Comment il naquit issue de La Rubrique-à-Brac s'est négociée à 30.000 euros hors frais.

Au-delà de l'évolution du marché de l'art, cette exposition vient célébrer avant tout un artiste au rire profondément humain. Comme l'écrit Arnaud Le Gouéfflec : « Le rire de Gotlib est radical, parce qu'il est thérapeutique. » Un rire sans cynisme, capable de désamorcer le sérieux, de détourner les conventions et de parler à chacun avec une liberté intacte.

Marcel Gotlib reste proche car il n'a jamais cessé de transmettre sa façon de regarder le monde, de jouer avec les mots, les images et les idées, mais aussi de faire part d'une immense liberté créative. Cette exposition entend rendre hommage à celui qui demeure, aujourd'hui encore, l'un des grands maîtres de la bande dessinée.

De l’acier au papier. Regards sur le timbre gravé.

07 novembre 2025, 11:00 - 12 octobre 2026, 18:00

Musée de La Poste 34 Boulevard de Vaugirard 75015 Paris


Pendant plusieurs mois, la photographe Sophie Brändström a saisi dans leur quotidien professionnel ceux qui font vivre le timbre gravé en taille-douce : illustrateurs, graveurs, imprimeurs et collectionneurs. Cette exposition vous propose de partir à leur rencontre à travers un parcours photographique et philatélique d’une exceptionnelle richesse.

 Tous publics

 Inclus dans le billet d'entrée au musée

Comment rendre visible un geste d’exception ? L’exposition photographique De l’acier au papier. Regards sur le timbre gravé propose une réponse sensible et inédite.

Le Musée de La Poste met en lumière l’art minutieux du timbre gravé en taille-douce, un savoir-faire rare – pratiqué seulement en France, Tchéquie et Chine – inscrit à l’inventaire français du patrimoine culturel immatériel.

Confiée à la photographe Sophie Brändström, membre de l’agence Signatures, cette enquête visuelle explore les gestes qui donnent naissance aux timbres-poste gravés, et rend hommage à celles et ceux qui assurent la pérennité de cet artisanat d’excellence : graveurs, imprimeurs, collectionneurs… C’est tout un écosystème philatélique qui est ici célébré.

Simone Veil. Mes sœurs et moi

mardi 10 février 2026 => jeudi 15 octobre 2026


Simone Veil. Mes soeurs et moi plonge au coeur de l’intimité de la fratrie Jacob, dont le destin fut bouleversé par la guerre. On y découvre une Simone Veil souriante et insouciante, loin des représentations figées de la femme d’État.

Conçue par David Teboul et inspirée de l’ouvrage et du film éponymes qu’il a réalisés, l’exposition prolonge le travail de l’auteur autour de la mémoire et de la transmission. Elle repose sur des extraits de correspondances, journaux intimes et récits et dévoile des photographies issues des archives des familles Jacob et Vernay .

Les trois soeurs Jacob, Madeleine (dite Milou), Denise et Simone grandissent à Nice, dans les années 1920, au sein d’une famille juive française. Leur enfance heureuse est peu à peu bouleversée par les crises économiques et politiques des années 1930, puis par l’Occupation et les persécutions antisémites.

Denise s’engage dans la Résistance et sera déportée à Ravensbrück. Simone, Milou, Jean et leur mère Yvonne sont arrêtés. Les trois femmes sont déportées à Auschwitz au printemps 1944. Yvonne meurt à Bergen-Belsen ; Milou revient affaiblie, Simone survit. Leur père André et leur frère Jean, déportés en 1944 par le convoi 73, ne reviendront pas.

À travers les écrits et les photographies conservés par la famille, les entretiens réalisés par David Teboul, et les voix des comédiennes Isabelle Huppert, Marina Fois et Dominique Reymond, l’exposition restitue le parcours des sœurs Jacob, de l’insouciance niçoise à la reconstruction d’après-guerre.

Ces archives personnelles éclairent l’expérience de la Shoah à travers le regard de jeunes femmes et interrogent la manière dont se tissent mémoire intime et histoire collective.

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Tisser, broder, sublimer. Les savoir-faire de la mode

Du 13.12.2025 au 18.10.2026


En décembre 2025, le Palais Galliera inaugure une série d’expositions consacrées aux savoir-faire. Au cours de trois expositions successives, qui aborderont les métiers et techniques de la mode sous différents angles, le musée met en lumière la richesse de ses collections et propose un nouveau regard sur l’histoire de la mode du XVIIIe siècle à nos jours.


Cette première exposition est consacrée aux savoir-faire de l’ornementation – tissage, impression, broderie, dentelle, fleurs artificielles – qui permettent d’ennoblir et de décorer vêtements et accessoires. Ces techniques sont abordées à travers le thème de la fleur, motif incontournable dans l’art du textile et la mode depuis le XVIIIe siècle. Ses multiples déclinaisons permettent d’apprécier les jeux de matières, le traitement des couleurs, des volumes, ou le placement des motifs qu’il inspire au gré des saisons. Du textile broché d’un gilet du XVIIIe siècle à l’impression au laser d’un ensemble Balenciaga, d’une dentelle de Chantilly au camélia de Gabrielle Chanel, l’exposition met en avant la grande variété des techniques, tout en interrogeant leur symbolique et leurs usages.

Riche de plus de 350 œuvres (vêtements, accessoires, photographies, arts graphiques, échantillons, outils…), le parcours révèle à la fois des créations de maisons de haute couture et des pièces de jeunes créateurs, dont certaines spécialement réalisées pour l’exposition. Des échantillons de textiles et des tables équipées de loupes invitent le public à observer, scruter et contempler les œuvres pour comprendre la complexité des gestes qui se cachent derrière chaque création – l’occasion unique de plonger au cœur des savoir-faire de la mode.
 

Le Palais Galliera met également à l’honneur les auteurs de ces savoir-faire souvent oubliés ou effacés derrière le nom prestigieux d’un couturier. Qu’il s’agisse de maisons historiques telles que Lesage ou Hurel, de nouvelles figures contemporaines comme Baqué Molinié ou Aurélia Leblanc, l’exposition revient sur les métiers souvent méconnus de la mode : créateur textile, brodeur, plumassier, parurier floral, qui ont fait de Paris, capitale cosmopolite, un territoire privilégié de ces savoir-faire d’exception, sans cesse renouvelés.

LA NATURE N’EST PAS UN DÉCOR - De Monet aux artistes contemporains

8 mai 2026 - 18 octobre 2026

A La Ferme Ornée


Organisée par la Maison Caillebotte, pour la Ville de Yerres, sous le commissariat de Valérie Dupont-Aignan, l’exposition «La nature n’est pas un décor» propose une traversée sensible et picturale du paysage.


L’exposition est née du désir de faire dialoguer des oeuvres de Claude Monet, à l'occasion du centenaire de sa disparition avec celles d'artistes contemporains, déjà liés à la Maison Caillebotte pour y avoir exposé et aimé le lieu. Tous partagent une même exigence, peindre au plus près de la sensation, révéler les forces invisibles à l’oeuvre dans la nature. Donner forme à ce qui échappe au regard immédiat.

De Claude Monet aux artistes contemporains, l’exposition réunit une soixantaine d’œuvres de : Jacques Truphémus, Markus Lüpertz, Érik Desmazières, Malgorzata Paszko, Evi Keller, Charlotte de Maupeou, Ronan Barrot, Youcef Korichi.

Un thème inscrit dans l’histoire du lieu

Présenter une exposition consacrée au paysage à la Maison Caillebotte s’impose naturellement. Au XIXe siècle, la propriété fut la résidence de la famille Caillebotte et le parc paysager devint l’atelier de plein air de Gustave. Son ami proche Claude Monet fréquenta également les lieux et s’en inspira, quelques années plus tard à Giverny, pour imaginer son célèbre bassin d’eau et sa passerelle.

Le domaine lui-même constitue un paysage. Le parc, dessiné « à l’anglaise » en 1824 après l’acquisition de la propriété par Pierre-Frédéric Borrel, fut conçu comme une promenade ponctuée de fabriques ornementales. Dans l’esprit romantique du début du XIXe siècle, la nature y est idéalisée et mise en scène : vallons, rocailles et perspectives composent un paysage pittoresque animé par la présence de la rivière.

Monet et les artistes contemporains : un dialogue

Assis au bord du bassin de son jardin à Giverny, Claude Monet découvre ce qui deviendra l’une des révolutions majeures de la peinture : le miracle des Nymphéas. Dans sa quête incessante de la lumière, il dissout progressivement les frontières de l’espace pictural. La peinture n’est plus une « fenêtre » ouverte sur une scène, mais un espace immersif dans lequel le spectateur est invité à entrer.

La peinture ne cherche plus à représenter le monde, mais à en restituer la vibration, la matière et la lumière. Par ce geste radical, Monet ouvre la voie à la peinture moderne et élargit considérablement le champ des possibles.

À travers une soixantaine d’œuvres, le parcours de l’exposition se déploie en neuf salles, chacune consacrée à un artiste contemporain répondant à sa manière aux questions ouvertes par Monet.

Le paysage y est entendu dans un sens large : il englobe campagnes, jardins et espaces naturels, sans exclure le paysage urbain.

Dialoguent avec les Nymphéas de Monet les profondeurs telluriques d’Evi Keller, l’intimité lumineuse de Jacques Truphémus, la mémoire et la forme chez Markus Lüpertz, les atmosphères suspendues de Malgorzata Paszko, l’hyper-perception de Youcef Korichi, les paysages gravés d’Érik Desmazières, la puissance de la couleur chez Charlotte de Maupeou ou encore la densité picturale de Ronan Barrot.

Sans filiation stylistique apparente, ces œuvres se répondent pourtant. Toutes partagent avec Monet une même liberté face à la nature et à sa représentation.

Underground ! La presse alternative des années 1970 en France

5 Mai. 2026 Until  18 oct. 2026

François-Mitterrand Allée Julien-Cain


Créative, bricolée, contestataire : à la charnière des années 1960 et 1970, une presse parallèle surgit en France, en marge de la presse d’information dite « bourgeoise ». Née dans le sillage de Mai 68 et nourrie d’influences anglo-saxonnes – de la Free Press californienne à l’underground britannique – cette « nouvelle presse » accompagne toute une génération dans son éveil politique, culturel et social. C’est cette effervescence que donne à voir cette exposition murale conçue à partir des collections patrimoniales.


L’exposition

La presse alternative se fait l’écho des aspirations d’une jeunesse en rupture avec les modèles dominants : luttes politiques et libertaires, revendications régionalistes, antimilitarisme, engagement antinucléaire, libération sexuelle, quête de nouvelles formes de vie communautaire inspirées du mouvement hippie… Refusant les codes de la presse d’information mainstream, elle revendique l’autonomie, la parole directe, l’expérimentation et le droit à l’utopie.

Un foisonnement graphique et formel

Militante, cette presse est aussi profondément inventive sur le plan formel. Refusant les règles du journalisme traditionnel, elle détourne les genres, multiplie collages, bandes dessinées, typographies manuscrites et éclatement des maquettes. De nombreux artistes et dessinateurs y font leurs premières armes, tandis que les techniques du Do It Yourself (offset, ronéo, linogravure) deviennent autant de gestes politiques et créatifs. Fanzines de poésie, de BD, journaux muraux, tracts ou feuilles éphémères témoignent d’un foisonnement graphique au croisement des arts, de la poésie, du happening, de la science-fiction et de la culture rock.

L’âge d’or des années 1970

L’exposition met en relief la décennie 1970, moment d’apogée mais aussi de fragilisation de la presse alternative. Si celle-ci connaît alors une vitalité exceptionnelle, elle se heurte en effet à un certain nombre d’obstacles : précarité économique, périodicité incertaine, censure, saisies et poursuites judiciaires. À la fin de la décennie, l’essoufflement est net. L’avancée en âge du lectorat, l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, la concurrence des radios libres et la bascule esthétique de la génération hippie vers l’énergie punk marquent la fin de cet « âge d’or ».

De la marge au patrimoine

Pour le remettre en lumière, un fonds patrimonial hors norme de près de 400 titres a été identifié au sein des collections de la BnF, d’abord à l’aide d’un projet de recherche mené par James Horton, docteur en histoire de l’art et ancien chercheur associé au département Droit, économie, politique, ensuite par le patient travail des commissaires de l’exposition. Longtemps insoupçonné, ce gisement documentaire s’est constitué via de multiples sources : dépôt légal imprimeur, recours aux Nouvelles Messageries de la presse parisienne (NMPP) pour certains titres diffusés nationalement, envois volontaires d’éditeurs, dons, acquisitions, mais aussi vigilance de bibliothécaires qui, dès Mai 68, ont perçu l’importance historique de cette presse marginale, souvent autoproduite et autodistribuée.

 

En valorisant aujourd’hui ces collections, l’exposition participe à la « patrimonialisation » d’un objet initialement rétif à toute forme d’institutionnalisation. Elle entend surtout ouvrir de nouvelles pistes de recherche et inviter à redécouvrir un pan largement méconnu de l’histoire de la presse française. Car ces journaux, souvent éphémères et voués à l’échec économique, ont transformé durablement les formes de l’expression politique et sociale en France, tout en constituant un laboratoire artistique et graphique d’une incroyable inventivité.

Pulsions

Jean Dubuffet, les dernières années (1974-1985)

16-04-2026 / 24-10-2026

Fondation Dubuffet, Paris, France 137 rue de Sèvres


La Fondation Dubuffet présente l’exposition « Pulsions. Jean Dubuffet, les dernières années (1974-1985) » réunissant plus de 150 oeuvres.

En 1974, après avoir mis un terme au cycle de L’Hourloupe, Jean Dubuffet, alors âgé de plus de 70 ans, entame un nouveau chapitre de sa création. Au cours de dix années d’intense production, il explore des voies plastiques inédites, naviguant librement entre figuration et non-figuration.

Entre 1974 et 1985, il réalise plus de 1500 peintures et 1000 dessins, organisés en une vingtaine de séries. Cette période tardive témoigne de la liberté du geste et de l’audace constante qui caractérise la pratique de Jean Dubuffet.

Horaires

  • Du lundi au vendredi, de 14h à 18h
  • Fermeture les jours fériés et le vendredi 15 mai 2026


Sungi Mlengeya | EARTH AND SKY

du 5 septembre au 24 octobre 2026

 17 rue des Filles du Calvaire 75003 Paris


La galerie Les filles du calvaire présente Earth and Sky, première exposition monographique en France de Sungi Mlengeya, du 5 septembre au 24 octobre 2026. À travers ce nouvel ensemble d’œuvres, l’artiste tanzanienne propose une réflexion sensible sur la manière dont la vie se prolonge au-delà de l’absence, entre mémoire, transmission et influence. 

Exposition collective
Everyone Should Have a Home

Du vendredi 18 septembre au mercredi 28 octobre

Centre Culturel Irlandais, 5, rue des Irlandais, 75005 Paris


Avril Corroon, Adrian Duncan, Kevin Higgins, John Lalor, Niamh McGuinne, Clara McSweeney, Conchúir Ó hÁrgáin, Trá Pháidín, Eva Richardson McCrea, School of Thought (Augustine O’Donoghue et Conor McCabe), Mary-Ruth Walsh

Un lit pour dormir, un toit sur la tête, c’est notre base à tous. Permettre à chacun d’avoir son « chez-soi » durable pour se reposer et se construire est une nécessité éthique et économique. Cette exposition d’une dizaine d’artistes contemporains explore le contexte irlandais - habitations vétustes ou mal construites, crise du logement pérenne qui pèse sur une population connue pour son accueil naturel… jusqu’à faire le terreau d’une extrême droite naissante. Sculpture, film, photographie, fromages cultivés à partir de moisissures murales, paillassons ornés de messages engagés, références au « Modest Proposal » du grand satiriste Jonathan Swift pour remédier à la surpopulation des immeubles dublinois du 18e siècle...mais également des propositions pour des habitations innovantes et respectueuses des personnes et de l’environnement.

Colette, une grande sœur

Du samedi 18 avril 2026 au dimanche 31 octobre 2027


Des années 1900 à la mort de Colette, en 1954, Jean Cocteau et Colette ont entretenu une relation d’amitié et de complicité artistique et intellectuelle tout à fait singulière. Entre la terrienne et le funambule, comment imaginer qu’une telle amitié ait pu exister ?

L'exposition Colette, une grande sœur est l’occasion d’en découvrir les multiples facettes. Elle débute par l’évocation de leur première rencontre au Palais de Glace des Champs-Élysées en 1903, lorsque Cocteau, jeune adolescent, découvre une Colette en tenue de cycliste, adepte des loisirs et des lieux parisiens de Belle Époque. Avant d’en être l’ami et le complice, Cocteau est fasciné par une jeune femme qui s’affranchit des conventions sociales et exerce sa liberté, quitte à provoquer le scandale. Puis, dans les années 30, leur proximité se renforce, lorsque Colette devient une écrivaine désormais reconnue Grâce à leur voisinage du Palais-Royal à Paris, leur amitié se fortifie par de fréquentes visites, des promenades dans ce jardin « pour adultes », des échanges de lettres affectueuses. Observant le déclin de son aînée, Cocteau devient pendant les dernières années de Colette une présence attentive et aimante, tandis qu’elle reconnaît en Cocteau le poète qui ose tout.

Un catalogue accompagne cette exposition, et permet, grâce aux contributions de deux universitaires, Nicole Ferrier-Caverivière et David Gullentops, de mieux appréhender ce qui rapproche et ce qui fascine ces deux monstres sacrés.

L’exposition présente des dessins, des photographies, des lettres, des citations, qui, au fil des années, témoignent de cette amitié. Au centre du dispositif, seront présentés le Portrait de Colette au charbon et à la farine, exceptionnellement prêté par le Musée national d’art moderne (Centre Pompidou), et l’extrait du documentaire de Yannick Bellon où nos deux compères devisent de tout et de rien.

Exposition présentée du 18 avril au 1er novembre. Ouverture du jeudi au dimanche, de 11 H à 18 H. La visite de l’exposition est intégrée à la visite de la Maison, accompagnée d’un médiateur.

Réservation conseillée.

Gianni Versace

Retrospective

5 juin => 31 octobre



Figure flamboyante et visionnaire de la mode internationale, Gianni Versace a marqué son époque par une esthétique audacieuse où se rencontrent glamour, sensualité et opulence baroque.

À partir du 5 juin et pendant tout l’été 2026, Paris, capitale mondiale de la mode, accueille au musée Maillol la première grande rétrospective française consacrée au créateur depuis 1986.


Gianni Versace Retrospective rassemble près de 450 pièces exceptionnelles : créations et silhouettes originales, accessoires, croquis, objets décoratifs, photographies, vidéos et interviews rares offrent un panorama complet de l’œuvre de Gianni Versace.

Dans une scénographie résolument pop signée Nathalie Crinière, le parcours retrace toute une carrière dédiée à la création et révèle les multiples inspirations qui ont façonné l’univers de Versace : ses débuts dans l’atelier familial en Calabre, l’iconographie de la religion catholique, l’inspiration du statuaire grec, de l’Opéra italien, ou encore sa fascination pour le baroque et ses imprimés opulents.

Déjà saluée à Londres, Berlin et Malaga, ainsi que dans plusieurs villes d’Europe, l’exposition trouve aujourd’hui naturellement sa place à Paris, où la mode s’affirme comme un langage artistique et culturel à part entière. Sa présentation parisienne intervient dans une temporalité particulièrement symbolique, à l’aube du 30ème anniversaire de la disparition du créateur et de ce qui aurait été son 80ème anniversaire.

L’exposition est une production Dreamrealizer, elle n’est pas liée à la société Gianni Versace S.r.l., ni associée à celle-ci ou à la famille Versace.


La Mode en majesté. Haute couture et tradition à la cour de Thaïlande

du 13 mai au 1er novembre 2026


Le musée des Arts décoratifs présente une exposition inédite sur l’évolution du vêtement à la cour thaïlandaise, avec des pièces issues de la collection royale.

Réunissant plus d’une centaine de tenues et d’accessoires exceptionnels, l’exposition présente les garde-robes royales, mettant en avant les huit formats de costumes traditionnels thaïlandais conçus par Sa Majesté la Reine Sirikit en collaboration avec une équipe d’historiens et de créateurs locaux thaïlandais. De plus, l’exposition met en lumière l’histoire unique du dialogue culturel et artistique, marquée par plus de trente années de collaboration entre Sa Majesté la Reine Sirikit et le créateur de mode Pierre Balmain, puis poursuivie avec les maisons Balmain et Lesage.

Cette exposition est organisée en collaboration avec le Queen Sirikit Museum of Textiles (QSMT) en Thaïlande et The Sustainable Arts and Crafts Institute of Thailand (SACIT). L’exposition s’inscrit dans le cadre des célébrations du 340e anniversaire de la première relation diplomatique et du 170e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la Thaïlande.

Giacometti surréaliste

Des objets comme des sculptures

Du 05 juin au 01 nov. 2026


L’exposition « Giacometti surréaliste. Des objets comme des sculptures », présentée cet été à l'Institut Giacometti, propose un regard singulier sur la période surréaliste de Giacometti, qui s’étend de 1929 à 1935.

Si les œuvres surréalistes de l’artiste sont aujourd’hui connues, on sait moins qu’il s’est engagé en parallèle dans la création d’objets d’art décoratif – luminaires, chenets ou vases – pour Jean-Michel Frank, grand décorateur parisien. Longtemps considérées comme distinctes, ces deux pratiques sont ici mises en regard. L’exposition révèle combien elles s’entrelacent et s’enrichissent mutuellement, dans leurs formes, leurs thématiques et jusque dans les principes mêmes de leur conception.

 Commissaire d'exposition : Laura Braverman

Exposition

Enki Bilal

11 juin => 1er novembre


Un lieu dédié à la création contemporaine

Le Fonds Enki Bilal se situe au 22 rue Charlot dans le 3ᵉ arrondissement, au cœur du Marais à Paris. Imaginé par Jean-Baptiste Barbier, ce lieu de 260 m² dépasse le seul univers de la bande dessinée pour s’affirmer comme un espace de référence à la croisée des arts, bande dessinée, cinéma, art contemporain et arts graphiques.

Enki Bilal déploie depuis plus de cinquante ans une œuvre plurielle, à la croisée du cinéma, de la bande dessinée, de la peinture et de l’écriture. Artiste inclassable et observateur lucide des bouleversements du monde contemporain, Enki Bilal interroge les grandes tensions de notre époque et esquisse des futurs plausibles, souvent prophétiques, nourris d’une réflexion prospective.

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Versailles à Morellet

Du 30 juin au 1er novembre 2026


Dans le cadre de 100 x Morellet, célébration du centenaire de la naissance de François Morellet, organisé à l’initiative du Centre Pompidou en collaboration avec l’estate Morellet, le château de Versailles présentera six œuvres majeures de l'artiste qui dialogueront avec les décors des Grands Appartements et les perspectives du jardin.


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Exposition "Invitation à Daniel Buren. "Plantations", travaux in situ, 2026"

Du 17 juillet au 1er novembre 2026


le musée des impressionnismes Giverny invite Daniel Buren à investir les espaces du musée.

La renommée de cet artiste contemporain français, né en 1938, dépasse largement les frontières. Il utilise son outil visuel, les bandes verticales alternativement blanches et colorées de 8,7 cm d’épaisseur, qui lui permet de révéler et de souligner les lieux et tout leur contexte dans des travaux réalisés « in situ ». Avec « Plantations », travaux « in situ », Daniel Buren propose une création inédite, qui s’étend des jardins à l’intérieur du musée, faisant dialoguer l’environnement de Giverny et les œuvres de la collection.

En parallèle de l’exposition « Invitation à Daniel Buren. "Plantations" : travaux "in situ", 2026 », le musée présente, comme chaque été, une sélection d’œuvres conservées dans ses collections. À l’intérieur des galeries d’exposition, environ 70 œuvres – peintures, sculptures, arts graphiques, photographies ou arts décoratifs – se déploient au fil de cinq sections. De la nature luxuriante peinte par Pierre Bonnard, Gustave Caillebotte ou Maude Maris aux marines et jardins d’Eugène Boudin, Claude Monet ou Hiramatsu Reiji, le parcours invite à une immersion dans le paysage et à une réflexion sur les limites de l’espace pictural.

Plumes du paradis

Voyages d'un oiseau extraordinaire de Nouvelle-Guinée

12 mai 2026 => 08 nov.2026

Galerie Germain Viatte


Des forêts de Nouvelle-Guinée aux tableaux des grands maîtres de l’école du Nord, une traversée fascinante sur les traces des oiseaux de paradis, créatures flamboyantes qui captivent le monde depuis cinq siècles.


Cette exposition retrace la circulation des plumes et des représentations des oiseaux de paradis, oiseaux- artistes faiseurs d’enchantement originaires des forêts luxuriantes de Nouvelle-Guinée. Objet de convoitise, de contemplation et d’inspiration, ces êtres spectaculaires ont traversé les époques et les continents.

Réunissant près de 190 œuvres – parures, peintures, spécimens naturalisés, pièces et accessoires de mode, objets d’art et ouvrages illustrés, le parcours croise les regards de l’histoire naturelle, de l’art, de l’ethnologie, de la mode et de l’écologie. Il éclaire la manière dont ces oiseaux ont été collectés, représentés, admirés ou transformés au fil du temps, en Océanie, en Asie et en Europe.

Conçue en collaboration avec des scientifiques, universitaires et artistes de Nouvelle-Guinée, l’exposition propose des lectures locales contemporaines. Elle invite à repenser nos liens avec le vivant et les savoirs en tenant compte des enjeux impérieux de ce siècle, et à découvrir ces plumes éclatantes sous un regard renouvelé.

Robert Burley
Grands Lacs - L’horizon commun des mers intérieures

 06 juin 2026 - 14 novembre 2026

Centre culturel canadien 



Enjambant la frontière entre le Canada et les Etats-Unis, la faisant disparaitre dans sa colossale masse fluide, le bassin des Grands Lacs réunit sur son pourtour des millions d’habitants, parmi lesquels des Autochtones de nombreuses Premières Nations du Canada et tribus américaines. Ressource extraordinaire d’eau potable de surface (parmi les plus importantes au monde) ; lieu de circulation et d’échange, de commerce, de travail, de loisirs, de voyage, de méditation, mais aussi d’exploitation, de danger, de vulnérabilité ; cet immense bassin a été observé depuis la diversité de ses rives par Robert Burley, l’un des plus importants photographes canadiens de notre époque.

L’artiste réalise ici un corpus aussi inédit qu’exceptionnel, où la beauté grandiose de cet insaisissable ensemble, tantôt apaisante

antôt inquiétante, se transforme en une réflexion sur la puissance de l’image contemporaine. Dépouillées de toute diversion, renvoyant les Grands Lacs à leur grandeur première, les photographies de Robert Burley appellent le spectateur telles d’envoûtantes sirènes.

En partenariat avec Biinaagami, Swim Drink Fish et Canadian Geographic

Exposition

Croire et guérir. Et délivrez-nous du mal

27 mai 2026 - 15 novembre 2026


L’exposition Croire et guérir. Et délivrez-nous du mal s’appuie sur un ensemble exceptionnel de 285 pièces provenant de l’ancien hôtel-Dieu et de l’apothicairerie de Saint-Denis, conservées au musée. Elle propose une plongée dans l’histoire des pratiques de guérison, de leurs imaginaires et des savoirs qui les ont façonnées, du Moyen Âge jusqu’à aujourd’hui. En tirant parti de la singularité architecturale et spirituelle du lieu, l’exposition raconte à travers des exemples empruntés à de multiples cultures, le phénomène de guérison dans ses dimensions religieuses, magiques, médicales et scientifiques. Elle interroge les liens entre les nombreuses formes de croyances et les différents modes de soin présents dans nos sociétés contemporaines.

Le dossier de presse est téléchargeable en cliquant ici

Cette exposition est reconnue d’intérêt national par le ministère de la Culture. Elle est conçue en partenariat avec le MUCEM et le musée du quai Branly – Jacques Chirac.de paragraphe.

Hugo et l'architecture

De la pierre à la plume

11 juin au 22 nov. 2026


A la suite de Hugo décorateur actuellement présentée à la Maison de Victor Hugo, cette exposition explore les liens entre Victor Hugo et l’architecture, mettant en évidence la manière dont elle se déploie dans son œuvre littéraire et graphique. Ecrivain romantique, dramaturge accompli, poète engagé, artiste visionnaire et décorateur, Victor Hugo entretient un rapport privilégié et incontournable à l’architecture qui l’a toujours profondément inspiré. Eglises, cathédrales et châteaux noircissent ses carnets et donnent sens à ses récits.

A l’instar de la première moitié du XIXe siècle où littérature et architecture sont étroitement associées, où la question du patrimoine devient centrale, le poète se place en ardent défenseur du patrimoine à la suite de son célèbre plaidoyer « Guerre aux démolisseurs » en 1825. Son œuvre la plus célèbre sur ce sujet reste bien sûr le roman Notre-Dame de Paris, véritable manifeste esthétique publié en 1831, dans lequel il développe sa conception particulière de l’architecture où la cathédrale, monument grandiose, renvoie aussi bien à l’histoire qu’à l’écriture. Dans le fameux chapitre « Ceci tuera cela », l’écrivain fait une analogie entre les pierres et les mots. Tous deux matériaux de construction, la littérature est une architecture de mots comme l’architecture est une écriture de l’histoire. 

Cette présence de l’architecture se retrouve dans d’autres romans avec une place importante laissée aux édifices qui échafaudent et ponctuent le récit.

Cet intérêt pour le motif architectural irrigue également tout son œuvre graphique. Châteaux et donjons, ruines et chaussées, églises et cathédrales, forteresses et escaliers… forment très tôt l’iconographie principale de ses carnets de croquis et de ses dessins. 

Le sens de l’observation et l’imaginaire de Victor Hugo se déploient à travers des monuments réels ou rêvés, célèbres ou intimes, précis ou visionnaires, immenses et minuscules, grandioses ou modestes. Cette approche concerne aussi une architecture personnelle à Hauteville House, sa maison pendant l’exil à Guernesey, où il expérimente une vision architecturale en trois dimensions.


André Masson
Les mots de tes couleurs

du 5 septembre au 29 novembre 2026

Moulin de Villeneuve Rue de Villeneuve 78730 Saint-Arnoult-en-Yvelines


Figure majeure du surréalisme et ami intime d’Aragon, André Masson explore l’automatisme et le geste libre. Dans ses dessins comme dans ses peintures, la ligne jaillit, la couleur surgit comme une énergie, donnant à son œuvre une force vitale, violente et poétique.


Toutes les informations

Du mercredi 1 juillet 2026 au lundi 30 novembre 2026


Exposition : Figures de l’amitié franco-américaine

Cette exposition sous les arcades de la cour d’honneur présente les parcours croisés de 16 personnalités françaises et américaines, rendant hommage à ceux qui ont œuvré à une amitié diplomatique ou à une alliance militaire forte. Parmi eux : le marquis de La Fayette, Jérôme-Napoléon Bonaparte, Georges Clemenceau, Joseph Joffre, Alexander Calder, Joséphine Baker.


Informations pratiques : 
Panneaux en accès libre sur les piliers de
la cour d'honneur des Invalides


Exposition : Du Marquis à la Task Force Lafayette

En 1777, un jeune officier français, le marquis de la Fayette, débarque en Caroline du Sud pour se joindre aux insurgés américains contre le Royaume-Uni. En 2009, une brigade des forces françaises est nommée "Task Force Lafayette", montrant alors l’importance de l’officierdans l’histoire militaire de la France. Cette exposition présente une trentaine d’objets issus des collections du musée de l’Armée, qui témoignent du lien fort entre la France et les Etats-Unis depuis la Révolution américaine.

Informations pratiques : 
Exposition au
corridor de Valenciennes accessible avec le billet d’entrée du Musée


Diseuses de silence

Du 18 avril au 13 décembre 2026


L’Espace Monte-Cristo présente Diseuses de silence, une exposition qui propose une vision actuelle de notre histoire contemporaine et collective à travers les voix de 21 sculptrices françaises et internationales. Telles des Shéhérazade modernes, ces artistes donnent vie à nos récits communs et, à travers leurs œuvres choisies au sein de la Collection Fondation Villa Datris, nous transmettent un héritage, le nôtre.

Ensemble, elles explorent les recoins les plus oubliés de nos mythologies et comblent les lacunes des narrations contemporaines avec leurs féroces icônes de la création, telles les Vénus de Prune Nourry et la gardienne de Jeanne Vicerial. Grâce à leurs voix, comme celles de Niki de Saint-Phalle et Suzanne Husky, elles préviennent des luttes encore à mener et des acquis toujours à préserver, pour ne pas reproduire les errances du passé. Lorsque, telles Andrea Bowers et Miss.Tic, elles démantèlent, brique après brique, le mur du silence auquel nous sommes confronté·es, c’est pour mieux faire entendre l’histoire que nous devons réécrire aujourd’hui.

Avec la Carte blanche qui lui est dédiée, L’Isthme noir, Yosra Mojtahedi nous ouvre les portes d’un monde où chaque symbole nous renvoie à la Terre Mère et à une redécouverte des corps, comme une fusion entre humain et nature, créant un paysage immersif en quête d’une harmonie totale. Tel un cosmos, ce lieu de mémoire et de transformation déploie le mystère de nos origines. Ce futur hérité témoigne de ce qu’il reste encore à écrire.

Ce parcours, construit autour de conversations entre les œuvres, est ponctué d’installations contemplatives et de mises en scène joyeuses, afin d’accompagner le public dans la découverte de récits poignants et inspirants. Expérience sensible et fédératrice, l’exposition souhaite donner de la force à celles et ceux qui désirent changer le cours des choses.

Exposition
U2: Une histoire irlandaise

Du mercredi 23 septembre au vendredi 18 décembre

Centre Culturel Irlandais, 5, rue des Irlandais, 75005 Paris


À l’occasion du 50e anniversaire du légendaire groupe, le CCI est heureux d’accueillir dans sa cour l'exposition de photographies U2 : Une histoire irlandaise, organisée conjointement par Tourisme Irlandais et Paris Match.

C'est en effet le 25 septembre 1976 que Larry Mullen punaisait la phrase devenue mythique - « Batteur cherche musiciens pour former un groupe » - sur le tableau d’affichage de la Mount Temple Comprehensive School, située dans le nord de Dublin. Depuis, U2 a fait le tour du monde à d’innombrables reprises avec certaines des tournées les plus révolutionnaires de tous les temps. Le groupe a sorti 15 albums studio et remporté de nombreuses récompenses, dont 22 Grammy Awards et le prix « Ambassadeur de la conscience » décerné par Amnesty International. Près de dix ans après leur dernier opus studio, Songs of Experience, un nouvel album est annoncé pour cette fin d’année.

L'exposition présentée au CCI propose une sélection de photographies marquantes et historiques, dans l’esprit des grands reportages de l’hebdomadaire français Paris Match. Elle explore les racines dublinoises du groupe, les personnes et les lieux qui ont façonné son histoire à ses débuts, ainsi que l’impact profond que U2 a exercé sur la musique, la culture et le rayonnement international de l’Irlande au cours des cinq dernières décennies.

200LUX EXPO
Réseau LUX

19 sept. au 19 déc. 2026

Bicentenaire de la Photographie


En septembre 2026, à l’occasion du Bicentenaire de la Photographie, le Réseau LUX, qui fédère 33 festivals et foires à travers la France, présente une grande exposition collective à la Maison des Arts de Créteil.

Après une première édition en 2024 dans une ancienne poste parisienne, le Réseau LUX s’associe cette fois à la Maison des Arts de Créteil, aux côtés de ses 33 membres, parmi lesquels les Rencontres de la photographie d’Arles, Paris Photo ou le Festival Circulation(s). Chaque structure propose une forme — exposition, projection ou projet spécifique — offrant un aperçu de la diversité et de la vitalité de la création photographique contemporaine. Unique en France par son ancrage territorial et son fonctionnement collectif, le Réseau LUX défend une photographie vivante, accessible et en lien direct avec les artistes comme avec les publics. Avec 200LUX Expo, il invente une exposition à plusieurs voix, fondée sur le partage, la coopération et l’expérimentation.

Accueillie à Créteil, au coeur du Grand Paris, l’exposition s’adresse à toutes et tous, avec l’envie de rendre la photographie proche des réalités d’aujourd’hui. Pendant toute sa durée, des rencontres, ateliers, visites et temps festifs sont proposés au public.

Robert Capa. Photographe de guerre.

Du mercredi 18 février 2026 au dimanche 20 décembre 2026

 Musée de la Libération de Paris
Musée du Général Leclerc
Musée Jean Moulin

4 Avenue du Colonel Henri Rol-Tanguy 75014 Paris


Robert Capa a inventé un style : le photographe de guerre, l’œil rivé à l’objectif, le scoop toujours à l’esprit. Témoin engagé, son regard a marqué durablement l’histoire du photojournalisme et a façonné la figure nouvelle du photographe de guerre.

Le musée de la Libération de Paris - musée du général Leclerc - musée Jean Moulin propose, avec la collaboration exceptionnelle de Magnum Photos, une relecture contextualisée de son oeuvre. Plus de soixante tirages de presse d’époque sont présentés aux côtés de magazines, ouvrages, documents et objets personnels. Ensemble, ces cent soixante pièces retracent ainsi le parcours d’un jeune immigré hongrois devenu une icône de la photographie moderne.

Le « style Capa », cette manière directe et immersive de photographier la guerre, a profondément influencé la profession, toujours exposée aux dangers du terrain. En 2024, selon Reporters sans frontières, cinquante-quatre journalistes ont encore perdu la vie dans l’exercice de leur mission, pour la plupart dans des zones de conflit.

En présentant l’oeuvre de Robert Capa, l’exposition offre un regard historique sur une réalité toujours actuelle : celle du risque à prendre pour rendre compte de la guerre.

Robert Capa est LE photographe de guerre aux images légendaires. Il en a inventé le modèle : forcément américain, désinvolte et séducteur, buveur et joueur, prêt à risquer sa vie pour prendre LA photographie iconique. Voilà pour le côté mythique du personnage et l’existence qu’il s’était choisie.

Cette représentation masque toutefois une autre histoire : celle d’un exilé hongrois à Paris dans l’entre-deux-guerres, qui se réinventa en Robert Capa, remarquable photographe de guerre. Capa en affina le métier, soucieux de produire des clichés diffusables par la presse, ainsi que le montrent les tirages et les magazines présentés. Au-delà du romanesque, interroger son parcours et ses images permet d’approcher sa vie, ses engagements et surtout de comprendre pourquoi, près d’un siècle plus tard, ses photographies restent légendaires.

« Arp Stahly Histoires Naturelles »

 du 13 mars au 20 décembre 2026


à la Fondation Arp, 21, rue des Châtaigniers, Clamart. Visites à horaires fixes, sans réservation : vendredi à 14 h 30 et 16 h, samedi et dimanche à 14 h 30, 15 h 30 et 16 h 30. Fermeture à 18 h. Tarif plein 10 €, réduit 7 €. Accès : gare de Meudon–Val Fleury (RER C).

L'Atelier de Arp et de Taeuber à Clamart est aujourd'hui l'écrin de l'œuvre phare de deux artistes majeurs du XXe siècle, sans équivalent en France ni dans le monde.

 

Une maison inattendue, née des idées et désirs

de Sophie Taeuber-Arp.
Une exceptionnelle collection d’œuvres léguées par Marguerite Arp, et enrichie au fil des ans par diverses donations et mises en dépôt.

Images de la rafle du «billet vert».
Une découverte exceptionnelle pour l’Histoire exposition

dimanche 10 mai 2026 => jeudi 31 décembre 2026


Mémorial de la Shoah, septembre 2020. Deux collectionneurs se présentent au service de la photothèque avec cinq planches-contacts photographiques contrecollées sur de grandes feuilles cartonnées. Parmi ces photographies, seuls dix sont déjà connues des spécialistes du sujet et ont été publiées. Elles sont marquées d’une croix sur les planches originales. Les autres sont inédites. Il s’agit-là du reportage complet.

Un ensemble exceptionnel de 98 images revient au grand jour, 80 ans après les faits. Ce reportage documente la première arrestation massive de Juifs en France, la rafle du 14 mai 1941 dite du « billet vert », ordonnée par l’Occupant et organisée par les autorités françaises.

Aujourd’hui, une exposition et un livre proposent au public de participer à l’enquête qui a permis de retrouver l’identité du photographe, Harry Croner, et de comprendre son «regard » sur ces événements tragiques, regard sur lequel la censure allemande s’est abattue, condamnant ces photographies historiques à un oubli de plus de 80 ans. 

Affinités

Les merveilles des arts de l'Islam aux Objets d'art

24 juin – 31 décembre 2026


Les affinités sont à la fois des liens de parenté et de voisinage, c’est le terme adéquat pour évoquer la relation des arts de l’Islam avec le département des Objets d’art. Non seulement ces œuvres ont circulé depuis le Moyen Âge entre Orient et Occident, mais elles ont inspiré, par leur technique ou leur décor, les arts décoratifs européens. Pendant plus d’un siècle, les arts de l’Islam furent montrés au département des Objets d’art. C’est ce dialogue entre ces deux collections que l’exposition se propose de renouer aujourd’hui, autour de trois thématiques transversales : la lumière, la couleur et la sculpture.

Pensée comme une déambulation dans les salles du département des Objets d'art, Affinités. Les merveilles des arts de l’Islam aux Objets d’art raconte les grandes innovations techniques et esthétiques en terres d’Islam, ainsi que leur réception fascinée en Europe et dans les collections françaises. La sélection d’une cinquantaine d’objets du département des Arts de l’Islam, du IXe au XVIIe siècle, de matériaux et provenances très divers, permet d’aborder l’enchantement par les matériaux et l’émerveillement par les objets en terres d’Islam. Car ces œuvres relèvent des ‘Aja’īb - mot arabe qui désigne les merveilles, celles de la nature et celles des arts visuels. 

Cette exposition accompagne la fermeture pour rénovation du département des Arts de l’Islam afin de rendre accessibles au public du musée du Louvre des œuvres majeures de la collection des arts de l’Islam.


Afin de permettre la maintenance des espaces d’exposition et l’entretien des collections du musée, les salles de l’exposition pourraient être amenées à fermer les mercredis.

Patrimoines en résistance

De Tombouctou à Odessa

Du  mercredi 20 mai 2026 Au  samedi 2 janvier 2027


L’exposition réunit un ensemble exceptionnel de documents graphiques, d'oeuvres d’art contemporaines et de répliques numériques des sites perdus. À la manière d’un grand reportage, l’ensemble tisse un récit documenté, visuel et sensible, où se croisent les regards des acteurs et témoins, des architectes et des artistes.


De Tombouctou à Odessa, de Bâmiyân à Gaza, les conflits armés font du patrimoine une cible privilégiée. Face à ces destructions, l’exposition Patrimoines en résistance interroge les gestes d’effacement, mais aussi les formes de résistance et de réparation qui permettent de penser l’avenir à partir des ruines.

En 2012, la destruction des mausolées de Tombouctou, inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, marque un tournant historique : pour la première fois, l’anéantissement volontaire de monuments culturels est qualifié de crime de guerre par la Cour pénale internationale. Une mobilisation internationale sans précédent s’engage alors pour reconstruire les sites détruits, en s’appuyant sur les fouilles archéologiques et la mémoire des artisans maliens.

Si la guerre a toujours entraîné des destructions, le début du XXIᵉ siècle révèle une intensification et une systématisation des atteintes portées au patrimoine culturel et naturel. L’exposition met en lumière cette réalité contemporaine et pose une question essentielle : comment la guerre révèle-t-elle ce qui est irrémédiablement perdu, tout en faisant émerger les gestes de résistance qui rendent possible une réparation future ?

À travers un ensemble remarquable de cartes, textes, maquettes, photographies, vidéos, œuvres contemporaines et répliques numériques réalisées par Iconem, l’exposition propose un parcours en trois séquences. Conçue comme un grand reportage, elle tisse un récit documenté, visuel et sensible, croisant les regards d’architectes, d’artistes, de chercheurs, d’acteurs de terrain et de témoins.

L'exposition, en mettant à distance le tumulte du monde, offre au visiteur un temps de réflexion indispensable face au flot d'informations en continu.

Effacer
La destruction du patrimoine prend aujourd’hui des formes multiples : dynamitage de sites emblématiques, bombardement massif de villes, abandon délibéré de territoires, pillage et trafic de biens culturels. Cet effacement touche aussi les patrimoines ordinaires et immatériels, à travers les déplacements de populations, le « nettoyage culturel », l’urbicide, le ruricide ou l’écocide. Loin de l’image d’une guerre « propre », ces pratiques révèlent l’ampleur des violences infligées aux lieux et aux sociétés.

Résister
Face à l’effacement, des formes de résistance émergent. Aux côtés des grandes institutions internationales, ONG, associations, collectifs de citoyens, d’architectes et de chercheurs agissent pour
protéger, documenter et transmettre le patrimoine menacé. Sur les terrains de conflit, chaque geste du quotidien, chaque récit, devient un acte de résistance, contribuant à préserver la mémoire et à soutenir la survie physique et psychologique des populations.

Réparer
Au XXIᵉ siècle, la réparation post-conflit dépasse la seule reconstruction matérielle. Elle engage une approche globale, attentive aux territoires, aux corps et aux esprits. Réparer, c’est aussi « refaire société », reconstruire des liens, transmettre des savoirs et inscrire la mémoire au cœur des processus de renaissance. Le patrimoine devient alors un levier essentiel pour penser un avenir commun, en continuité avec le passé et le vivant.

Cette exposition traite de zones de conflit et présente des œuvres susceptibles de choquer les personnes sensibles et les enfants de moins de 12 ans.

Les grands âges

Du 8 avril 2026 au 3 janvier 2027


Cette nouvelle exposition à découvrir au Musée de l’Homme est le fruit de la rencontre entre Samuel Pavard, biodémographe et spécialiste du vieillissement au Muséum, et Nikos Aliagas, artiste photographe.


Cette exposition, à la croisée de l’art et de la science, propose de mettre en lumière la vieillesse en tant que réalité biologique, démographique et sociale, à travers une série de photographies.
Derrière l’objectif, l’artiste
Nikos Aliagas capture des scènes du quotidien et réalise des portraits saisissants. Quelques-unes de ses plus belles photographies mêlées aux réflexions scientifiques du chercheur Samuel Pavard sont à découvrir dans le Foyer Germaine Tillion (250 m²).
En croisant leurs regards à la fois lucides et délicats sur les grands âges, l’exposition invite à s’interroger sur notre rapport au temps, sur la place que nous accordons aux personnes âgées dans nos sociétés et sur les liens que les différentes générations tissent entre elles.
Elle compare
la longévité humaine à celle du reste du vivant et éclaire le public sur la place fondamentale qu’ont occupée les plus âgés dans l’histoire de notre espèce pour son évolution cognitive, sociale et culturelle.
Alors qu’aujourd’hui de nouvelles classes d’âge émergent, illustrées par la proportion grandissante des centenaires et plus, l’exposition questionne la réalité complexe de la vie aux grands âges ainsi que
les nouvelles représentations de la vieillesse dans nos sociétés contemporaines.
Enfin, en valorisant le lien qui existe entre
la question des grands âges et celle de la santé de notre planète, elle réaffime la légitimité de notre désir collectif de vivre des vies plus longues malgré un monde en proie à des changements environnementaux brutaux.

Van Gogh influenceur. Héritages en mouvement

Du 18/04/26 au 03/01/27

Rue de Léry. Parking : Chemin des Berthelées 95430 Auvers-sur-Oise


Description

Du 18 avril 2026 au 3 janvier 2027, le château d’Auvers-sur-Oise accueille Van Gogh influenceur | Héritages en mouvement, une exposition originale qui propose un regard contemporain sur l’un des artistes les plus emblématiques de l’histoire de l’art. Plus qu’un peintre, Vincent van Gogh apparaît ici comme un véritable influenceur avant l’heure, dont l’œuvre continue d’irriguer la création artistique bien au-delà de son époque.

Un dialogue entre passé et création contemporaine

Peintres, plasticiens, photographes et artistes d’aujourd’hui s’emparent de l’héritage de Van Gogh pour en révéler toute la modernité. Styles, couleurs, gestes, regards portés sur le monde : l’exposition explore les multiples filiations artistiques nées de son œuvre, dans un parcours immersif et dynamique. À travers ces réinterprétations, le génie de Van Gogh se raconte autrement, en mouvement, vivant et résolument actuel.

Auvers-sur-Oise, lieu emblématique de Van Gogh

Présenter cette exposition au château d’Auvers-sur-Oise prend tout son sens. C’est ici, dans ce village mythique du Val-d’Oise, que Van Gogh a vécu ses derniers mois et laissé une empreinte indélébile. Il repose aujourd’hui aux côtés de son frère Théo, dans le cimetière du village, non loin de l’église Notre-Dame de l’Assomption qu’il a immortalisée dans une de ses toiles les plus célèbres.

L'Espace entre nous

Dans la collection du Wilson Centre for Photography

DU 19 JUIN 2026 AU 3 JANVIER 2027


À l’occasion du Bicentenaire de la naissance de la photographie, LE BAL consacre pour la première fois une exposition à une collection : celle du Wilson Centre for Photography, constituée par Michael et Jane Wilson. À travers cet ensemble rare de 120 tirages, pour la plupart d’époque, l’exposition explore le lien parfois trouble, parfois lumineux, toujours instable, qui unit celui qui photographie à celui qui est photographié.

Rencontre fugitive, rencontre préméditée : de la saisie sur le vif à la mise en scène collaborative, l’exposition interroge la relation qui se noue, au moment de la prise de vue, entre le photographe et son sujet. Que révèle l’image de la position respective de ces deux corps ? De leur complicité, de leur face-à face, du pacte silencieux scellé par le regard de l’un sur l’apparence de l’autre ?

L’exposition met en valeur des oeuvres iconiques et d’autres moins connues, des années 1920 à nos jours, dans un parcours sensible qui privilégie les rebonds, les affinités et les contaminations entre les images.

« Avec toujours, au centre de chaque photo, cette petite lutte des consciences entre qui révèle et qui se dévoile, dont le portrait photographique a toujours été la scène privilégiée. » – Bertrand Schefer

Avec :
Lola Álvarez Bravo, Manuel Álvarez Bravo, Bill Brandt, Josef Breitenbach, Horace Bristol, Esther Bubley, Elinor Carucci, Mark Cohen, John Coplans, Gregory Crewdson, Imogen Cunningham, Bruce Davidson, Rineke Dijkstra, Walker Evans, Leonard Freed, Lee Friedlander, David Goldblatt, John Gutmann, Birney Imes, Graciela Iturbide, Sarah Jones, André Kertész, Chris Killip, Dorothea Lange, Sergio Larraín, Richard Learoyd, Danny Lyon, Robert Mapplethorpe, Roger Mayne, Susan Meiselas, Tina Modotti, Daidō Moriyama, Nicholas Nixon, Alexander Rodchenko, August Sander, Tomoko Sawada, Chris Shaw, Aaron Siskind, Graham Smith, Louis Stettner, Issei Suda, Yutaka Takanashi, Shoji Ueda, Weegee, Francesca Woodman.

Drôles de vols – caricaturer les expériences aériennes

début : 27 juin 2026 à 10h00 fin : 3 janvier 2027 à 18h00


Du 27 juin 2026 au 3 janvier 2027, le musée de l’Air et de l’Espace invite ses visiteurs à découvrir l’histoire des ballons et des avions à travers le regard espiègle, humoristique ou parfois satirique, des caricaturistes. Qu’ils soient simples curieux ou amateurs éclairés, rêveurs ou fervents passionnés, les visiteurs de la nouvelle exposition temporaire « Drôles de vols – caricaturer les expériences aériennes » peuvent savourer à loisir la virtuosité et la malice de grands dessinateurs tels que Cham, Daumier, Reiser, Coco, Camille Besse ou Riss.

Objet de fascination, l’aventure aérienne, depuis les premiers envols de ballons à la fin du XVIII siècle jusqu’aux essais actuels d’avion solaire, fait l’objet de nombreuses représentations. À un registre héroïque répond une approche parodique. La nouveauté de ces expériences suscite étonnement et moqueries, qui raillent tour à tour la forme des fuselages, la crédulité des foules ou encore l’orgueil de certains inventeurs. L’exposition « Drôles de vols – caricaturer les expériences aériennes » présente la longue histoire des inventions aéronautiques, que les caricaturistes ont contribué à diffuser auprès du grand public. Au fil de son parcours, le visiteur découvre toutes les nuances du rire allant de la valorisation des pilotes à la propagande nationaliste lors de conflits armés, jusqu’à l’expérience du voyage à l’ère du tourisme de masse.

Déployée en quatre parties chrono-thématiques, l’exposition commence par « Rire de la nouveauté et des péripéties des premiers envols » en montrant notamment des dessins satiriques qui prennent pour sujets des ascensions de ballons, mises en spectacle depuis Louis XVI jusqu’au Second Empire. La
seconde partie « Le ballon, motif récurrent d’une presse satirique en plein essor » aborde la façon dont les vols en ballon ont été détournés à des fins de critique politique. Puis « L’aviation naissante valorisée par la caricature » évoque comment les dirigeables et premiers avions ont nourri les imaginaires mais
aussi la naissance du motif du pilote lors de la Grande Guerre. Enfin, la dernière partie « L’industrie aéronautique, cible féconde de la caricature » traite de la perception du rôle de l’aviation en temps de guerre mais aussi comment elle reste un sujet actuel pour les dessinateurs et caricaturistes.

Les collections d’arts graphiques du musée de l’Air et de l’Espace sont mises à l’honneur, complétées par des prêts issus d’autres institutions telles que le Musée Mode & Dentelle (Bruxelles), la Contemporaine (Nanterre) ou le musée Tomi Ungerer, Centre international de l’Illustration (Strasbourg). « Drôles de vols – caricaturer les expériences aériennes » donne à voir des représentations de l’histoire aéronautique sur des supports variés (estampes, journaux, cartes postales,
assiettes, éventails) tout en soulignant leur valeur artistique ; ainsi, le public pourra découvrir ou redécouvrir de grands dessinatrices et dessinateurs tels que Cham, Daumier, Reiser, Coco, Camille Besse ou Riss.

Florian Krewerwoven thin*

Du 19 juin 2026 au 04 janvier 2027


Le Musée d’Art Moderne de Paris présente Florian Krewer : woven thin* , première exposition personnelle de l’artiste en France. Organisée suite au don de plusieurs œuvres de l'artiste au musée, cette exposition, au cœur du parcours des collections, se veut une plongée dans l'univers pictural de l'artiste allemand basé depuis 2020 à New York.

La pratique de Krewer est profondément autobiographique, nourrie par une confrontation directe avec le monde qui l’entoure, dans toute sa beauté brute comme dans sa violence. Puisant à la fois dans son expérience vécue et dans son imaginaire, la galerie de personnages qui peuple ses paysages et intérieurs éthérés est dépouillée de tout contexte et semble mener une existence autonome. Danseurs, performeurs, animaux et figures solitaires traversent des paysages urbains en mutation. Ils apparaissent détachés, comme libérés de la gravité du monde physique et de ses contraintes sociales. Dans cet univers en apesanteur, les peintures de Krewer célèbrent des moments d’intimité et une résilience collective au milieu d’un environnement le plus souvent hostile. Au Musée d'Art Moderne de Paris, sont exposées seize toiles monumentales récentes, dont certaines inédites. Accrochées de manière resserrées, elles produisent un panorama pictural dense qui reflète l'intensité de la pratique de l'artiste.

Florian Krewer (né en 1986 à Gerolstein, Allemagne) a étudié la peinture à la Kunstakademie de Düsseldorf. Parmi ses expositions institutionnelles récentes figurent Nice Dog, M WOODS Museum, Pékin (2023) ; everybody rise, Aspen Art Museum (2023) ; et Es liebt Dich und Deine Körperlichkeit ein Verwirrter, Kunsthalle Düsseldorf (2022). Ses œuvres sont présentes dans les collections du Musée d’Art Moderne de Paris ; du Musée national d'art moderne - Centre Georges Pompidou, Paris ; du Metropolitan Museum of Art, New York ; du Hammer Museum, Los Angeles ; du Los Angeles County Museum of Art ; et de l’Albertina Museum, Vienne. En 2022, Krewer a reçu le Prix Jean-François Prat du fonds de dotation Bredin Prat. Il vit et travaille dans le South Bronx, à New York.

L’exposition sera accompagnée d’un catalogue publié par la galerie VeneKlasen, dont la parution est prévue en octobre 2026.

Avec le soutien de Arif et Dianne Suherman et de The Kiki Collection.

*Finement tissé

Le savoir en trompe-l’œil. Corée, 18e-20e s.

16 septembre 2026 – 4 janvier 2027

Musée Guimet - Iéna 


Une plongée fascinante à la découverte d'un art du trompe-l'oeil en Corée, entre bibliothèques savantes et mondes oniriques !

À quoi peut servir une bibliothèque lorsque le temps manque pour lire ? À l’heure où le savoir circule sur les écrans, s’évader par la lecture devient parfois un luxe et la bibliothèque est alors souvent plus regardée que pratiquée.

Ce dilemme n’est pas nouveau. Dans la Corée de la fin du 18e siècle, le roi Jeongjo (r. 1776-1800) y est déjà confronté. Pris par les affaires de l’État, n’ayant que peu le temps de lire, il passe commande aux artistes officiels de l’Académie royale de peinture de réaliser un paravent reprenant sa bibliothèque en trompe-l’œil, pour rester proche de ses livres. Il trouve ainsi dans la contemplation de cette peinture un moyen de demeurer symboliquement entouré de ses livres : un trompe-l’œil prolongeant l’esprit du cabinet d’étude, stimulant la vertu, la curiosité et la conversation savante.

Les ambassades coréennes à Pékin jouent alors un rôle déterminant. Les envoyés de Joseon y découvrent les cabinets de trésors chinois, ainsi que l’art jésuite de la perspective, diffusé à la cour des Qing et dans les églises de la capitale impériale par les artistes européens. L’alliance entre l’accumulation érudite chinoise et le savoir-faire européen en matière de trompe-l’œil nourrit l’inventivité des peintres coréens, qui développent un usage singulier de la perspective, le chaekgeori.

Rapidement, ce nouvel art du livre et des objets se diffuse dans les palais, les demeures aristocratiques et les foyers provinciaux. Livres, porcelaines, bronzes archaïsants, instruments d’écriture ou objets venus de Chine, du Japon ou d’Occident s’y accumulent dans un jeu d’illusions optiques savamment maîtrisé. Loin des vanités européennes, ces bibliothèques peintes ne renvoient pas à des collections réelles, mais à un cabinet des désirs, à ce que l’on aspire à posséder un jour. À partir de la fin du 18e siècle, le livre perd sa valeur savante pour devenir décoratif ; les perspectives se brisent, les formes se distordent, les animaux fantastiques apparaissent. La bibliothèque s’éloigne du réel pour rejoindre un univers à mi-chemin entre surréalisme, fauvisme et onirisme.

Pour la première fois au musée Guimet, une exposition redonne à ce mouvement pictural sa place centrale, loin de l’image folklorique ou purement décorative qui lui est trop souvent associée. Elle tisse des liens entre l’art jésuite et l’art coréen, montre l’impact des ambassades coréennes à la cour de Chine, notamment à travers un exceptionnel rouleau peint de plus de cinq mètres du 18e siècle présenté pour la première fois, et révèle la diffusion des codes de la perspective grâce à des œuvres provenant du Louvre et du Asian Civilisation Museum de Singapour. Elle démontre également que la Corée du Joseon était tout l’inverse d’un « royaume ermite » mais un pays ouvert, curieux, en dialogue constant avec le monde.

Marc Bloch, l’esprit de l’Histoire 

25 juin 2026 => 10 janvier 2027


À l’occasion de l’entrée au Panthéon de Marc Bloch,
historien et résistant,
le Centre des monuments nationaux présente l’expositionMarc Bloch, l’esprit de l’Histoire à partir du 25 juin 2026,
et propose une programmation autour du Grand homme
dans plusieurs de ses monuments dans toute la France,
jusqu’en décembre 2026
Le Panthéon sera exceptionnellement ouvert gratuitement du jeudi 25 juin au dimanche 28 juin
2026 afin de permettre à un large public de venir rendre hommage à Marc Bloch.
En dehors de cette période, l'exposition est librement accessible après acquittement du droit
d'entrée dans le monument

L’exposition
Marc Bloch, l’esprit de l’Histoire, dont le commissariat est assuré par Yann Potin, historien et conservateur en chef du patrimoine aux Archives nationales, propose aux visiteurs de retracer le parcours intellectuel, scientifique et humain d’un historien dont l’œuvre et l’engagement continuent d’éclairer notre rapport au passé et au présent.
À travers une riche sélection de documents, photographies, objets et ouvrages – issus des Archives nationales, des archives de la famille Bloch, du Service Historique de la Défense (SHD), du Centre d’histoire de la résistance et de la déportation de Lyon (CHRD) et de collections privées - le visiteur est invité à découvrir ou redécouvrir la vie d’un historien qui fut également un combattant et un grand résistant. Le parcours de l’exposition, à la fois chronologique et thématique, est structuré en 3 grandes sections. L’exposition s’attache ainsi à montrer comment Marc Bloch a pu, sa vie durant, mettre en accord son discours et ses actes, son engagement de citoyen-combattant et son travail d’historien, jusqu’à
l’expérience de la clandestinité et du sacrifice.

Animalia

Bestiaire de la Collection Al Thani

Du 1er juillet 2026 au 10 janvier 2027


La Collection Al Thani à l’Hôtel de la Marine propose une exposition qui examine comment, à différentes époques et dans diverses régions du monde, les cultures ont été fascinées par le royaume animal et s’en sont inspirées.

À travers plus de 120 œuvres de la Collection Al Thani, dont un grand nombre est dévoilé à Paris pour la première fois, l’exposition explore les représentations de créatures réelles et imaginaires issues de civilisations réparties sur quatre continents, du IIIe millénaire av. J.-C. au début du XXe siècle.

Parmi les œuvres phares figurent une statuette votive laconienne en bronze représentant un cheval de la période géométrique (Grèce, 750-730 av. J.-C.), une imposante boucle de ceinture (daigou) en forme de tigre réalisée en Chine à l’époque des Royaumes combattants (475–221 av. J.-C.), un pommeau de canne en forme de tête de serpent créé par la maison Fabergé (vers 1890) ainsi qu’une sculpture en bois figurant l’oiseau primordial de la cosmogonie sénoufo (vers 1900).

Camille Claudel & Bernhard Hoetger : l'exposition de 1905

12 septembre => 10 janvier 2027

Musée Camille Claudel 10 rue Gustave Flaubert 10400 Nogent-sur-Seine


Présentée au Paula Modersohn-Becker Museum de Brême et à la Alte Nationalgalerie de Berlin en 2025, cette exposition est à découvrir en France au musée Camille Claudel à l'automne 2026.

Elle rassemble les œuvres de deux artistes dont les chemins se sont croisés à plusieurs reprises à Paris au tournant du XXᵉ siècle : Camille Claudel et Bernhard Hoetger. Tous deux se rejoignent dans leur quête de reconnaissance et dans leur volonté de s’émanciper de l’influence du maître de la sculpture, Auguste Rodin. En 1905, les œuvres de la sculptrice française sont exposées dans la galerie du marchand Eugène Blot, aux côtés de celles de l’artiste allemand, de dix ans son cadet. Au milieu de l'avant-garde, chacun développe une vivacité artistique singulière, dont le rayonnement dépasse les frontières. Plus de 120 ans plus tard, ces deux figures majeures de la sculpture sont à nouveau réunies.

Andy Warhol

La ligne et l’image

Du 16 septembre 2026 au 10 janvier 2027 10:30 - 19:00


Si le nom d’Andy Warhol évoque immédiatement les sérigraphies et les portraits de célébrités, son œuvre dessinée occupe une place essentielle dans sa pratique artistique. L’exposition "Andy Warhol. La ligne et l’image" révèle combien ce médium, loin d’être accessoire, accompagne l’ensemble de sa carrière.

Formé à l’illustration, l’artiste n’a jamais cessé de dessiner, y compris après l’adoption des procédés mécaniques qui ont marqué son travail. Le dessin apparaît ainsi comme un lieu d’expérimentation constant, où se construisent les images et se déploie une pensée visuelle singulière. D’un premier Autoportrait daté de 1942 aux dessins à l’acrylique pour La Dernière Cène en 1986, la production dessinée de Warhol est abondante et variée. Portraits, caricatures, scènes de genre, illustrations publicitaires, portfolios autopromotionnels : le dessin reste son outil de prédilection jusqu’à la fin des années 1950. Il lui permet de s’émanciper progressivement des influences de Klee, Picasso, Cocteau, ainsi que d’artistes américains comme Shahn. Par le dessin, Andrew Warhola devient Andy Warhol.

Après une période dominée par la peinture puis le cinéma entre 1963 et 1973, il revient au dessin avec de nouveaux objectifs liés à sa production picturale, notamment aux portraits de commande, dont celui de Mao constitue un exemple majeur. Le dessin devient alors un espace d’expérimentation : il permet de travailler des choix chromatiques, graphiques et conceptuels, souvent à une échelle proche de celle des peintures.

Le parcours s’articule autour de cinq sections thématiques : débuts comme illustrateur publicitaire, importance de l’écriture manuscrite, fascination pour les visages et les masques, iconographie gay longtemps restée confidentielle et réflexions sur la mort, devenue une obsession après l’attentat de 1968 qui a failli lui coûter la vie.

L’exposition réunit environ 150 dessins, ainsi que des peintures, sérigraphies sur papier, photographies et documents d’archives. Elle met en évidence l’inventivité technique de l’artiste et les procédés qu’il met au point (tampons, lignes transférées, pochoirs, collages), pensés pour la reproduction et la répétition des images. Des dessins et documents, rares ou négligés, permettent d’accéder à la fabrique de l’œuvre et d’entrer au cœur de l’atelier new-yorkais de l’artiste, The Factory. Autant de pistes qui invitent à reconsidérer l’ensemble de l’œuvre de Warhol à partir de ce dialogue entre geste et reproduction, entre main et machine.



Le monde selon Penn

16 septembre => 10 janvier 2027


Dans le cadre de l'exposition « Remember Me », la Galerie 2 réunit près de 450 photographies d’Irving Penn issues de la Collection Pinault. Dans une configuration inédite, l’installation « Le monde selon Penn » offre l’occasion rare d’embrasser l’immensité d’une production réalisée entre les années 1940 et le début des années 2000.

Irving Penn (1917-2009), photographe américain majeur du 20e siècle, est reconnu pour avoir profondément renouvelé la photographie de mode et le portrait en imposant une esthétique sobre, directe et intemporelle. Plutôt que d’un parcours chronologique ou strictement thématique, il s’agit ici d’une immersion au cœur de l’univers visuel de l’artiste, où portraits de personnalités, photographies de mode, reportages ethnographiques, études de nus, natures mortes ou encore compositions florales dialoguent librement les uns avec les autres. Ces rapprochements révèlent les constantes de son œuvre : la rigueur de la composition, l’attention aux matières, le goût de l’épure, ainsi qu’une capacité unique à saisir la présence humaine et la beauté des formes les plus simples. Les célèbres Corner Portraits côtoient les cigarettes, les fleurs fanées ou encore les silhouettes de mode, formant une vaste mosaïque visuelle qui invite les visiteurs à pénétrer dans l’atelier mental d’Irving Penn. À travers cette installation inédite se dévoilent la cohérence et la modernité d’une œuvre qui n’a eu de cesse de redéfinir les possibilités de la photographie et notre manière de regarder le monde. 

Perfectionniste, humaniste et éclectique. C’est ainsi que l’on pourrait qualifier, s’il fallait les résumer, l’œuvre et l’immense carrière photographique d’Irving Penn. Irving Penn est avant tout un photographe de studio. La « zone neutre » qu’il y conçoit méthodiquement à l’aide d’un simple fond de toile ou de papier blanc baigné de lumière naturelle définit un cadre spatial décontextualisant et mettant à la fois en exergue la présence physique de ses multiples sujets. Ce principe de travail d’une grande modestie dans sa mise en œuvre le suivra tout au long de sa carrière. 

Constituant un héritage inestimable pour le monde de la photographie, l’œuvre d’Irving Penn est représenté au sein de la Collection Pinault par un fonds important de ses images, déjà rendues visibles en 2014-2015 à l’occasion de l’exposition monographique « Irving Penn, Resonance » au Palazzo Grassi, à Venise. 

Commissariat : Matthieu Humery, conseiller en photographie auprès de la Collection Pinault, avec la collaboration de Lola Regard, chargée de projets.

Cezanne et nous

23 septembre 2026 - 17 janvier 2027


Une exposition inédite consacrée à Paul Cezanne (1839-1906) et à son héritage artistique. De Paul Gauguin à Henri Matisse, Pablo Picasso, Piet Mondrian, Joan Mitchell, Bridget Riley et Peter Doig, près de 180 œuvres retracent la manière dont son travail a été découvert, interprété et transformé, de la fin du 19e siècle à aujourd’hui.

À la fin des années 1880, alors qu’il ne cherche plus à exposer, artistes et collectionneurs découvrent l’œuvre de Cezanne dans la boutique du père Tanguy. Ils y trouvent une radicalité formelle qui les conforte dans leurs recherches d’un art "pur", déjà engagé sur la voie de l’abstraction.

Par la suite, Cezanne accède progressivement à la reconnaissance et la réception de son œuvre devient foisonnante. Des premières expositions monographiques organisées par le marchand d’art Ambroise Vollard aux grandes manifestations muséales et internationales, ainsi que les premières grandes expositions posthumes comme le Salon d’automne en 1907, il s’impose comme une figure majeure de la modernité.

Son œuvre devient un point de référence pour les avant-gardes du 20e siècle, qui interrogent le rapport entre peinture et réalité et trouvent dans l’idée selon laquelle "l’art est une harmonie parallèle à la nature", un outil de réflexion essentiel.

À partir de Cezanne, le triomphe de l’art moderne et celui du formalisme, ou la réduction de la peinture à ses éléments fondamentaux de composition, ne cessent d’être travaillés ou dépassés. Paul Gauguin, Henri Matisse, Pablo Picasso, Piet Mondrian, Joan Mitchell, Bridget Riley, Peter Doig... De l’abstraction lyrique à l’abstraction géométrique, en passant par la peinture "hard edge", Cezanne demeure une référence constante, parfois revendiquée, parfois réinterprétée, toujours discutée. À l’heure du post-modernisme, son statut de "père de l’art moderne" continue d’être interrogé.

Cezanne et nous est la première exposition à raconter simultanément cette double histoire : celle de son influence fondamentale et celle, à contre-courant, des artistes qui se sont revendiqués de lui. L’exposition met en lumière une histoire complexe et plurielle, faite d’appropriations, de filiations et de tensions esthétiques. Elle invite à regarder Cezanne à travers les regards successifs qu’il a suscités, jusqu’à notre regard contemporain.

PENN & FASHION

30.09.2026 => 17.01.2027


Du 30 septembre 2026 au 17 janvier 2027, la MEP présente l'exposition PENN & FASHION. Elle rend hommage à Irving Penn, l'un des photographes les plus influents du XXème siècle. Auteur d’une œuvre toujours en avance sur son temps, Irving Penn a profondément marqué l’histoire de la photographie de mode grâce à sa collaboration de plus de soixante ans avec le magazine Vogue. Son esthétique épurée, comme son exceptionnelle maîtrise de la composition, ont influencé des générations de photographes.


L’exposition se déploie selon un parcours chronologique, suivant la carrière d’Irving Penn de 1947 à 2008. Elle débute dans les années 1950, avec la présentation de ses photographies légendaires des collections parisiennes de haute couture comme Dior et Balenciaga, magnifiées par les plus grands mannequins de l’époque tels que Lisa Fonssagrives et Jean Patchett. Dans les années 1970, les créations d’Ungaro et de Courrèges et les tenues extravagantes portées par Marisa Berenson ou Lauren Hutton retiennent l’attention du photographe, puis, la décennie suivante, les créations d’Yves Saint Laurent et Karl Lagerfeld.

L’exposition présente également la collaboration inédite d’Irving Penn avec le créateur japonais Issey Miyake, dont les vêtements sculpturaux dialoguent parfaitement avec son style photographique épuré.

Au cours de ses trois dernières décennies de création, Penn conserve une ligne constante : l’accent mis sur les silhouettes, les volumes et les textures. Il photographie en couleur les somptueuses robes élaborées par John Galliano ou les modèles opulents de Christian Lacroix ainsi que les spectaculaires coiffes de plumes de Chanel, dans des images à couper le souffle.

Enfin, ses images saisissantes pour les pages beauté du magazine Vogue dans les années 1990 et 2000 témoignent de la créativité et de la modernité d’un artiste dont une partie de l’œuvre est encore à découvrir.

Toujours fidèle à une vision artistique exigeante, quel que soit le contexte de la commande, Penn a contribué à rapprocher l’art, la mode et le commerce avec une maîtrise inédite. Son travail est caractérisé par une esthétique d’une élégante simplicité. Chaque image est le résultat d’un long processus de réflexion pour aboutir à des compositions intemporelles transposées dans des techniques de tirages sophistiquées, souvent devenues des icônes de l’histoire de la photographie.

L’exposition est majoritairement conçue à partir de collection de la MEP et de celle de Nicola Erni. Réunie au cours des vingt-cinq dernières années, celle-ci est aujourd’hui l’un des ensembles les plus vastes et remarquables consacré à la photographie de mode, couvrant la période des années 1930 à nos jours. L’exposition bénéficie également de nombreux prêts exceptionnels de The Irving Penn Foundation et de The Miyake Issey Foundation.

Éternel Tintoret

Du 11 septembre 2026 au 24 janvier 2027


Du 11 septembre 2026 au 24 janvier 2027, le musée Jacquemart-André met à l’honneur l’un des principaux acteurs de la Renaissance italienne, Jacomo Robusti, dit Tintoret (1518/19-1594). Cette exposition présente pour la première fois en France un panorama de l’ensemble de la carrière de Tintoret et démontre comment son héritage artistique s’étend au-delà des siècles et des frontières jusqu’à en faire un artiste de référence pour la peinture française du XIXe siècle.

Jacomo Robusti, surnommé « Tintoretto » en référence au métier de teinturier de son père, s’impose comme l’une des figures majeures de la peinture du XVIe siècle. Il demeure toute sa vie à Venise, où son ambition trouve un terrain fertile : c’est dans cette ville au fort rayonnement artistique que se déroule sa carrière exceptionnellement longue. Si sa formation demeure mal connue, il s’affirme dès la fin des années 1540 avec des commandes prestigieuses comme le Miracle de l’esclave (1548). Avec l’appui d’un vaste atelier, il domine, dans la seconde moitié du siècle, le marché des grands cycles décoratifs destinés aux institutions de la ville, comme le Palais des Doges (fresque du Paradis, à partir de 1588) ou la Scuola Grande di San Rocco (de 1564 à 1588).

Révélant toute la modernité de son art, l’exposition met en lumière la singularité d’un artiste doté d’une incroyable énergie créatrice, et que Vasari voyait comme le « plus terrible esprit que la peinture n’ait jamais connu » (1568). Artiste complexe et inclassable, Tintoret développe une oeuvre aussi admirée que débattue, caractérisée par des compositions audacieuses, des perspectives vertigineuses, des effets de lumière spectaculaires et la vivacité de sa touche – la célèbre prestezza. En opérant une synthèse originale entre le dessin sculptural (disegno) des maîtres toscans, en particulier celui de Michel-Ange qui le fascine, et le colorito vénitien de Titien, son rival, il porte à son apogée la Renaissance à Venise.

Rassemblant une quarantaine de peintures et d’oeuvres graphiques issues de collections publiques et privées, françaises, italiennes et internationales, l’exposition propose un parcours thématique permettant de saisir la diversité et l’ampleur de l’oeuvre de Tintoret autour de plusieurs axes. Les grandes compositions religieuses, telles que le Miracle de saint Augustin (1547-1549, Palazzo Chiericati, Vicence) ou la Trinité (vers 1561-1562, Galleria Sabauda, Turin) témoignent par exemple de sa capacité à renouveler les sujets sacrés par une interprétation dramatique.

Eva Gonzalès

Parcours d'une artiste libre

15 septembre 2026 - 24 janvier 2027


Le Petit Palais présente une monographie inédite consacrée à la peintre Eva Gonzalès (1847-1883), en collaboration avec le Van Gogh Museum d’Amsterdam. Contemporaine de Mary Cassatt et de Berthe Morisot, auxquelles elle est souvent associée, Eva Gonzalès n’a pourtant jamais fait l’objet d’une rétrospective d’envergure, ni en France ni à l’international. Mais qui est donc cette femme artiste ? Comment en finir avec la vision romanesque qui a très tôt accompagné sa vie et son œuvre ? N’est-elle que la seule élève d’Édouard Manet, l’une des figures d’avant-garde les plus sulfureuses de l’époque ? L’exposition met en lumière une œuvre subtile servie par une touche fluide et lumineuse. Gonzalès puise ses sujets dans son cercle familial et amical, saisi dans son quotidien bourgeois. Réunissant près de 100 œuvres – peintures, pastels et gravures – dans un parcours chronologique, cette exposition est la première à renouer avec l'ampleur de la rétrospective posthume de l’artiste organisée en 1885, deux ans après sa mort.

COMMISSARIAT GÉNÉRAL :

  • Annick Lemoine, présidente de l’établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie, ancienne directrice du Petit Palais

COMMISSARIAT SCIENTIFIQUE :

  • Stéphanie Cantarutti, conservatrice en chef du patrimoine, département des peintures modernes, Petit Palais
  • Fleur Roos Rosa de Carvalho, conservatrice en chef, responsable des arts graphiques, Van Gogh Museum, Amsterdam



Kerry James MarshallThe Histories*

Du 18 septembre 2026 au 24 janvier 2027


Le Musée d’Art Moderne de Paris présente du 18 septembre 2026 au 24 janvier 2027 la première exposition en France consacrée à l’artiste américain Kerry James Marshall (né en 1955 à Birmingham, Alabama, États-Unis).

Organisée par la Royal Academy of Arts de Londres, et en collaboration avec la Kunsthaus de Zurich, l’exposition Kerry James Marshall : The Histories* présente soixante-dix œuvres, dont huit peintures inédites réalisées spécialement pour l’exposition.

Considéré comme l'un des peintres contemporains les plus influents, Kerry James Marshall est connu pour ses compositions monumentales qui donnent une place centrale aux personnes noires, élevant fréquemment le banal au rang d'épopée. En inscrivant ces figures dans des archétypes de l’histoire de l’art, l’artiste invite le spectateur à prendre la mesure de la puissance incontestable de leur présence. Kerry James Marshall aborde des thèmes tels que la traversée forcée des Africains réduits en esclavage vers les Amériques, l'héritage des mobilisations noires américaines comme les mouvements des droits civiques et du Black Power, sans jamais représenter directement la violence et l’aliénation. Son œuvre puise son inspiration aussi bien dans le canon établi par l’histoire de l’art occidental que dans d'autres formes d'expression visuelle issues de la culture populaire, notamment la peinture française du XIXe siècle, la culture contemporaine, l'Afrofuturisme, la bande dessinée, et la science-fiction.

Conçue avec le soutien de l’artiste, l’exposition a pour ambition de retracer plus de quatre décennies de sa carrière. Elle présente de nombreux cycles d’un travail qui se déploie principalement dans le champ de la peinture mais aussi à travers des gravures, des dessins et une sculpture, provenant de musées et de collections privées d’Amérique du Nord et d’Europe.

Le Musée d’Art Moderne de Paris met à l’honneur l’œuvre de Kerry James Marshall, poursuivant ainsi une série d’expositions monographiques pionnières en France consacrées aux artistes noirs américains, notamment Kara Walker (2007) et Jean-Michel Basquiat (2010). Kerry James Marshall travaille par séries et par cycles, comme en témoigne l'organisation chrono-thématique de l'exposition, qui présente onze groupes d'œuvres réalisées entre 1980 et aujourd'hui.

Parcours de l’exposition

L'exposition s'ouvre sur les premières œuvres matures de l’artiste, réalisées dans les années 1980, comme Invisible Man (1986), inspirée de l’ouvrage du même nom de Ralph Ellison (1952). Cette section met en évidence l'intérêt de Kerry James Marshall à dépeindre des figures noires, tout en soulevant des questions sur leur représentation dans l'histoire de l'art et sur les personnes et les éléments qui en ont été exclus. L’approche radicale de l’artiste, qui utilise une gamme de pigments noirs mêlés à d’autres couleurs, influe sur la perception de ses figures par le spectateur.

La deuxième salle présente de grandes toiles qui traitent de l’histoire du “Passage du milieu”, une expression qui désigne la traversée de l’Atlantique des Africains capturés afin d’être vendus comme esclaves.

L'exposition se poursuit avec la présentation d’œuvres monumentales illustrant des scènes de la vie contemporaine, avec pour décors des salons de coiffure et de beauté, des parcs et des espaces extérieurs. En faisant référence à des artistes tels qu'Édouard Manet, Gustave Caillebotte, Georges Seurat et d'autres peintres de la vie moderne, Marshall rectifie l'absence d'images représentant à grande échelle la vie quotidienne des personnes noires dans l’histoire de l’art occidental.

La série Souvenirs (1997–1998) prend pour point de départ le mouvement américain des droits civiques. Les peintures de la série Vignette (2003–2014) représentent des couples noirs dans un style qui puise à la fois dans la peinture rococo et dans l’esthétique des cartes de vœux américaines.

Une des œuvres majeures de l’exposition est Wake, une sculpture cumulative créée en 2003 et décorée de nouveaux médaillons à chaque fois qu'elle est exposée.

Une section réunit des portraits imaginaires de figures historiques noires telles que Scipio Moorhead et Harriet Tubman, et interroge sur la manière dont des portraits historiques peuvent être créés en l'absence d'archives et de représentations antérieures des personnes concernées.

Les dernières galeries retracent l’évolution de la démarche artistique de Kerry James Marshall qui revisite les icônes de l’histoire de la peinture classique occidentale. Les œuvres des années 2000 à 2010 soulignent notamment l'intérêt de longue date de Kerry James Marshall pour les disciplines artistiques enseignées au sein des institutions. L’une des pièces maîtresses est The Academy (2012), dans laquelle un modèle masculin d’un cours de dessin d’après modèle vivant, lève le poing en signe du salut Black Power.

L'exposition s’achève avec une série d'œuvres inédites. Ces huit tableaux explorent des épisodes méconnus de l'histoire africaine. Plusieurs d’entre eux sont focalisés sur la traite négrière transatlantique et mettent en évidence le rôle joué par certains Africains dans la vente de personnes réduites en esclavage aux marchands européens.

L'étoffe de l'artiste. De Rosa Bonheur à Sonia Delaunay

Du 23 septembre 2026 au 24 janvier 2027


À la suite de la redécouverte des vêtements d’Antoine Bourdelle en 2020, le musée Bourdelle explore, dans une nouvelle exposition, les représentations et les stratégies de mise en scène des artistes à travers leurs habits, de la fin du 19e siècle au milieu du 20e siècle. Le parcours de "L’étoffe de l’artiste" est ponctué de vêtements méconnus portés par des figures emblématiques ou plus confidentielles, hommes comme femmes – notamment Gustav Klimt, Rosa Bonheur, Foujita, Sonia Delaunay, Camille Bernier –, en dialogue avec des peintures, sculptures, arts graphiques et photographies.

À la fin du 19e siècle, si de nombreux artistes portent des tenues de ville courantes, certains s'affirment par des tenues plus élégantes, tandis que d’autres s’affichent en blouse, salopette ou combinaison, incarnant un nouvel idéal d’artiste au travail.

Les codes vestimentaires se démultiplient bientôt, à la faveur d’un mouvement de singularisation. Au tournant du 20e siècle, la garde-robe devient alternativement un manifeste révolutionnaire, la prolongation de l’acte créateur, voire l’affirmation d’une identité : fluidité de genre et jeux de travestissements, quête d’ailleurs réels ou rêvés, appartenances ou marginalités... Les artistes se composent soigneusement une tenue, et tracent des silhouettes reconnaissables pour la postérité.

Si le rapport des artistes au vêtement a déjà été exploré, L’étoffe de l’artiste adopte une approche novatrice, à la croisée de l’histoire de l’art, de la sociologie et de l'histoire de la mode. Pour la première fois ont été rassemblés plus de 50 pièces textiles, accessoires et objets portés par les artistes, grâce à un long travail de recherche mené par les commissaires dans les collections et archives d’institutions et de collections privées. Ces pièces uniques sont mises en regard de 50 photographies, 33 peintures, 12 dessins et 9 sculptures dans un parcours chrono-thématique, pour saisir les styles, allures et mises en scène qui les identifient immédiatement comme artistes. Une attention particulière a été apportée à la diversité des artistes représentés, avec près d’un quart de femmes artistes exposées.

Fruit de cinq années de travaux et de recherches, L’étoffe de l’artiste bénéficie de prêts exceptionnels de la part de grandes institutions françaises et européennes telles que le musée d’Orsay, le musée des Arts décoratifs de Paris, le musée d’Art moderne de Paris, le Palais Galliera, la Maison-atelier Foujita, le Museo di arte moderna e contemporanea di Trento e Rovereto (Italie), le Wien Museum (Autriche) ou encore le Städel Museum de Francfort-sur-le-Main (Allemagne). De nombreux prêts proviennent également de collections privées.

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Exposition « Marie-Antoinette et Louis XVI à Fontainebleau. Splendeur et douceur de vivre »

Du 11 octobre 2026 au 25 janvier 2027


240 ans après leur dernier séjour, Marie-Antoinette et Louis XVI sont de retour au Château de Fontainebleau pour une grande exposition organisée en collaboration avec le GrandPalais Rmn. 

Par les multiples séjours qu’ils y ont effectués (sept voyages entre 1774 et 1786), riches d’événements politiques ou familiaux, ces souverains ont témoigné de leur attachement à Fontainebleau. Les remarquables décors conservés (boudoir Turc, boudoir d’Argent, grand cabinet de la Reine, cabinet à la poudre du Roi, salle des Buffets, chapelle de la Trinité, etc.), réalisés sous la conduite des architectes Richard Mique, Nicolas-Marie Potain et Pierre Rousseau, témoignent encore dans le château de ce moment de grâce.

Plus de 120 œuvres remarquables en lien avec le château (portraits, dessins, sculptures, objets d’art, etc.) sont rassemblées grâce aux prêts d’une vingtaine d’institutions prestigieuses, françaises et étrangères (château de Versailles, musée du Louvre, Bibliothèque nationale de France, musée Gulbenkian de Lisbonne…) et permettent de se plonger dans la vie de la cour à la veille de la Révolution, évoquant notamment le théâtre et la musique.

Fruit de longues recherches, cette exposition met en lumière l’œuvre des derniers souverains de l’Ancien Régime à Fontainebleau.

Commissariat de l’exposition : Jean Vittet, conservateur général au Château de Fontainebleau. 

Maurice Denis collectionneur : une immersion dans l’intimité d’un artiste

Du 7 mai 2026 au 31 janvier 2027


le Musée départemental Maurice Denis propose une exposition inédite consacrée à la collection personnelle du peintre. Intitulée « Maurice Denis collectionneur », elle invite le public à découvrir une facette méconnue de l’artiste : celle d’un amateur éclairé, passionné par les œuvres de ses contemporains et de ses maîtres.

Une collection exceptionnelle au cœur des avant-gardes

Au fil de son existence, Maurice Denis a réuni un ensemble remarquable d’œuvres signées par de grandes figures de l’histoire de l’art telles que Paul Gauguin, Vincent Van Gogh, Paul Cézanne ou encore Odilon Redon. Le parcours met également en lumière le rôle central du groupe des Nabis, avec des artistes comme Pierre Bonnard, Paul Sérusier ou Édouard Vuillard, qui occupaient une place privilégiée dans son cercle artistique et amical. Cette collection, dévoilée pour la première fois dans son ensemble, constitue un témoignage précieux des échanges et des influences au tournant du XXe siècle.

Une reconstitution sensible de l’univers de Maurice Denis

Grâce à des archives, des photographies et un travail de reconstitution, l’exposition propose une immersion dans les différents lieux de vie de l’artiste, notamment sa demeure de Saint-Germain-en-Laye. Les œuvres dialoguent avec le mobilier et les objets d’époque, restituant l’atmosphère singulière d’une maison d’artiste. Peintures, sculptures, estampes japonaises et documents inédits composent un parcours riche de près de 150 pièces, offrant un regard sensible et intime sur les goûts, les amitiés et les convictions esthétiques de Maurice Denis.

Cette exposition s’adresse à tous les publics, amateurs d’art comme curieux, et constitue une occasion unique de découvrir une collection exceptionnelle dans un cadre patrimonial remarquable.

Vies minuscules

Du 24 septembre 2026 au 31 janvier 2027


Le Centre des monuments Nationaux rejoint ainsi la Constellation du Centre Pompidou en accueillant cette exposition pluridisciplinaire au Panthéon. 

Celle-ci emprunte son titre au livre de Pierre Michon, Vies Minuscules © Editions Gallimard, qui rassemble en 1984 huit portraits d’inconnus, parents éloignés ou rencontres fugaces, à partir desquels il tisse sa propre biographie. En donnant place à ces existences que le temps voue d’ordinaire à l’oubli, Michon leur élève un tombeau poétique. 

Au cœur du monument dédié aux grands hommes et grandes femmes de la nation, « Vies minuscules » reprend ce fil d’Ariane et interroge la manière dont l’art a su accueillir les vies reléguées aux marges de la grande histoire, témoigner pour leur part infime, intime ou infâme, et dresser à leur mémoire précaire des mausolées imposants ou fragiles. En parcourant les vies immémorées dont les artistes se sont saisis, elle propose une nouvelle écriture d’une histoire qui prend en compte « la force et l’autorité de l’archive, et les limites que celle-ci impose à ce qui peut être connu » selon les mots de l’historienne Saidiya Hartman. 

Conçue à partir des collections du Centre Pompidou, l’exposition « Vies minuscules » investit l’ensemble de la nef du Panthéon sous la forme d’un parcours réunissant une trentaine d’artistes et embrasse plus d’un siècle de création, de František Kupka à Jumana Manna. Parmi elles et eux figurent notamment Christian Boltanski, avec une installation, Monument (1986) ; Mathieu Pernot et sa série de Photomatons (1995-1997) ; Teo Hernández avec deux films Gabriel (1985) et André Robillard, Michel Nedjar 4/20 (1985) ainsi que Clarisse Hahn avec une sculpture intitulée Pierre (2015).

Une sélection exceptionnelle et une scénographie inédite

L’exposition réunit une trentaine d'œuvres qui interrogent la mémoire des anonymes, l’exil, les archives et les traces du quotidien. De Nil Yalter à Christian Boltanski, en passant par Adrianna Wallis ou Mohamed Bourouissa, les artistes présentés donnent à voir des existences discrètes, fragiles ou oubliées, et rappellent la force de l’art pour préserver ces récits singuliers.

La scénographie a été pensée pour s’intégrer au caractère monumental du Panthéon. Elle se compose de 30 modules, un par artiste, qui dialoguent avec l’architecture du lieu tout en guidant le visiteur dans une déambulation ponctuée de découvertes.

Programmation vivante - Les temps forts

Retrouvez une programmation pluridisciplinaire au Panthéon en écho à l’exposition Vies minuscules, mêlant littérature, musique, danse, théâtre, cinéma et performance :

Plus d'informations

Auguste Bartholdi
La Liberté éclairant le monde

Du 15 septembre 2026 au 31 janvier 2027


Du 15 septembre 2026 au 31 janvier 2027 le musée d’Orsay consacre une exposition ainsi qu’une expérience immersive en réalité virtuelle à Auguste Bartholdi, figure majeure de la sculpture française du XIXe siècle et auteur d’œuvres emblématiques, ainsi qu'à son chef d'œuvre « La Liberté éclairant le monde ». Conçue comme un cadeau de la France aux États-Unis et destinée initialement à commémorer le centenaire de l’indépendance américaine en 1876, la statue est finalement inaugurée dix ans plus tard, en 1886. Entre-temps, Bartholdi et ses soutiens ont dû faire preuve d’imagination, d’audace et de ténacité pour concevoir, promouvoir et construire ce qui était alors la plus grande statue du monde (46 m de haut, 93 m avec son piédestal).

Organisée en partenariat avec le musée Bartholdi de la ville de Colmar, l’exposition retrace le parcours d’Auguste Bartholdi, sculpteur alsacien au tempérament visionnaire, dont l’ambition monumentale s’affirme dès ses premiers projets et se nourrit profondément des bouleversements politiques de son époque. Elle explore la naissance de la Statue de la Liberté, dérivée d’un projet à l’origine pour le canal de Suez, puis transformée en une figure allégorique célébrant l’indépendance américaine. L’idée, portée par l’Union franco-américaine, prend forme à travers les voyages de Bartholdi aux États-Unis et la mobilisation exceptionnelle pour réunir les fonds nécessaires. L’image de la statue se diffuse largement avant même son achèvement, grâce à de nombreux articles publiés dans la presse illustrée et à la présentation d’éléments à grandeur réelle durant les expositions universelles de 1876 et 1878.

Les étapes de construction illustrent l’union de l’art et de l’ingénierie, depuis les choix techniques imaginés par Viollet-le-Duc puis concrétisés par Gustave Eiffel, jusqu’au martelage du cuivre dans les ateliers parisiens et au montage complet de la statue. Le parcours se conclut avec le transport vers New York, l’achèvement du piédestal et l’inauguration le 28 octobre 1886, qui impose immédiatement La Liberté éclairant le monde comme symbole majeur et universel.

Emblématique des idéaux de son époque, la Statue de la Liberté témoigne d’une indéfectible foi dans le progrès, aussi bien humain que technique, et dans des valeurs universelles auxquelles l’art peut donner une forme intelligible. L’exposition se donne comme objectif de faire comprendre aux visiteurs les choix artistiques, idéologiques, économiques et technologiques qui ont permis la réalisation de ce projet hors du commun.

Histoires de paysages

De Monet à Hockney (1890-2026)

du 24 septembre 2026 au 31 janvier 2027


Le XXe siècle, qui s’ouvre sur une guerre mondiale, renoue le lien entre paysage et histoire. On avait cru à une séparation, à un triomphe du paysage devenu autonome. Il s’agissait d’une alliance nouvelle : l’union de deux forces s’entraidant pour affronter la violence du monde. On n’est pas trop de deux face à ce qui sidère.

L’époque a inventé de nouvelles formes, hybrides, dépassant et annulant tout idée de hiérarchie entre les genres, capables d’affronter l’histoire par l’addition de leurs qualités. C’est à ce champ de forces que la présente exposition aspire à donner forme visible et intelligible, en proposant un cheminement en onze stations qui interrogent, au fil d’un courant chrono-thématique, la relation entre paysage et histoire. S’ouvrant sur le geste de Claude Monet qui offre deux Nymphéas à la France, le lendemain de l’armistice du 11 novembre 1918, afin de célébrer la victoire, cette pérégrination témoigne de la résistance constance du paysage en tant qu’agent de l’histoire contemporaine. Il sera question de guerres, de quête de l’origine, d’appropriation et de nostalgie, de paysages intérieurs et de jeu entre nature et abstraction. Il sera question de la relation entre paysage et nation. Il sera question de rapport au temps autant qu’à l’espace, de la façon dont le paysage en tant que force agissante vient recouvrir l’histoire, entre deuil et oubli. Il sera question aussi, de la manière dont le paysage s’est imposé, tel un témoin, pour dire notre époque dans ses aspirations comme dans ses crises, ses utopies comme ses inquiétudes. Le paysage, aujourd’hui, n’est pas qu’une affaire de genre pictural comme il le fut autrefois. En photo, en sculpture, en vidéo comme en peinture, des artistes tentent de donner forme à notre histoire : notre histoire dans le paysage..

Onze sections chrono-thématiques structurent cette exposition : Nymphéas pour l’histoire, Paysages en guerre, Pays, paysage, Abstraire la nature, À l’origine, Paysages intérieurs, Passé, présent, futur, Local, global, total, Après l’histoire, le paysage, Paysages de l’Anthropocène, Paradis perdus ? Ce sont les étapes d’une traversée, les chapitres d’une histoire de notre siècle, dont la mémoire repose dans le paysage.

Commissariat : Pierre Wat, professeur d’histoire de l’art de la période contemporaine à l’université Panthéon Sorbonne, directeur du Centre de recherche HiCSA et spécialiste de la représentation du paysage.

Photographies japonaises de la Bibliothèque nationale de France

Scènes, signes, sensations

30 sep. 2026 Until 31 jan. 2027

François-Mitterrand Galerie 2


Organisée dans le cadre des célébrations du bicentenaire de la naissance de la photographie, cette exposition retrace, à travers 300 œuvres — dont 250 tirages photographiques, majoritairement en noir et blanc, et une cinquantaine d’ouvrages rares issus des collections de la BnF — l’évolution de la pratique photographique au Japon, depuis 80 ans.


L’exposition en bref

Dès la fin des années 1960, la Bibliothèque nationale de France s’est imposée comme l’une des premières institutions occidentales à s’intéresser à la photographie japonaise moderne et contemporaine. Forte déjà d’un remarquable ensemble d’estampes japonaises des XVIIe au XIXe siècles, elle a progressivement élaboré une collection photographique exceptionnelle.

Conservé au département des Estampes et de la photographie, ce fonds rassemble près de 4 000 tirages réalisés par quelque 200 artistes et reporters, ainsi qu’une centaine de revues et d’ouvrages emblématiques retraçant l’histoire de la photographie japonaise depuis 1945. Cet ensemble, parmi les plus importants du monde occidental, s’est constitué avec la complicité de photographes japonais installés en France dans la seconde moitié du XXe siècle et devenus les ambassadeurs de l’extraordinaire effervescence créative de leur archipel.

Cette grande exposition rassemble une centaine d’artistes : des auteurs désormais largement reconnus sur la scène internationale, mais aussi d’autres figures dont les démarches et les styles méritent d’être découverts.

L’originalité de la collection photographique japonaise de la BnF réside également dans les grands axes thématiques et esthétiques qui la traversent. Tantôt ancrée dans le réel, à travers des reportages consacrés au monde rural, aux fêtes, aux rituels ou à l’expansion urbaine et économique, tantôt théâtrale, fantaisiste ou poétique, la photographie japonaise accorde une place essentielle aux sensations et aux atmosphères. Elle se déploie dans des œuvres alliant une remarquable simplicité de composition à une grande sophistication de tirage.

Mary Cassatt
L'indépendante

Du 06 octobre 2026 au 31 janvier 2027


Pour marquer le centième anniversaire de la mort de l’artiste, le musée d’Orsay organise une grande exposition consacrée à Mary Cassatt (1844-1926). Il s’agit, en France, d’un événement attendu : les musées nationaux n’ont encore jamais dédié d’exposition majeure à Mary Cassatt, membre actif du groupe impressionniste et l’un de ses piliers. Son centenaire invite à examiner la place centrale de cette artiste de tout premier plan, parvenue, par son talent et sa détermination, à se forger une identité unique dans l’histoire de l’art de la fin du XIXᵉ siècle et du début du XXᵉ, de part et d’autre de l’Atlantique.

Mary Cassatt se qualifiait d’« Américaine, nettement et franchement américaine », mais a d’abord ancré son art dans la tradition picturale des maîtres anciens, étudiée lors de ses voyages en Europe, avant de devenir une figure incontournable du mouvement impressionniste en France, où elle vécut pendant pas moins de six décennies. « Je suis indépendante ! », proclamait-elle : « Je peux vivre seule et j’aime travailler ». Adoptant une approche chrono-thématique, l’exposition dresse un nouveau portrait de l’artiste, étudiant son art sous le prisme de la notion d’indépendance, dont elle tire grande fierté, et qu’elle érige toute sa vie comme son principe directeur. 

Comprenant près de 80 tableaux, pastels et estampes, et couvrant l’ensemble de la carrière de l’artiste, « Mary Cassatt, L'indépendante » ouvre de nouvelles perspectives sur son œuvre, en s’appuyant sur des lettres inédites et des sources à ce jour non encore exploitées. Seront présentées des œuvres de collections européennes, publiques et privées, rarement montrées, ainsi que des peintures et des pastels provenant de collections américaines peu exposées en dehors des États-Unis.

Une sélection d’œuvres de jeunesse de Cassatt et de portraits de ses proches montre comment le milieu social de l’artiste, ses déplacements et sa connaissance de l’art du passé ont façonné son approche et sa pratique. Mettant un point d’honneur à être indépendante (à l’origine, à la demande de sa famille fortunée), elle s’établit rapidement dans son propre atelier et y emploie des modèles rémunérés. Dans un milieu très largement masculin, et sur fond de nationalisme latent, elle parvient sans tarder à s’imposer comme peintre professionnelle. 

Ses représentations de jeunes femmes élégantes, évoluant en société, recevant chez elles ou se divertissant au théâtre – à la conquête du monde moderne, et de leur indépendance – comptent parmi les réalisations les plus remarquables de l’artiste, comme en témoignent des exemples éblouissants. Ces images pleines d’audace et de vivacité ne manquent pas d’attirer l’attention dans les expositions impressionnistes, auxquelles Mary Cassatt participe assidûment (à quatre reprises, à partir de 1879), à l’invitation de son ami Edgar Degas. La contribution essentielle de Mary Cassatt à ces expositions d’avant-garde, autoproclamées « indépendantes », sera examinée et réévaluée.

Ses activités sur le terrain du marché de l’art constituent un autre aspect fondamental de l’indépendance de l’artiste. Celle-ci se spécialise dans la peinture de « mères à l’enfant », genre en forte demande, dans lequel elle excelle - et auquel elle reste associée - tout en honorant des commandes de portraits. Quelques œuvres clés de l’exposition évoqueront également son rôle crucial de « consultante », conseillant ses proches, ses amis et connaissances américains dans leurs achats de tableaux notamment impressionnistes - et donc dans la constitution de collections d’art aux États-Unis.

À ce stade de sa carrière, au début des années 1890, l’indépendance financière de Mary Cassatt lui permet de devenir propriétaire foncière. Entouré d’un vaste parc, le château qu’elle acquiert dans l’Oise sert de toile de fond à de nombreuses scènes d’extérieur où évoluent femmes et enfants : œuvres lumineuses, aux couleurs vibrantes. Modern Woman, la plus importante commande qu’ait reçue l’artiste, pour un décor monumental destiné au Pavillon de la Femme lors de l’Exposition universelle de Chicago en 1893, constitue un temps fort dans sa carrière et une étape majeure dans son œuvre. Cette décoration colossale, aujourd’hui disparue, sera évoquée au sein du parcours au travers d’un ensemble d’estampes et de pastels en lien avec ce décor, ainsi que par le biais d’un film proposant une restauration numérique de cette œuvre gigantesque (4 x 18m), d’une ambition unique tant par ses dimensions que par son sujet. Son admirable série d’estampes, les Dix Planches en couleurs, sera également étudiée à la lumière de cette nouvelle phase de son travail, remarquablement expérimentale, et de ses opinions progressistes sur l’éducation des femmes.

L’engagement de Mary Cassatt en faveur de l’indépendance est en effet allé au-delà de son propre parcours et de sa démarche artistique. Fervente partisane de la lutte des femmes pour le droit de vote, Cassatt encourage ses contemporains à « œuvrer pour le suffrage, car ce sont les femmes qui décideront de la question de la vie ou de la mort d’une nation. » Avec son amie Louisine Havemeyer, elle organise en 1915, à New York, une exposition au profit du suffrage des femmes. Une sélection restreinte de tableaux de Mary Cassatt montrés dans cette exposition conclut le parcours, démontrant comment non seulement l’art de cette artiste pionnière, mais aussi ses agissements ont pu tendre vers l’activisme.

Commissariat

Paris

  • Caroline Corbeau-Parsons, conservatrice Arts graphiques et Peinture, musée d’Orsay ;
  • Anne Robbins, conservatrice Peinture, musée d’Orsay ;

Londres

  • Sarah Moulden, senior curator of 19th Century Collections, National Portrait Gallery ;

Boston

  • Erica Hirshler, Croll senior curator of American Paintings, Boston Museum of Fine Arts.

La carte de France de Cassini. Une encyclopédie du territoire

Du 14 octobre 2026 au 01 février 2027



Chef d’œuvre cartographique du XVIIIe siècle, la carte de France de Cassini est la première carte de France levée géométriquement à l’échelle d’un pays entier.
Document historique emblématique, composé de 181 feuilles, c’est aussi un objet d’art monumental de onze mètres de largeur sur douze mètres de hauteur. S’appuyant notamment sur un versement majeur de l’IGN aux Archives nationales, l’exposition retrace l’histoire de la carte sous un jour inédit.


En 2021 et 2025, l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) a versé aux Archives nationales le fonds des archives relatives à la carte de France de l’Académie, plus connue sous le nom de carte de France de Cassini.
Ce fonds remarquable se compose des calculs, des écrits, des minutes mais aussi des cuivres et des tirages originaux relatant la fabrication et la vie de cette carte entre 1750 et les années 1950. Un fonds dont le caractère exceptionnel permet de dévoiler aujourd’hui des aspects méconnus d’une œuvre à la portée universelle; une œuvre conçue par quatre générations d’astronomes et cartographes : les Cassini.


L’art de la science

Première carte levée « géométriquement » à l’échelle d’un pays tout entier, le royaume de France, à l’époque le plus puissant et le plus peuplé d’Europe, sa réalisation est admirable à plus d’un titre. Elle est, d’abord, le fruit d’une volonté étatique continue qui, avec Louis XIV et Colbert, Louis XV puis Bonaparte, en décide et pérennise le projet ; même si, de 1756 à 1793, une société privée la finance en partie. Elle implique le recours à des techniques scientifiques innovantes, pour la méthode et les instruments, qui la lient à la création de l’Académie des sciences en 1666 et de l’Observatoire de Paris en 1667. Elle naît de la constance de savants qui la mettent en œuvre jusqu’en 1815, aux côtés de la dynastie des quatre Cassini de 1669 à 1793. Elle résulte d’un travail de terrain puis de restitution par la gravure, à la fois minutieux, normé, parfois difficile, et de très longue haleine, depuis les levés de l’abbé Picard en 1668 jusqu’aux derniers levés vérifiés en 1790. Elle est hors norme, enfin, par son déploiement final, dans l’espace bien sûr puisque les 181 feuilles assemblées font plus de douze mètres de haut sur onze de large ; mais aussi dans le temps, car des premiers travaux en 1668 à l’ultime usage des cuivres au XX
e, s’écoulent presque trois siècles !


Une aventure hors du commun


La construction de la carte de France de Cassini constitue une véritable épopée. De l’astronome au libraire en passant par l’ingénieur-cartographe, le vérificateur ou encore le graveur, chaque métier se doit de travailler avec grande précision et dans le respect des consignes détaillées par Cassini III en 1744 dans sa Description géométrique de la France. Levés, toponymie, calculs, dessins, signes… toutes les étapes sont scrupuleusement respectées. Lentilles-objectifs, graphomètres à lunettes, quart-de-cercle…, des instruments de pointe pour l’époque sont utilisés.
Ce travail scientifique de terrain durera plus de 70 ans avant d’atteindre sa finalisation en 1815. Une entreprise titanesque reposant sur une méthode inédite : la triangulation qui permet de mesurer les distances avec grande précision en reliant des points fixes comme des tours, des clochers, des collines.
Les habitants sont invités à collaborer, notamment pour nommer les lieux cartographiés. Ils ne le font parfois qu’avec réticence, car derrière l’entreprise «participative», ils devinent que se cache la volonté royale de mieux gérer mais aussi de mieux contrôler le royaume. Pour la science en revanche, ces nouvelles méthodes de travail vont permettre de créer une première carte territoriale complète de la France, une véritable encyclopédie du territoire.


Prestige et postérité


Ce monument cartographique va être diffusé dans une diversité matérielle remarquable, de l’exemplaire ordinaire au plus prestigieux. Le rôle des libraires a, ici, une grande importance. Certains proposent la carte avec multitude de possibilités : mise en couleur, entoilage, reliure, étui, baguette de suspension…
L’exceptionnelle qualité de certains exemplaires présentés dans l’exposition, dont un sur soie, reflète l’éminence de leur propriétaire, tels le roi Louis XVI ou la reine Marie-Antoinette. Le gigantisme d la carte de France de Cassini n’a d’égal que sa pérennité d’usage ; le plus marquant étant la création des Départements en 1790, à laquelle elle sert de base cartographique. D’autres usages administratifs persistent jusqu’à nos jours, tel celui qui touche aux droits liés aux moulins. Son apport pour l’histoire actuelle de l’environnement ou en archéologie est tout aussi essentiel. Aventure scientifique à portée universelle, monument cartographique d’exception, la carte de France de Cassini devient un modèle pour la cartographie occidentale dont elle renouvelle les méthodes.

Kurt schwitters. Le chaos-monde 1918–1948

Du mardi au dimanche, du 6 octobre 2026 au 7 février 2027


Le Musée national Picasso-Paris présente, du 6 octobre 2026 au 7 février 2027, l’exposition « Kurt Schwitters. Le chaos-monde. 1918–1948 », une rétrospective majeure d’un artiste à part du mouvement Dada, du constructivisme et de la scène abstraite allemande et qui n’a pas été montré en France, depuis plus de trente ans. Réunissant plus de trois cents œuvres et documents – peintures, sculptures, assemblages, collages, dessins, carnets, photographies, livres et archives – l’exposition propose une immersion dans un univers d’une exceptionnelle richesse formelle et conceptuelle. Elle met également en lumière les échos qui relient l’œuvre de Schwitters à celle de Picasso, notamment dans leur rapport à l’expérimentation, à l’assemblage et à la transformation des matériaux du quotidien.

L’œuvre de l’Allemand Kurt Schwitters (1887–1948) dessine une voie singulière au sein de l’art de la première moitié du XXe siècle, fondée sur l’expérience collective de la destruction de la guerre et la réinvention iconoclaste et plastique propre à la scène allemande radicale des années 1920 et 1930. Peintre, assembleur, poète, musicien, sculpteur, typographe, rédacteur d’une revue et organisateur d’évènements, cet artiste « hommeorchestre » anarchiste, dont l’œuvre se confond avec la vie, défie les catégories et apparaît irréductible à toute tentative de classification. Schwitters, à l’initiative de collaborations inédites avec Dada et les constructivistes, formulant son propre courant Merz, compte parmi les acteurs essentiels du courant de l’abstraction géométrique, participant à plusieurs manifestations historiques à Paris dans le contexte de l’entredeux-guerres.

Il est l’un de ces créateurs qui, comme son contemporain Pablo Picasso ou d’autres figures de la constellation Dada, ont contribué à redéfinir radicalement les frontières de l’art. Il conçoit ses œuvres à partir de rebuts et détritus transformés en matière « harmonieuse » et développe une architecture organique en angles et en creux au sein de sa propre maison, le Merzbau. Il transpose également la technique du collage dans le domaine de la poésie, invente et performe la prodigieuse Ursonate, sonate de sons primitifs, crée une revue, des slogans typographiques publicitaires, des assemblages, des sculptures…

Exposition "Marie-Caroline, duchesse de Berry. Princesse rebelle"

Du 13 septembre 2026 au 14 février 2027


Le Château de Sceaux, musée départemental consacre à la duchesse de Berry une grande exposition réunissant près de 120 œuvres. Une immersion au cœur de la France postrévolutionnaire, à travers le destin de celle que l’on appela la « Marie Stuart » française.


Marie-Caroline, née princesse de Bourbon-Siciles, arrive en France après la chute de Napoléon Ier pour épouser le duc de Berry, fils de Charles X et héritier de la monarchie restaurée. Personnalité vive et curieuse, elle comprend très tôt le pouvoir de l’image et de l’opinion publique, pour conquérir les cœurs et assurer son influence. Après l’assassinat de son mari, elle met au monde son fils héritier que les monarchistes surnomment « l’enfant du miracle ». Déterminée à défendre les droits de celui-ci au trône, elle tentera de provoquer deux soulèvements, à Marseille puis en Vendée, au risque de sa liberté et de sa vie ! Au-delà de la figure combative, Marie-Caroline est aussi une mécène avertie, apportant son soutien à de nombreux peintres, musiciens et hommes de lettres de son temps... 

À travers cette vie mouvementée — entre exil, maternité, mise en scène de soi, engagement — l’exposition interroge les notions de pouvoir, de représentation et de célébrité féminine de cette période charnière de l'histoire de France. Elle entend aussi dépasser les récits romanesques ou polémiques qui entourent la duchesse de Berry, pour mettre en lumière la complexité d’une femme qui a su composer avec les contraintes de son temps et construire sa propre légende.

L’exposition, installée dans les Anciennes Écuries du Domaine de Sceaux, se déroule sur deux niveaux. Elle propose un parcours chronologique rassemblant près de 120 œuvres ayant appartenu à la duchesse ou évoquant des épisodes marquants de son histoire : peintures, sculptures, gravures, documents, pièces de mobilier et objets d’art, la plupart des œuvres étant présentées de façon inédite. Grâce, notamment, à d’exceptionnels prêts du château de Versailles, dont de nombreux de grands formats, vous pouvez suivre les grandes étapes de sa vie en France, de l’arrivée d’une très jeune princesse étrangère à l’embrasement des provinces pour défendre sa cause ! On découvre aussi la manière dont les artistes de son temps firent d’elle une héroïne romantique et une icône de son siècle.

Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au 19e siècle

Du 26.09.2026 au 14.02.2027


Cet automne, le Palais Galliera présente l’exposition « Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au 19e siècle » et met en lumière un phénomène encore largement méconnu : l’appropriation, par les femmes du 19e siècle, des codes vestimentaires masculins de leur temps.

Pensée comme une réponse aux approches souvent normatives de la féminité dans les expositions de mode, Un vestiaire à soi. Féminités dissidentes au 19e siècle entend combler un manque important dans l’histoire de la mode. L’exposition dévoile comment l’adoption de plus en plus prononcée des codes du vestiaire masculin accompagne une volonté de transformation profonde de la place des femmes dans la société du 19e siècle, notamment en France et dans le monde anglo-saxon.

Riche de près de 500 œuvres, l’exposition présente de nombreuses pièces de mode et des accessoires emblématiques : costumes d’amazone, pantalons, costumes tailleurs, cravates, nœuds, hauts-de-forme… L’exposition révèle également un ensemble exceptionnel et jamais exposé jusqu’ici : la garde-robe de Rosa Bonheur, dévoilée dans son intégralité. Le parcours donne une place de choix à l'iconographie, avec une sélection de peintures, d’affiches de mode et 150 photographies amateur inédites, rassemblées pour l’occasion. Cette confrontation entre silhouettes et images offre une meilleure appréhension des significations culturelles et sociales des modes de l’époque, et souligne combien la masculinisation de la mode féminine questionne les binarités de genre qui structurent la société du 19e siècle.

L’exposition a pour ambition de renouveler le regard sur l’évolution de la mode féminine du 19e siècle. Des femmes portant le costume masculin aux modes du Paris artistique et lesbien de 1900, en passant par les femmes actives en tailleur et bottines, elle interroge l’impact des expressions dissidentes de la féminité et la manière dont elles ont contribué à redéfinir les garde-robes féminines de cette période. Le parcours fait dialoguer des figures historiques majeures, de Marie-Antoinette à Natalie Clifford Barney, de George Sand à Rosa Bonheur avec une multitude d’anonymes révélées par la photographie vernaculaire, invitant à s’identifier et à s’approprier cet héritage. Au-delà de son ancrage historique, l’exposition entre en résonance avec des enjeux contemporains et invite à une réflexion sur la place du vêtement et de la mode dans la transformation des identités et des rôles sociaux, au 19e comme au 21e siècle.

Le Cirque, fabrique de l’art moderne

Exposition du 16 octobre 2026 au 14 février 2027


Le musée est heureux de remettre à l'honneur le cirque qui a fait battre le cœur de Montmartre pendant près d’un siècle. Grâce aux prouesses des acrobates, à l’éclat des costumes et à la magie de la piste, des générations d’artistes découvrent un terrain d’expérimentation sans égal.

À travers un parcours chronologique : peintures, sculptures, dessins, affiches, costumes et objets, mettent en lumière le rôle déterminant du cirque. Celui-ci a permis l’élaboration des langages plastiques de la modernité. Alors que le quartier s’impose comme l’un des épicentres de la modernité artistique, le Cirque Fernando, devenu plus tard le Cirque Medrano, est une source d’inspiration inépuisable pour Degas, Seurat, Toulouse-Lautrec, Picasso, Chagall, Rouault, Léger et bien d’autres encore.

L'exposition explore les liens entre les arts du cirque et les avant-gardes. Dès les années 1870, Georges Seurat trouve dans le cirque un sujet d’observation privilégié. Henri de Toulouse-Lautrec y puise une inspiration avant que Pablo Picasso, Fernand Léger, Marc Chagall ou Georges Rouault ne s’emparent à leur tour de cet univers fascinant. En effet, ce lieu de tous les possibles offre aux artistes un spectacle inédit : mouvement, lumière et métamorphose. C'est ainsi que les peintres, écrivains et musiciens y nourrissent leur imaginaire pour créer des œuvres puissantes.

Le cirque dépasse sa fonction de spectacle pour devenir un véritable lieu d’expérimentation artistique. Les frontières entre spectacle et création s’effacent alors au profit d’un dialogue entre les arts. Le saltimbanque devient une figure allégorique de l’artiste moderne, tandis que la piste semble préfigurer certaines des grandes révolutions esthétiques du XXe siècle. En effet, c’est tout un territoire de spectacles et d’innovations qui accompagne l’émergence de nouvelles sensibilités artistiques.

À travers cette exposition, le musée de Montmartre rend hommage à un patrimoine artistique et populaire exceptionnel. Révélant ainsi comment, sous les chapiteaux de la Butte, s’est élaborée une part essentielle de l’art moderne.

Ibrahim Mahama

Le Temps des récoltes

Jeu 22 oct. 2026 → Dim 28 févr. 2027


La Fondation Cartier pour l’art contemporain présente Le Temps des récoltes, une exposition d’une ampleur inédite en France de l’artiste ghanéen Ibrahim Mahama, accompagné de neuf artistes associés : Dorothy Akpene Amenuke, Gideon Appah, James Barnor, Cercle d’Art des Travailleurs de Plantation Congolaise (CATPC), Courage Dzidula Kpodo, Zohra Opoku, Postbox Ghana, Tjaša Rener, Feda Wardak.



«C’est du passé que l’on peut exhumer le potentiel de l’avenir. Le futur n’est pas une chose qui “existe” simplement quelque part ; il vit aussi dans nos mémoires, sous la forme de futurs inaccomplis.»

Ibrahim Mahama

Ibrahim Mahama imagine pour la Fondation Cartier une entité vivante en résonance avec les centres d’art qu’il a fondés à Tamale, dans le nord du Ghana. Avec les artistes associés, il investit la totalité des espaces de l’institution, place du Palais-Royal, avec des œuvres créées spécifiquement pour le lieu, ainsi que des versions inédites de certaines de ses installations emblématiques.

Depuis sa création, la Fondation Cartier s’est affirmée comme un espace de dialogue, d’expérimentation et d’exploration artistique attentif aux lieux d’émergence de la création contemporaine et aux voix qui la traversent. Dès les années 1990, elle a joué un rôle pionnier dans la présentation d’artistes du continent africain, tels que Seydou Keïta, Bodys Isek Kingelez, Malick Sidibé, J. D. ’Okhai Ojeikere ou Chéri Samba. C’est dans cette continuité que s’inscrit Le Temps des récoltes, première exposition parisienne d’Ibrahim Mahama qui s’associe pour l’occasion à neuf artistes et collectifs.

Ibrahim Mahama (né en 1987 à Tamale, Ghana) s’est imposé sur la scène internationale par ses installations réalisées à partir de matériaux collectés, d’archives et de fragments de patrimoine industriel qu’il réactive pour façonner de nouveaux imaginaires. Il développe depuis les années 2010 une oeuvre fondée sur l’exploration des héritages coloniaux et postcoloniaux du Ghana. S’appuyant sur l’histoire industrielle et commerciale de son pays, il interroge la circulation des biens, la transmission des savoirfaire et la préservation du patrimoine. Son travail met en lumière les continuités et les ruptures politiques, sociales et économiques, en portant une attention particulière aux infrastructures, aux traces du passé et aux dynamiques collectives.

Conçue par Ibrahim Mahama avec neuf artistes et collectifs, tous liés à lui par des collaborations, des recherches ou des échanges de longue date, l’exposition Le Temps des récoltes s’inscrit dans le prolongement direct de cette démarche. Elle fait écho aux trois centres d’art fondés par l’artiste à Tamale, dans le nord du Ghana, depuis 2019. Pensés comme des espaces de création, de transmission et d’ancrage local, ces centres participent à l’émergence d’un réseau d’institutions culturelles indépendantes sur le continent africain, où la pédagogie occupe une place centrale. Les centres d’Ibrahim Mahama dialoguent avec des initiatives parallèles sur le continent africain. On peut citer doual’art à Douala au Cameroun, fondé en 1991 par Marilyn Douala Bell et Didier Schaub, qui fait figure de pionnier ; le Centre for Contemporary Art Lagos (CCA) au Nigeria, initié en 2007 par Bisi Silva ; RAW Material Company à Dakar, fondé en 2008 par Koyo Kouoh ; et plus récemment le Nairobi Contemporary Art Institute (NCAI) au Kenya, ouvert en 2020 par l’artiste anglo-kenyan Michael Armitage.

Plus d'informations

LA MODE AU MOYEN ÂGE
(8 avril 2026 – 7 mars 2027)


L’aristocratie de la fin du Moyen Âge est l’instigatrice d’un renouvellement et d’une diversité des vêtements et des accessoires.
Ce sont là les prémices des phénomènes de mode tels que nous les connaissons aujourd’hui.
L’exposition rend compte, du bout des poulaines à la pointe du chaperon, de l’évolution de la silhouette à cette époque.

Autour de l’exposition :
Cycle de conférences, concerts, ateliers, visites guidées …
Programmation disponible début avril


Commissaire de l’exposition :

Nadège Gauffre Fayolle,
chercheuse indépendante, spécialiste du fait vestimentaire au Moyen Âge et membre de l’AFET

Artistes au Muséum

Du 23 septembre 2026 au 7 mars 202


À l'occasion des 400 ans du Muséum, ses riches collections d'art se dévoilent lors d'une exposition d'ampleur inédite ! Depuis les explorations scientifiques jusqu'aux artistes contemporains inspirés par l'histoire naturelle, explorez les liens profonds entre l'art et la science, à travers plus de 300 œuvres exposées.

Grâce à ses galeries, ses serres et sa ménagerie, le Muséum a offert à celui qu’on surnommait "le Douanier Rousseau" la possibilité d’observer des animaux et des plantes exotiques sans quitter Paris.

Comme lui, une foule d’artistes ont profité de cet accès privilégié aux collections et aux espaces du Muséum, tant pour stimuler leur inspiration que pour contribuer à la construction du savoir naturaliste. À travers les siècles, la représentation des animaux, des végétaux et des minéraux s’est révélée indispensable à l’élaboration des sciences naturelles.

Depuis sa création en 1626, le Jardin des Plantes est le théâtre d’une véritable symbiose entre art et science. Peinture, sculpture, dessin, photographie, taxidermie, cinéma, architecture… Parcourez 400 ans de regards sur une science qui ne cesse de se renouveler.

Qui sont les artistes au Muséum ?

L’institution attire des profils très variés : des chercheurs décrivant de nouvelles espèces, des peintres fascinés par les scènes de vie sauvage, un professeur de dessin passionné de zoologie, ou encore un photographe jouant avec les lumières sous-marines. Certains ont suivi une école de Beaux-Arts, d’autres une formation de biologie, mais tous ont fréquenté le Muséum ou participé à des expéditions pour nourrir leur travail.

Qu’ils soient devenus fameux ou restés dans l’ombre des laboratoires, leur travail célèbre la beauté du monde naturel à travers la recherche de l’exactitude scientifique. 

La fabrique de l’image scientifique

Comment les artistes et les chercheurs travaillent-ils à produire des images scientifiques au Muséum ?

Dessin, gravure, peinture ou encore photographie : différentes techniques sont mises à contribution pour répondre aux enjeux de la représentation dans les sciences naturelles. La réalisation de ces images suit certaines étapes et répond à des normes bien précises pour accompagner et compléter les discours produits par les chercheurs.

Le Muséum devient alors un laboratoire d’expériences non seulement biologiques mais aussi artistiques, où des procédés souvent novateurs sont mis au point. Peinture sur vélins, chambre claire, microscopie, usage des couleurs… Entre traditions séculaires, nouvelles technologies et quête illusoire d’une objectivité parfaite, l’imagerie scientifique porte sur le monde un regard particulier, qui trouve des échos dans d’autres pratiques artistiques. 

Une vraie galerie d’art !

Dès le 17e siècle, il existe au Jardin des Plantes une production artistique qui vise à promouvoir l’institution et rendre accessible au plus grand nombre les savoirs naturalistes. Au-delà d’un lieu de recherche, c'est aussi une vitrine du pouvoir royal comme en témoignent les gravures et plans richement détaillés.

Après la Révolution et la chute de la monarchie, le Muséum continue à passer des commandes de statues ou de peintures spectaculaires auprès de grands maîtres. Il acquiert diverses collections d’art pour émerveiller les visiteurs et fait appel à de célèbres architectes pour ses bâtiments.

Des artistes tels que Salvador Dalí, Bernard Buffet, François Pompon, Chris Marker, ou encore Alberto Giacometti viennent trouver l’inspiration dans ce cadre exceptionnel. La présence des artistes y est encouragée par le biais d’horaires réservés, de résidences et d’expositions.

Déambulez dans les différents univers du Muséum à la rencontre de leurs œuvres.

Des artistes engagés

Au fil des siècles jusqu'à nos jours, les relations entre arts et sciences évoluent à mesure que les défis contemporains pour l’avenir de la planète apparaissent. Le Muséum devient ainsi une référence scientifique majeure et attire les créateurs préoccupés par ces enjeux. Certains s’associent à des chercheurs pour alerter sur les effets du réchauffement global, de la pollution, et de l’extinction de masse des espèces.

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Mise en ligne 30 septembre

Moteur Imaginaire
Des chefs-d’œuvre de la collection Renault aux artistes d’aujourd’hui

17 octobre 2026 → 7 mars 2027


Dès les années 1960, Renault a initié des collaborations pionnières avec des artistes, donnant naissance à une collection remarquable d’œuvres inspirées par les univers de l’usine et de l’automobile.

Plus d’un demi-siècle plus tard, la voiture est toujours au cœur des réflexions sociétales, érigée comme une icône de la société industrielle.

“L’exposition puise son inspiration dans l’héritage symbolique du site historique des usines Renault de l’Île Seguin, un lieu qui a longtemps battu la mesure de l’industrie française. La sélection des artistes et de leurs œuvres explore la relation complexe entre l’humain (l’humanité) et les machines (l’artefact) que nous créons, avec bien sûr un accent particulier porté sur l’automobile. La voiture y est présentée comme un symbole puissant d’innovation, de progrès et de liberté, tout en agissant comme un catalyseur de mutations technologiques, de transformations environnementales, d’évolutions urbaines et de nouvelles formes d’identités sociales. D’un point de vue conceptuel, l’exposition interroge les mécanismes de la modernité, en mobilisant l’usine, le moteur et la chaîne d’assemblage comme métaphore de l’équilibre délicat entre notre capacité individuelle et le fonctionnement collectif.”

Cecilia Alemani Commissaire de l’exposition

Gustave Fayet, Collectionneur - Créateur. Icônes de l'art moderne

Du 09.10.2026 au 08.03.2027


Dans la lignée des expositions « Icônes de l’art moderne », consacrées aux grands collectionneurs tels que Sergueï Chtchoukine, les frères Mikhaïl Morozov et Ivan Morozov, ainsi que Samuel Courtauld, la Fondation poursuit son exploration des figures pionnières qui ont façonné l’histoire de l’art moderne avec une exposition exceptionnelle : « Gustave Fayet, collectionneur - créateur », présentée du 9 octobre 2026 au 8 mars 2027.

Ce projet d’envergure investit l’ensemble des espaces de la Fondation Louis Vuitton selon un parcours en deux volets — Gustave Fayet collectionneur et Gustave Fayet, créateur — révélant la singularité d’un parcours où collection, création et engagement artistique se répondent. L’exposition dessine ainsi le portrait d’un acteur essentiel de la modernité au tournant du siècle et aujourd’hui injustement oublié.

L’exposition constitue un événement sans précédent. Elle réunit, d’une part, pour la première fois depuis un siècle, plus de 250 œuvres d’une collection extraordinaire, aujourd’hui dispersée dans le monde entier et, d’autre part, 325 créations de Gustave Fayet, pour la plupart jamais montrées au public et restaurées pour l’occasion.

Le parcours met en lumière un ensemble de 10 tableaux de Vincent van Gogh, 78 œuvres de Paul Gauguin, de 88 œuvres d’Odilon Redon, mais aussi de peintures et de pastels d’Edgar Degas, Paul Cézanne, Henri de Toulouse-Lautrec, Pierre-Auguste Renoir, Berthe Morisot, Paul Signac, Pierre Bonnard, Edouard Vuillard et Henri Matisse.

Black is Beautiful, Kwame Brathwaite

Du 17 Septembre 2026 au 14 mars 2027

Maison de la Photographie Robert Doisneau1 rue de la Division du Général Leclerc 94250 Gentilly


Kwame Brathwaite a joué un rôle majeur dans la popularisation du slogan « Black is Beautiful » dans les années 1960. Il a cofondé le collectif African Jazz-Art Society & Studios (AJASS), qui a contribué à valoriser une esthétique noire autonome et militante. Brathwaite a notamment utilisé la photographie pour représenter le corps noir de manière libre et positive, célébrant la couleur de peau et l’identité culturelle afro-américaine, fortement influencée par la musique afro-américaine, notamment le jazz, la soul puis le funk.

Exposition produite par le Centre de la photographie de Mougins avec le soutien des Amis du Centre de la photographie de Mougins et réalisée en collaboration avec The Kwame Brathwaite Archives. 

Ce projet est labellisé "Bicentenaire de la Photographie" par le ministère de la Culture et s’inscrit dans la programmation officielle du Bicentenaire du 1er septembre 2026 au 30 septembre 2027

L'Eau primordiale

Leçons de Mésopotamie

Exposition

20 mai 2026 – 15 mars 2027


Traversé par les deux seuls fleuves connus du paradis biblique, dont l'importance et les dangers ont pu inspirer le mythe du déluge, la Mésopotamie antique est aussi la terre où fut inventée et développée pour la première fois l'irrigation. Ces premières expériences de maîtrise de l'eau par l'homme, à travers la transformation artificielle de son environnement naturel, ont suscité l'invention et le développement en Mésopotamie des premiers ouvrages hydrauliques connus (premiers canaux, ponts, aqueducs, réseaux de canalisations, lacs artificiels, etc.). Ils furent sources de changements pour le territoire et ses habitants dont on montrera les atouts et les faiblesses à long terme. Reposant volontairement sur les seules collections du Louvre, dont la richesse rend possible un tel projet, l'exposition s'insère au sein des salles permanentes du département pour y interroger l'ensemble des antiquités orientales sous l'angle de l'eau et de ses leçons environnementales d'hier à aujourd'hui.


Livret "La classe, l'œuvre !"


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Look ! 40 ans de mode au musée

du 30 septembre 2026 au 4 avril 2027


Le musée des Arts décoratifs célèbre le 40e anniversaire de la création du musée des Arts de la Mode en ses murs à travers 40 silhouettes iconiques.


L’exposition majeure « Look ! 40 ans de mode au musée » révèle les savoir-faire et les gestes de la mode, qui, des ateliers de couture aux coulisses du musée, transforment le vêtement en œuvre d’art. L’exposition invite le visiteur à suivre les deux vies du vêtement, avant et après son entrée dans les collections. Du croquis initial au défilé en passant par la photographie de mode, des réserves du musée à l’exposition, elle dévoile les étapes de la création, de la conservation et de la restauration qui font vivre ce patrimoine exceptionnel.

Le public peut ainsi découvrir la beauté des œuvres et des objets qui participent à l’invention d’une pièce de mode : dessins, échantillons de broderie, patrons, dépôts de modèles… Sublimé par la photographie, porté par des mannequins à la célébrité croissante, le vêtement devient l’acteur de défilés désormais conçus comme de véritables performances artistiques.

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Choisir la paix. Le combat d’Albert Kahn (1860-1940)

Exposition du 13 octobre 2026 au 13 juin 2027


Comment défendre la paix dans un monde traversé par les guerres ? À travers le parcours singulier d’Albert Kahn, banquier philanthrope et visionnaire, cette exposition raconte le combat d’un homme convaincu que la connaissance, le dialogue et la rencontre entre les peuples peuvent contribuer à une paix durable. Ses convictions se confrontent aux réalités de son époque, marquée par les guerres, les ambitions nationalistes et la fragilité des institutions internationales. Photographies, films, œuvres contemporaines et documents d’archives éclairent les grands bouleversements du XXe siècle et interrogent, aujourd’hui encore, notre rapport à la paix.

Présentation

Pour Albert Kahn, l’harmonie du monde repose sur la connaissance et l’entente entre les peuples. Entre 1898 et 1929, le banquier crée plusieurs fondations, qui frappent aujourd’hui par leur modernité : les bourses Autour du Monde, qui anticipent le programme Erasmus ; les Archives de la Planète, vaste inventaire visuel déployé à partir de 1912 dans une Europe au seuil de la Première Guerre mondiale ; ou encore le Comité national d’études sociales et politiques, véritable think tank avant l’heure. 

 

Cette diversité traduit son engagement : celui d'un homme persuadé que la justice, le droit, la connaissance et le dialogue entre les nations sont les conditions d'une paix durable. Son itinéraire de pacifiste se construit au fil des débats qui animent la IIIe République et des conflits qui la traversent : guerre franco-allemande de 1870, Première et Seconde guerres mondiales. 

 

En transmettant l’héritage d’Albert Kahn, le musée contribue ainsi à faire vivre une œuvre qui, bien au‑delà de son époque, continue d’inspirer notre rapport au monde et à l’altérité, et de nourrir une réflexion citoyenne sur les conditions d’une paix juste et durable. 

 

L’exposition est largement fondée sur les collections du musée (photographies autochromes et noir et blanc, films, archives et objets), dont certaines de ses pièces majeures, comme le film En dirigeable sur les champs de bataille de Lucien Le Saint, récemment numérisé en haute définition à partir des bobines originales. D’autres œuvres sont présentées pour la première fois, tel que le mobilier de la société Autour du Monde, association des bénéficiaires des bourses de voyage créées par Albert Kahn, ou le seul écrit signé par le mécène, Des droits et devoirs des gouvernements.

 

Elle s’enrichit de nombreux prêts patrimoniaux (œuvres d’arts graphiques, peinture, sculpture, archives et documentation) d’institutions comme le musée de l’Armée, le musée Rodin ou La contemporaine. Le parcours d’exposition s’ouvre ainsi sur une toile monumentale du peintre Édouard Detaille et se clôt sur L’illusion, sœur d’Icare, un marbre de Rodin ayant appartenu à Albert Kahn, de retour à Boulogne pour la première fois depuis la ruine du banquier. 

 

Les œuvres contemporaines de Charles Fréger, Laurent Grasso, Calvin Marcus, Yan Morvan, Sophie Ristelhueber, Société réaliste, François Vermot et Luke Watson viennent répondre à ce corpus historique, révélant les résonances des sujets évoqués dans le monde d’aujourd’hui. 

 

Une commande auprès de l’artiste Laurence Aëgerter, une tapisserie en trois volets inspirée de d’autochromes de la collection, évoque le jardin d’Albert Kahn et la métaphore d’un monde réconcilié.
L’œuvre a été réalisée avec le soutien de l’association des Amis du musée Albert-Kahn et du fonds Mondriaan pour la création contemporaine (Pays-Bas). 

Le parcours

À travers un parcours chrono-thématique en cinq parties, ponctué de 250 œuvres et documents, l’exposition retrace la vie d’Albert Kahn et éclaire son engagement en faveur de la paix dans le contexte historique de 1870 à 1940. 

 

Des dispositifs immersifs et spectaculaires via la projection de films en grand format invitent les spectateurs à traverser le XXe siècle aux côtés des opérateurs, et faire l’expérience d’événements historiques sans précédents. Le parcours famille, ludique et pédagogique, est également déployé à hauteur d’enfant. 


1. Aux origines d'un engagement (1870-1898) 

En présentant l’enfance d’Albert Kahn, marquée par la guerre, puis ses études à Paris, cette section retrace la construction progressive de sa pensée pacifiste. 

2. Une fortune au service d'un projet pacifiste (1898-1913) 

Cet espace évoque les différentes fondations philanthropiques créées par Albert Kahn, soucieux d’agir en faveur de la paix.

3. Un idéal à l'épreuve de la guerre (1914-1918) 

Face à la guerre, le businessman affirme sa position pacifiste en poursuivant ses actions : œuvre de bienfaisance, documentation des zones de guerre et écrits en faveur de la création d’organes supranationaux dans l’idée de reconstruire une Europe en ruine et prévenir les conflits.

4. Dialogues d'un monde en recomposition (1919-1929) 

Cette quatrième section explore les failles du Traité de Versailles et les tentatives de reconstruction à travers différents pactes et traités. 

5. Crépuscule d'une vie, persistance d'un projet (1929-1940) 

Malgré les multiples tentatives de préservation et de transmission, le maintien de la paix est fragilisé. Albert Kahn meurt en 1940, au moment où l’Europe sombre à nouveau dans la violence. Ses idéaux et son œuvre persistent aujourd’hui, réaffirmant la pertinence de son projet pacifiste. 

Épilogue, ouverture 

Le parcours s’achève sur la commande monumentale de l’artiste Laurence Aegerter et des interviews filmées de spécialistes, éclairant l’héritage de Kahn. Un dispositif participatif invite également les visiteurs à évoquer leur vision de la paix. 

Transparence

La première exposition du Palais des enfants

20 juin 2025 - 29 août 2027


Le Palais des enfants invite, pour sa première exposition, la transparence ! Un parcours ludique et sensoriel à vivre en famille, où œuvres artistiques et expériences scientifiques jouent avec la lumière pour éveiller la curiosité et l’émerveillement des plus jeunes.

Dans un univers imaginaire, conçu pour éveiller la curiosité et s’amuser, petits et grands cheminent en toute liberté d’un palais des glaces miroitant à une grotte aux trésors cristallins, s’aventurant tantôt dans une forêt mystérieuse, tantôt vers un ciel radieux ou les profondeurs d’un océan multicolore.

Les arts de la sculpture, de l’estampe ou de la photographie dialoguent avec les sciences, via des dispositifs interactifs et sensoriels. Entre créations du XIXe siècle et œuvres contemporaines, œuvres immersives comme celles de Dan Graham et Soo Sunny Park, idéales à découvrir en groupe, et créations plus introspectives comme celles de Patrick Neu et Agathe May, l’exposition propose une exploration originale qui renouvelle notre perception de la transparence et de la lumière.

Enfants et accompagnants expérimentent les multiples nuances de la transparence, échangent leurs observations de la translucidité à l’obscurité, et s’émerveillent des richesses de la nature autant que celles des savoir-faire tout au long d’un parcours ponctué d’espaces ludiques et de contemplation.

L’exposition se prolonge à travers un cahier d’activités, un podcast autour de la transparence… et bientôt, des rendez-vous de médiation avec une série d'évènements pour aller encore plus loin !

Frontière

Du 14 avril 2026 au 2 janvier 2028


Du 14 avril 2026 au 2 janvier 2028, la Cité des sciences et de l’industrie présente Frontière, nouvelle exposition temporaire visant à faire comprendre le monde d’aujourd’hui à travers la frontière et son impact dans nos sociétés. Béatrice von Hirschchausen, directrice de recherche CNRS / Géographie-cités et Camille Schmoll, directrice d’études EHESS / Géographie-cités sont membres de la commission scientifique qui a accompagné la création de cette exposition.

Les frontières façonnent notre monde. On les franchit, on les défend ou on les redoute. Quel est leur statut ? Que représentent-elles ? Quels impacts sur les populations ? En explorant le concept de frontière, l’exposition de la Cité des sciences et de l’industrie livre des clés de compréhension et d’analyse du monde d’aujourd’hui.


Jouer cartes sur table pour révéler la frontière dans toute sa diversité et ses réalités !

Frontière met en lumière l’impact de cet objet artificiel sur le monde réel et nos sociétés à partir d’exemples concrets. Zone de tri et de contrôle, de ressources ou d’inégalités, lieux de coopération et d’échanges, de conflit ou de refuge. Autant de spécificités que dévoile la dizaine d’îlots du parcours. Tout en s’appuyant sur une large variété de médiums, l’exposition fait la part belle à la géographie et aux études de terrain.
À travers le regard de scientifiques, anthropologues, penseuses et penseurs, artistes, citoyennes et citoyens qui interrogent les limites, les inégalités et les liens entre les peuples, Frontière vous plonge au cœur de l’actualité et des enjeux sociétaux et politiques majeurs. Une expérience qui invite à réfléchir, ressentir et repenser notre rapport à l’espace, à l’autre et au monde.

Parcours de l’exposition

Le parcours révèle la frontière dans toute sa diversité : elle peut être lieu de ressources et de richesses, espace de tri des personnes ou de contrôle des données, zone de conflits ou de paix, ou encore limite maritime. Construite par des choix politiques ou résultant de rapports de force, la frontière n’a rien de naturel.
À travers une variété de situations et de contextes, chaque exemple présenté illustre les multiples facettes d’un mot qui recouvre des réalités totalement différentes selon les territoires et les enjeux.

Le parcours adopte une approche fragmentée, faisant découvrir des frontières singulières et d’autres universelles. Il réunit une grande diversité de médiums (cartes, analyses, photographies et œuvres) qui offrent autant de regards croisés sur la frontière. Géographes, artistes, citoyennes et citoyens y apportent chacun leur perspective, révélant la richesse et la complexité de cet objet d’étude et de représentation.

L’entrée de l’exposition plonge immédiatement le public dans l’expérience d’un passage de frontière grâce à un garde-frontière doté d’une intelligence artificielle.
Les visiteurs peuvent interagir avec l’IA et vivre un contrôle fictif, créant un moment à la fois immersif et dystopique.

Le parcours se compose de dix îlots thématiques :

• Mexique – États-Unis, la frontière XXL
• Venezuela – Colombie, une frontière aux mains des gangs
• Cyberespace : des frontières invisibles
• L’Europe, un projet de paix
• L’Europe, des frontières mortelles
• Les limites maritimes : mais où sont-elles ?
• Corée du Nord – Corée du Sud : la zone démilitarisée la plus militarisée du monde
• Géorgie – Russie, une frontière menaçante
• Cameroun – République centrafricaine, les effets d’une frontière humanitaire
• Niger – Algérie, une frontière de sable

Le parcours se conclut par un film de 30 minutes. Il rassemble les thématiques de l’exposition pour en offrir une vision globale, remettre en question les idées reçues et enrichir la compréhension des concepts transversaux liés aux frontières. Ce film pose un regard engagé, nourri de points de vue pluriels, notamment féminins, et invite les visiteurs à élargir leur perception des frontières tout en facilitant la mémorisation des éléments clés du parcours.

Avec cette exposition, le public découvre comment les frontières traduisent et interrogent les grands enjeux politiques, sociaux et environnementaux, tout en explorant les tensions et équilibres qui façonnent notre monde.

Informations pratiques

15 € | 12 € |
Conseillée à partir de 12 ans
Exposition trilingue (français, anglais, espagnol)
Ouverture de 10h à 18h du mardi au samedi et de 10h à 19h le dimanche